lundi 17 juillet 2017

La chronique de Tallinn - Indrek Hargla

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J'ai eu grand plaisir à retrouver l'apothicaire Melchior dans ce cinquième tome, La chronique de Talinn (Editions Gaïa, 411 pages). Les quatre tomes précédents ont été chroniqués ici, ici, ici et . Ce cinquième tome se passe en juin 1432, un an après le tome précédent. Melchior se remet doucement de la disparition de sa femme. Son fils Melchior (on s'appelle Melchior de père en fils dans la famille) est parti à Lübeck terminer sa formation d'apothicaire. Il va lui arriver des mésaventures qui va l'amener à être enrôlé dans une confrérie secrète mais il va aussi croiser celle qui sera peut-être la femme de sa vie. A Tallinn, un moine découvre un vieux manuscrit qui va lui coûter la vie. D'autres morts violentes suivront. Tout se passe autour d'un hospice et d'une léproserie. Grâce à l'écrivain et au texte (bien traduit), j'ai encore été passionnée par les us et coutumes du XVème siècle d'une ville que l'on connaît peu, régie par des guildes religieuses ou autres, et par l'évocation des villes hanséatiques comme Lübeck, qui furent si importantes pour le commerce. J'ai vu qu'un sixième tome avait été écrit en 2017. J'attends sa sortie française avec impatience. J'aime vraiment beaucoup cette série.

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vendredi 18 mars 2016

L'étrangleur de Pirita - Indrek Hargla

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Nous avions laissé Melchior l'Apothicaire en 1422 (ici) et nous le retrouvons dans L'étrangleur de Pirita (Editions Gaïa Polar, 383 pages) toujours à Tallin, neuf ans plus tard, en 1431 (entre mars et juin), entouré de sa femme Keterlyn et de ses jumeaux Melchior et Agatha qui ont presque atteint l'âge adulte. Melchior a désormais plus de 50 ans. Agatha est une jeune fille intelligente qui apprend plus vite que son frère les secrets de remèdes pour guérir. A une lieue de Tallin, Melchior est appelé dans le monastère des brigittines pour essayer d'identifier le mal dont souffre une des religieuses, Taleke, qui ne prononce plus que des borborygmes depuis plus de trois mois. Sur le chemin du monastère, Melchior déterre un cadavre qui été étranglé et a été à demi dévoré. Il semble être là depuis l'automne précédent. D'autres meurtres par strangulation vont suivre, dont la pauvre Taleke elle-même. Les bâtiments et en particulier la chapelle sont en construction depuis des années. Ce monastère pratique une certaine mixité puisqu'il y a des moines et des moniales qui cohabitent sans se cotoyer, et le monastère accueille des pélerins qui séjournent un temps plus ou moins long. Comme pour les trois autres romans, Hargla sait nous plonger dans le XVème siècle du nord de l'Europe (peu connu - en ce qui me concerne). Comme dans les romans précédents, il y a un avant-propos éclaiant. Pour résoudre ces meurtres, Melchior va se retrouver à déchiffrer des caractères runiques qui mettront sur la piste du meurtrier. Hargla sait rendre les personnages proches de nous ,et il est toujours précis dans ses descriptions, dont la fabrication de certains remèdes. Dans ce roman, Melchior va vivre une tragédie que je vous laisse découvrir, mais a priori, on devrait le retrouver dans un cinquième tome, enfin je l'espère. A nouveau, je vous conseille de lire les romans dans l'ordre. Des quatre romans, L'étrangleur de Pirita est presque mon préféré. Lire le billet de Sandrine.

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dimanche 19 juillet 2015

Le glaive du bourreau - Indrek Hargla

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Je viens de terminer la troisième enquête avec l'apothicaire Melchior. Les deux premières ( et ) m'avaient beaucoup plu, tout comme comme celle-ci. Dans Le glaive du bourreau d'Indrek Hargla (Editions Gaïa, 444 pages), nous retrouvons Melchior en 1422. Les événéments se passent entre le 16 septembre et 13 octobre à Tallin en Estonie. Wibeke Bose, la fille du bourreau de la ville, assiste à l'assassinat d'un homme par un autre dans la forêt avoisinante. Elle devient un témoin gênant pour le meurtrier, elle le paiera de sa vie. Jusqu'à ce que l'on découvre le meurtrier, le bourreau ne procédera plus à des exécutions. Comme dans les romans précédents, Indrek Hargla nous décrit les us et coutumes estoniennes au XVème siècle ainsi que les relations très étroites qu'entretenait Tallin avec d'autres villes hanséatiques comme Lübeck et son marché aux harengs (schonemarkt). Melchior, une fois de plus, démontre son intelligence et sa perspicacité autour d'une table de jeu. Il démasque l'assassin grâce à d'un magicien et un jeu de cartes (qui ressemble au tarot). C'est brillamment mené, j'ai beaucoup aimé. D'ailleurs, j'attends les romans  suivants avec un certaine impatience. J'ai noté qu'il y en avait encore au moins deux à traduire en français (source wikipedia).

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dimanche 31 août 2014

Le spectre de la rue du Puits - Indrek Hargla

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Comme j'avais beaucoup aimé le premier tome des enquêtes de Melchior l'apothicaire, j'ai été contente de lire le second tome, Le spectre de la rue du Puits d'Indrek Hargla (Editions Gaïa, 300 pages). Je l'ai emprunté en bibliothèque.
Nous retrouvons Melchior en 1419, soit 10 ans plus tard. Toujours marié avec Keterlyn (déjà très présente dans le tome précédent), il est devenu le père de jumeaux de cinq ans, un garçon et une fille (Melchior et Agatha). Melchior et sa famille habite toujours la rue du Puits à Tallin en Estonie. Les événements se déroulent du 2 au 15 août. De jeunes amoureux croient voir un spectre sorti d'une des maisons de la rue. Ils ne sont pas les premiers. Ce spectre s'est manifesté devant quelques personnes qui sont décédées de façon plus ou moins violentes peu après. Voilà ce qu'apprend Melchior qui décide de mener sa propre enquête avec le soutien de son ami, le conseiller bailli Wentzel Dorn qui lui-même est très peiné par la mort de quelques notables. Bien entendu, toutes ces morts (naturelles ou non) sont liées. Sans en dévoiler plus, je dirais, qu'un homme fou de chagrin est à l'origine de ces crimes. Il est aidé dans sa funeste entreprise par deux personnes. Voici un roman qui prend son temps, l'intrigue est bien menée, Hargla dévoile quelques us et coutumes de l'époque, la bière coulent à flots et la liqueur d'apothicaire préparée par Melchior rencontre toujours beaucoup de succès. Les deux romans assez dépaysants peuvent se lire indépendamment. Je vous les recommande tous les deux.

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samedi 19 juillet 2014

Les fantômes de Belfast - Stuart Neville / L'énigme de Saint-Olav - Indrek Hargla / Le cercle - Bernard Minier

 

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Voici trois romans lus récemment qui n'ont pas de rapport entre eux (si ce n'est que ce sont des romans policiers) et qui m'ont procuré d'agréables moments de lecture.

Je commencerai par celui que j'ai préféré des trois: Les fantômes de Belfast de Stuart Neville (Rivages Noir, 423 pages qui se lisent d'une traite). A Belfast, Gerry Fegan, un ex-tueur de l'IRA, est hanté par les fantômes de 12 personnes  qu'il surnomme les "12 suiveurs". Il les a assassinées plusieurs années auparavant. C'étaient des meurtres commandités. Venant de sortir de prison, il commence à éliminer ceux qu'il juge responsable de ces morts. Petit à petit, les fantômes cessent de le harceler tandis que Gerry supprime des êtres peu recommandables. L'histoire est bien menée et tant pis si l'on juge que Gerry ne devait pas se faire justice lui-même. C'est un personnage que l'on n'oublie pas. Stuart Neville est un écrivain à suivre car Les fantômes de Belfast est son premier roman.

Je continue avec un roman policier estonien. C'est le premier d'une série. Dans L'énigme de Saint Olav - Melchior l'Apothicaire, livre 1 (Babel noir, 420 pages intrigantes), Indrek Hargla situe son intrigue entre le 15 et le 22 mai 1409 à Tallinn en Estonie. Cette ville était partagée entre ville basse et ville haute où se situait la forteresse de l'ordre des chevaliers teutoniques. Le bailli de la ville demande à Melchior Wakenstede, l'apothicaire, de l'aider à découvrir qui a décapité un ancien commandeur de l'ordre Teutonique de Gotland. Dans la bouche du mort, l'assassin a placé une vieille pièce de monnaie. Trois autres morts suspectes vont suivre dont deux empoisonnements. Il est question de position des pions dans un jeu d'échecs, de brasseur de bière, de la guilde des Maîtres Chanteurs de Nuremberg et de bâtisseurs d'églises. L'arrière-plan historique n'est pas forcément très simple car assez méconnu, mais cela ne m'a pas empêché de bien apprécier ce roman que je vous conseille.

Je terminerai avec Le cercle de Bernard Minier (Pocket, 780 pages) où l'on retrouve le commandant Servaz (dont on avait fait connaisance dans Glacé).  Dans la région de Toulouse à Marsac, Hugo, un étudiant, est retrouvé dans la maison où l'on découvre le corps d'une prof. Elle a été ligotée et laissée sans vie dans sa baignoire. Servaz est chargé de l'enquête par sa hiérarchie et surtout par Marianne, la mère d'Hugo. Ce dernier apparaît être le principal suspect. D'autres morts vont suivre. Les victimes ont un lien commun. J'ai trouvé que 780 pages, c'était un peu long. Il y a pas mal de digressions, de sous intrigues. J'ai préféré Glacé.