jeudi 5 juin 2008

Dans la main du Diable - Anne-Marie Garat

Grâce à Rosa (je la remercie) qui m'a fait parvenir Dans la main du Diable d'Anne-Marie Garat, je viens de passer quelques jours, dont le dernier week-end, immergée dans ce gros pavé de 1287 pages édité aux éditions de poche Babel / Actes Sud. A Paris, Gabrielle Demachy et sa tante Agota Kertész (d'origine hongroise toute les deux) viennent d'apprendre par le Ministère de la Guerre, en ce mois de septembre 1913, qu'Endre Luckàcz, cousin de l'une et fils de l'autre, est décédé en Birmanie. Une malle avec les affaires du jeune homme va leur être restituée. Chimiste de formation, Endre était parti en 1908 et n'avait jamais donné de nouvelles depuis. Comme Gabrielle veut en savoir plus sur la mort de ce cousin qu'elle aimait, et grâce à une information donnée par un certain Michel Terrier qui travaille au ministère, elle va devenir la gouvernante d'une petite Camille (Millie) de Galay, dont le père Pierre, spécialiste en maladies infectieuses, est celui qui a assisté à la mort d'Endre, et a pu récupérer un cahier d'une vingtaine de pages rédigées par Endre en hongrois, porteur d'un terrible secret. Gabrielle est une jeune femme déterminée d'une vingtaine d'années, jolie, intelligente et qui a appris à jouer du piano grâce à une amie polonaise, Dora Gombrowicz. Cette dernière est un personnage important du roman qui se déroule jusqu'en août 1914, au moment de la mobilisation générale. En effet, Dora se trouve avoir en sa possession deux ampoules dont le contenu peut anéantir une partie de la population parisienne. Quand Gabrielle commence son service, la famille de Galay nous est présentée: Mathilde née Bertin, la mère, dirige d'une main de fer à Paris la fabrique de biscuits Bertin-Galay, héritée de son père. Elle sait même s'adapter (grâce à un adjoint efficace) aux revendications de ses employées qui décide la grève. Le mari de Mathilde, Henri, est pratiquement toujours parti de par le monde en quête d'objets exotiques. Mathilde a quatre enfants dont elle ne s'est pas beaucoup occupée: Pierre (que j'ai déjà mentionné); Daniel, réalisateur de films muets qui partira aux Etats-Unis; Blanche, femme au foyer et mère possessive d'un garçon nommé Didier; et enfin Sophie, la petite dernière, enfant non désirée, et déjà mère, elle-même, de 3 enfants (elle en attend un 4ème) et dont le mari, Charles, notaire de son état, la trompe outrageusement tout en profitant de sa dot. Elle saura se venger à sa manière. Cette grande famille bourgeoise a une nombreuse domesticité dans la demeure du Mesnil à 20 km à l'ouest de Paris. De plus, Mathilde possède un grand appartement à la Chaussée d'Antin. Au fil de ce long roman qui prend son temps mais où je ne me suis pas ennuyée une seconde (il y a suffisamment de rebondissements pour que j'ai eu envie de continuer), Gabrielle croise le chemin d'un anarchiste Marcus, de Clarisse Zepwiller et de son frère Jean (compagnon de route d'Endre), d'un commissaire à la belle moustache, dénommé Louvain. On n'entend pas trop les rumeurs de la guerre prochaine, mais on a une évocation fouillée de cette période d'insouciance avant cette terrible guerre, dont l'Affaire Caillaux, les recherches à l'Institut Pasteur, la valse des ministères, Jaurès. On suit au jour le jour la vie de ces quelques personnes dont j'ai presque pensé qu'elles avaient véritablement existé. A part une incursion à Venise où Gabrielle va mettre sa vie en danger, tout le roman se passe à Paris et dans sa banlieue. Un journaliste nommé Max Jamais, du journal "Le Temps", portera à la connaissance du grand public le secret d'Endre. Le style de Garat est uni et fluide. C'est un très bon roman bien structuré. Elle ne perd jamais le fil, il n'y a pas de digression. Il ne faut surtout pas se décourager devant autant de pages écrites serrées. Cela en vaut vraiment la peine. Une suite qui se passe 20 ans après vient de paraître avec Camille (Millie) Galay comme personnage principal. Je le lirai certainement mais il faut que je me remette de celui-ci.

PS: pour celle ou celui qui serait intéressé(e) que je lui envoie ce livre (afin qu'elle ou il le lise), comme Rosa l'a fait pour moi, j'en serais ravie. Il suffit de me le faire savoir.

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mercredi 21 mai 2008

Deux romans policiers français

Grâce à mon ami, j'ai fait l'acquisition de quelques romans policiers que j'ai décidé de chroniquer suite aux billets publiés sur le site de Claude le Nocher. Je trouve intéressant d'évoquer des auteurs français de polar peu connus du grand public. Tous ces romans en format de poche ne dépassent pas 9 euros. Voici les deux premiers publiés aux Editions Kraoken (http://www.krakoen.com).

Vice repetita d'Hervé Sard est un roman qui se lit très vite. Le roman commence et se termine en 2050. Un crime horrible est commis en 2004 dans la Forêt de la Vallée de chevreuse. On ne fait la connaissance du vrai meurtrier (qui écrira une confession sur son lit de mort) que 46 plus tard. Cet assassin a commis le crime parfait puisque c'est un faux coupable qui paie (lourdement) à sa place. La psychologie des personnages est un peu sommaire et l'intrigue se résoud grâce aux analyses ADN qui donnent des résultats (mais les apparences sont parfois trompeuses). Petit indice: il y a un troisième homme. Roman qui sans être inoubliable est d'une lecture agréable avec des petits chapitres. Cela m'a donné envie de lire le deuxième roman d'Hervé Sard, Mat à mort (également aux Editions Krakoen), très bien aussi.

Dans Les vieilles décences de Max Obione, Maurice Cintray (Mau ou le Mat) et Raymond Japhet (Raja), respectivement inspecteur et juge, tous les deux à la retraite, partent en Beauce dans la voiture de Maurice, une magnifique Panhard, afin de s'adonner au plaisir de la pêche. En guise de poisson, c'est un macchabée plus très frais que Maurice attrape. La victime a été égorgée. L'identité du mort est révélée grâce à un article de journal qui ne parle que d'une simple noyade par hydrocution. D'ailleurs, le pauvre journaliste qui a rédigé l'article ne fait pas de vieux os, il est renversé "accidentellement" par une voiture, à moins qu'il ne se soit suicidé? Mau et Raja mènent l'enquête et font justice eux-mêmes grâce à des méthodes peu orthodoxes mais qui donnent des résultats qui font du bruit. Des notables céréaliers, des gradés de la maréchaussée et même un instituteur écolo sont impliqués dans cette sombre affaire où les OGM jouent un rôle essentiel. Ce roman très bien structuré est agréable à lire grâce à un style enlevé et quelques expressions savoureuses. On retrouve les deux compères dans un autre roman, Le jeu du lézard.

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mercredi 23 avril 2008

Les années - Annie Ernaux

Les années (Editions Gallimard) est le premier livre que je lis d'Annie Ernaux. Il est classé en tête des différents palmarès des ventes depuis quelques semaines (c'est amplement mérité). Les années n'est pas un roman, mais un récit chronologique de 240 pages dans lequel une narratrice parle de son enfance, de son adolescence et de sa maturité, illustrées par des photos d'une femme, née en 1940. Annie Ernaux, qui est très probablement la femme sur les photos (on s'en rend compte au détour d'un paragraphe), brosse un portrait par des mots, des images et des situations de ce que fut la France de l'après-guerre jusqu'à nos jours. Ces photos, toutes situées et datées au dos, sont des instantanés dans la marche du temps qui passe, avec chaque fois une brève description de ce qu'elles représentent. C'est un livre sur la mémoire et les souvenirs, sur plus de 60 ans, sur cette société française qui a beaucoup changé et qui efface au fur et à mesure son passé immédiat. On ne vit plus que dans l'instant. Annie Ernaux raconte notamment les années Mitterrand, la société de consommation, les années De Gaulle, Mai 68, la pilule, la loi sur l'avortement, les colonies de vacances, Internet et le téléphone portable, les supermarchés, les banlieues et la langue des jeunes, le 11 septembre, le sida, l'Iran, Bush, les otages au Liban, etc. A mesure que l'on avance dans la lecture, je me suis rendu compte que vous, moi et tous les autres, de confession, de milieu socio-professionnel et politique différents, tous se retrouvent dans ce livre d'Annie Ernaux. Comme on dit maintenant, c'est un livre "qui me parle". C'est la madeleine de Proust à l'échelle d'un pays et d'une époque et d'au moins trois générations. Remarquable! Ce n'est pas un livre qui se lit très vite car le récit est concentré, mais quel plaisir de lecture. Il serait intéressant de savoir si ce livre sera étudié dans 50 ans comme témoignage d'une époque.

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samedi 19 avril 2008

La cote 512 - Thierry Bourcy

La cote 512 de Thierry Bourcy (Folio Policier) est un roman de 250 pages qui a l'originalité de se passer dans les tranchées de la guerre 14-18. C'est le premier des quatre volets des enquêtes déjà parues du soldat Célestin Louise, inspecteur de police dans le civil. Dans La cote 512, Célestin reçoit son ordre de mobilisation dès la déclaration de guerre en septembre 1914. Au cours de ses enquêtes à Paris, il était très doué pour trouver et appréhender les cambrioleurs. Célibataire sans enfant, il rencontre peut-être l'âme soeur la veille de son départ sur le front. Il est affecté au 134ème régiment d'infanterie où il retrouve La Guimauve, le dernier cambrioleur qu'il avait appréhendé et relâché immédiatement. Ce régiment est commandé par le lieutenant Paul de Mérange. Au cours de la première offensive, de Mérange est tué, le problème est qu'il a été atteint dans le dos par une balle tirée par un fusil français. Célestin, persuadé que le lieutenant a été assassiné, décide de mener l'enquête. Celle-ci le conduira à connaître la famille du lieutenant, sa femme et son frère qui sont les personnages centraux de cette affaire de crime passionnel prémédité. Thierry Bourcy évoque en arrière-plan, comme dans le film Joyeux Noël, la fraternisation entre les deux camps ennemis, à la Noël 1914. Il fait aussi une description de ce qui va être la guerre des tranchées pendant 4 ans. Cela m'a rappelé les images du film de Jean-Pierre Jeunet, Un long dimanche de fiançailles. Roman honnête mais sans plus car l'intrigue est un peu superficielle. J'en verrais bien une adaptation au cinéma. J'attendrai la parution en édition de poche des 3 volets suivants dont le dernier Les traîtres vient juste de paraître aux Editions Nouveau Monde.

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mercredi 9 avril 2008

Le village de l'Allemand - Boualem Sansal

Le village de l'Allemand de Boualem Sansal (Editions Gallimard) vient d'être récompensé du prix RTL - Magazine Lire. Je voudrais convaincre tou(te)s les lecteurs et lectrices d'acheter ou d'emprunter ce magnifique roman, inspiré d'une histoire vraie. Je l'ai lu d'une traite et j'en suis sortie émue. Très bien écrite, la structure de l'histoire se résume dans le sous-titre: le journal des Frères Shiller, Malrich et Rachel dont on lit les journaux en alternance. L'histoire commence en octobre 1996, Rachel (contraction de Rachid et Helmut) Schiller s'est suicidé au gaz, 6 mois auparavant. Son frère cadet Malrich (contraction de Malek et Ulrich) veut savoir pourquoi. Autant Rachel a fait de brillantes études, a trouvé un travail bien rémunéré et s'est marié, autant Malrich, de 14 ans son cadet, vit dans une banlieue "difficile", n'étudie pas vraiment et n'a pas de but dans la vie. Le père, Hans, né Allemand en 1918, ingénieur chimiste devenu SS, a été l'un des maillons de l'extermination des Juifs d'un camp d'extermination à l'autre. Après la guerre, grâce à des appuis, Hans se retrouve en Egypte pour arriver enfin en Algérie où il s'installe au début des années 60. Il devient Algérien sous le nom de Hassan Hans, se convertit à l'islam, se marie et a ses deux fils qu'il envoie en France parce qu'on y vit mieux. Hans est assassiné le 24 avril 1994 avec sa femme Aïcha, nous sommes en pleine période de terrorisme islamique en Algérie, c'est une guerre sans nom. Rachel qui a appris ce drame par la télé, sans en parler à son frère, décide de savoir ce qui s'est passé. S'étant rendu en Algérie, Rachel récupère une vieille valise dans laquelle des documents mettent en lumière le terrible passé de Hans Schiller. Désespéré, Rachel abandonne sa vie rangée (travail, épouse, etc), pour mener une enquête qui le mènera jusqu'à Auschwitz. Il se met à écrire son journal, qu'il lègue à son frère après sa mort. Malrich est bouleversé à son tour par ce qu'il lit. Au fil de l'histoire, il y a aussi des descriptions qui montrent la dure réalité algérienne et l'oppression qui y règne et la vie des Algériens dans les banlieues françaises. Boualem Sansal fait certains raccourcis abrupts avec l'Allemagne nazie. En tout état de cause, j'affirme que Le village de l'Allemand est un des grands livres de l'année.

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lundi 17 mars 2008

Mygale - Thierry Jonquet

Comme son nom l'indique, le roman est venimeux mais surtout noir, très noir et dévoilant les penchants pervers du genre humain. J'ai découvert T. Jonquet avec Moloch, Les orpailleurs, Mon vieux et Ad vitam aeternam. Chaque fois, les intrigues sont très différentes et certaines relèvent presque du fantastique (Ad vitam aeternam). Mygale, en édition Folio policier, est un court roman composé de 3 chapitres : l'araignée, le venin et la proie. Trois histoires narrées en parallèle vont se rejoindre à la fin. Dans la 1ère histoire, Richard Lafargue, chirurgien esthétique, vit avec une belle jeune femme, Eve, qu'il semble retenir prisonnière dans une belle demeure. De temps en temps, pour assouvir ses instincts, il organise des rendez-vous galants entre Eve et des clients. De plus il va voir une jeune femme, Viviane, internée dans un hôpital psychiatrique. Dans la 2ème histoire, imprimée en italiques, un jeune homme dont on saura le nom plus tard (Vincent Moreau) est enlevé et séquestré par un homme qu'il surnomme "Mygale". Cette histoire se passe antérieurement à la première. Dans la 3ème histoire, Alex Barny, un malfrat en fuite, se cache. Il est blessé. Au fur et à mesure, Thierry Jonquet révèle les liens tissés entre les personnages. Eve et Vincent, Richard et Viviane, Alex et Vincent. Qui est Eve? Est-elle une victime consentante ou non? Quelles sont les motivations de Richard? Qui est Mygale? Ce roman est une bonne introduction pour découvrir Thierry Jonquet (même si j'en ai vraiment préféré d'autres).

PS du 25/08/2011: Aldomovar a tiré un film de ce roman, La piel que habito.

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mardi 15 janvier 2008

Les romans n'intéressent pas les voleurs - Alain Rémond

Livre de 200 pages que j'ai lu en 3 heures chrono, Les romans n'intéressent pas les voleurs d'Alain Rémond (aux éditions Stock) est un pur bonheur. Le métier de Jérôme Aramont consiste en la réécriture des romans complètement nuls d'un dénommé Bannister, auteur "maison" des éditions Hurtebise. Bien que cette occupation soit son gagne-pain, Jérôme est désabusé devant de telles inepties. Le dernier livre en date qu'il doit réécrire a comme titre "Galopades aux Galapagos". Heureusement qu'avec un ami journaliste, Jean-Paul, il poursuit un rêve : retrouver un écrivain, Santenac, auteur de trois romans, mais qui s'est volatilisé sans laisser de traces après la publication du troisième. Ces oeuvres, écrites dans les années 60, ont marqué à tout jamais Jérôme et Jean-Paul (et quelques autres lecteurs), qui connaissent chaque phrase des trois romans par coeur. Jérôme, qui n'a pas connu son père, et dont la mère (travaillant dans la pub) était toujours absente, a rêvé d'avoir une famille comme celle que décrivait Santenac. Enfin, le but est atteint, grâce à un ami libraire de la région de Millau: ils retrouvent la trace de Santenac, devenu ermite dans une bicoque. Il a fui les lecteurs qui le harcelaient, il vit sous un faux nom et touche le RMI. La déception est grande pour Jérôme et Jean-Paul. Mais les apparences sont trompeuses. Je ne vous dévoilerai bien évidemment pas la suite et la fin de ce roman si ce n'est que l'on comprend la signification du titre dans les dernières pages. Il y a du suspense et des rebondissements. Le livre est très bien écrit et donne un grand plaisir de lecture.

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mardi 6 novembre 2007

Chagrin d'école - Daniel Pennac

Dans la lignée de Comme un roman (cité dans mon billet du 19/04/2007), le dernier livre de Daniel Pennac (de son vrai nom Pennaccioni) est très autobiographique. Chagrin d'école permet à DP de raconter comment, petit dernier d'une fratrie de 4 frères, enfant de militaires, cancre de son état avec d'énormes problèmes en orthographe et mauvais dans presque toutes les matières, il a été "sauvé" grâce aux livres (surtout ceux qui n'étaient pas imposés en classe). Il adorait lire. Et il rend aussi grâce à quatre professeurs, en math, en philo, en histoire et en français, qui ne se sont pas posés de questions et ont tout fait pour le sortir de sa "cancritude". Puis l'ouvrage part un peu dans tous les sens mais j'ai retenu qu'il chante les louanges de tous ces enseignants qui ne laissent pas tomber ces enfants en difficulté. Lui-même, devenu professeur de français pendant 25 ans, a tout fait pour que des élèves dans des classes aménagées et non pas "à ménager" deviennent bons en orthographe ou qu'ils puissent apprécier la poésie sans qu'elle reste pour eux de la récitation imposée. Cela m'a ramené à ma scolarité personnelle. Moi qui étais une élève excellente en primaire, j'ai connu une désillusion dès la 6ème où je me suis retrouvée dans les dernières et j'ai eu le niveau "Passable" pendant mes 7 années de collège-lycée. Et sauf amnésie partielle ou totale, je n'ai malheureusement pas connu de professeur aussi proche de ses élèves que M. Pennac. J'aurais bien aimé l'avoir comme enseignant. A mon avis, il fait une description un peu idyllique (l'exception plutôt que la règle) sur le métier de professeur au collège et lycée.
PS: je viens d'apprendre que ce livre, dont j'avais rédigé la chronique d'avance (après l'avoir lu la semaine dernière), a obtenu le Prix Renaudot lundi 5 novembre 2007.

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samedi 20 octobre 2007

Le commissaire dans la truffière - Pierre Magnan

Sur les recommandations d'une amie bruxelloise, je viens de lire une des aventures du commissaire Laviolette, Le commissaire dans la truffière, de Pierre Magnan (paru en 1978). Ce commissaire vient d'être mandaté pour s'occuper de six mystérieuses disparitions de hippies aux alentours d'un village appelé Banon dans les Basses-Alpes aussi connue pour être une région de truffes vendues à prix d'or. Les suspects potentiels ont des prénoms pas courant de nos jours: Polycarpe, Alyre, Omer, Sidoine, Pascalon, Virgile et Albert. Une truie truffière appelée Roseline joue un rôle capital dans cette énigme. Le roman de 250 pages se lit en une journée, très agréablement. J'ai appris qu'un fayard était un arbre. J'ai apprécié les tournures de phrases qui sentent bon le terroir bas-alpin. Il y a un peu de sorcellerie, beaucoup de morts par accident ou non, pas mal de sang (humain) pour que les truffes soient plus belles, ainsi que de la folie et de l'envie. A part qu'il aime sa ville de Digne, et qu'il a une aventure avec La Raymonde, patronne de l'hôtel à Banon où il demeure, on ne connaît pas grand-chose de la vie privée du commissaire. Personnage attachant, je vais me procurer d'autres enquêtes de Laviolette.

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mercredi 17 octobre 2007

Archi mortel - Pascal Jahouel

Après La Gigue des cailleras (voir mon billet du 12 juillet 2007 - avec un commentaire de l'auteur en personne!), je viens de lire, grâce à un ami, le roman écrit précédemment par Pascal Jahouel, Archi Mortel (en 2006, déjà aux éditions Krakoen) dans lequel apparaît, pour la première fois, l'inspecteur Bertrand-Hilaire Lejeune ou plus simplement BHL pour les dames. La lecture de ce roman situé à Rouen, avec une escapade à Varsovie, m'a procuré le même plaisir grâce à la verve et à la langue truculente qui me fait beaucoup rire. Pour cette première enquête, BHL s'intéresse au milieu des architectes qui font parfois du trafic d'art. Un membre de cette éminente profession se retrouve avec un trauma mortel, deux balles de 9 mm dans la tête. Un deuxième architecte (archi) subit le même sort. La région normande est en émoi. Notre inspecteur, qui cherche l'âme soeur, rencontrera peut-être l'amour dans cette enquête mais rien n'est moins sûr. Quelques personnages "secondaires", que l'on retrouve dans La Gigue..., sont déjà présents. Particulièrement, le supérieur hiérarchique de BHL, le commissaire Georges Chassevent, très infatué de lui-même, et qui prend souvent Lejeune comme tête de Turc. Leurs opinions politiques divergent quelque peu. Mais BHL ne se laisse heureusement pas faire. Tout cela pour dire que j'attends avec impatience [en service de presse?] la suite des aventures de BHL.

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