samedi 19 avril 2008

La cote 512 - Thierry Bourcy

La cote 512 de Thierry Bourcy (Folio Policier) est un roman de 250 pages qui a l'originalité de se passer dans les tranchées de la guerre 14-18. C'est le premier des quatre volets des enquêtes déjà parues du soldat Célestin Louise, inspecteur de police dans le civil. Dans La cote 512, Célestin reçoit son ordre de mobilisation dès la déclaration de guerre en septembre 1914. Au cours de ses enquêtes à Paris, il était très doué pour trouver et appréhender les cambrioleurs. Célibataire sans enfant, il rencontre peut-être l'âme soeur la veille de son départ sur le front. Il est affecté au 134ème régiment d'infanterie où il retrouve La Guimauve, le dernier cambrioleur qu'il avait appréhendé et relâché immédiatement. Ce régiment est commandé par le lieutenant Paul de Mérange. Au cours de la première offensive, de Mérange est tué, le problème est qu'il a été atteint dans le dos par une balle tirée par un fusil français. Célestin, persuadé que le lieutenant a été assassiné, décide de mener l'enquête. Celle-ci le conduira à connaître la famille du lieutenant, sa femme et son frère qui sont les personnages centraux de cette affaire de crime passionnel prémédité. Thierry Bourcy évoque en arrière-plan, comme dans le film Joyeux Noël, la fraternisation entre les deux camps ennemis, à la Noël 1914. Il fait aussi une description de ce qui va être la guerre des tranchées pendant 4 ans. Cela m'a rappelé les images du film de Jean-Pierre Jeunet, Un long dimanche de fiançailles. Roman honnête mais sans plus car l'intrigue est un peu superficielle. J'en verrais bien une adaptation au cinéma. J'attendrai la parution en édition de poche des 3 volets suivants dont le dernier Les traîtres vient juste de paraître aux Editions Nouveau Monde.

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mercredi 9 avril 2008

Le village de l'Allemand - Boualem Sansal

Le village de l'Allemand de Boualem Sansal (Editions Gallimard) vient d'être récompensé du prix RTL - Magazine Lire. Je voudrais convaincre tou(te)s les lecteurs et lectrices d'acheter ou d'emprunter ce magnifique roman, inspiré d'une histoire vraie. Je l'ai lu d'une traite et j'en suis sortie émue. Très bien écrite, la structure de l'histoire se résume dans le sous-titre: le journal des Frères Shiller, Malrich et Rachel dont on lit les journaux en alternance. L'histoire commence en octobre 1996, Rachel (contraction de Rachid et Helmut) Schiller s'est suicidé au gaz, 6 mois auparavant. Son frère cadet Malrich (contraction de Malek et Ulrich) veut savoir pourquoi. Autant Rachel a fait de brillantes études, a trouvé un travail bien rémunéré et s'est marié, autant Malrich, de 14 ans son cadet, vit dans une banlieue "difficile", n'étudie pas vraiment et n'a pas de but dans la vie. Le père, Hans, né Allemand en 1918, ingénieur chimiste devenu SS, a été l'un des maillons de l'extermination des Juifs d'un camp d'extermination à l'autre. Après la guerre, grâce à des appuis, Hans se retrouve en Egypte pour arriver enfin en Algérie où il s'installe au début des années 60. Il devient Algérien sous le nom de Hassan Hans, se convertit à l'islam, se marie et a ses deux fils qu'il envoie en France parce qu'on y vit mieux. Hans est assassiné le 24 avril 1994 avec sa femme Aïcha, nous sommes en pleine période de terrorisme islamique en Algérie, c'est une guerre sans nom. Rachel qui a appris ce drame par la télé, sans en parler à son frère, décide de savoir ce qui s'est passé. S'étant rendu en Algérie, Rachel récupère une vieille valise dans laquelle des documents mettent en lumière le terrible passé de Hans Schiller. Désespéré, Rachel abandonne sa vie rangée (travail, épouse, etc), pour mener une enquête qui le mènera jusqu'à Auschwitz. Il se met à écrire son journal, qu'il lègue à son frère après sa mort. Malrich est bouleversé à son tour par ce qu'il lit. Au fil de l'histoire, il y a aussi des descriptions qui montrent la dure réalité algérienne et l'oppression qui y règne et la vie des Algériens dans les banlieues françaises. Boualem Sansal fait certains raccourcis abrupts avec l'Allemagne nazie. En tout état de cause, j'affirme que Le village de l'Allemand est un des grands livres de l'année.

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lundi 17 mars 2008

Mygale - Thierry Jonquet

Comme son nom l'indique, le roman est venimeux mais surtout noir, très noir et dévoilant les penchants pervers du genre humain. J'ai découvert T. Jonquet avec Moloch, Les orpailleurs, Mon vieux et Ad vitam aeternam. Chaque fois, les intrigues sont très différentes et certaines relèvent presque du fantastique (Ad vitam aeternam). Mygale, en édition Folio policier, est un court roman composé de 3 chapitres : l'araignée, le venin et la proie. Trois histoires narrées en parallèle vont se rejoindre à la fin. Dans la 1ère histoire, Richard Lafargue, chirurgien esthétique, vit avec une belle jeune femme, Eve, qu'il semble retenir prisonnière dans une belle demeure. De temps en temps, pour assouvir ses instincts, il organise des rendez-vous galants entre Eve et des clients. De plus il va voir une jeune femme, Viviane, internée dans un hôpital psychiatrique. Dans la 2ème histoire, imprimée en italiques, un jeune homme dont on saura le nom plus tard (Vincent Moreau) est enlevé et séquestré par un homme qu'il surnomme "Mygale". Cette histoire se passe antérieurement à la première. Dans la 3ème histoire, Alex Barny, un malfrat en fuite, se cache. Il est blessé. Au fur et à mesure, Thierry Jonquet révèle les liens tissés entre les personnages. Eve et Vincent, Richard et Viviane, Alex et Vincent. Qui est Eve? Est-elle une victime consentante ou non? Quelles sont les motivations de Richard? Qui est Mygale? Ce roman est une bonne introduction pour découvrir Thierry Jonquet (même si j'en ai vraiment préféré d'autres).

PS du 25/08/2011: Aldomovar a tiré un film de ce roman, La piel que habito.

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mardi 15 janvier 2008

Les romans n'intéressent pas les voleurs - Alain Rémond

Livre de 200 pages que j'ai lu en 3 heures chrono, Les romans n'intéressent pas les voleurs d'Alain Rémond (aux éditions Stock) est un pur bonheur. Le métier de Jérôme Aramont consiste en la réécriture des romans complètement nuls d'un dénommé Bannister, auteur "maison" des éditions Hurtebise. Bien que cette occupation soit son gagne-pain, Jérôme est désabusé devant de telles inepties. Le dernier livre en date qu'il doit réécrire a comme titre "Galopades aux Galapagos". Heureusement qu'avec un ami journaliste, Jean-Paul, il poursuit un rêve : retrouver un écrivain, Santenac, auteur de trois romans, mais qui s'est volatilisé sans laisser de traces après la publication du troisième. Ces oeuvres, écrites dans les années 60, ont marqué à tout jamais Jérôme et Jean-Paul (et quelques autres lecteurs), qui connaissent chaque phrase des trois romans par coeur. Jérôme, qui n'a pas connu son père, et dont la mère (travaillant dans la pub) était toujours absente, a rêvé d'avoir une famille comme celle que décrivait Santenac. Enfin, le but est atteint, grâce à un ami libraire de la région de Millau: ils retrouvent la trace de Santenac, devenu ermite dans une bicoque. Il a fui les lecteurs qui le harcelaient, il vit sous un faux nom et touche le RMI. La déception est grande pour Jérôme et Jean-Paul. Mais les apparences sont trompeuses. Je ne vous dévoilerai bien évidemment pas la suite et la fin de ce roman si ce n'est que l'on comprend la signification du titre dans les dernières pages. Il y a du suspense et des rebondissements. Le livre est très bien écrit et donne un grand plaisir de lecture.

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mardi 6 novembre 2007

Chagrin d'école - Daniel Pennac

Dans la lignée de Comme un roman (cité dans mon billet du 19/04/2007), le dernier livre de Daniel Pennac (de son vrai nom Pennaccioni) est très autobiographique. Chagrin d'école permet à DP de raconter comment, petit dernier d'une fratrie de 4 frères, enfant de militaires, cancre de son état avec d'énormes problèmes en orthographe et mauvais dans presque toutes les matières, il a été "sauvé" grâce aux livres (surtout ceux qui n'étaient pas imposés en classe). Il adorait lire. Et il rend aussi grâce à quatre professeurs, en math, en philo, en histoire et en français, qui ne se sont pas posés de questions et ont tout fait pour le sortir de sa "cancritude". Puis l'ouvrage part un peu dans tous les sens mais j'ai retenu qu'il chante les louanges de tous ces enseignants qui ne laissent pas tomber ces enfants en difficulté. Lui-même, devenu professeur de français pendant 25 ans, a tout fait pour que des élèves dans des classes aménagées et non pas "à ménager" deviennent bons en orthographe ou qu'ils puissent apprécier la poésie sans qu'elle reste pour eux de la récitation imposée. Cela m'a ramené à ma scolarité personnelle. Moi qui étais une élève excellente en primaire, j'ai connu une désillusion dès la 6ème où je me suis retrouvée dans les dernières et j'ai eu le niveau "Passable" pendant mes 7 années de collège-lycée. Et sauf amnésie partielle ou totale, je n'ai malheureusement pas connu de professeur aussi proche de ses élèves que M. Pennac. J'aurais bien aimé l'avoir comme enseignant. A mon avis, il fait une description un peu idyllique (l'exception plutôt que la règle) sur le métier de professeur au collège et lycée.
PS: je viens d'apprendre que ce livre, dont j'avais rédigé la chronique d'avance (après l'avoir lu la semaine dernière), a obtenu le Prix Renaudot lundi 5 novembre 2007.

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samedi 20 octobre 2007

Le commissaire dans la truffière - Pierre Magnan

Sur les recommandations d'une amie bruxelloise, je viens de lire une des aventures du commissaire Laviolette, Le commissaire dans la truffière, de Pierre Magnan (paru en 1978). Ce commissaire vient d'être mandaté pour s'occuper de six mystérieuses disparitions de hippies aux alentours d'un village appelé Banon dans les Basses-Alpes aussi connue pour être une région de truffes vendues à prix d'or. Les suspects potentiels ont des prénoms pas courant de nos jours: Polycarpe, Alyre, Omer, Sidoine, Pascalon, Virgile et Albert. Une truie truffière appelée Roseline joue un rôle capital dans cette énigme. Le roman de 250 pages se lit en une journée, très agréablement. J'ai appris qu'un fayard était un arbre. J'ai apprécié les tournures de phrases qui sentent bon le terroir bas-alpin. Il y a un peu de sorcellerie, beaucoup de morts par accident ou non, pas mal de sang (humain) pour que les truffes soient plus belles, ainsi que de la folie et de l'envie. A part qu'il aime sa ville de Digne, et qu'il a une aventure avec La Raymonde, patronne de l'hôtel à Banon où il demeure, on ne connaît pas grand-chose de la vie privée du commissaire. Personnage attachant, je vais me procurer d'autres enquêtes de Laviolette.

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mercredi 17 octobre 2007

Archi mortel - Pascal Jahouel

Après La Gigue des cailleras (voir mon billet du 12 juillet 2007 - avec un commentaire de l'auteur en personne!), je viens de lire, grâce à un ami, le roman écrit précédemment par Pascal Jahouel, Archi Mortel (en 2006, déjà aux éditions Krakoen) dans lequel apparaît, pour la première fois, l'inspecteur Bertrand-Hilaire Lejeune ou plus simplement BHL pour les dames. La lecture de ce roman situé à Rouen, avec une escapade à Varsovie, m'a procuré le même plaisir grâce à la verve et à la langue truculente qui me fait beaucoup rire. Pour cette première enquête, BHL s'intéresse au milieu des architectes qui font parfois du trafic d'art. Un membre de cette éminente profession se retrouve avec un trauma mortel, deux balles de 9 mm dans la tête. Un deuxième architecte (archi) subit le même sort. La région normande est en émoi. Notre inspecteur, qui cherche l'âme soeur, rencontrera peut-être l'amour dans cette enquête mais rien n'est moins sûr. Quelques personnages "secondaires", que l'on retrouve dans La Gigue..., sont déjà présents. Particulièrement, le supérieur hiérarchique de BHL, le commissaire Georges Chassevent, très infatué de lui-même, et qui prend souvent Lejeune comme tête de Turc. Leurs opinions politiques divergent quelque peu. Mais BHL ne se laisse heureusement pas faire. Tout cela pour dire que j'attends avec impatience [en service de presse?] la suite des aventures de BHL.

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dimanche 14 octobre 2007

Et l'amour dans tout ça? - Kriss Graffiti et Chantal Pelletier

Mon ami vient de me faire découvrir un ouvrage (malheureusement épuisé), Et l'amour dans tout ça? Il date de 1989, déjà 18 ans ! Cela parle des hommes et des femmes, êtres très différents, nous ne fonctionnons pas pareil. C'est vu principalement, il faut bien le dire, sous un angle féminin à coups de plumes acérées. Les auteures commencent par provoquer en listant 7 "sexes" (hétéros mâle et femelle, télébaiseurs, abstinents, gays, lesbiennes, multisexuels). Mais le gros de l'ouvrage porte sur les relations homme-femme et leur changement par rapport aux décennies précédentes, évoquant le "nouveau couple" de cette fin des années 1980. Un couple, ce sont deux célibataires qui doivent vivre ensemble et ce n'est pas facile tous les jours et dans un couple, il y a le non-célibataire (souvent la femme) qui entretient la flamme (il en faut!). Mais 77% des divorces sont demandés par les femmes. Un court chapitre évoque les familles recomposées dans lesquelles les enfants se retrouvent avec 4 parents, 8 grands-parents, etc. Quelques "morceaux de bravoure" valent un bon fou-rire lors d'une lecture à haute voix, mais je ne peux pas tout citer: il faut lire "La force à dormir", p. 35. Ou, qui chouchoutera le jeune lycéen esseulé (puisque la jeune femme souhaite un homme "expérimenté", et la lycéenne un garçon nettement plus âgé qu'elle-même...)?
Dans l'ensemble, Et l'Amour dans tout ça? est très agréable à lire grâce à une impression en assez gros caractères et des chapitres courts au style enlevé qui distrait bien (même à lire aujourd'hui). Il serait intéressant de faire une mise à jour de ce livre avec de nouvelles données. Car, comme les moeurs ont pas mal évoluées depuis 1988 (mais si, mais si), l'inconvénient de cet ouvrage, c'est que c'est déjà un peu daté, pas de portables pour s'appeler n'importe où, n'importe quand. Il n'y avait pas non plus Internet mais seulement le minitel pour faire des rencontres. Qui se souvient encore de cet objet antique ? Les données ("Francoscopie" 1988, "L'Etat de l'opinion, clés pour 1987" et "...1988" de la SOFRES) ont autant vieilli que le papier ("J'ai Lu" de 1990 tout jauni). Et pour finir, je ne sais pas trop si ce qui était prédit, en 1989, pour le futur, correspond à notre réalité ?

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lundi 24 septembre 2007

Claude Gueux - Victor Hugo

Chez un de mes marchands de journaux préférés, j'ai acheté un court récit de Victor Hugo, Claude Gueux, édité en livre de poche à 1,50 euro. Ce livre narre un fait divers qui s'est passé dans les années 1830. Un homme ordinaire, Claude Gueux, est devenu voleur par nécessité. Il a été condamné à 5 ans de prison (la peine maximale pour ce genre de délit) et il a été incarcéré à la prison de Clairvaux (ancienne abbaye cistercienne). Sans parler d'homosexualilité, Claude Gueux semble avoir eu un tendre sentiment pour un dénommé Albin qui partage son pain. Sans donner de raison, le directeur décide de séparer les deux compagnons. Claude Gueux, déterminé, annonce à tous les autres prisonniers que, si on ne lui rend pas Albin, il tue le Directeur. Il met sa menace à exécution. Après une tentative de suicide manquée, il est traduit de nouveau en justice et condamné à mort. Plus que sur la peine de mort, Claude Gueux est un livre sur la prison qui est une peine récente en 1832. Avant, ce n'était qu'une mesure préventive ou une peine substitution. Victor Hugo condamne les conditions de solitude, de malnutrition et de répression dans les maisons d'arrêt. C'est aussi un plaidoyer pour les hommes et femmes pas très éduqués qui souffrent de pauvreté les conduisant au crime. La prison est un vecteur pour empirer la situation. L'éducation serait une meilleure solution. Très beau texte qui fait toujours réfléchir aujourd'hui. L'ouvrage se termine avec une annexe constituée d'un extrait de la préface du Dernier jour d'un condamné.

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vendredi 7 septembre 2007

La mort de la Terre - Rosny Ainé

Suite à mon billet sur la Charité sur Loire, je parlerai d'un roman d'anticipation aux éditions Garnier Flammarion dans la collection Etonnants classiques, que mon ami a acheté 4 euros dans une des librairies de cette ville. Il s'agit de La mort de la Terre de Rosny Ainé écrit en 1912. Il est l'auteur d'un livre beaucoup plus connu par le cinéma, La guerre du feu. Mon ami avait lu La mort de la Terre il y plus de 20 ans, dans une autre édition (peut-être Marabout) qui regroupait d'autres nouvelles. L'histoire se situe dans plusieurs millénaires. Les océans ont disparus. La Terre pourrait faire penser à la planète Mars. Il reste très peu d'eau. Seules, quelques oasis subsistent autour desquelles poussent des plantes et où vivent les derniers hommes. A part les oiseaux, tous les autres animaux ont disparu ainsi que les microbes et les insectes. La Terre est malheureusement parcourue de secousses qui font disparaître peu à peu les oasis dans des immenses crevasses. Parmi les derniers hommes, se distinguent Targ, sa soeur Arva et quelques autres. Pour se déplacer, ils ont des planeurs. La Terre est envahie peu à peu par des créatures magnétiques, les ferromagnétaux de nature minérale qui menacent les derniers hommes en détruisant leurs globules rouges. Quand les réserves d'eau s'épuisent, les hommes s'euthanasient. Ils sont heureux de mourir. Tout finira mal pour les hommes mais ils entrent dans la Vie Nouvelle. Je n'ai pas trouvé que ce court roman se lisait très facilement car Rosny Ainé emploie des néologismes. Il n'y a pas de description sur la nourriture, les vêtements, l'habitat, etc. Mais pour ceux qui aiment la science-fiction, ils devraient le lire et pour ma part, je suis contente d'avoir découvert un auteur francophone de SF.

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