dimanche 9 octobre 2022

Les sept divinités du bonheur - Keigo Higashino

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Après Le nouveau, c'est avec un immense plaisir que j'ai retrouvé l'inspecteur Kaga dans Les sept divinités du bonheur, Actes Noirs - Actes Sud (302 pages passionnantes). L'histoire commence avec le meurtre d'Aoyagi Takeaki, un père de famille, cadre supérieur dans une entreprise d'équipements pour le bâtiment qui après avoir été poignardé en pleine poitrine, s'écroule sur le pont de Nihonbashi en plein coeur de Tokyo. C'est le lieu qui était l'ancien point de départ de toutes les routes du Japon. La victime, Aoyagi Takeaki, se trouvait dans un endroit inhabituel pour lui. Yahima Fuyuki, le seul suspect, qui a dérobé le portefeuille de la victime, est renversé par un camion et il décède rapidement à l'hôpital. Il venait d'être licencié de l'entreprise d'Aoyagi Takeaki. Il y travaillait en intérim. Kaga et son cousin Matsumiya sont chargés de l'enquête. Et nous, lecteurs, on suit avec intérêt une enquête qui n'est pas simple et on découvre des ramifications auxquelles on ne s'attend pas. Après avoir interrogé les collègues de la victime et la compagne du suspect, Kaga ne semble pas convaincu par les mobiles qui s'offrent à lui. Le pèlerinage des sanctuaires des sept divinités du bonheur du titre se rapporte au fait que peu de temps avant sa mort, Aoyagi Takeaki fabriquait des origamis (des centaines de grues) qu'il posait sur un coffre à offrandes d'un des sanctuaires. Je peux vous dire que ce n'est pas un crime crapuleux, ce n'est pas une vengeance. C'est beaucoup plus subtil. Je peux vous dévoiler que le fils de la victime n'est malheureusemnt pas étranger à la mort son père mais c'est tout ce que je vous dirai. Une fois de plus, Kaga montre une grande patience, il réfléchit. C'est un homme subtil. Un très bon roman qui se lit avec plaisir. 

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mercredi 31 août 2022

Les roses de la nuit - Arnaldur Indriðason

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Grâce à Kathel (dont le billet renvoie à d'autres liens), je me suis rendu compte que je n'avais pas lu Les roses de la nuit (Points Seuil, 283 pages) d'Arnaldur Indriðason avec Erlendur. Une lacune de ma part que je viens de réparer. Et bien cette enquête avec Erlendur et ses deux adjoints m'a plu grâce à une intrigue bien menée. A Reykjavik, le corps d'une jeune fille, dont on connaîtra l'identité assez tard dans l'histoire, est retrouvé sur la tombe d'un homme célèbre, Jon Sigurdssonle, héraut de l'indépendance islandaise. Anna Birta, la victime, était une jeune fille paumée et droguée. Elle se livrait aussi à la prostitution. Erlendur et son équipe découvrent qu'elle venait des fjords de l'ouest tout comme Sigurdsson. Pour en venir à Erlendur, il est divorcé depuis longtemps et a des rapports houleux avec ses deux enfants, Eva Lind et Sindri. La première se drogue et le deuxième est alcoolique, et l'ex-femme d'Erlendur a des sentiments haineux envers son ex-mari. Malgré tout, Erlendur veut absolument savoir qui est le meurtrier et pourquoi Birta a été tuée. A partir de là, l'affaire prend une tournure plus sociale et politique. Arnaldur Indriðason aborde la question des quotas de pêche, de l'émigration, de la désertification de certaines parties de l'Islande à cause du chômage. Les émigrants doivent trouver à se reloger dans une ville comme Reykjavik. D'où le fait que l'on apprend que ceux qui rachètent les quotas de pêche et les promoteurs de logements sont les mêmes personnes. Et Birta dans tout ça? Je vous laisse découvrir la relation entre ce qui lui est arrivé et le reste. J'ai trouvé l'histoire passionnante avec des personnages comme Jonas auquel on s'attache. Je conseille ce roman qui se lit très vite. 

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vendredi 22 avril 2022

L'île des âmes - Piergiorgio Pulixi

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Je viens de terminer un polar sarde qui dépayse bien. L'île des âmes de Piergiorgio Pulixi (Edition Gallmeister, 535 pages) se passe de nos jours dans le sud de la Sardaigne, en particulier à Cagliari. Moreno Barrali, un policier à la retraite qui se sait condamné, aimerait bien qu'avant sa mort deux meurtres perpétrés en 1975 et 1986 soient enfin résolus. Il s'agissait de deux jeunes femmes (jamais identifiées et dont les corps n'ont jamais été réclamés) qui ont été retrouvées sur des sites ancestraux, parmi les nuraghes (des ruines en pierre qui datent de l'âge de Bronze). Deux inspectrices, Mara Rais et Eva Croce, sont mutées au département des crimes non élucidés. Ces deux jeunes femmes que tout oppose vont essayer de résoudre ces "vieilles" affaires, mais très vite, elles abandonnent pour mieux se consacrer à un nouveau meurtre. De nouveau, il s'agit d'une jeune femme retrouvée sur un site sacré. Le modus operandi semble le même, mais avec des variations. Ce roman nous fait visiter la Sardaigne et nous décrit quelques coutumes dont certaines très barbares. C'est une île (ou plutôt un archipel d'innombrables îlots séparés non par la mer mais par des langues de terre) où les superstitions sont vivaces. Dans le genre de récit, ce roman m'a beaucoup fait penser à la "trilogie du Baztan" de Dolorès Redondo qui se passe au pays basque espagnol. A priori, on devrait retrouver les deux inspectrices dans un roman ultérieur.

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lundi 21 février 2022

Le mur des silences - Arnaldur Indridason

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Encore une fois, j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Konrad, le policier de Reyjkjavik à la retraite, qui continue d'enquêter sur la mort violente de son père en 1963. Malgré ses défauts, je me suis attachée à ce personnage qui n'a pas eu une enfance facile. Dans ce roman, on constate que Konrad se rapproche de la vérité mais... Pendant ce temps, un cadavre est retrouvé dans la cave d'une maison. Il se trouvait derrière un mur depuis des années. C'est une femme, la dernière occupante de la maison, qui est allée  voir Eyglo, une medium (personnage que l'on croise dans les romans précédents). La femme a demandé à Eyglo de l'accompagner chez elle. Depuis quatre ans qu'elle habite la maison, elle souffre d'une angoisse permanente. Les policiers sont très peu présents dans le roman. En revanche, on fait la connaissance d'Elisa, de son mari Stan d'origine américaine, de Benony, de Tommy, de Mikki et de quelques autres en 1963, au moment où le drame a lieu. Stan est un être violent qui bat sa femme. Benony, Tommy et Mikki sont des petits délinquants qui cambriolent la demeure d'un médecin. Ils n'auraient jamais dû prendre certaines photos. Ils se débarrassent de leur larcin en s'adressant à un certain Seppi (le père de Konrad). Le récit alterne entre l'enquête de Konrad sur la mort de son père et sur ses relations houleuses avec son fils. Konrad se sent bien seul et il fait le vide autour de lui  et de tout ce qui se passe en 1963. Je ne vous dirai rien de plus car le suspense est là jusqu'à la dernière page. Un roman que je recommande même si je conseille pour mieux comprendre le personnage de Konrad de lire les trois romans précédents : Ce que savait la nuit, Les Fantômes de Reykjavik et La Pierre du remords. Lire le billet d'Aifelle

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vendredi 31 décembre 2021

Madame Hayat - Ahmet Altan

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Je me suis procuré Madame Hayat (Edition Actes Sud, 267 pages) de l’écrivain turc Ahmet Altan peu de temps avant que ce roman ne soit récompensé par le Prix Fémina étranger 2021. J'avais été attirée par la couverture. J’ai adoré ce roman qui raconte deux histoires d’amour en parallèle. La première entre Fazil, un jeune étudiant en littérature bénéficiant d’une bourse et Madame Hayat (Vie), une femme mûre entre 45 et 55 ans; et la deuxième entre Fazil et Sila, une étudiante en littérature du même âge que lui, qui souhaite quitter le pays dès qu’elle aura récupéré son passeport qui lui a été confisqué. Ses parents ont tout perdu du jour au lendemain. Le pays où se passe l’histoire n’est pas mentionné nommément, mais on devine qu’il s’agit de la Turquie, avec la censure et les arrestations arbitraires qui émaillent le récit. Fazil rencontre Madame Hayat et Sila, "quatre étages sous terre" d’un immeuble où sont tournés des programmes de variétés. Fazil, pour se faire un peu d’argent, a accepté de participer en tant que spectateur à ces émissions, tout comme Madame Hayat, belle femme plantureuse pas vraiment jolie mais dégageant beaucoup de charme et qui fascine Fazil. Sila, elle, devient aussi spectatrice de l'émission, mais de manière moins assidue. Fazil séduit cette dernière pour avoir choisi les quinze pages du « Le temps passe », une des parties de La promenade au phare de Virginia Woolf, en réponse à un test que lui a soumis Sila: « Si parmi toute la littérature mondiale, tu devais choisir quinze pages, les quinze pages dont tu aurais aimé le plus être l’auteur, lesquelles tu choisirais ? » (p 39). Concernant Madame Hayat, on ne sait rien d’elle, elle restera mystérieuse jusqu’au bout. Fazil entame une relation intime avec cette femme qui le rend tout chose. Il tombe éperdument amoureux d’elle, il est comme ensorcelé. Avec Sila, les relations sexuelles se font avec la fougue de la jeunesse. C'est un roman très sensuel (mais le lecteur ne se sent pas voyeur), un très beau roman écrit par un écrivain qui est aussi journaliste. Il l'a écrit en prison, où il a purgé une peine de plus de quatre ans avant d’être libéré en avril 2021. Lire les billets de Shangols et de Pamolico (qui renvoie à d'autres liens). 

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samedi 18 décembre 2021

La vérité sur la lumière - Audur Ava Olafsdottir

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Après Miss Islande, je viens de lire avec grand plaisir La vérité sur la lumière de la romancière islandaise Audur Ava Olafsdottir (Zulma, 217 très belles pages apaisantes). Dyja (diminutif de Domhildur) est sage-femme (ljosmodir), littéralement "Mère de la lumière". Son arrière-grand-mère, sa tante et sa grand-tante l'ont été avant elle. Sa soeur est météorologue et ses parents dirigent une société de pompes funèbres. "C'est une longue tradition familiale de s'occuper de l'être humain, aussi bien au tout début de sa vie que lorsqu'il arrive à sa destination finale, ...", "La branche maternelle prend l'homme en charge lorsque la lumière s'allume, la branche paternelle prend le relais lorsqu'elle s'éteint" (p45). Dyja, qui vient de mettre au monde son 1922ème bébé, vit désormais dans l'appartement de sa grand-tante Fifa, qui le lui a laissé en héritage pour moitié. Dans ce lieu, Dyja trouve entre autre des manuscrits où Fifa livre ses réflexions sur la naissance des jeunes humains. En tant que sage-femme, elle tricotait des vêtements aux nourrissons qu'elle mettait au monde. Dyja retient quelques phrases dans ce qu'écrivit Fifa: "On dit que l'homme ne se remet jamais d'être né. Que l'expérience la plus difficile de la vie, c'est de venir au monde. Et que le plus difficile ensuite, c'est de s'habituer à la lumière" (p.128). Le roman peut paraître décousu à certains, mais Dyja est véritablement le personnage essentiel de cettte histoire qui parle aussi bien des aurores boréales, de l'être humain qui est l'animal le plus vulnérable de la Terre, et du métier de sage-femme. Il faut noter que Dyja comme sa grand-tante Fifa n'ont pas eu d'enfant. Je recommande ce très beau roman à garder et à relire. 

Lire les billets d'Hélène, Philisine Cave et Baz'art.

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jeudi 21 octobre 2021

Le nouveau - Keigo Higashino

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Avant de revenir en Lituanie, je veux vous conseiller un roman policier japonais, Le nouveau de Keigo Higashino (Actes noirs, Actes Sud, 329 pages). J'ai aimé comment l'écrivain a structuré son roman. Kaga Kyoichiro, "le nouveau" policier, vient enquêter sur le meurtre d'une femme divorcée de 45 ans qui a été étranglée dans son appartement situé à Tokyo. Elle venait d'emménager pour se rapprocher de son fils. Kaga n'est pas un policier ordinaire, il mène une enquête de voisinage en restant affable. Il m'a fait penser par moment à l'inspecteur Colombo même s'il ne trouvera pas immédiatement le ou la coupable. Le mobile du crime n'est pas évident. On n'a rien volé à la victime qui devait connaître son meurtrier. Il interroge des employés de restaurants ou une vendeuse d'un magasin de biscuits, ou bien encore une employée d'un magasin de vaisselle. Ce sont des endroits où était passée la future victime avant d'être tuée. Le policier est un fin observateur qui avance plus vite que nous dans l'enquête, mais pas tant que cela. Ce roman est aussi une description d'un Japon traditionnel. Les chapitres courts font que l'on lit ce roman très vite. J'ai passé un très bon moment au coeur de Tokyo avec ce roman que je recommande.

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mercredi 15 septembre 2021

Le petit joueur d'échecs - Yoko Ôgawa

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J'ai terminé Le petit joueur d'échecs de Yoko Ôgawa (Editions Actes sud, 332 pages) depuis quelques jours. J'ai mis du temps à le lire, le laissant souvant de côté sans raison précise. J'ai trouvé l'histoire très triste. Je n'ai pas réussi à situer ce roman dans l'espace (au Japon?) et dans le temps (dans un passé récent ou lointain?). Par ailleurs, les personnages, à deux exceptions près, n'ont pas de nom. Nous avons le petit joueur d'échecs, son grand-père, sa grand-mère, son petit frère, une jeune fille appelée Miira, une éléphante nommée Indira et d'autres personnages identifiés par leur profession ou leur physique. J'oublie le maître, ancien gardien d'usine, un homme obèse adorant les aliments sucrés qui habite dans un bus. Il y vit avec un chat noir et blanc appelé Pion. Ce petit joueur d'échecs, né avec les lèvres scellées, subira une opération chirurgicale qui lui ouvrira les lèvres mais désormais, elles sont recouvertes d'un duvet dru et épais. En effet, les lèvres ont été refaites avec de la peau d'une de ses jambes. Le petit joueur d'échecs et son petit frère vivent avec leurs grand-parents maternels suite au décès de leur mère. Désormais, le petit joueur d'échecs va très souvent sur la terrasse d'un grand magasin, où vécut trente-sept ans Indira, une éléphante qui ne put jamais redescendre car elle était trop grosse pour passer par l'escalier. Plus tard, il rencontre un homme que le petit joueur d'échecs nomme le maître. Ce dernier enseigne les échecs au petit joueur d'échecs âgé de sept ans. Il mettra quatre ans pour battre le maître lors d'une partie. Le grand-père est ébéniste et il répare les meubles cassés. C'est lui qui va construire pour son petit-fils, un lit clos avec un échiquier au plafond car le le petit joueur d'échecs a pris l'habitude de jouer aux échecs en s'installant sous l'échiquier. C'est pourquoi il craint de grandir: "Grandir est un drame". Son voeu est exaucé, sa croissance s'arrête brusquement. Il va garder toute sa vie ce corps d'enfant. Le maître devient, lui, de plus en plus gros. Il lui conseille d'aller exercer ses talents et de continuer à s'améliorer aux échecs dans un club, le Pacific Chess Club. Le petit joueur lit beaucoup d'ouvrages sur les échecs et sur les joueurs de légende. Il voudrait ressembler à un joueur en particulier, Alexandre Alekhine (1892-1946). Au sous-sol du club, on trouve un endroit appelé "Le club du fonds des mers". C'est là que ses talents vont se confirmer. Et grâce à une vieille demoiselle mécène, le petit joueur d'échecs va se mettre à manipuler "Little Alekhine", un automate transformé en joueur d'échecs avec une cavité créée spécialement pour qu'il puisse se glisser sous l'échiquier. Enfin, le petit joueur d'échecs terminera sa courte existence dans une résidence Senior étude.
J'avoue être restée assez en dehors de cette histoire sur la filiation et la transmission. Peut-être parce que je ne connais rien aux échecs. Mais j'ai été contente d'avoir l'occasion de faire connaissance de ce petit joueur d'échecs. Lire le billet de Krol qui a aimé.

PS de ta d loi du cine: c'est moi qui avais signalé à dasola la "lecture commune" organisée pour le 15 septembre 2021 en l'honneur de Goran. Il nous arrivait, à dasola comme à moi, de visiter le blog de ce dernier, Des livres et des films, et même d'y commenter tel ou tel billet. Un ultime rendez-vous, donc, à l'occasion de ce petit joueur d'échecs.

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samedi 10 juillet 2021

Mort aux hypocrites - Petros Markaris

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Que j'ai été contente de constater que Petros Markaris (né en 1937) avait encore écrit un roman, Mort aux hypocrites (Seuil, 330 pages), dans lequel on retrouve, à Athènes de nos jours,  le commissaire Kostas Charitos, sa femme Adriani (un cordon bleu), sa fille Katérina avocate qui accouche d'un petit garçon appelé Lambros, et son gendre cardiologue Fanis. Kostas est très content d'avoir un petit-fils. La vie s'organise autour de Lambros. Tout le monde est "gaga" devant lui. Cela n'empêche pas que les crimes ne s'arrêtent pas. Charitos  et ses collègues vont être confrontés à des attentats à la voiture piégée. Les morts s'accumulent et l'enquête se révèle difficile. Les attentats sont revendiqués par l'"Armée des Idiots Nationaux". Au cours de l'enquête, les policiers découvrent que les victimes avaient une face obscure, n'hésitant pas s'enrichir sur le dos des autres et à dire des contre-vérités sur l'économie grecque, faisant fi des chômeurs et autres personnes en difficulté. Charitos, quant à lui, apprend qu'il a une promotion (bien méritée selon sa femme Adriani). Un roman aussi sympathique que les précédents de l'écrivain.

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samedi 15 mai 2021

Au prochain arrêt - Hiro Arikawa

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Etant en province pour ce week-end de l'Ascension, je suis allée dans une librairie que je fréquente régulièrement. Pour moi, c'est chaque fois un plaisir renouvelé d'entrer dans cette librairie car je sais que je trouverai toujours mon bonheur. Et depuis mars 2021, cette librairie indépendante applique à nouveau 5% de réduction sur l'achat des livres, ce que ne fait pas encore ma librairie de quartier à Paris.

Au prochain arrêt d'Hiro Arikawa, paru en mai 2021 (Actes sud, 183 pages), nous emmène au Japon dans la région de Kobé et Osaka, de nos jours, sur une ligne de chemin de fer comportant huit gares. On va parcourir la ligne à l'aller et au retour entre Takarazuka et Nishinomiya. Et au fur et à mesure des arrêts, des personnages monteront et descendront des wagons. Ainsi, à l'aller, on fait la connaissance de Tokié, une grand-mère et sa petite-fille Ami; Shoko, une jeune femme habillée dans une robe blanche coûteuse qui revient d'un mariage où le marié était l'homme avec qui elle devait s'unir après cinq ans de fiançailles. Il a préféré en épouser une autre qui est tombée enceinte de ses oeuvres. Masashi, un jeune homme et Yuki, une jeune femme vont nouer une relation lorsqu'ils vont découvrir après un pont sur lequel passe le train, le caractère "vie" créé par un alignement de pierres. Misa, une jeune fille, se dispute avec Katsuya, son bon à rien de petit ami qui la bat. Un groupe de lycéennes se font remarquer en parlant fort. Elles se moquent du copain (pas présent) d'Etchan, l'une d'entre elles. Cet ami un peu plus âgé et qui travaille, n'est pas capable lire certains idéogrammes japonais et il ne sait pas repasser une chemise. Enfin, un autre jeune homme à la tenue un peu punk s'intéresse à une jeune femme qui observe au loin des hélicoptères en opération et un "torii". Ils vont tous plus ou moins se croiser, se parler, donner leur opinion. On les retrouve tous presque six mois plus tard sur le trajet du retour. Les relations entre certains personnages ont évolué. J'ai été une fois de plus intéressée par les comportements des Japonais, vieux ou jeunes. Tout est codé. J'ai aimé ce court roman qui se lit bien. C'est le deuxième ouvrage traduit en français de cette romancière née en 1972, après Mémoires d'un chat que je n'ai pas encore lu. 

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