samedi 8 septembre 2007

Caramel - Nadine Labaki

Film libanais présenté cette année à Cannes dans la section "Quinzaine des réalisateurs", Caramel peut faire penser au film français Venus Beauté Institut de Tonie Marshall (1999) comme me l'ont dit plusieurs collègues autour de moi. N'ayant pas aimé le film de Tonie Marshall, je n'étais très enthousiaste pour aller voir celui de Nadine Labaki mais je me suis décidée et je n'ai pas été déçue. C'est beaucoup mieux. La cinéaste interprète une des quatre jeunes femmes travaillant dans dans un salon de coiffure et de beauté, à Beyrouth. Une cinquième plus âgée est couturière dans le magasin d'à côté. Les actrices, toutes inconnues ou presque, sont superbes tant par leur talent que par leur beauté. Parmi les quatre, une est amoureuse d'un homme marié dont on ne verra jamais que la silhouette. La deuxième est sur le point de se marier mais n'étant plus vierge fera le nécessaire pour le redevenir. La troisième, divorcée, deux enfants, passe des castings sans grand succès. La quatrième est une lesbienne qui rencontrera peut-être la femme de sa vie en la personne d'une jolie cliente. Quant à la couturière, elle vivra une belle histoire brève avec un client de son âge. Toute l'histoire se passe à Beyrouth encore meurtrie par la guerre. Pour preuve, un générateur électrique sert souvent pendant les nombreuses coupures au salon. Un optimisme et surtout une certaine douceur de vivre se dégagent de tout le film qui finit par le mariage de l'une d'elle. La dédicace du film est "A mon Beyrouth".

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vendredi 20 juillet 2007

Il était une fois dans l'Ouest - Sergio Leone

Réalisé en 1969 et difusé mardi dernier 17 juillet 2007 à la télévision, Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone est un film que j'ai vu pour la première fois, il y a quelques semaines, en DVD, grâce à mon ami qui voulait le revoir, lui. Il dure presque trois heures et pourtant, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Henri Fonda joue pour la première fois un rôle très antipathique. Claudia Cardinale est la touche féminine du film. Charles Bronson est l'homme à l'harmonica. Le film est violent mais très stylisé et Ennio Morricone a fait une musique inoubliable. Sergio Leone a vraiment remis au goût du jour le western qui était un genre moribond. Par la suite, Clint Eastwood dont la carrière d'acteur doit beaucoup à Sergio Leone a en quelque sorte repris un peu le flambeau en devenant à son tour réalisateur de western. On lui doit L'Homme des hautes plaines en 1972, Pale Rider en 1985 et aussi Impitoyable en 1992 qui a obtenu 4 Oscars dont celui de meilleur réalisateur. Qu'en aurait pensé Sergio Leone, qui lui ne l'a jamais eu?

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lundi 2 juillet 2007

Roman de gare - Claude Lelouch

Le dernier film de Claude Lelouch, Roman de gare, est une bonne surprise au dire de toutes les critiques que j'ai lues. Moi-même, je ne me rappelle plus le dernier film de ce réalisateur que j'ai vu en salle. Cela ne m'attirait plus du tout. Pour ce dernier opus, je dirai que j'ai passé un bon moment mais sans plus. En revanche, je suis contente que Dominique Pinon ait enfin un vrai premier rôle face à la très "ardantissime" Fanny Ardant qui joue une romancière. En "nègre", magicien, amoureux d'une coiffeuse rencontrée sur une aire d'autoroute", et, au début du film, peut-être "serial killer", Dominique Pinon, avec son physique unique, est absolument convaincant et très touchant. Pour cela, j'en remercie Claude Lelouch de l'avoir choisi.

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samedi 26 mai 2007

Laurel et Hardy

Grâce à des sorties en DVD présentes et à venir, on peut voir ou revoir le duo inoubliable de Stan Laurel et Oliver Hardy dans des courts et moyens métrages plus désopilants les uns que les autres dont Les As d'Oxford, Les Montagnards sont là, etc. Les gags sont visuels pour la plupart. Stan Laurel, même s'il semble être le faire-valoir et le souffre-douleur d'Oliver Hardy, peut avoir des réactions inattendues d'auto-défense. Les personnages de Stan Laurel plutôt mince et pleurnichard et d'Oliver Hardy à la silhouette plus enveloppée et un peu ronchon sont vraiment des archétypes comiques. A la différence de Charlie Chaplin, ils n'ont jamais réalisé de films, ils n'avaient pas droit de regard sur les scénarios qui ne se renouvelaient pas beaucoup. C'était seulement du comique de situation. Mais quel talent ! Qu'ils restent encore longtemps dans les mémoires des générations de spectateurs.

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vendredi 23 mars 2007

Je vais bien, ne t'en fais pas - Philippe Lioret

A l'occasion de la sortie du film en DVD, je conseille vivement à ceux qui ne l'ont pas vu, et aux autres, d'acquérir ce film très sensible adapté du roman du même nom d'Olivier Adam disponible aux Editions Le Dilettante et Pocket. Je vais bien, ne t'en fais pas (sorti en salle en 2006) est interprété formidablement par tous les comédiens, Kad Merad et Mélanie Laurent en tête. L'histoire traite de la disparition et donc de l'absence du fils de Kad Mérad et frère jumeau de Mélanie Laurent. Cette dernière se met à sa recherche. Le suspense est entretenu jusqu'au bout. Pour ceux, qui n'ont pas vu le film, je ne dévoilerai pas la fin assez inattendue. La très belle chanson composée par le fils/frère avant sa disparition ponctue le film. Je vais bien, ne t'en fais pas a reçu deux Césars, un pour Kad Merad et un pour Mélanie Laurent et c'est amplement mérité.  

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dimanche 18 mars 2007

L'affaire de la rue de Lourcine - Eugène Labiche - mise en scène Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff

J'ai vu quelques-uns des spectacles de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff dont les Pieds dans l'eau en 1992. Les moments passés étaient irrésistibles, drôles, enlevés. Ces pièces sont des créations originales écrites par les 2 metteurs en scène, les acteurs émettent des borborygmes, il n'y a pas de texte à proprement parler, ce qui se passe sur scène constitue souvent des gags visuels à répétition. Les acteurs sont chanteurs, acrobates, danseurs, mimes. Les mises en scène sont millimétrées. J'étais donc ravie de pouvoir assister à un nouveau spectacle du couple. Cette fois-ci, le texte préexiste, L'Affaire de la rue de Lourcine d'Eugène Labiche (1857). La pièce est courte, elle est en 1 acte, précédée d'un lever de rideau de Georges Courteline, Vingt-Six. Je dois dire que j'ai été un peu déçue car à part quelques mimiques de certains acteurs, j'ai trouvé l'ensemble assez poussif et surtout pas très drôle. Seuls, le valet et la "jeune" mère chanteuse sont bien ainsi que le baisser de rideau pendant lequel les acteurs chantent tous. Il est dommage que tout le spectacle n'ait pas été aussi enlevé.

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mardi 6 mars 2007

Films non commentés vus depuis le 1er janvier 2007

J'aime beaucoup aller au cinéma, seule ou accompagnée. Depuis le début de l'année, je n'ai pas éprouvé le besoin de faire de billets sur certains films car ils ne me semblent pas très intéressants à commenter même s'ils ne m'ont pas déplu.

Le Grand Silence : démarche intéressante de filmer des moines chartreux mais le problème c'est que je n'ai pas ressenti le sentiment de religiosité.

Le violon de Francisco Vargas : le violoniste est censé jouer très bien de l'instrument, ce que l'on a entendu était un peu crissant pour les oreilles mais c'est un film touchant.

Azul de Daniel Sanchez Arévalo, je m'attendais à mieux, je pense que le nouveau cinéma espagnol peut mieux faire.

Je crois que je l'aime, comédie pas drôle de Pierre Jolivet (le seul à sauver est François Berléand).

Une nuit au musée de Shawn Levy, pour les effets spéciaux et le petit message : aimez-vous les uns les autres, soyez tolérant envers l'autre.

L'illusionniste de Neil Burger, beaux tours de magie, très belle musique de Philippe Glass et belle histoire d'amour.

Pars vite et reviens tard de Régis Wargnier : José Garcia est très bien, mais l'intrigue est un peu tirée par les cheveux.

samedi 27 janvier 2007

Confidences trop intimes - Patrice Leconte

Une adaptation étant jouée dans un théâtre à Paris, je me permets de faire un commentaire sur le film tourné précédemment qui aurait mérité un plus grand succès critique qu'il n'en a eu. Confidences trop intimes est une très belle histoire avec un scénario bien construit. Les dialogues sont brillants, plutôt drôles. Les deux comédiens principaux, Sandrine Bonnaire et Fabrice Luchini sont remarquables, surtout lui qui est d'une grande sobriété, et les rôles secondaires sont très bien. Le décor est important, un long couloir avec des portes qui ont une grande importance dans l'histoire puisque Sandrine Bonnaire se trompe de porte et frappe chez Fabrice Luchini, conseiller fiscal, en croyant que c'est un psychanalyste chez qui elle a pris rendez-vous. Le piquant de l'histoire est que même quand la méprise est découverte, ils font comme si de rien n'était et des rapports amoureux naissent entre eux. Ils ne pourront plus se passer l'un de l'autre. Film très intelligent à voir si vous ne pouvez pas assister à la pièce de théâtre. Quant à la pièce, aussi mise en scène par Patrice Leconte, j'ai constaté, ayant acheté le texte, qu'il n'y a plus que quatre personnages, cela doit permettre d'aller à l'essentiel.

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dimanche 21 janvier 2007

Trilogie Millenium - Stieg Larsson

Les deux premiers tomes sont parus et j'attends avec une grande impatience le 3ème qui doit sortir à la fin de l'année. L'auteur, Stieg Larsson, a remis cette trilogie à son éditeur en 2004 et est décédé peu après d'une crise cardiaque. Cette trilogie parue aux Editions Actes Sud est à lire toutes affaires cessantes. Les intrigues des deux premiers tomes sont passionnantes de bout en bout. L'auteur suédois situe ses intrigues en Suède. Les principaux protagonistes sont un journaliste et une jeune femme qui semble être désaxée mais qui dans les deux premiers tomes se révèle être pleine de ressources et une "hacker" hors pair, ce qui lui permet de se sortir de situations inextricables. Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, T1, et La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, T2 (les titres sont singuliers surtout le deuxième) vous laissent un sentiment de frustration car on n'attend qu'une chose, le 3ème tome, qui doit paraître sous le titre La reine dans le palais des courants d'air. (chroniqué le 15/11/2007)

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dimanche 14 janvier 2007

Just a Kiss - Ken Loach

Quand j'ai vu Just a Kiss de Ken Loach qui est une leçon de tolérance, je suis sortie de la salle assez euphorique. A Glasgow, les deux héros sont jeunes, beaux, musulman (lui), catholique (elle). Lui, Casim, résistera contre sa famille, son mariage arrangé prévu de longue date, les traditions. Elle, Roisin, devra affronter l'église catholique ; en effet, elle enseigne la musique dans une école privée et sa liaison va faire scandale : elle est divorcée et elle vit avec un musulman, cela n'est pas tolérable. Elle devra démissionner et sera acceptée dans une école publique. Casim, quand il tombe amoureux, n'ose pas dire à Roisin qu'il doit bientôt se marier (même contre son gré). Et il ne dit rien à sa famille pakistanaise émigrée depuis 1948. Leur liaison sera connue de manière fortuite. Casim a 2 soeurs : l'aînée très attachée aux traditions fait tout pour que la relation entre Casim et Roisin cesse. En revanche, la plus jeune profite de l'occasion pour annoncer à ses parents qu'elle est admise dans une école de journalisme au grand dam de ces derniers. Quoi qu'il en soit, quand le film se termine, il y a l'espoir que Casim et Roisin puissent vivre heureux. Le film m'a énormément touchée et je l'ai beaucoup mieux aimé que Quand le vent se lève du même réalisateur, Palme d'or 2006 à Cannes.

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