27 septembre 2009
Deux romans de Katarina Mazetti
Le mec de la tombe d'à côté nous ayant plu, à mon ami et moi (cf. mon billet du 03/05/09), on s'est retrouvés après une "descente" à ma bibliothèque de quartier à lire deux autres romans de l'auteure: Entre Dieu et moi, c'est fini et Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini (Editions Gaïa) sur papier rose (1). Les deux romans se suivent et se passent à Suède pour une grande partie; on y fait la connaissance de Linnea Nilsson, la narratrice, 16 ans dans le premier et 17 ans dans le deuxième. Dans Entre Dieu et moi, c'est fini, Linnea nous parle de sa vie d'adolescente dans un lycée en Suède, et de son amie Pia dont on apprend dès le début qu'elle va se suicider. L'histoire se passe pendant les 6 mois qui précèdent la disparition de Pia (qui demeure inexpliquée). Linnea nous fait connaître ses états d'âme et par la même occasion sa mère, son demi-frère Knotte, son beau-père, Ingo (artiste vivant au crochet de la mère), ainsi qu'un amoureux transi, Markus. Dans le deuxième, Entre le chaperon rouge et le loup, c'est fini, Linnea est le petit chaperon rouge de l'histoire (elle porte un bonnet rouge) qui va rencontrer un loup en la personne de Mark (alias Mats), un garçon légèrement plus âgé qu'elle, qui lui fait perdre sa virginité et miroiter monts et merveille: elle se retrouvera à Los Angeles comme une SDF. Les deux romans se lisent bien même si ce n'est pas impérissable. Katarina Mazetti emploie un style tonique avec une tonalité parfois ironique.
(1) Je sais enfin pourquoi les Editions Gaïa imprime en rose. Voici le texte à la fin des deux ouvrages: "Imprimé sur "perle sanguine" (ou "zéphir rose!") 90 g, spécialement fabriqué pour Gaïa édition. La teinte du papier sur lequel cet ouvrage a été imprimé est le résultat d'une recherche soucieuse d'un plus grand confort de lecture: le coefficient de lisibilité est en effet jugé optimum, sous condition d'un bon éclairage ambiant." Personnellement, je ne peux pas me prononcer s'il y a du mieux pour le confort de lecture. Je n'ai pas vu la différence.
31 août 2009
Le responsable des ressources humaines - Avraham B. Yehoshua
Suite au billet positif d'eeguab du 21/07/2009 à propos de ce roman, je me suis procuré Le responsable des ressources humaines (sous titré: Passion en trois actes) d'Avraham B. Yehoshua (2005) aux Editions Calmann-Levy, que j'ai lu en 2 jours. Merci eeguab. J'avais déjà lu La mariée libérée (que je recommande) du même auteur israélien. Les deux romans sont parus en Livre de poche. Dans ce roman en trois parties: "Le responsable", "La mission" et "Le voyage", il faut noter que tous les personnages ne sont définis que par la fonction qu'ils occupent. Tous? Pas tout à fait; en effet, la seule personne nommément désignée est morte victime d'un attentat à Jérusalem. Elle s'appelait Julia Ragaiev, ingénieure. C'est par un papier en sa possession qu'elle est identifiée: une feuille de salaire anonyme mais à l'en-tête d'une usine qui fabrique et livre du pain industriel. Cette usine est mise en cause pour son manque d'humanité (elle ne s'était pas inquiété de l'absence de son employée) par un article de journal à paraître. Et, bien que Julia Ragaïev ne travaillât plus depuis quelques semaines dans l'entreprise, elle n'était pas encore rayée des effectifs. A partir de là, le Responsable des Ressources Humaines (autrefois appelé Directeur du personnel) est celui à qui incombe de mener la mission de rapatrier le corps de cette ex-salariée dans le pays lointain d'où elle était originaire (un des états de l'ex-Union Soviétique?) pour y être enterrée. D'ailleurs le fils de cette femme y vit. Le responsable des ressources humaines (dont la propre vie privée part à la dérive: sa femme veut divorcer) s'embarque dans un long périple (aux diverses péripéties) avec un consul et sa femme ainsi que deux journalistes. Ce roman est, pour moi, une fable sur la condition humaine, tout simplement. Le DRH va s'humaniser au fur et à mesure du roman. Lui qui avait recruté Julia Ragaïev, mais ne se souvenait plus d'elle, mettra un point d'honneur à ce qu'elle soit enterrée comme elle l'aurait souhaité, quitte à la ramener à Jérusalem, là où elle avait choisi de vivre. J'espère que ce billet incitera les lectrices(teurs) à découvrir M. Avraham B. Yehoshua, auteur peu connu, né à Jerusalem en 1936.
03 mai 2009
Le mec de la tombe d'à côté - Katarina Mazetti
Bien que son nom ait une consonance italienne, Katarina Mazetti est suédoise et écrit dans cette langue. J'ai acheté Le mec de la tombe d'à côté (paru en poche aux éditions Babel) car j'ai trouvé ce titre amusant. Désirée et Benny n'ont rien en commun et ils n'auraient pas dû se rencontrer. Mais voilà, Désirée vient de perdre son mari prématurément et va presque tous les jours sur la tombe de celui-ci. Benny, lui, va régulièrement arroser les plantes sur la tombe de sa mère. Il apparaît que les tombes des deux défunts sont voisines. Benny et Désirée se remarquent. Et le début n'est pas prometteur: il la trouve terne, mal fagotée et sans beaucoup de rondeurs. Elle note que la tombe d'à côté est vulgaire avec toutes ses plantes, et que celui qui vient les entretenir (elle le surnomme le Forestier) dégage une drôle d'odeur et n'a plus que trois doigts à une main. Mais de fil en aiguille, un déclic se fait, il a suffi qu'un sourire soit échangé et là tout bascule. Benny est amoureux, lui, l'éleveur de bétail, célibataire endurci. Désirée, elle, est bibliothécaire. Avec un récit où Désirée et Benny sont tour à tour les narrateurs, nous assistons à une histoire d'amour en accéléré avec des problèmes de couple qui surgissent au bout d'un moment alors qu'il vivent à plus de 20 km l'un de l'autre. En particulier, Désirée ne sait pas faire la cuisine alors que Benny a été "bichonné" par sa maman jusqu'à la mort de cette dernière: elle lui faisait tout (logé, nourri, blanchi). D'autres incompatibilités se greffent. Leur seul terrain d'entente est leur relation physique. Mais Désirée considère que leur liaison s'est terminée dès qu'elle a commencé. Je ne vous dévoilerai pas la toute fin qui donne une note d'espoir. Le roman est tonique et on s'attache aux personnages. Une jolie découverte.
07 avril 2009
La solitude des nombres premiers - Paolo Giordano
J'ai lu ce roman, La solitude des nombres premiers (éditions du Seuil), avec plaisir, après avoir remarqué le grand nombre de billets (en général favorables) le concernant sur la blogosphère et en avoir lu la plupart (je ne mets pas de liens!). Du coup, l'ayant croisé d'occasion (déjà!), j'ai sauté sur cette chance. J'ai été un peu déçue par la fin "plate". Cela finit sans finir. Il n'y a pas d'événement précis qui clôt l'histoire. Le roman s'étale sur 24 ans entre 1983 et 2007. L'auteur trace le portrait parallèle de deux êtres "à part". D'abord Alice, âgée d'environ 8 ans, qui se blesse gravement au ski et reste boîteuse. Elle est mal à l'aise avec son corps. Les années passant, elle fait de l'anorexie. Elle a un père très autoritaire et une mère qui meurt d'un cancer. Son anorexie est autant mentale que physique (l'auteur décrit très bien ce phénomène). L'autre héros, Mattia, est plus mystérieux. Enfant "normal", il a eu le malheur d'avoir une soeur jumelle, Michela (son portrait craché), attardée mentale qu'il abandonne un jour sur un banc (ils ont huit ans) parce qu'il est honteux d'avoir une soeur pareille. Jamais on ne la retrouvera. Depuis, Mattia traîne son sentiment de culpabilité. II vit presque en marge des autres en devenant un surdoué en math. Ses parents sont peu disponibles pour lui et et ils n'apportent pas beaucoup d'aide. Que Mattia se punisse, on le comprend; pour Alice, beaucoup moins. Ce premier roman d'un jeune écrivain doué a reçu le prix "Stregha" (l'équivalent du Goncourt en Italie) en 2008. J'ai trouvé que ce livre se lit bien, sans style particulier (est-ce dû à la traduction?). Il n'y a pas de quoi se relever la nuit non plus.
22 mars 2009
El Ultimo lector - David Toscana (billet intermédiaire)
Une fois n'est pas coutume, je demande de l'aide pour m'aider à comprendre un roman que je viens de terminer. JE N'AI RIEN COMPRIS à El Ultimo lector (recommandé par mon libraire). Je l'ai lu attentivement jusqu'au bout, relativement vite, sauf les dernières pages que j'ai survolées. Les phrases sont simples, mais l'histoire ne l'est pas. Peut-on m'éclairer pour saisir ce qu'a voulu raconter l'écrivain mexicain David Toscana, dont c'est le premier roman traduit en français (paru aux éditions Zulma)? Des billets sont parus chez Yspadden, Manu (très mitigés), Kathel et Keisha (plutôt favorables). Je suis prête à l'envoyer à un(e) blogueur(se) qui serait intéressé(e).
13 mars 2009
Hiver arctique - Arnaldur Indridason
Je viens de lire le cinquième roman d'Arnaldur Indridason, Hiver arctique (Editions Metailié Noir) dans lequel le commissaire Erlendur ainsi que les inspecteurs Elinborg (c'est une femme pour ceux qui ne le savent pas) et Sigurdur Oli enquêtent sur le meurtre d'un petit garçon de 10 ans, Elias, d'origine thaïlandaise par sa maman. Il a été poignardé et son corps repose sur la neige islandaise dans un quartier de Reykjavik. C'est l'occasion pour Indridason d'évoquer le problème du racisme lié à l'immigration d'Asiatiques en Islande. Un grand nombre de Philippins, Thaïlandais et Vietnamiens se sont installés en Islande. Dans le cas précis de l'histoire, un Islandais était parti se trouver une épouse (Sunee) en Thaïlande et l'a ramenée (il n'en n'est pas à sa première épouse immigrée). Depuis, le couple a divorcé. Sunee, la mère d'Elias, parle mal l'Islandais, son frère Virote et son fils aîné Niran (né d'un premier lit) également. D'ailleurs, pendant l'enquête qui se passe sur une courte période, une interprète est présente. Niran se sent déraciné. Il supporte mal cette situation. Concernant le meurtre d'Elias, tout porte à croire qu'il s'agit d'un crime raciste ou pédophile. Indridason donne, cette fois-ci, moins d'importance aux relations houleuses entre Erlendur et ses enfants, Sindri et Eva Lind, que dans l'Homme du lac ou la Voix (mon billet du 15/04/2008). L'intrigue est resserrée sur différents suspects dont on fait la connaissance tour à tour. Parmi ceux-ci, des enseignants de l'école où allait Elias, un voisin de palier et même Niran. Si, comme mon ami, vous aimez savoir comment cela se termine, vous pouvez lire les 25 dernières pages... mais vous ne serez pas beaucoup avancé en connaissant le nom du ou des meurtrier(s), puisqu'il(s) n'apparait(ssent) qu'au tout dernier moment, presque par hasard. En effet, Arnaldur Indridason a l'art de distiller au compte-goutte les informations. Je pense que l'auteur se sert une fois de plus d'une intrigue policière (bien menée) pour décrire une certaine réalité de la société islandaise. Je conseille cet Hiver arctique.
07 mars 2009
Profondeurs - Henning Mankell
Je connaissais Henning Mankell, auteur de romans policiers; voici Henning Mankell, auteur de romans, tout court. J'avais entendu parler de Profondeurs au moment de sa sortie en janvier 2008. Ce roman vient de paraître en édition de poche "Points Seuil". C'est une histoire étrange qui commence de façon somme toute banale. En Suède, le capitaine Lars Tobiasson-Svartman (très important les deux noms de famille accolés, celui de sa mère d'abord, et celui de son père ensuite) est engagé par le Ministère de la Marine pour sonder les côtes afin de mesurer la profondeur de l'eau dans le but d'éviter que les bateaux ne s'échouent ou ne heurtent un rocher. Lars a sa sonde, il dort même avec. Il faut tracer la cartographie des routes militaires, Car nous sommes au tout début de la 1ère guerre mondiale, en octobre 1914. Lars est marié depuis peu à une dénommée Kristina Tacker (qui a gardé son nom de jeune fille) mais il est très seul. Au détour de phrases et à mesure que le récit avance, on se rend compte que Lars est un dangereux malade mental. Son esprit est un gouffre sans fond comme les profondeurs qu'il mesure. Il est capable de crise de rage et de violence envers les hommes et les animaux (il tue un chat par exemple ou même un déserteur allemand) et puis plus rien, comme si de rien n'était, il pense à autre chose. Dès le début de sa mission, il se retrouve à accoster sur un îlot rocheux, Hallskär, où vit une jeune veuve, Sara Fredrika. Il a une relation intime avec elle, et même s'il est fascinée par cette femme, il ne l'aime pas vraiment. D'ailleurs, est-il capable d'aimer? A partir de là, il se met à mentir et à inventer des missions pour la rejoindre. Il ment à sa femme, il ment à la Marine, il ment aussi à Sara Fredrika (il dit qu'il est veuf). Il est aussi très jaloux. Mankell n'explique pas le comportement de Lars si ce n'est que cela remonte à son enfance et à ses sentiments envers son père. Mankell a un regard clinique sur son personnage. Sans avoir de l'empathie pour Lars, on a envie de lui dire d'arrêter d'agir comme il le fait. Mais il est pris dans un engrenage sans issue. C'est un roman qui se lit assez vite grâce à de courts chapitres. Malgré la noirceur de l'histoire et son côté étouffant, j'ai vraiment aimé.
17 décembre 2008
Voyage dans le passé - Stefan Zweig
Cette nouvelle (qui était inédite en français) vient d'être éditée en édition bilingue (Editions Grasset, 11 euros). Le texte traduit en français (90 pages) est précédé d'une introduction du traducteur et suivi du texte original en allemand (70 pages). Le voyage dans le passé a été écrit vers 1929 et publié dans un recueil collectif. Un homme et une femme se retrouvent dans un train (où ils se sont donné rendez-vous). Ils ne se sont pas vus depuis 9 ans ("4000 jours et 4000 nuits"? - "neun Jahre, viertausend Tage, viertausend Nächte"), mais se reconnaissent immédiatement. Une guerre mondiale (1914-1918) les a séparés. Neuf ans plus tôt, elle (Zweig ne donne ne donne ni nom ni prénom aux deux protagonistes) était mariée à un conseiller, directeur d'une usine à Francfort; lui (issu d'un milieu pauvre et modeste) arrive à s'en sortir grâce à sa persévérance et de brillantes études en chimie. Il devient le secrétaire particulier (sorte de bras droit) du conseiller. Il est reçu et même logé par le couple. C'est pendant cette période de quelques mois qu'elle et lui se côtoient, s'apprécient et tombent amoureux l'un de l'autre. Quelques mois plus tard, lui ne peut pas refuser une proposition intéressante pour sa carrière, il est envoyé pour deux ans dans une usine d'outre-mer au Mexique pour superviser des recherches. La séparation est douloureuse mais deux ans peuvent passer vite. Hélas, la guerre mondiale est déclarée, il ne peut pas revenir en Europe. De fil en aiguille, le souvenir, le visage, la voix de la femme aimée s'estompent. Il fait sa vie, se marie et devient père de famille. Revenu en Europe, il veut quand même la revoir. Mais ces neuf ans ont tout changé. Cette nouvelle trace un très beau portrait de femme amoureuse au comportement admirable même si c'est l'homme dont on suit le parcours pendant ces neuf ans. Le récit est sobre, sans fioriture, et se résume dans les deux vers de Paul Verlaine que Stefan Zweig a repris de mémoire dans les dernières pages: "dans le parc solitaire et glacé, deux spectres cherchent le passé". Dans le texte original du recueil "Colloque sentimental", les deux spectres "ont évoqué le passé". Comme j'ai un minimum de notions d'allemand, j'ai un peu parcouru le texte, c'est beau à lire, et intéressant de comparer la VO avec la VF. Et puis c'est émouvant de découvrir un texte inédit d'un grand écrivain.
25 août 2008
Kafka sur le rivage - Haruki Marukami
Et un de plus que je viens de finir de ma PAL. Kafka sur le rivage est le titre du roman (plus de 600 pages) ainsi que le titre d'une chanson évoqué dans ce roman, et un des deux personnages principaux de l'histoire (un jeune homme de 15 ans) se prénomme Kafka. C’est la première fois que je lis un roman de Haruki Marukami, écrivain japonais, dont un grand nombre de blogueur(se)s ont parlé. Faire un billet sur ce livre n’est pas vraiment simple. Il faut, avant lecture, oublier notre côté cartésien français. Nous avons deux récits en parallèle. Dans le premier, Kafka Tamura vient de faire une fugue. Il s’est enfui de la demeure familiale à Tokyo où il vit avec son père (sculpteur de renom), qui lui a prédit une malédiction, celle d'Oedipe. Dans le deuxième, un certain Nakata (existe-t-il ?) est un vieil homme septuagénaire qui, dans sa jeunesse, en 1944, est tombé dans l'inconscience pendant une cueillette de champignons avec 15 autres enfants de son école. Quand il s'est réveillé (bien après tous les autres), il était devenu idiot comme il dit. Il ne savait plus lire, ni écrire mais quand le roman commence, il parle aux chats qui le comprennent en retour (c’est d’ailleurs son occupation favorite, retrouver les chats perdus), il peut aussi faire tomber du ciel des sardines et des maquereaux quand c’est nécessaire pour se défendre et c’est un excellent rebouteux. Les chapitres impairs narrent l’histoire de Kafka, les chapitres pairs, eux, narrent celle de Nakata. Ces deux personnages vont tous les deux (sans le savoir) dans la même direction. Après avoir regardé une carte géographique, Kafka se retrouve dans une petite ville, Takamatsu, dans laquelle se trouve une belle bibliothèque privée, et il y séjourne jusqu’à la fin de la partie qui le concerne dans le roman. Nakata, lui, après un acte horrible qu'il vient de commettre (il a tué un homme mangeur de cœur de chat et qui leur coupe la tête), est chargé d’une mission mystérieuse: trouver la "pierre de l'entrée" (du royaume des morts?). Sur son chemin (il ne sait pas où il va, mais il y va), Hoshino, un chauffeur routier, lui sera d’une grande aide. De son côté, Kafka fait la connaissance d’un homme (qui est en fait une femme), Oshima, employé de la bibliothèque et de Mlle Saeki, interprète de la chanson Kafka sur le rivage et directrice de cette même bibliothèque. Autant le récit souvent onirique et fantastique de «Nakata» m’a touchée, intéressée (j’attendais avec impatience les chapitres le concernant), autant celui de Kakfa ne m’a pas «accrochée», je l’ai même trouvé long vers la fin. En revanche la traduction est fluide. Et comme il y a très peu de descriptions mais beaucoup de dialogues en style direct, Kafka... se lit relativement vite.
19 août 2008
Rouge-gorge - Jo Nesbo
Ouf, je suis presque arrivée au tiers de ma sélection de PAL (25 titres) en date du 24/10/2007, avec un 8ème titre lu et que je chronique aujourd'hui (mais, bien entendu, j'en ai acheté et lu ou stocké plein d'autres depuis lors!). L'auteur de Rouge-gorge est norvégien, et ce titre, le troisième que je lis de lui (après Les Cafards qui se passait en Thaïlande, et L'homme chauve-souris,se sont infiltrés jusque dans la police. Roman qui tient en haleine (mais avec une intrigue un peu compliquée du fait de la subtilisation d'identité). J'ai néanmoins préféré ses deux précédents (peut-être faisaient-ils plus exotiques?). Mais de toute façon, je vais continuer à suivre les enquêtes d'Harry Hole dans les romans parus ultérieurement (Rue sans souci et Le bonhomme de neige). qui se déroulait en Australie), met en scène une intrigue située pour une fois en Norvège. Harry Hole, l'inspecteur de police, héros récurrent des romans de Nesbo, est affecté (suite à une bavure) dans une section parallèle qui mène des enquêtes sur le milieu néo-nazi. Toute une première partie du roman nous permet de remonter le cours de temps, plus exactement en 1942, à la bataille de Stalingrad jusqu'en 1944. Six jeunes Norvégiens se sont engagés dans la Waffen SS. Quelques-uns sont tués mais au moins deux reviennent blessés mais vivants. L'un des deux prend l'identité d'un mort pour éviter d'être pris comme déserteur. En 2000, lors de la fête nationale norvégienne qui est le 19 mai, un attentat contre le roi de Norvège se prépare. Un vieil homme (sur le point de mourir de maladie) est le tueur. Tout le roman nous fait comprendre le rapport qu'il y a entre ce qui s'est passé pendant la seconde guerre mondiale et les motivations du tueur. Jo Nesbo nous montre que les milieux néo-nazi.
