mercredi 31 juillet 2013

Romans lus dans le cadre du prix du Roman Fnac de la rentrée 2013

Comme promis, je vous communique les titres des cinq romans que j'ai reçus dans le cadre du Prix du roman 2013, aucun d'eux ne fait partie des quatre finalistes.

Je les ai mis dans l'ordre où je les ai lus:

Le cas Eduard Einstein de Laurent Seksik (Editions Flammarion) qui est une biographie romancée sur un des deux fils d'Albert Einstein. L'écrivain nous narre la triste de vie d'Eduard, fils cadet d'Albert. Cet homme qui souffrit de schizophrénie toute sa vie a vécu la plupart du temps dans des cliniques psychiatriques en Suisse où il subit des traitements épouvantables. Il est mort à 55 ans. Le récit reste trop superficiel. Je n'ai pas été autant émue que j'aurais pu vu le sujet. Le roman sort fin août.

La nuit en vérité de Véronique Olmi (Albin Michel) est mon préféré des cinq, lire mon billet du 30 juin 2013. Le roman sort le 21/08/13.

La route du salut d'Etienne de Montety (Gallimard) se passe d'abord en France puis en pleine guerre de Bosnie en 1994. On suit quelques Français engagés comme combattants dans ce terrible conflit. Lire mon billet du 06 juillet 2013. Le roman sort fin août.

Ce sera ma vie parfaite de Camille de Villeneuve (Editions Philippe Rey) fut une déception. Pas mal écrit, mais l'histoire n'a ni queue ni tête.

Enfin le roman anglo-saxon du lot: Un parfum de scandale (Editions Belfond) d'Annalena McAfee (l'épouse à la ville de Ian Mc Ewan). Sans être méchante, elle n'a pas le talent de son mari. Son roman est beaucoup trop long. J'ai eu l'impression qu'il y avait beaucoup de redites, c'est assez interminable, et les deux personnages féminins ne m'ont pas beaucoup intéressée. Dommage.

Voici maintenant les quatre romans finalistes, j'espère qu'ils seront plus enthousiasmants.

La Lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson (Editions Zulma)

Trois grands fauves d'Hugo Boris (Editions Belfond)

Chambre 2 de Julie Bonnie (Editions Belfond)

Les Evaporés de Thomas Reverdy (Editions Flammarion)

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samedi 6 juillet 2013

Pause vacancière en Ecosse + Livres mystères 2, 3, 4 et 5

Et oui samedi 6 juillet 2013, aujourd'hui, je pars 8 jours en Ecosse. Je vais faire le tour de cette région en passant par l'île de Skye. J'essaierai d'apercevoir Nessie dans le Loch Ness; en revanche, je ne boirai pas de whisky (pas fan du goût). Je me réjouis de découvrir Edimbourg, quelques châteaux et surtout les paysages. Je croise les doigts pour que le temps soit clément.

EdinburghMontage

J'écrirai bien entendu un petit compte-rendu à mon retour.

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En attendant, je continue mes mini-chroniques sur les livres que j'ai lus "confidentiellement" dans le cadre du prix du roman Fnac, dans l'ordre de préférence.

Livre mystère 2 : je ne connaissais pas l'écrivain et pourtant il est co-auteur d'une BD sur les derniers jours de Stefan Zweig. Dans sa biographie romancée à paraître, il est question de l'évocation du destin tragique du fils schizophrène d'un génie de la physique. Pas mal du tout, mais l'ensemble reste un peu superficiel, sans vrai point de vue. Et j'ai été gênée par le fait que, régulièrement, l'écrivain se mette à la place du malheureux héros: il le fait parler. Mais c'est une opinion purement personnelle.

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Livre mystère 3 : ce roman a été écrit par un journaliste qui, a priori, est responsable des pages littéraires d'un grand quotidien national. Il situe son histoire en 1994, en pleine guerre de Bosnie. Il décrit comment de jeunes Français, issus ou non de l'immigration, se trouvent mêlés à ce conflit comme simples soldats, pour un motif religieux ou autre. On est au plus près des personnages, mais je n'ai pas trouvé que l'écrivain nous faisait sentir l'horreur de la guerre: trop neutre à mon goût.

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Livre mystère 4
: voici un roman anglo-saxon écrit par une femme, l'épouse d'un écrivain britannique très célèbre. Je dois dire que, selon moi, elle n'a pas tout à fait le talent dudit mari. En 1997, une journaliste pigiste doit faire une interview d'Honor, une vieille dame de 80 ans, ancienne grande reporter qui a cotoyé les grands de ce monde. La jeune femme voudrait bien qu'Honor lui révèle quelque secret inavouable. Le roman fait presque 500 pages, c'est long. 150 pages auraient suffi. J'ai trouvé des répétitions, l'action n'avance pas, ça patine. Je ne conseille pas vraiment.

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Livre mystère 5 : ce roman est un mystère en lui-même. Je n'ai pas "accroché" du tout à l'histoire de ce vieil homme qui va bientôt mourir de manière violente et qui nous raconte des bribes de sa vie. La jeune femme qui a écrit ce roman le fait dans un style agréable, mais cela n'a pas suffi à mon bonheur.

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J'ai mis 3 semaines et demi pour lire ces cinq romans.


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Pour conclure, je vous dis à très bientôt.

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dimanche 30 juin 2013

Livre mystère 1 / Toyer - Gardner McKay

J'ai déjà évoqué le fait que j'avais été sélectionnée pour être membre du jury du roman Fnac 2013. J'ai reçu cinq romans : quatre français et un britannique. Trois d'entre eux ont été écrits par des femmes, et j'en retiens particulièrement un qui sortira fin août. La femme qui l'a écrit est la seule dont je connaissais le nom. L'histoire se passe à Paris. un garçon obèse de 12 ans et sa mère sont logés chez des gens aisés (souvent absents) dans le 1er arrondissement. La maman récure pratiquement tous les jours l'appartement de fond en comble. L'enfant devient le souffre-douleur de sa classe dans un collège qui se situe à proximité, mais l'obésité n'est pas la seule raison des quolibets à l'encontre de ce garçon qui est plein de ressources. Il est capable de voir un fantôme du passé. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman bien écrit dans lequel les relations mère-fils m'ont touchée. Peut-être devinerez-vous qui a écrit ce roman édité par les Editions Albin Michel et qui paraîtra fin août 2013? Je vous communiquerai le titre du roman et son auteur fin juillet.

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En attendant, voici une critique sur Toyer de Gardner McGrath (1932-2001), qui vient de paraître en poche. Après l'avoir emprunté à la bibliothèque, j'ai lu la version grand format (Editions du Cherche-Midi). Ces 700 pages se lisent vite car le texte est découpé en petits chapitres de un à trois pages. A Los Angeles, depuis un an, Toyer sévit en lobotomisant des jeunes femmes après avoir eu des rapports intimes avec elles. Face à lui, Maud Garance, une psychiatre qui s'occupe des victimes de Toyer (surnom trouvé par une journaliste), va tout faire pour que cet homme soit mis hors d'état de nuire. En effet, comme les victimes de Toyer ne sont pas mortes mais plongées dans le coma, la police ne semble pas s'intéresser à cette affaire qui a déjà fait 12 victimes. Dans ce roman datant de 1998 (mais publié en français en 2011), il n'est bien évidemment pas fait mention de l'ADN, ni des téléphones portables qui auraient pu empêcher Toyer de rester impuni si longtemps. Le roman est composé de trois grandes parties: le commencement, le milieu et la fin (si, si). C'est ce dernier chapitre que j'ai retenu, car il se déroule dans un laps de temps de douze heures - haletantes. Pour résumer, je dirais cependant que ce thriller n'est pas indispensable à lire. Le reproche que je lui fais est qu'on n'arrive pas à bien cerner certains personnages comme celui de Maud, par exemple.

Lire le billet d'Isa.

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lundi 24 juin 2013

Les fiancées d'Odessa - Janet Skeslien Charles

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A mon tour, j'ai décidé de lire Les fiancées d'Odessa de Janet Skeslien Charles (Editions Liana Levi, piccolo), après avoir lu des billets sur des blogs qui en ont parlé en bien (Aifelle, Keisha, Kathel et Theoma par exemple). Dans les années 90, Daria, la narratrice, célibataire et âgée d'une vingtaine d'années, vit avec sa grand-mère Boba en Ukraine, à Odessa sur les bords de la Mer Noire. Occupant un poste d'assistante dans une compagnie israélienne de fret maritime, Daria n'a pas pu trouver mieux comme emploi (elle a pourtant un diplôme d'ingénieur). La ville d'Odessa, outre le fait qu'elle possède le 3ème plus bel opéra du monde (après ceux de Rome et Prague), est célèbre pour son escalier de 132 marches qui mène à la mer. Mais Odessa comme d'autres villes en ex-URSS est gangrénée par la corruption et les trafics en tout genre, dirigés par la mafia locale. Les gens d'Odessa souffrent de privations. D'ailleurs, de nombreuses jeunes femmes de cette ville aspirent à se marier avec un étranger (un Américain de préférence) afin de quitter l'Ukraine. C'est l'opportunité qui s'offre à Daria. Fin de la première partie. La deuxième partie du roman se passe dans la région de San Francisco, où Daria qui a obtenu un "visa fiancée" vit avec Tristan qu'elle épouse. Mais le rêve tourne au cauchemar car Tristan n'est pas celui qu'elle croyait. Je vous passe plein de péripéties, que je vous laisse découvrir. Un très bon roman, léger et grave à la fois, que je vous conseille.

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dimanche 19 mai 2013

Fantôme - Jo Nesbo / Wallflower - William Bayer

Voici deux romans policiers que je vous conseille.

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D'abord Fantôme, le nouveau roman de l'écrivain norvégien Jo Nesbo (série noire Gallimard, 550 pages intenses). On y retrouve Harry Hole, en costume de lin, 1m93 et les cheveux blonds coupés en brosse. Trois ans après Le Léopard, il est bien abîmé avec sa cicatrice qui lui balafre un côté du visage. Après un exil de quelques années à Hong-Kong, il revient à nouveau à Oslo, car Rakel (la seule femme qui lui est cher) et surtout Oleg, le fils de cette dernière que Hole a connu tout petit, ont besoin de lui. Oleg, 18 ans, a mal tourné, il est en prison préventive pour détention et trafic de drogue et est peut-être responsable du meurtre du garçon avec qui il "dealait". Car à Oslo, une nouvelle drogue fait rage: la fioline. Bien que moins mortelle que d'autres, on en devient "accro" pratiquement tout de suite. Harry Hole, qui est un obstiné, se retrouve menacé de tous les côtés. C'est une enquête qui va le mener vers une issue que je vous laisse découvrir. Jo Nesbo a une façon bien à lui de passer à autre chose. Ce roman noir et violent se lit d'une traite.

 

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Avec Wallflower de William Bayer (Rivages/Noir, 400 pages), écrit il y a 20 ans mais paru en 2010 en France, on retrouve Janek, lieutenant de police. C'est un personnage qui apparaît dans 4 ou 5 romans de l'écrivain. Personnellement, je vous conseille Switch paru en français sous le titre d'Une tête pour une autre aux édtions J'ai lu en 1986 (excellent roman). Des allusions à l'affaire "Switch" émaillent Wallflower. William Bayer s'attache beaucoup à la psychologie humaine. Wallflower a comme personnage central Beverly Archer, une psychologue machiavélique qui manipule une jeune femme, Diana Proctor, en s'en servant comme bras armé de sa vengeance longuement mûrie contre des gens qui l'ont humiliée. Je raconte tout cela car à la moitié du roman, on sait qui, on sait le "qui, pourquoi, comment", et c'est passionnant. Janek enquête, car sa nièce est une victime innocente de cette vengeance. "Wallflower" désigne en anglais (au sens propre) une plante herbacée type pissenlit (on retrouve ce genre de plante sur les lieux des crimes) et au sens figuré "Wallflower" désigne une personne qui "fait tapisserie" au cours d'une soirée. Si vous ne connaissez pas William Bayer (un Américain, né à Cleveland dans l'Ohio en 1939), je vous conseille de le découvrir, pourquoi pas avec ce roman?

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mardi 7 mai 2013

Trois livres lus et non commentés depuis le 1er avril 2013 + Pause vacancière

J'en entamé un rythme assez soutenu de lectures depuis le début de l'année pour essayer de diminuer une mes PAL monstrueuses qui prennent des proportions inquiétantes dans une de mes pièces. J'ai promis à mon ami de n'acheter aucun livre jusqu'à fin juillet (je sens que cela va être dur). J'ai lu environ 40 romans ou autres depuis le début de l'année, sans parler des BD que me fournit mon ami.

Toujours est-il que je voudrais faire un billet groupé avec trois romans que j'ai lus depuis au moins un mois.

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D'abord Comment trouver l'amour à cinquante ans quand on est parisienne de Pascal Morin. Je dois dire que je m'attendais à un genre de livre de recettes pour trouver l'âme soeur. Et ce n'est pas du tout cela. Le personnage principale, Catherine Tournant, a la cinquantaine. Divorcée, mère d'une fille qui vit loin, Catherine est parisienne et prof dans un lycée du "93". Elle va trouver l'amour avec Robert Diop, le père de Dimitri Diop, un jeune plombier noir. Pendant ce temps, Natacha, une ancienne élève de Catherine, va tomber amoureuse de Dimitri, qui fait la connaissance d'une psychanalyste à qui il va se confier. Tout se termine bien dans une maison située dans le Loiret. C'est léger. Une lecture idéale pour les vacances. Lire le billet de Keisha.

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Poussière tu seras (Editions Point Seuil, 250 pages), de Sam Millar, est un roman policier très très noir. Adrian Calvert, 14 ans, disparait après avoir découvert un os humain dans un bois voisin. Son père Jack, ancien policier devenu peintre (il est aussi alcoolique), mène l'enquête qui le mènera au bout de l'enfer, car suite à une vengeance préméditée depuis longtemps, l'intrigue tourne autour de la pédophilie (en général) et de la violence faite aux enfants dans un orphelinat en Irlande dans les années 60 en particulier. C'est assez insoutenable, mais pourquoi pas? Sam Millar est un ancien combattant de l'IRA qui a été emprisonné plusieurs années.

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Avec Un festin de hyènes (Editions Point Seuil, 600 pages) de Michael Stanley (c'est le nom de plume de deux professeurs d'université sud-africains, Michael Sears et Stanley Trollip), on se retrouve au Bostwana (mais on est loin de l'univers gentillet de Mma Ramotswe détective (etc.) d'Alexander McCall Smith). Un cadavre d'un homme blanc est retrouvé en plein désert du Kalahari. L'inspecteur Kubu de Gaborone est chargé de l'enquête qui le mène dans le milieu des affaires, en particulier l'industrie du diamant. Au bout du compte, on en revient aux mobiles classiques pour un meurtre: l'argent, le sexe, la jalousie. Et là, tout se passe dans une famille aisée. C'est pas mal du tout pour un premier roman.

Comme je l'annonce dans le titre de mon billet, je me mets en pause jusqu'à la fin de la semaine. Je pars trois jours à Venise (Italie). J'espère avoir beau temps. Je vous dis à bientôt.

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mercredi 1 mai 2013

Le trésor de la baie des orques - Kenneth Cook

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Dès que j'ai vu Le trésor de la baie des orques (Editions Autrement, 300 pages) chez mon libraire, je n'ai pas résisté à me le procurer dès que possible. En effet, je suis devenue une inconditionnelle de l'écrivain australien Kenneth Cook disparu trop tôt (1929-1987) depuis ma découverte de ses nouvelles: Le koala tueur, La vengeance du wombat et L'ivresse du kangourou, sans oublier ses romans Cinq matins de trop et A coups redoublés. C'est un écrivain qui savait raconter des histoires assez délirantes avec beaucoup d'humour. Dans Le trésor de la baie des orques, il n'y a pas trop d'humour mais le sujet ne s'y prête pas. Au début du XXème siècle, en Australie, Jonathan Church, 28 ans, presque sans argent (il a tout perdu au jeu) arrive dans le petit port de pêche de Three Fold Bay, qui appartient en quasi-totalité à David Hoyle, un être plein de graisse, sans scrupules, très antipathique et qui exploite les pêcheurs qui travaillent pour lui. Car ce roman est avant tout une description détaillée assez terrible de la pêche à la baleine. Pour la pratiquer, les pêcheurs sont aidés efficacement par une colonie d'orques aux dents comme des rasoirs qui servent de rabatteurs. Chaque pauvre baleine qui pèse 100 tonnes est assaillie de toutes parts avec les requins qui arrivent en renfort. Sinon, je vous laisse découvrir :
- quel est le trésor du titre,
- comment Jonathan Church va tomber amoureux d'une jeune Japonaise,
- comment David Hoyle soigne son lumbago,
- et enfin, qui est le vieux "Judas" et de quelle façon il venge un congénère.

Ce roman se lit agréablement vite. Je vous le conseille.

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mercredi 10 avril 2013

Le carnet de la mathématicienne - Michelle Richmond / Autobiographie de la mort - Propos recueillis par George Pendle

Voici deux romans dont une autobiographie fictive surprenante.

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Je commence par le roman de Michelle Richmond, Le carnet de la mathématicienne (Editions Buchet-Chastel, 400 pages). C'est le troisième roman de cet écrivain traduit en français et le premier que je lis. Ce roman m'a procuré un agréable moment de lecture. Il y est un peu question de mathématiques (surtout de la conjecture de Goldbach: "tout nombre entier pair supérieur à 3 peut s’écrire comme la somme de deux nombres premiers"). Mais il s'agit surtout de l'enquête que mène, 20 ans après, Ellie Enderlin (elle travaille comme goûteuse de café dans une grande entreprise caféière) sur la mort de sa soeur, Lila, jeune et brillante mathématicienne. Le corps de cette dernière fut découvert recouvert de feuilles dans un bois. Cette enquête fait suite à la rencontre d'Ellie (au Nicaragua) avec Peter McConnell, amant de la jeune morte et qui fut soupçonné d'être responsable de sa mort sans qu'il y ait eu de preuve tangible. C'est un roman très facile à lire, écrit à la première personne, Ellie étant la narratrice. L'écrivain nous tient en haleine jusqu'au bout. A ce jour, la conjecture de Goldbach fait partie des assertions mathématiques non démontrées.

 

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Maintenant, voici Autobiographie de la mort (Editions Rivages, 400 pages), un ouvrage étonnant dans lequel la mort en personne se confie à George Pendle (un jeune écrivain anglais né en 1976). La mort n'est ni plus ni moins que l'enfant de Satan et du Péché. Je rappellerais aux non-anglicistes que la mort est un mot masculin en anglais. J'avoue que le début de l'ouvrage m'a fait un peu peur, je trouvais que cela partait dans tous les sens, cela m'a paru un peu délirant; et puis, à partir du moment où la mort croise le chemin de Dieu, des prophètes, de l'Archange Gabriel et même des humains, je me suis beaucoup distrait en sa compagnie. Ce n'est pas une sinécure d'être monsieur la mort, surtout quand il décide de sauver la vie de certaines créatures ou quand il tombe amoureux d'une certaine Maud. Ce roman est assez caustique et irrévérencieux et souvent drôle ("very british"). Il ne faut pas oublier que sans la vie, la mort n'existerait pas et inversement. Je vous conseille cette lecture.

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vendredi 29 mars 2013

Glacé - Bernard Minier / Dark Horse - Craig Johnson

Voici deux romans que je vous recommande. Le premier a été pas mal chroniqué sur la blogosphère. Et le deuxième est le premier roman que je lis de cet écrivain qui est apprécié parmi les blogueurs.

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Glacé (Edition Pocket, 720 pages) de Bernard Minier (c'est son premier roman) est un coup de maître. J'ai trouvé l'enquête haletante. L'histoire se passe dans la région de Saint-Martin-de-Comminges dans les Pyrénées, où un institut psychiatrique (l'institut Wargnier) abrite des criminels irrécupérables. La mort d'un cheval de grand prix (après avoir été tué, il a été décapité et dépecé, avant que sa carcasse soit suspendue en haut d'un téléphérique) marque le début d'une histoire de vengeance longtemps mûrie. Diane Berg, une jeune psychologue suisse qui vient d'être engagée dans l'institut, découvre des choses anormales au sein de l'établissement. Pendant ce temps, le commandant de police Servaz mène l'enquête sur la mort du cheval, qui appartenait à Eric Lombard, un homme richissime très influent. Par la suite, deux meurtres de notables de Saint-Martin mettent en émoi la population. Je ne vous dirai rien de plus, si ce n'est que j'ai "dévoré" les 700 pages, sans y trouver aucune longueur. A lire absolument.

 

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Dans Dark Horse de Craig Johnson (Editions Gallmeister, 320 pages), on retrouve le personnage récurrent de Walt Longmire, shérif d'un comté du Wyoming, qui décide d'enquêter sous couverture. Mary Barsad est accusée d'avoir tué son mari, Wade Barsad, de six balles dans le corps, après que celui-ci ait mis le feu à l'écurie de leur ranch. 7 chevaux ont été brûlé vifs. Bien que Mary ne soit pas très coopérative, Walt est convaincu qu'elle est innocente. Il se fait passer pour un employé des assurances pour mener son enquête. L'écrivain prend son temps pour installer son récit, dans lequel la nature joue un rôle essentiel, par exxemple avec le chant de la sturnelle (de l'est et de l'ouest) qui permettra à Walt de découvrir la vérité. Une belle jument sera d'une grande aide à Walt pour semer le tueur. On peut noter la présence de Henry Standing Bear, représentant de la nation Cheyenne, autre personnage récurrent des romans de Craig Johnson semble-t-il. Je compte bien lire au moins un ou deux autres romans de l'écrivain comme Little Bird ou Le Camp des Morts.

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mercredi 20 mars 2013

Le monde à l'endroit - Ron Rash

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Le monde à l'endroit (Edition du Seuil, 280 pages) est le troisième roman de Ron Rash que je lis après Serena et Un pied au paradis. J'avoue avoir été un peu déçue, car l'histoire ne m'a pas passionnée. Dans les Appalaches (en Caroline du Nord), Travis Shelton, 17 ans, pêche à la mouche et tombe sur des pieds de marijuana qu'il vole dans le champ de Toomey, un propriétaire peu recommandable. Il lui en coûtera son tendon d'Achille. Le père de Travis, intransigeant, ne pardonne pas à son fils son comportement. Travis se réfugie chez Leonard, un dealer, ancien professeur, qui l'incite à passer un examen qui ressemble au baccalauréat. Mais Le monde à l'endroit raconte aussi un fait tragique de l'histoire des Etats-Unis qui s'est déroulé pendant la guerre de Sécession. Il y eut une tuerie à Shelton Laurel en 1863: des Confédérés ont tué une dizaine d'hommes dont trois adolescents qu'ils soupçonnaient de sympathies unionistes. Travis et quelques autres se trouvent être des descendants de certains protagonistes de cette tragédie. Entre chaque chapitre, il y a des extraits d'un journal qu'un médecin a tenu entre 1850 et 1863. J'ai été frappée par la précision des diagnostics et des remèdes de l'époque: c'est "ça passe ou ça casse". Ce médecin fut partie prenante dans ce qui s'est passé à Shelton Laurel. Ce sont, à mon avis, les passages les plus intéressants du roman. A vous de voir.

Lire les billets d'Aifelle et Keisha.

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