mardi 4 mars 2014

Trois romans policiers lus et non commentés depuis début février 2014

J'aime beaucoup lire des romans policiers très différents et écrits par des écrivains de toutes origines. Je dois dire qu'en ce moment, j'en lis pas mal.

 

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Je commencerai donc par le lauréat du prix du Quai des orfèvres 2014 (le gagnant reçoit comme prix un chèque de 777 euros, montant inchangé depuis plusieurs années, et les éditions Fayard publient le roman récompensé). Le sang de la trahison (430 pages) d'Hervé Jourdain (de son métier capitaine de police au sein de la brigade criminelle) se passe au sein du "36" (quai des Orfèvres) à Paris, sur l'île de la Cité. Quelques magistrats et journalistes sont assassinés avec un vieux pistolet. Sur eux, l'assassin a laissé des morceaux de sucre, des cartes postales (représentant des vues de Paris) ou des romans policiers (comme ceux écrits par Gaboriau ou Simenon) et encore des recueils de poèmes. Zoé Dechaume, jeune "brigadier" qui vient d'être nommée à la brigade criminelle, enquête avec l'inspecteur Bonnot et le capitaine Desgranges. L'histoire est rondement menée. Ce n'est pas trop mal écrit même si ce n'est pas de la grande littérature. Pour faire plus authentique, Hervé Jourdain utilise des termes d'argot de la police. Je ne trouve pas que cela rajoute grand-chose. Roman idéal à lire dans les transports.

 

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Maintenant, je passe à Une canaille et demie (Edition Liana Levi, 220 pages) de Iain Levinson. C'est le quatrième roman que je lis de cet auteur. L'histoire se passe dans l'est des Etats-Unis, Dixon, fraîchement libéré de prison, braque une banque avec quelques comparses. Rien ne se passe comme prévu (surtout pour le lecteur), car Dixon en cavale va retenir plus ou moins en otage un universitaire, Elias White, très porté sur les jeunes filles et et qui ne cache pas ses sympathie pour le Troisième Reich. Un troisième personnage apparaît, une femme, Denise Lupo, agent du FBI qui en a plus qu'assez du machisme au sein du bureau. L'avancement qu'elle peut espérer se fait attendre car elle est une femme. Je ne vous en dirais pas plus sur ce roman qui ne se termine pas du tout de la façon que j'avais imaginé. Je conseille.

 

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Après L'hiver du commissaire Ricciardi, nous retrouvons le commissaire Luigi Alfredo Ricciardi dans Le printemps du commissaire Ricciardi (Rivages noir, 420 pages), enquêtant toujours à Naples en avril 1931 (quelques semaines après l'histoire précédente). Avec son adjoint, le brigadier Raffaele Maione, il enquête sur la mort de Carmela Calie, une usurière qui est aussi cartomancienne, sauvagement assassinée. Le commissaire, lui-même, a un don pour voir les morts, surtout les décédés de morts violentes. Dans ce roman, j'avoue avoir été un peu perdue au début avec la grande quantité de personnages, suspects potentiels. Maurizio de Giovanni passe très vite d'un personnage à l'autre, à chaque paragraphe. Ce sont tous des suspects potentiels avec des mobiles. Il faut vraiment attendre la toute fin pour découvrir le coupable qui est un être perturbé. Comme dans L'hiver..., le monde du théâtre et les acteurs sont des éléments essentiels dans l'histoire. J'espère que Maurizio de Giovanni ne s'arrêtera pas là.


mercredi 18 décembre 2013

Là-haut, tout est calme - Gerbrand Bakker

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Voici un roman aussi reposant que son titre français, Là-haut, tout est calme de Gerbrand Bakker (Editions Folio, 370 pages), le premier roman de l'écrivain qui depuis a publié Le détour (chroniqué par eeguab). Helmer, la cinquantaine, le narrateur de l'histoire, nous raconte sa vie quotidienne avec son père grabataire et tyrannique dans la ferme familiale où il prend soin de brebis, de vaches et de poules. Helmer narre aussi son passé. Il a perdu son jumeau Henk dans un accident de voiture trente-cinq ans auparavant. Helmer et Henk étaient indissociables et inséparables jusqu'à ce qu'Henk rencontre à 18 ans Riet, une jeune femme très jolie. A partir de ce moment-là, tout a changé et Helmer est resté seul. C'est Henk qui aurait dû reprendre les rênes de la ferme familiale, mais Riet et le destin en ont décidé autrement. Depuis lors, Helmer qui avait commencé des études universitaires mène une vie assez recluse dans la ferme égayée seulement par la présence des fils des voisins qui l'aident pour les animaux. Quand le roman commence, Helmer vient d'installer son vieux père au premier étage de la ferme et il en profite pour faire du nettoyage et de la décoration. Helmer ne s'est jamais marié et ne s'est jamais vraiment remis de la mort de son jumeau. Puis arrive un invité inattendu que je vous laisse découvrir. J'ai trouvé ce roman reposant et très agréable à lire parce que la narration est assez neutre mais précise. Le roman est écrit au présent et on ne s'ennuie pas une minute. Je vous le conseille tout comme Aifelle qui en parle très bien ainsi que Dominique. Keisha est plus mitigée.

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mardi 3 décembre 2013

Confiteor - Jaume Cabré

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J'ai voulu lire Confiteor (Actes Sud, 771 pages) de l'écrivain catalan Jaume Cabré, car j'ai été attirée par la couverture: un petit garçon de dos qui essaye de prendre un livre dans une immense bibliothèque. Adrià Ardevol est le narrateur et personnage principal de ce roman complexe et virtuose tant du point de vue narratif et que stylistique. Je voudrais donner quelques impressions sur ma lecture en commençant par décrire le style narratif avec le passage entre le "je" et le "il" et le "il" et le "je" dans une même phrase sans que le lecteur ne se perde. On remarque aussi la façon qu'a Cabré de jongler, dans un même paragraphe, d'une époque à l'autre et d'un personnage à l'autre. Car le roman est ample et brasse plus de 600 ans d'histoire de l'Europe: de l'Inquisition au XVIIIème siècle, du début du XXème siècle à nos jours, en passant par le nazisme et le franquisme. Ce roman est une longue lettre confession ("confiteor" en latin) d'Adrià Ardevol, né en 1946 à Barcelone. Il écrit cette confession à Sara, la femme de sa vie, avant qu'il ne soit trop tard. Le roman commence par cette phrase "... j'ai compris que naître dans cette famille avait été une erreur impardonnable". Les parents d'Adrià ont des rêves pour leur fils, ils voudraient qu'il devienne polyglotte et violoniste virtuose en même temps. Et en effet, le fil conducteur principal de cette histoire est un violon, un Storioni fabriqué en 1764 et appelé le Vial (du nom de son premier propriétaire). On apprend au fil du récit comment le Vial est arrivé dans la famille d'Adrià: c'est son père Félix qui a réussi à se le procurer. Adrià a été élevé par un père dur et exigeant et une mère qui ne l'aimait pas vraiment. Confiteor traite du mal sous toutes ses formes, mais aussi d'amour (Adrià et Sara), d'amitié (Adrià et Bernat Plensa, un camarade d'enfance), de jalousie et de trahison. Le roman parle aussi de peinture (Sara est peintre), de littérature et de livres, car Adrià devenu polyglotte (il apprendra une dizaine de langues dont l'araméen) va écrire et enseigner sur l'histoire des idées. Il va aussi acquérir des manuscrits. Je n'en dirai pas plus, mais je vous recommande absolument ce roman vertigineux qui se lit très bien malgré sa longueur. J'ai été vraiment transportée. Je terminerai ce billet en pensant aux petites figurines, Aigle-noir (un indien Arapaho) et le shérif Carson, à qui Adrià se confie jusqu'à l'âge adulte. Lire les très bons billets de Richard, Malika, Cuné (merci Aifelle), Mélopée et Cachou. J'ajouterai que ce roman de la rentrée littéraire 2013 a été encensé par la critique et surtout par toutes les librairies que je fréquente.

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lundi 18 novembre 2013

Blanche-Neige doit mourir - Nele Neuhaus / L'obscure mémoire des armes - Ramon Diaz-Eterovic

Voici deux romans que je vous recommande vivement.

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D'abord Blanche-Neige doit mourir (Collection Actes Noir - Actes Sud, 390 pages) de Nele Neuhaus (Flétrissure), dans lequel on retrouve l'inspectrice Pia Kirchhoff et le commissaire Oliver von Bodenstein, qui officient dans une petite ville près de Francfort en Allemagne. Ils sont appelés pour enquêter suite à la découverte d'un squelette féminin dans une cuve de carburant d'un aéroport désaffecté. Simultanément, Tobias Sartorius, 30 ans, vient de sortir de prison après dix ans de détention pour avoir été reconnu coupable du meurtre de deux jeunes filles dont on n'a jamais retrouvé les corps. Je pense que vous allez deviner le rapport entre le squelette et Tobias, mais ce n'est que le début d'une enquête pleine de rebondissements qui se passe dans un village où tous les habitants en ont lourd sur la conscience. Il y a une sorte d'omerta sur ce qui s'est passé 11 ans auparavant. Trois familles dont celle de Tobias ont été anéanties. On devine en partie qui sont les "méchants" de l'histoire bien avant la fin jusqu'au coup de théâtre final. J'ai trouvé le récit haletant.

 

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Avec L'obscure mémoire des armes (Métailié noir, 280 pages) de Ramon Diaz-Eterovic (La couleur de la peau), nous voici de retour au Chili à Santiago en compagnie d'Heredia et de son chat Simenon. Quand le roman commence, Heredia s'ennuie, on fait très peu appel à lui. Il a juste de quoi payer quelques factures et nourrir son chat, jusqu'au moment où Griseta, l'amante d'Heredia, lui demande d'aider une amie: en effet, le frère de cette dernière a été abattu en sortant de son travail. L'enquête officielle a été bâclée et déclarée close. En acceptant cette affaire, Heredia se retrouve à remonter dans le temps à l'époque de la dictature de Pinochet et des tortionnaires qui ont sévi à cette époque... Ramon Diaz-Eterovic est un bon conteur. Il n'ennuie jamais le lecteur. On suit les déambulations d'Heredia dans Santiago avec intérêt. C'est un bonheur de lecture.

dimanche 27 octobre 2013

Le justicier d'Athènes - Petros Markaris / Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison - Arto Paasilinna

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Dans Le justicier d'Athènes de Petros Markaris (Editions du Seuil, 336 pages), deuxième volet de la "trilogie de la crise", on retrouve le commissaire Charitos et toute son équipe face à un tueur qui commet des crimes en tirant des flèches enduites de ciguë entraînant une mort rapide (Socrate s'est suicidé à la ciguë), et ce même tueur n'hésite pas à transporter les corps dans des lieux de fouilles archéologiques. Les victimes n'ont pas été choisies au hasard, mais sur le fait qu'elles ont fraudé le fisc. Le tueur, qui s'est baptisé "Le percepteur national", envoie des lettres de menace à ses futures victimes avant de les tuer. En 2011, en pleine crise économique grecque, ce tueur devient presque un héros pour pas mal de contribuables qui ont du mal à joindre les deux bouts. L'enquête s'avère difficile pour Charitos qui doit rendre des comptes à son supérieur qui lui-même, etc. De plus, Charitos et sa femme Adriani sont consternés d'apprendre que Katérina, leur fille, vient d'accepter un travail en Afrique (en Ouganda). Son mari, Phanis, doit l'accompagner. Une fois encore, Petros Markaris situe son histoire à Athènes où les embouteillages ralentissent les enquêteurs. Je note une fois de plus la précision dans la désignation des noms de rues. Il faut vraiment avoir un plan d'Athènes en lisant les romans de Petros Markaris. En revanche, j'ai été un tout petit peu déçue par l'intrigue et sa résolution par rapport à Liquidations à la grecque. Mais cela n'empêche pas que je vais continuer à lire Petros Markaris. J'attends avec intérêt le troisième tome de sa trilogie.

 

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Après Athènes, je vous emmène, avec Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison d'Arto Paasilinna (Folio, 375 pages), en Laponie finlandaise, en compagnie d'un inspecteur de la sécurité nationale finlandaise, Jalmari Jyllänketo. Se faisant passer pour un contrôleur en agriculture biologique, il est chargé de mener une enquête à propos de rumeurs sur des disparitions d'individus. Ceux-ci auraient été emmenés dans un grand domaine maraîcher où les mines de fer sont devenues des champignonnières tandis que les terres marécageuses ont été transformées en potagers bio. Dans cette histoire qui est plutôt une fable optimiste, on fait la connaissance de plusieurs dizaines de personnages, dont un évêque, un ex-député, un aviateur. Tout ce petit monde est mené à la baguette par une femme, Ilona, dont la fille Sanna tombe amoureuse de Jalmari. Et ce dernier apprend que ceux qui travaillent dans les champignonnières ne sont pas là de leur plein gré: il s'agit d'hommes d'affaires finlandais, de motards et même de condamnés à mort américains. Je ne vous en dirai pas plus. C'est le deuxième roman d'Arto Paasilinna que je lis, j'ai vraiment beaucoup aimé.

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mercredi 2 octobre 2013

Le linguiste était presque parfait - David Carkeet / D'acier - Silvia Avallone

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Sous ce titre, Le Linguiste était presque parfait de David Carkeet (romancier américain né en 1946), se cache un roman plein d'humour qui se passe aux Etats-Unis dans un institut où des linguistes (dont un dénommé Jeremy Cook - le personnage principal de l'histoire) étudient le langage de bambins âgés de 9 mois à 4 ans. Deux meurtres sont commis au sein de cet institut: un journaliste, et un des linguistes (Arthur Stiph), qui avait rendez-vous avec un "contre-ami" la nuit où il a été tué. C'est grâce à un "mboui" (une locution énigmatique dite par un petit garçon de 16 mois) que le meurtrier sera démasqué après que tout le monde ait soupçonné tout le monde. Pour ceux qui connaissent la langue anglaise, les patronymes de certains personnages sont signifiants: Stiph (Stiff - raide), Wach (Watch - montre), Jeremy Cook (cuisinier) qui est le principal suspect du lieutenant de police Leaf (feuille), etc. J'ai trouvé très plaisant ce roman qui date de 1980 (Editions Monsieur Toussaint Louverture, 286 pages). On retrouve Jeremy Cook dans deux autres romans pas encore traduits en français.

 

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Avec D'acier de Silvia Avallone (Editions J'ai lu, 400 pages), on fait la connaissance de deux adolescentes de presque 14 ans (quand l'histoire commence), Anna et Francesca, qui vivent avec leurs familles à Piombino, triste ville industrielle de Toscane, face à l'île d'Elbe. L'histoire sur passe entre l'été 2001 et l'été 2002. Francesca et Anna sont amies d'enfance et vivent dans le même immeuble. Inséparables, elles sont jolies comme tout et commencent à attirer les regards concupiscents de la gent masculine alentour. Le père d'Anna est un trafiquant "à la petite semaine", quant au père de Francesca il bat sa femme et sa fille. Pendant ces douze mois, elles vont connaître plusieurs épreuves et entrer de plain-pied dans le monde des adultes. Ce n'est pas de la grande littérature, mais ça se lit agréablement.

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mercredi 11 septembre 2013

2666 - Roberto Bolaño

Ca y est, je viens de terminer mon "pavé de l'été" de 1350 pages (initiative très sympathique de Brize): 2666 [c'est le titre!] du Chilien Roberto Bolaño (1953-2003) est un roman foisonnant (éditions Folio), composé de cinq parties (chacune formant un tout) reliées entre elles par un fil plus ou moins ténu. Il a été publié en 2004, plus d'un an après la mort de l'écrivain. Ce roman demande beaucoup de concentration (j'ai mis deux mois à le lire avec des interruptions), car le récit n'est pas vraiment linéaire (contrairement à ce à quoi je m'attendais), il y a beaucoup de digressions (du récit dans le récit) et de nombreux personnages (universitaires, journalistes, truands, policiers, etc.). Chaque partie forme un bloc sans chapitre. L'ensemble commence en 1980 et se termine en 2000 avec une remontée dans le temps à partir de 1920 des deux côtés de l'Atlantique. Je dirais que ma partie préférée (peut-être parce que c'était la première?) est celle appelée "La partie des critiques" (250 pages). Trois hommes et une femme, des universitaires (un Italien, un Espagnol, un Français et une Anglaise), se rencontrent à l'occasion de colloques sur leur passion commune: Benno von Archimboldi, un romancier allemand obscur dans tous les sens du terme: on ne sait pas qui se cache sous ce nom, s'il est mort ou vivant. Leur volonté de découvrir qui est Archimboldi les emmènera jusqu'au Mexique dans une ville (fictive) appelée Santa Teresa, qui s'avère être un lieu de meurtres barbares commis sur plus de 300 femmes dans les années 1990 (voir la 4ème partie, la plus longue, 420 pages). C'est dans la dernière partie (390 pages) que Bolaño nous raconte l'histoire d'Archimboldi qui est bien sûr un nom de plume. On apprendra à la toute fin ce qui relie Archimboldi et les meurtres de la quatrième partie, qui sont énumérés comme une litanie. Le roman s'arrête brusquement, il pourrait se poursuivre. Bolaño nous parle de littérature, de meurtres, du mal, de la 2ème guerre mondiale (et de la "shoah par balles"), de livres, d'édition, du passé, du présent, de la mort et de l'amour. J'avoue ne pas avoir été totalement conquise par 2666, peut-être parce que je ne m'attendais pas à un roman si dense et en même temps si éclaté. Mais je ne regrette pas cette expérience. Lire le billet de Cuné (merci à Clara pour l'info).

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mardi 6 août 2013

La couleur de la peau - Ramon Diaz-Eterovic

Voici un roman policier chilien que je vous recommande.

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Dans La couleur de la peau de Ramon Diaz-Eterovic (Edition Métailié), j'ai fait la connaissance du détective Hérédia et de son chat Simenon (avec qui il dialogue souvent). A Santiago du Chili, Hérédia travaille comme détective privé. Amoureux de la littérature, il apprécie aussi Mahler et le tango. Héridia est souvent aidé dans ses enquêtes par Campbell, un journaliste, par Seron, un flic à le retraite et par Anselmo, un kiosquier. Ce dernier va même loger un temps chez Hérédia. Dans ce cinquième roman paru en français - il faut que je lise les quatre précédents -, Hérédia est chargé de retrouver Alberto Coiro, un Péruvien de Lima, venu chercher du travail à Santiago et qui a brutalement disparu. C'est après avoir découvert dans une vieille maison abandonnée le corps pendu de Coiro qu'Hérédia devra enquêter dans les trafics de jeux clandestins et autre. Sans dévoiler la fin, Coiro s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Il ne sera pas le seul. Je suis content d'avoir découvert Ramon Diaz-Eterovic qui sait nous raconter des histoires où l'humain prime sur le reste. Il fait preuve de beaucoup d'empathie dans la description de ses personnages humains. J'ai hâte de retrouver Simenon, un chat de bon conseil. Lire le billet très complet de Noëlle.  

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jeudi 6 juin 2013

Tokyo Zodiac Murders - Soji Shimada

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Voici un roman policier japonais que je vous recommande absolument: Tokyo Zodiac Murders de Soji Shimada (Rivages Noir, 430 pages). Il s'agit d'une histoire criminelle qui trouvera sa conclusion plus de 40 ans après les faits. En 1936, dans une grande famille, un peintre est assassiné dans son atelier, et plusieurs jours après, ses quatre filles, belle-fille et deux nièces, sont elles aussi assassinées. Le peintre, Heikichi, a été tué dans son atelier, il s'agit d'un crime en "chambre close". En ce qui concerne les jeunes femmes nées sous un signe du zodiaque différent, elles ont été empoisonnées à l'arsenic. Chaque corps a été amputé d'une partie (pour former une entité appelée Azoth) et les cadavres ont été enterrés plus ou moins profondément aux quatre coins du Japon. D'ailleurs, entre la découverte du premier corps et celui du dernier, il se passe presque 1 an. C'est grâce à ses qualités de réflexion et de déduction qu'un astrologue résoudra l'énigme en 1979 (l'astrologie n'y a pas de rôle). Le roman est émaillé de croquis explicatifs sur le pourquoi du comment. C'est ludique et vraiment très bien troussé. L'écrivain est lui-même astrologue. Il est l'auteur de nombreux romans à énigmes. Tokyo Zodiac Murders est le premier publié en français. Je sens que vous êtes intrigués...

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lundi 28 janvier 2013

Un café maison - Keigo Higashino

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J'ai lu très vite, en une journée, Un café maison de Keigo Higashino (Actes sud) dans lequel on retrouve l'inspecteur Kusanagi et son ami physicien Yukawa, dont j'avais fait la connaissance dans Le dévouement du suspect X. Une fois plus, j'ai trouvé l'intrigue très originale. En préambule, on sait qu'une femme, Ayané, va tuer son mari, Yoshitaka, qui lui annonce qu'il va la quitter parce qu'elle n'a pas réussi à tomber enceinte. Dans les deux jours qui suivent, Yoshitaka meurt empoisonné à l'arsenic. Pendant plus de 300 pages, on tâtonne pour savoir comment Ayané s'y est prise pour assassiner son mari. En effet, Ayane venait de partir à Sapporo voir ses vieux parents quand son mari s'est écroulé mort après avoir bu une tasse de café. L'élément qui complique l'affaire est que Kusanagi ne reste pas insensible au charme de cette belle suspecte dont la spécialité est la création de Patchwork. Je vous donnerai comme indice que Ayané arrose beaucoup ses pots de fleurs, que le poison n'avait pas été mis directement dans la tasse à café dans laquelle Yoshitaka a bu le breuvage fatal, et qu'il existe dans certains logement japonais un robinet d'eau filtrée (à côté du robinet d'eau courante). La meurtrière a montré beaucoup de sang-froid et a très bien pensé son modus operandi. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, que je vous recommande. En revanche, vous pouvez aussi lire le billet mitigé de Dominique.

PS: suite au commentaire de Michel, je précise que j'avais lu et chroniqué La maison où je suis mort autrefois.

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