jeudi 8 septembre 2016

Un bouddhiste en colère - Seth Greenland / Surtensions - Olivier Norek

P1030710  P1030709

Voici deux romans empruntés en bibliothèque cet été.

J"ai lu le premier suite à un billet lu sur le blog de Colette. J'ai pris un certain intérêt à cotoyer, dans Un bouddhiste en colère de Seth Greenland (Editions Liana Levi, 410 pages plaisantes), la famille de Jimmy Duke, ex-policier renvoyé pour avoir désobéi à des ordres de sa hiérarchie: il avait sauvé un chien de l'euthanasie. Bruno (c'est le nom du chien) est devenu le fidèle compagnon de Jimmy. Depuis, Jimmy essaye de gérer son stress et sa colère en s'initiant au bouddhisme par internet. L'histoire se passe a Palm Springs, en Californie, où les températures sont souvent caniculaires. Jimmy a deux frères. L'aîné, Randall, un homme politique, est en pleine campagne électorale. Dale, le benjamin, sort tout juste de prison. Lourdement handicapé, il se déplace en fauteuil roulant. Randall est le père de la jeune Brittany et l'époux de Kendra, bisexuelle qui a eu une courte liaison avec Nadine, son professeur de tennis. Cette Nadine entretient par ailleurs une relation avec un policier, Harding Marvin (responsable du renvoi de Jimmy), qui soutient Mary Swain, la rivale politique de Randall (j'espère que vous suivez). Plusieurs concours de circonstances malheureux, dans lesquels Dale est impliqué, vont amener Jimmy derrière les barreaux. Je ne vous en dit pas plus. C'est un roman distrayant qui m'a plu. La fin pourrait présager qu'il y ait une suite mais ce n'est pas sûr du tout.

Je passe à Surtensions (Editions Michel Lafon, 500 pages haletantes) d'Olivier Norek, c'est son troisième roman et c'est le troisième que je lis. J'ai beaucoup aimé retrouver Victor Coste et son équipe, Sam, Ronan et Johanna. On est tenu en haleine jusqu'au bout. Cela commence avec le meurtre "gratuit" d'un jeune homme de confession juive après son kidnapping. Le meurtrier est arrêté. De là, on fait la connaissance d'Alex[andra] Mosconi, la seule femme d'une famille de mafieux corses, qui va tout faire pour faire évader son jeune frère condamné pour cambriolage. Je vous laisse découvrir le lien entre les deux affaires qui s'entremêlent avec d'autres. Certaines ne sont qu'effleurée. Une fois de plus, Olivier Norek démontre son talent de conteur qui tient en haleine ses lecteurs. Lire les billets de Zazymut, Cannibales lecteurs et Lea Touchbook.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

samedi 27 août 2016

Une histoire de tout, ou presque... - Bill Bryson

P1030706

Pendant trois ans, Bill Bryson a potassé quantité de livres et de documents et s'est entretenu avec des scientifiques pour arriver à ce livre de presque 600 pages qui se lit comme un roman. Une histoire de tout, ou presque... (Editions Petite bibliothèque Payot) explique l'infiniment grand et petit, ou pourquoi l'océan Pacifique est moins salé que l'océan Atlantique. J'ai approfondi mes connaissance sur la tectonique des plaques: l'Afrique remonte vers le nord, l'Australie descend vers le pôle sud, etc. J'ai aussi appris que le parc de Yellowstone aux Etats-Unis était en fait un mégavolcan qui, s'il se réveillait, provoquerait un cataclysme inimaginable. J'ai encore appris que la lune qui a permis en partie la vie sur terre s'éloigne de notre planète de 3,75 cm par an. Le livre parle des atomes, des molécules, de la radioactivité, des dinosaures, de l'eau, de l'apparition de la vie sur terre, de nos ancêtres hominidés, de la datation de la terre, comment on a pu mesurer la distance entre la terre et le soleil, etc. Il évoque les centaines de scientifiques qui depuis Newton ont permis de faire connaître un peu les mystères de notre terre et ceux de l'univers. Ce livre de vulgarisation est très accessible, amusant, intéressant, distrayant, enrichissant, etc. Je vous conseille de le lire. Merci Mr Bryson.

PS: et on ne va pas me demander de rédiger d'autres phrases alors qu'il fait 28,5° chez moi ce 26 août au soir!

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,
samedi 2 juillet 2016

Prix du roman FNAC 2016

Sélectionnée en 2013 et 2014 mais pas en 2015, j'ai à nouveau le plaisir de faire partie des lecteurs/adhérents de l'enseigne à qui on a demandé de lire cinq livres (parmi une série de 242 ouvrages qui paraîtront à partir de fin août pour la rentrée littéraire). J'ai donc reçu mes cinq livres le 1er juin. Il fallait les avoir lus pour le 6 juilet 2016 au plus tard. J'ai terminé le 5ème il y a cinq jours.

Mes lectures m'ont dans l'ensemble été agréables, mais j'ai peiné pour terminer deux d'entre elles.

Sur les cinq, trois ont été écrits par des femmes (une Canadienne anglophone et deux Britanniques). Deux des livres sont des premiers romans. Les deux écrivains masculins sont un Français et un Canadien francophone.

Je vous donne mes impressions en bref:

Eclipses japonaises d'Eric Faye, Editions du Seuil, m'a plu. Il évoque le cas de Japonais de toutes conditions enlevés dans les années 70 par des espions de la Corée du Nord. Ces Japonais, hommes, femme et même adolescentes, seront retenus de force en Corée et obligés d'enseigner la langue japonaise et les coutumes nippones à de futurs espions. On apprend aussi que des Américains ont été kidnappés après avoir déserté le conflit vietnamien. Ils resteront des années sur les terres de Kim Jong-un. Ce roman paraît le 18 août prochain et il fait 225 pages. A lire.

Je continue avec L'année la plus longue du Canadien francophone Daniel Grenier. C'est un premier roman à paraître le 17 août en France (Editions Flammarion, 390 pages). Il a rencontré un grand succès public et critique au Québec. J'avoue que je n'ai pas été totalement convaincue par l'histoire d'Aimé Bolduc, né le 29 février 1760, qui vieillit d'un an tous les quatre ans. Tel un vampire, le temps n'a presque pas de prise sur lui (mais il ne boit pas de sang). Il va traverser deux siècles d'Amérique du nord. Son lointain descendant, Thomas Langlois, né aussi un 29 février (en 1980) connaîtra semble-t-il le même destin. La première partie qui fait 100 pages m'a bien intéressée. Après, c'est long, très long (comme la vie d'Aimé). Au détour de phrases, j'ai noté quelques expressions comme "chaise berçante" (pour rocking-chair).

L'histoire du roman Le Naturaliste de Alissa York (Editions Liana Levi, à paraître le 8 septembre 2016, 320 pages) se passe au XIXème siècle, en 1867. Iris Ash, qui vient de perdre brusquement son mari Walter, part en expédition le long du fleuve Amazone, accompagnée de sa dame de compagnie, Rachel Weaver, une jeune Quaker, et de Paul Ash, son beau-fils, un métis passionné par les livres. Walter qui était un grand amoureux des reptiles de toutes sortes voulait en rapporter pour les naturaliser ou les garder vivant dans un immense vivarium afin de les observer. Iris, Rachel et Paul vont être aidés dans leur entreprise par l'oncle et la tante de Paul. Iris, très douée en dessin, fait des croquis des nombreux animaux capturés pendant leur périple. C'est une histoire originale mais il n'y a pas vraiment de conclusion. Je suis restée sur ma faim.

M pour Mabel d'Helen McDonald (Fleuve Edtions, 380 pages, à paraître le 25 août 2016) est un récit autobiographique. Helen McDonald, qui enseigne à Cambridge, a une passion pour la fauconnerie depuis toujours. Elle concentre son récit sur sa rencontre avec une femelle autour qu'elle prénomme Mabel. On suit toutes les étapes qui permettent à Helen McDonald de tisser un lien avec Mabel autour. C'est un oiseau difficile à apprivoiser. Pendant cette période, le père d'Helen McDonald dont elle était proche, meurt subitement. Elle en est très marquée et cela se ressent dans sa relation avec Mabel. J'ai retenu de ce livre qu'apprivoiser un faucon demande du temps, de l'énergie, et de la patience. J'ai trouvé ce livre un peu long à cause des références à des carnets de notes écrits par un certain Mr White dans les années 30, qui a lamentablement échoué en voulant apprivoiser un faucon nommé "Gos".

Je termine par mon livre préféré (et de loin), Les mots entre mes mains, un premier roman de Guinevere Glasfurd (Editions Préludes, 435 pages que j'ai "dévorées", à paraître le 24 août 2016). L'histoire divisée en courts chapitre se passe aux Pays-Bas, entre 1632 et 1640. Il s'agit d'une histoire d'amour méconnue entre René Descartes (en exil) et une jeune servante, Helena Jans Van der Strom. De cette relation naîtra, en 1635, Francine qui mourra 5 ans plus tard de la scarlatine. Ce premier roman est centré sur le personnage d'Helena, qui a appris à lire et à écrire toute seule. Elle a une forte personnalité. Elle ne se laisse pas faire. Elle appelle Descartes "Monsieur". Ce roman m'a vraiment emballée. Je ne sais pas s'il sera dans les 30 romans finalistes pour le prix du roman Fnac. Toujours est-il que j'espère que vous le lirez quand il paraîtra.

P1030602

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
mardi 21 juin 2016

Spooner - Pete Dexter

P1030437

J'ai emprunté ce roman dans la nouvelle bibliothèque de la Canopée, aux Halles, à Paris. J'ai été attirée par le "papillon" jaune entre deux pages demandant au lecteur de donner son avis sur ce roman. En un mot: enthousiasmant. Ce roman avec des parties autobiographiques m'a emballée. Spooner (Editions de l'Olivier, 546 pages), paru en 2011, narre l'histoire de Warren Spooner sur plus de 40 ans, de sa naissance à l'âge adulte. Dès sa naissance, Spooner a mis sa maman Lily à rude épreuve. L'accouchement a en effet duré 56 heures! Il est sorti peu de temps après Clifford, son frère jumeau mort-né. Spooner n'a pas connu son père mort peu de temps après sa naissance, mais il a eu la chance d'avoir un beau-père assez exceptionnel en la personne de Calmer Ottosson, ancien officier de marine qui s'interrogera longtemps sur le comportement de Spooner, toujours prêt à faire de grosses bétises: faire pipi dans les chaussures du voisin par exemple. Mais Spooner est un personnage très attachant, et on n'arrive pas à lui en vouloir. La maman, Lily, une démocrate convaincue, a souffert de crise d'asthme et d'allergies jusqu'à sa mort. Doué pour le base-ball mais gravement blessé et couturé de partout, Spooner deviendra journaliste. J'ai tout de suite aimé le style et le grand sens de la narration de ce roman souvent drôle que je recommande chaudement, tout comme Carmadou. Des romans comme celui-ci, j'en redemande.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 6 juin 2016

La femme qui avait perdu son âme - Bob Shacochis

P1030252

La femme qui avait perdu son âme de Bob Shacochis (finaliste du prix Pulitzer 2014) fut, en ce qui me concerne, une lecture quelque peu laborieuse (comme l'écriture de ce billet), et pourtant que d'éloges de la part des critiques et des libraires! Ce roman peut faire l'objet du challenge "pavé de l'été" avant l'heure. Edité aux Editions Gallmeister, La femme qui avait perdu son âme fait 780 pages (!). Imprimé en petits caractères, ce roman que Shacochis a mis 10 ans (!) à écrire est découpé en 5 parties plus ou moins intéressantes se déroulant à des périodes et dans des lieux différents. Les phrases sont longues et les dialogues plus ou moins intégrés dans le corps du texte, sans guillemets. Ce n'est pas une lecture reposante. La première partie se passe à Haïti en 1996, après la chute de Duvalier. Une photojournaliste, Dottie Chambers, connue sous d'autres noms comme Jackie Scott, Renee Gardner ou Dorothy Kovacevic, vient d'être tuée sur le bord d'une route de l'île. C'est la femme qui disait avoir perdu son âme. Comme cela se passe en Haïti, il est question de culte vaudou et d'intervention des troupes américaines. J'ai trouvé cette partie assez difficile à suivre avec beaucoup de personnages. Dans la deuxième partie, que j'ai appréciée, l'écrivain fait un retour en arrière en 1944-45: en Croatie, un garçonnet, Stjepan Kovacevic, 8 ans, est témoin du meurtre de son père par un bosniaque musulman. Il gardera toute sa vie une haine contre les Musulmans. Plus tard, il deviendra un sous-secrétaire d'Etat à Washington sous le nom de Steven Chambers. Il s'agit du père de Dorothy (Dottie). La troisième partie (qui m'a aussi bien plu) se passe à la fin des années 80. Dorothy a 17 ans et elle rejoint son père en Turquie, à Istanbul. Elle va servir d'appât dans un piège tendu par son père pour démasquer un homme. Rien que cette partie fait 240 pages. Dans les deux dernières parties, on revient à la grande Histoire, où l'on apprend comment quelques individus comme Chambers sont à l'origine de la chute du Mur de Berlin ou de la guerre en Afghanistan.

Pour conclure, par rapport au résumé de la quatrième de couverture, je m'attendais à autre chose de ce roman, qui m'a déçue en partie et qui aurait pu faire 300 pages de moins: j'ai fait un gros effort pour le terminer. Lire les billets plus enthousiates de Leatouchbook, encoredunoir, Undernierlivre, motspourmots, et lireaulit.

Je serais plutôt en accord avec ce qui est écrit dans ce billet en ajoutant que j'ai lu ce roman l'esprit très reposé (et heureusement).

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 17 mai 2016

Meurtres à Willow Pond - Ned Crabb

P1030289

Meurtres à Willow Pond de Ned Crabb (Edition Gallmeister, 420 pages) remplit son contrat de lecture distrayante (si, si). C'est un vrai "page turner". Les morts sont violentes, les personnages (presque) tous antipathiques (même la première victime). Cela se passe dans le Maine de nos jours, au bord d'un lac, dans un lodge où viennent des gens fortunés. Iphigene (Gene) Seldon, 77 ans, est la maîtresse des lieux. Elle se comporte en tyran au langage peu châtié qui humilie ses neveux et nièce futurs héritiers de la fortune familiale. Mais Iphigene a décidé de changer son testament et veut en faire part lors d'un week-end. Pour ce faire, outre ses neveux Brad (un alcoolique), Merrill (une accro à la cocaïne) et Kipper (un homosexuel), elle a demandé à Alicia et Six Goodwin, ses cousins, d'être présents. Il faut préciser que Brad et Merrill, considérés comme les meilleurs pêcheurs de l'Etat, sont séparés et en instance de divorce de leurs conjoints qui ne valent pas mieux. Excepté Alicia et Six, tous les personnages ne pensent qu'à l'argent et ne rêvent que de se débarrasser de Gene. Leurs voeux sont exaucés quand, lors d'un gros orage, Gene est assassinée de manière brutale. Bien évidemment, les suspects sont nombreux. Je vous laisse découvrir les rebondissements de l'intrigue (dans laquelle le lecteur se perd un peu) et faire connaissance avec les enquêteurs: le shérif Benson et son adjoint Caleb ainsi que Tom (Thomasina) Barclay, une inspectrice et docteur en psychologie criminelle. Un roman vraiment sympa à lire pour la galerie des personnages.

Lire les billets d'Hélène et de Sandrine.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 21 avril 2016

Le chien arabe - Benoît Séverac / Le blues de Bertie - Alexander McCall Smith

P1030246

Après les Chevelues, un roman policier original qui se passait au temps des Gaulois, Benoît Severac (qui vit à Toulouse) a écrit une histoire qui se déroule de nos jours. Le chien arabe (Edition La Manufacture de livres, 284 pages), lu en un week-end au retour du dernier salon Quai du Polar, m'a emballée. Ce roman noir se passe dans le quartier des Izards au nord de Toulouse (l'un des plus mal famés de la ville rose, où l'islamisme radical fait des ravages) en plein été, époque où Toulouse est une fournaise. Nourredine Ben Arfa, le caïd du quartier, attend une "livraison" de Barcelone. Il se sert de chiens rottweilers comme "mules" afin de transporter de la drogue. Le même soir, Samia, sa soeur, emmène au cabinet vétérinaire l'un des chiens qui n'arrive pas à éliminer la drogue dans ses intestins. La vétérinaire, Sergine Ollard, 1m88 pour 80kg, qui vient d'être quittée par son petit ami, éprouve très vite de la sympathie pour Samia. Sergine va vite se retrouver dans une lutte entre deux camps, aussi dangereux l'un que l'autre. J'ai aimé la fin plutôt optimiste. Un bon roman bien écrit à découvrir. Je remercie M. Séverac pour la gentille dédicace à mon ami.

 

P1030249

Pour une lecture détente, je conseille maintenant Le blues de Bertie (Editions 10/18, 303 pages), le 7ème tome de la série "44 Scotland Street". On retrouve Bertie, toujours 6 ans 3/4, qui aimerait se faire adopter par une nouvelle famille. Matthew et Elspeth embauchent Anna, une jeune nounou danoise, pour s'occuper de leurs triplés, trois garçons. Anna se révèle une "nounou en or", qui par son sens pratique et d'organisation gère avec maestria toutes les situations et soulage les parents qui peuvent enfin se reposer. Domenica et Angus préparent à vivre ensemble puisqu'ils vont se marier. Stuart, le papa de Bertie, est admis dans une loge maçonnique, au grand dam de son épouse Irène, toujours aussi insupportable. J'arrête là l'énumération de quelques péripéties de ces histoires que je suis avec sympathie depuis le premier tome.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mardi 26 janvier 2016

Des garçons bien élevés - Tony Parsons / Fleur de cactus - Barillet et Grédy

  P1020939  

Après Keisha et Dominique, je vais à mon tour dire du bien des Garçons bien élevés de Tony Parsons (Editions de La Martinière, 430 pages), un polar plutôt bien mené mais qui ne m'a pas paru révolutionnaire et qui m'a semblé avoir un air de "déjà lu" (pas d'exemple précis, mais impression générale).  Max Wolfe, qui vient d'être nommé à la brigade des homicides à Londres, se retrouve à enquêter sur un homicide puis sur un deuxième. La première était un banquier, le deuxième était un SDF. Les points communs entre les deux victimes? Ils ont été égorgés, et vingt ans auparavant ils étaient dans la même classe d'un collège anglais assez chic, Potter's Field "dernière demeure des chiens royaux" (ceux d'Henry VIII). Grâce au prologue, dès le début du roman, on comprend les liens qui unissent les victimes, le forfait qu'ils ont commis. En revanche, on veut savoir qui est leur meurtrier, et pourquoi il a attendu si longtemps pour se venger. Max Wolfe qui est le narrateur de l'histoire vit avec sa fille Scout et Stan, un chien King Charles qu'il vient de lui offrir. Le roman étant écrit au présent de narration, le roman se lit vite.

****************************************************

Ceci n'ayant rien à voir avec cela, je voulais recommander une pièce de théâtre qui triomphe à Paris, Fleur de cactus de Barillet et Grédy (écrite en 1964) qui se joue au théâtre Antoine. Michel Fau, qui fait la mise en scène et joue le rôle principal, donne la réplique à Catherine Frot. Les autres comédiens sont tous très bien. Je suis allée voir le spectacle mardi dernier, 19 janvier 2015. J'avais acheté les places dès novembre. Je pense que ça se joue à guichet fermé jusqu'au 21 février 2016 (date de la dernière représentation à Paris) avant que la pièce ne parte en tournée en province (enfin j'espère). Le spectacle dure deux heures. Il n'y a pas un temps mort grâce aux décors peints et mobiles. Nous avons passé une très bonne soirée. D'ailleurs, mon ami a acheté le texte de la pièce. Il faut noter tout de même (une fois de plus) que le prix des places n'est pas donné. 

P1020943

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , , ,
dimanche 27 décembre 2015

Perfidia - James Ellroy / Une contrée paisible et froide - Clayton Lindemuth

Avant de faire mon bilan lecture 2015, voici deux romans policiers très différents qui valent le détour.

P1020707

Je commence par Perfidia de James Ellroy (Editions du Seuil), terminé depuis quelque temps déjà. Ce roman compte plus de 800 pages (qui se lisent relativement vite). Il s'agit du premier tome d'une nouvelle trilogie qui se passe pendant la deuxième guerre mondiale. Perfidia vient du titre d'une chanson écrite par un Mexicain, Alberto Dominguez, et publiée en 1939, qui a été en particulier interprétée par Glenn Miller et son orchestre. L'histoire se passe à Los Angeles entre le 6 décembre (veille de Pearl Harbour) et le 29 décembre 1941. Le fil rouge de cette histoire où l'on retrouve des personnages fictifs (déjà présents dans certains romans précédents d'Ellroy) et des personnes ayant réellement existés, est l'assassinat sanglant d'une famille de quatre Japonais: un père et une mère et leurs deux enfants d'une même famille. Le sergent Dudley Smith, personnage familier pour ceux qui connaissent l'oeuvre de James Ellroy, est sur l'affaire. Dudley Smith est un sergent de police peu recommandable qui se gave d'amphétamines pour tenir le coup. Perfidia constitue un roman foisonnant qui parle du futur confinement des Japonais habitant aux Etats-Unis, de la menace communiste à éradiquer, d'Hollywood de cette époque. James Ellroy a un style bien à lui. Il utilise le présent de narration et écrit souvent des phrases brèves. Il n'a pas peur de se répéter. C'est de cette manière que le lecteur ne se perd pas malgré tous les personnages présents. Il donne une certaine importance aux personnages féminins dont l'actrice Bette Davis. Quand le roman s'achève, plein de questions sont en suspens. Je pense que je lirai la suite quand elle paraîtra.

P1020708

Je passe à Une contrée paisible et froide de Clayton Lindemuth que j'ai eu envie de lire grâce à La Petite souris et Claude Le Nocher que je remercie. Pour une fois, je mentionnerais le nom du traducteur, Brice Matthieussent, traducteur chevronné des romans de Jim Harrison entre autres. L'histoire se passe en 1971 dans le Wyoming au coeur de l'hiver. Le texte est écrit essentiellement à la première personne. L'action se passe sur 24 heures avec des retours en arrière dans le passé. Les deux narrateurs principaux sont, d'une part, le shérif Bittersmith, 72 ans obligé de partir à la retraite dans un jour (on ne lui pas donné le choix); et d'autre part Gale G'Wain, âgé de 19 ou 20 ans, qui est accusé du meurtre de son employeur, Burt Haudesert. Gale est traqué par ce shérif violent qui abuse de son pouvoir (surtout sur les femmes). Gale ne veut pas s'enfuir sans Gwen, la fille de Burt, qui a un don de voyance. Elle pressent que telle ou telle personne va mourir d'ici peu. Au fur et à mesure du récit, on apprend des choses assez terribles sur les personnages et les violences subies par d'autres. La fin laisse un goût d'amertume, car que de vies gâchées. C'est un roman qui ne laisse pas indifférent. 

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , , ,
vendredi 23 octobre 2015

Livres lus en septembre et octobre 2015

P1020669  P1020668   P1020661  P1020660  P1020672  P1020671

J'avoue avoir toujours un peu de mal à écrire des billets sur les livres que je lis: je n'ai pas toujours grand-chose à en dire, même de ceux qui m'ont plu. C'est plus facile avec les films. Toujours est-il que voici un billet qui regroupe six romans.

Je commence par La Maladroite d'Alexandre Seurat (Edition La brune au Rouergue, 120 pages éprouvantes). Un texte poignant sur une enfant maltraitée dès son plus jeune âge par son beau-père et sa mère. Tout le récit (inspiré d'un fait divers) est écrit au présent de narration. Différents témoins de ce drame prennent la parole: l'institutrice, la pédiatre, la tante, la grand-mère, l'instituteur, la directrice, le policier, la médecin scolaire, le frère (pas très souvent). Diana, la petite fille martyrisée, est la seule que l'écrivain appelle par son prénom. On sait dès le début que cela se termine mal. L'écrivain ne porte aucun jugement. Il décrit l'impuissance des protagonistes cités qui n'ont rien pu faire ou qui n'ont pas compris ce qui se passait. Un roman qui m'a plu. Lire les billets de Noukette, Cathulu, Eimelle, Stephie et Leiloona.

Autant j'avais trouvé que Home était un roman éblouissant, autant Délivrances de Toni Morrison (Editions Christian Bourgois, 200 pages) ne m'a pas convaincue plus que cela. L'histoire ne m'a pas du tout passionnée. Cele se passe de nos jours. Le personnage central du roman s'appelle Lula Ann, surnommée Bride. Elle a une peau noire comme l'ébène alors que sa maman Sweetness passe pour une femme blanche. Bride est une femme ravissante qui sait se mettre en valeur. Elle travaille dans une entreprise de cosmétiques. Elle vient de se faire "plaquer" par Booker qui est parti en disant: "t'es pas la femme que je veux". Bride n'aura de cesse de reconquérir Booker. Son chemin va être semé d'embûches. C'est à vous de vous faire une opinion. Lire les billets d'Hélène, Noukette, Cathulu.

Pour Evariste (Editions Gallimard, 165 pages), je remercie François-Henri Désérable qui, pour son premier roman, m'a fait découvrir (un peu) Evariste Galois (1811-1832), mathématicien français de génie qui est mort en duel à l'âge de 20 ans. Il semble qu'on ne sache rien sur la vie de ce jeune homme qui a découvert les mathématiques à 16 ans en lisant, en très peu de temps, Euclide, Gauss, Cauchy et Euler. Il a donné son nom à une branche des mathématiques, la théorie de Galois. Son génie en mathématique ne fut découvert que 15 ans après sa mort (il fut enterré à la fosse commune) quand Joseph Liouville, professeur de Polytechnique publia "Les papiers d'Evariste Galois". C'est un livre à découvrir mais dont le style peut hérisser le poil à certains (comme Eva). Je vous livre un ou deux phrases: "Le 27 juillet 1830 tombait un mardi, le 28 un mercredi. Le 29 un roi" ou "... avant février 1830, date à laquelle il dépose son grand oeuvre à l'Académie, ce mémoire sur Les conditions de résolubilité des équations par radicaux qui est à l'Algèbre ce que le Requiem est à la musique, la Saison du gamin des Ardennes à la poésie". Tout le roman est écrit de cette manière et l'écrivain s'adresse directement au lecteur. Lire les billets de Laure, Zazimut et Pierre D.

J'ai lu La fractale des raviolis de Pierre Raufast (Edition Folio, 234 pages) pendant ma croisière norvégienne. Peut-être avais-je d'autres préoccupations en tête mais je ne me souviens pratiquement plus des intrigues de ce roman gigogne très agréable à lire. Tout commence par un plat de raviolis bourré de digitaline. Une femme veut assassiner son mari qui la trompe depuis toujours. Mais un grain de sable menace son plan. Que faire, se dit-elle alors que son propre père aurait pris une décision très rapide comme dans l'épisode Pussemange. De Pussemange, on passe aux sorcières de Barofk, puis c'est un certain Paul Sheridan qui entre en scène, etc., etc., etc., jusqu'à l'épilogue "Le destin" où on retrouve la narratrice du début qui se demande comment sortir du pétrin dans lequel elle s'est mise. Je répète, un livre vite lu et assez vite oublié (en ce qui me concerne). Lire les billets de Philisine Cave, Keisha, Jérôme, Piplo.

Je continue avec le nouveau Yves Ravey, Sans état d'âme (Edition de Minuit, 120 pages), dont j'avais apprécié Un notaire peu ordinaire. Gustave Leroy dit Gu est le narrateur de cette histoire assez noire. Gustave est chauffeur poids lourd. Il est amoureux depuis son enfance de Stéphanie, sa voisine. Ils ont le même âge. Blanche, la mère de Stéphanie, était la patronne du père de Gustave. La vie de Gustave bascule quand il apprend que Stéphanie en aime un autre, un certain John Lloyd, qu'elle a rencontré on ne sait comment. C'est un simple touriste. Du jour au lendemain John Loyd disparaît sans laisser de traces. Gu y est pour quelque chose. C'est un roman court, très concis. La résolution de l'histoire m'a paru expédiée un peu rapidement. Lire les billets de Laure, Cannibalelecteurs, Shangols

Je termine avec Neverhome de Laird Hunt (Editions Actes sud, 258 pages) qui se passe pendant la guerre de Sécession. Un couple, Bartholomew et Constance (la narratrice), mène une vie calme dans une ferme de l'Indiana jusqu'à ce que la guerre de Sécession éclate. C'est Constance qui en habit d'homme s'enrôle, sous le nom d'Ash Thompson, dans l'armée des confédérés, à la place de son mari Bartholomew qui est moins résistant qu'elle. On suit Constance dans ses marches forcées. Elle est au plus près des combats. Tireuse d'élite, elle n'hésite pas à tuer hommes ou écureuils. Quand elle sauve une femme menacée de viol, ses camarades lui donne le surnom de "Gallant Ash". Elle souffre du froid, du manque de nourriture, du manque d'hygiène. Ayant été séparée de son régiment, elle décide de revenir vers sa ferme pour revoir son Bartholomew. Sur ce chemin du retour, elle a repris des habits féminins. Elle croise des personnages souvent excentriques. A un moment donné, croyant qu'elle est une espionne de l'armée de l'Union, des soldats sudistes la font prisonnière. Enfermée dans un asile de fous, elle arrive à s'échapper. C'est un roman ample, imagé, descriptif où le rêve et la réalité se mélangent. Un très beau portrait de femme. Lire les billets d'Efelle, Charibde27 et Winniethepooh

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,