dimanche 22 novembre 2015

Une vie entière - Robert Seethaler / La variante chilienne - Pierre Raufast

 

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Après Le tabac Tresniek qui m'avait plu, j'ai lu avec grand plaisir le nouveau roman de l'Autrichien Robert Seethaler, Une vie entière (Edition Sabine Wespieser, 150 pages). Cette "vie entière" est celle d'Andreas Egger, né à la toute fin du du XIXème siècle, qui mourra à 79 ans sans avoir quitté les alpages autrichiens, sauf pendant dix ans entre 1942 et 1952. Andreas est un orphelin élevé durement par un oncle qui n'arrête pas de lui donner des coups avec une baguette de coudrier pendant toute son enfance. Il en deviendra boiteux. A l'âge adulte, sa faiblesse dans les jambes sera compensée par sa force dans les bras. Il mène une vie simple. Exerçant plusieurs activités agricoles, il économise et acquiert une cabane sur un lopin de terre à cinq cents mètres d'altitude, pas loin d'une forêt. Il tombe amoureux de Marie, la jeune employée de l'auberge du village. Marié puis veuf à cause d'une avalanche, il s'enrôle en 1942 dans l'armée allemande. Il part dans le Caucase où il sera fait prisonnier. Revenu en 1952, Andreas continuera sa petite vie en étant guide de montagne. L'existence d'Andréas ne fut pas exaltante mais Robert Seethaler, avec un style sobre, nous la rend passionnante. On est touché par Andréas qui s'est contenté de peu de chose et a connu des malheurs sans se révolter. Un beau roman que je vous conseille. Lire les billets du Petit carré jaune et de Cannibales lecteurs.

La variante chilienne (Alma Editeur, 260 pages) est le deuxième roman que je lis de Pierre Raufast, après La Fractale des raviolis. L'histoire est celle de Florin, un homme, âgé de 60 ans, qui, à la suite d'un accident à la tête à l'âge de treize ans, n'éprouve plus de sentiment, d'émotions. Et ses souvenirs s'arrêtent à l'accident. Comme il oublie désormais tout au fur et à mesure, il collectionne des cailloux tous différents qui lui servent de pense-bêtes. Grâce à eux, il se remémore certains épisodes de sa vie qu'il raconte à Pascal, un professeur de lettres de 57 ans, et à Margaux, une des élèves de Pascal en villégiature dans une maison voisine. Enfant, Florin grand fumeur de pipes, a vécu dans un village où il a plu pendant 13 ans (!) sans discontinuer. Il se rappelle une partie de capateros (jeux de cartes appris au chili avec une variante) qui se jouait à quatre. Il en profite pour narrer l'histoire de ses partenaires, dont un surnommé "l'érudit" qui avait appris 14 langues mortes. Pascal et Margaux racontent aussi un peu leurs vies. Margaux se sent responsable de la mort de sa mère noyée dans une piscine. Un épisode marquant de la vie de Florin est celui où il a travaillé en tant que fossoyeur dans un cimetière. Cela lui a fait cotoyer des individus peu recommandables. Tout le roman est construit de cette façon, des histoires pas reliées entre elles mais dont le fil conducteur est Florin. C'est un roman qui se lit vite et pratiquement d'une traite car on veut connaître la suite à chaque fin de chapitre. Pierre Raufast démontre qu'il a un grand sens de la narration. C'est vif et léger. Lire les billets de Keisha, Noukette et Philisine cave.

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lundi 16 novembre 2015

Silex and the city 6 - Jul / Les vieux fourneaux - Celui qui part - Lupano & Cauuet / Le papyrus de César - JY Ferri & D Conrad

Dans cette période très triste, afin d'égayer (un tout petit peu) l'atmosphère, voici trois BD qui devraient faire l'affaire (enfin je l'espère).

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Dans Silex and the city  6. Merci pour ce Mammouth de Jul (Dargaud, 46 pages), on retrouve avec grand plaisir toute la famille Dotcom. Le jeune Rahan de la Pétaudière, fils et héritier de Crao de la Pétaudière, patron d'EDF (Energie Du Feu) annonce à son père qu'il est amoureux de Web, la fille des Dotcom. Crao pense que ce serait une mésalliance. Il trouve que Web de par ses origines "homo-sapiens à peine bipède" n'est pas digne de s'unir à une famille dont les origines remontent à "Troglodyte le Téméraire". De là, quelques pages sont consacrées à ce qui s'est passé avant et après 1 789 000 avant J.-C. A leur tour, les Dotcom vont essayer de reconstituer leur arbre généalogique. Ils apprennent grâce à des cro-mormons que les membres de la famille Dotcom n'ont pas à rougir de leur lignée. Tout le reste de l'album est consacré aux différents préparatifs du mariage car bien évidemment Crao de la Pétaudière impose un mariage religieux. Le dessin de la couverture ressemble beaucoup à la dernière vignette de l'album. Ce n'est pas mon album préféré des six, mais c'est sympa quand même, et, bien entendu, j'attends la suite. Lire les billets sur les albums précédents, ici, ici, ici et .

Je passe au nouvel album d'Astérix, le 36ème, Le papyrus de César, de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad (éd. Albert René, 48 pages) dans lequel César doit publier ses "Commentaires sur la Guerre des Gaules". Un chapitre fait tâche, le 24ème, dans lequel il admet qu'un village gaulois en Armorique lui résiste. Un conseiller nommé Promoplus lui dit de supprimer ce chapitre. Ce bout de papyrus va être subtilisé par un scribe muet (Bigdatha) qui n'a pas voix au chapitre. Le livre est un succès (50 exemplaires écoulés), mais ce chapitre manquant va bien entendu provoquer un certain émoi dans le village gaulois nettement plus intéressé malgré tout par l'horoscope du druide Appolosix. Les soldats romains autour du village sont désormais au goût du jour pour recevoir et envoyer des informations: ils ont les pigeons voyageurs dans le cadre d'une offre illimitée. Je ne vous dis rien de plus sur cet album amusant. Je l'ai trouvé réussi, avec plein de références à propos des moyens de communication, de l'information en direct, etc. Didier Conrad fait oublier que ce n'est pas Uderzo qui dessine.

Je termine par l'album que j'attendais (comme d'autres blogueurs), le troisième tome des Vieux fourneaux - Celui qui part. Il est paru le 13 novembre 2015. Je tiens à repréciser qu'il est préférable de lire les tomes dans l'ordre. Ici, un rappel des deux premiers tomes. Dans ce troisième tome,  on retrouve Emile, Antoine et Pierrot ainsi que Sophie, la petite-fille d'Antoine. L'histoire est cette fois ci centrée sur Emile (dit Mimile) et son passé d'ancien joueur de rugby parti vers l'hémisphère sud du jour au lendemain en 1955. Il naviguera de rafiot en rafiot et se liera d'amitié avec un Australien appelé Errol. En sa compagnie, ils seront chasseurs de trésor d'épaves enfouies. La fuite de Mimile fut provoquée par le terrain de rugby communal rendu inutilisable par une dénommée Berthe. 50 ans plus tard, Sophie, grâce à son entêtement, va apprendre des choses pas glorieuses du tout sur Antoine, Pierrot et Mimile en rapport avec Berthe. Pendant ce temps là, en pointillé, on suit les tribulations de Pierrot déguisé en abeille dans le cadre d'une action du groupe "Ni yeux, ni maître". Comme dans les tomes précédents, il y a des réparties très drôles mais il y a des moments plus doux amers. Une fois de plus, on voit que Sophie sait séparer le bon grain de l'ivraie. Un quatrième et a priori dernier tome est prévu. Il concernera plutôt Sophie. J'ai hâte.

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vendredi 23 octobre 2015

Livres lus en septembre et octobre 2015

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J'avoue avoir toujours un peu de mal à écrire des billets sur les livres que je lis: je n'ai pas toujours grand-chose à en dire, même de ceux qui m'ont plu. C'est plus facile avec les films. Toujours est-il que voici un billet qui regroupe six romans.

Je commence par La Maladroite d'Alexandre Seurat (Edition La brune au Rouergue, 120 pages éprouvantes). Un texte poignant sur une enfant maltraitée dès son plus jeune âge par son beau-père et sa mère. Tout le récit (inspiré d'un fait divers) est écrit au présent de narration. Différents témoins de ce drame prennent la parole: l'institutrice, la pédiatre, la tante, la grand-mère, l'instituteur, la directrice, le policier, la médecin scolaire, le frère (pas très souvent). Diana, la petite fille martyrisée, est la seule que l'écrivain appelle par son prénom. On sait dès le début que cela se termine mal. L'écrivain ne porte aucun jugement. Il décrit l'impuissance des protagonistes cités qui n'ont rien pu faire ou qui n'ont pas compris ce qui se passait. Un roman qui m'a plu. Lire les billets de Noukette, Cathulu, Eimelle, Stephie et Leiloona.

Autant j'avais trouvé que Home était un roman éblouissant, autant Délivrances de Toni Morrison (Editions Christian Bourgois, 200 pages) ne m'a pas convaincue plus que cela. L'histoire ne m'a pas du tout passionnée. Cele se passe de nos jours. Le personnage central du roman s'appelle Lula Ann, surnommée Bride. Elle a une peau noire comme l'ébène alors que sa maman Sweetness passe pour une femme blanche. Bride est une femme ravissante qui sait se mettre en valeur. Elle travaille dans une entreprise de cosmétiques. Elle vient de se faire "plaquer" par Booker qui est parti en disant: "t'es pas la femme que je veux". Bride n'aura de cesse de reconquérir Booker. Son chemin va être semé d'embûches. C'est à vous de vous faire une opinion. Lire les billets d'Hélène, Noukette, Cathulu.

Pour Evariste (Editions Gallimard, 165 pages), je remercie François-Henri Désérable qui, pour son premier roman, m'a fait découvrir (un peu) Evariste Galois (1811-1832), mathématicien français de génie qui est mort en duel à l'âge de 20 ans. Il semble qu'on ne sache rien sur la vie de ce jeune homme qui a découvert les mathématiques à 16 ans en lisant, en très peu de temps, Euclide, Gauss, Cauchy et Euler. Il a donné son nom à une branche des mathématiques, la théorie de Galois. Son génie en mathématique ne fut découvert que 15 ans après sa mort (il fut enterré à la fosse commune) quand Joseph Liouville, professeur de Polytechnique publia "Les papiers d'Evariste Galois". C'est un livre à découvrir mais dont le style peut hérisser le poil à certains (comme Eva). Je vous livre un ou deux phrases: "Le 27 juillet 1830 tombait un mardi, le 28 un mercredi. Le 29 un roi" ou "... avant février 1830, date à laquelle il dépose son grand oeuvre à l'Académie, ce mémoire sur Les conditions de résolubilité des équations par radicaux qui est à l'Algèbre ce que le Requiem est à la musique, la Saison du gamin des Ardennes à la poésie". Tout le roman est écrit de cette manière et l'écrivain s'adresse directement au lecteur. Lire les billets de Laure, Zazimut et Pierre D.

J'ai lu La fractale des raviolis de Pierre Raufast (Edition Folio, 234 pages) pendant ma croisière norvégienne. Peut-être avais-je d'autres préoccupations en tête mais je ne me souviens pratiquement plus des intrigues de ce roman gigogne très agréable à lire. Tout commence par un plat de raviolis bourré de digitaline. Une femme veut assassiner son mari qui la trompe depuis toujours. Mais un grain de sable menace son plan. Que faire, se dit-elle alors que son propre père aurait pris une décision très rapide comme dans l'épisode Pussemange. De Pussemange, on passe aux sorcières de Barofk, puis c'est un certain Paul Sheridan qui entre en scène, etc., etc., etc., jusqu'à l'épilogue "Le destin" où on retrouve la narratrice du début qui se demande comment sortir du pétrin dans lequel elle s'est mise. Je répète, un livre vite lu et assez vite oublié (en ce qui me concerne). Lire les billets de Philisine Cave, Keisha, Jérôme, Piplo.

Je continue avec le nouveau Yves Ravey, Sans état d'âme (Edition de Minuit, 120 pages), dont j'avais apprécié Un notaire peu ordinaire. Gustave Leroy dit Gu est le narrateur de cette histoire assez noire. Gustave est chauffeur poids lourd. Il est amoureux depuis son enfance de Stéphanie, sa voisine. Ils ont le même âge. Blanche, la mère de Stéphanie, était la patronne du père de Gustave. La vie de Gustave bascule quand il apprend que Stéphanie en aime un autre, un certain John Lloyd, qu'elle a rencontré on ne sait comment. C'est un simple touriste. Du jour au lendemain John Loyd disparaît sans laisser de traces. Gu y est pour quelque chose. C'est un roman court, très concis. La résolution de l'histoire m'a paru expédiée un peu rapidement. Lire les billets de Laure, Cannibalelecteurs, Shangols

Je termine avec Neverhome de Laird Hunt (Editions Actes sud, 258 pages) qui se passe pendant la guerre de Sécession. Un couple, Bartholomew et Constance (la narratrice), mène une vie calme dans une ferme de l'Indiana jusqu'à ce que la guerre de Sécession éclate. C'est Constance qui en habit d'homme s'enrôle, sous le nom d'Ash Thompson, dans l'armée des confédérés, à la place de son mari Bartholomew qui est moins résistant qu'elle. On suit Constance dans ses marches forcées. Elle est au plus près des combats. Tireuse d'élite, elle n'hésite pas à tuer hommes ou écureuils. Quand elle sauve une femme menacée de viol, ses camarades lui donne le surnom de "Gallant Ash". Elle souffre du froid, du manque de nourriture, du manque d'hygiène. Ayant été séparée de son régiment, elle décide de revenir vers sa ferme pour revoir son Bartholomew. Sur ce chemin du retour, elle a repris des habits féminins. Elle croise des personnages souvent excentriques. A un moment donné, croyant qu'elle est une espionne de l'armée de l'Union, des soldats sudistes la font prisonnière. Enfermée dans un asile de fous, elle arrive à s'échapper. C'est un roman ample, imagé, descriptif où le rêve et la réalité se mélangent. Un très beau portrait de femme. Lire les billets d'Efelle, Charibde27 et Winniethepooh

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jeudi 15 octobre 2015

Millenium 4 - David Lagercrantz / Poulets grillés - Sophie Henaff / La méthode du crocodile - Maurizio de Giovanni

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Suite à mon billet du 5 octobre 2015, je continue avec une deuxième série de trois romans policiers / thriller.

Comme beaucoup de fans de la trilogie Millenium de Stieg Larsson (disparu en 2004), je me suis demandé ce que donnerait ce Millenium 4 - ce qui ne me tue pas (Actes noirs, 480 pages) écrit par quelqu'un d'autre. J'avoue avoir lu ce roman avec plaisir. Cela se lit bien, comme m'a dit mon ami. On retrouve avec intérêt Lisbeth Salander et Michaël Blomkvist. La revue Millenium existe toujours malgré de gros problèmes d'argent, mais le coeur de l'intrigue se situe dans le monde de l'intelligence artificielle, du "hacking" informatique, de la collusion entre mafia russe et services secrets américains. Lisbeth en tant qu'hackeuse de génie n'est pas étrangère à ce qui se passe. Elle va défendre, au péril de sa vie, un petit garçon autiste (dont le père, qui devait faire des révélations à Michael Blomkvist, vient d'être exécuté). Je n'en dit pas plus. La fin, très ouverte, peut faire penser qu'il y aura une suite.

Je passe à Poulets grillés de Sophie Henaff (Albin Michel, 340 pages), un roman sympathique. En 2012, Anne Capestan, une brillante commissaire de la PJ, qui a été mise à pied tout récemment (à la suite d'une bavure), reprend du service dans une brigade créée exprès pour elle. Des policiers mis sur la touche pour différentes raisons la rejoignent: Lebreton, un ancien de l'IGS; un alcoolique qui répond au nom de Merlot; Torrez, un flic qui porte la poisse; Eva Rosière, une femme flic qui avait quitté le Quai des orfèvres pour écrire des best-sellers et un feuilleton à succès. Viennent s'ajouter Orsini, un délateur, ou Evrard, une joueuse compulsive. Tout ce petit monde est chargé de reprendre des "cold case", comme on dit en anglais. En effet, après avoir épluché plusieurs dossiers, ils tombent sur deux assassinats irrésolus, celui d'un marin en 1993, et une vieille dame étranglée chez elle en 2005. Ils vont découvrir que les crimes sont liés. C'est un premier roman qui se lit très agréablement avec une intrigue bien menée et qui m'a plu. Lire le billet de La petit souris.

Je termine avec La méthode du crocodile (10/18, 300 pages) de Maurizio de Giovanni, qui est un roman très noir. Pour vous donner une idée, je vous livre la première page du roman: "La Mort descend sur le quai numéro trois à 8h14 avec sept minutes de retard". Cette première phrase n'est pas mensongère et donne le ton de l'ensemble. A Naples, trois jeunes gens, fille et garçons, sont exécutés d'une balle dans la nuque. On croit à des crimes commis à l'instigation de la Camorra. Lojacono, un policier sicilien (mis au placard et exilé à Naples car soupçonné d'être en cheville avec la mafia), plus observateur que ses collègues, soupçonne que ce n'est pas le cas. En effet, il note que des mouchoirs mouillés de larmes sont laissés sur les lieux des crimes. Le tueur est surnommé "le crocodile", c'est un vieux monsieur qui a un but très précis. L'histoire se termine mal. On referme le livre hébété. Un roman que je vous recommande. De cet écrivain, je vous conseille aussi la quadrilogie "du commissaire Ricciardi", qui se passe dans les années 30 à Naples en pleine période mussolinienne: L'hiver du commissaire Ricciardi, Le printemps..., L'été..., et L'automne....

mardi 29 septembre 2015

2084 - Boualem Sansal

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Après Le village de l'Allemand, 2084 (Editions Gallimard, 270 pages intenses) est le deuxième roman que je lis de cet écrivain. Boualem Sansal est né en 1947 en Algérie où il demeure. Par ses prises de position tant politique que religieuse, son oeuvre y est censurée. Je pense que 2084 ne va pas améliorer sa situation. 2084 peut s'apparenter à un roman qui se déroule dans le futur. Tout a commencé en 2084, où le "pays des croyants" est devenu l'Abistan, du nom d'Abi car désormais Yölah est grand et Abi est son fidèle délégué (suivez mon regard). L'Abistan est un immense territoire où la mécréance est bannie. L'économie n'est que religieuse. Les seuls voyageurs sont des pélerins qui suivent des routes balisées. Pendant des décennies, il y a eu une Grande Guerre Sainte, "La Char" aux millions de morts, qui a fait disparaître l'Ennemi. Maintenant, tout est calme sous l'oeil vigilant "big eye" d'Abi. Dans les soixante provinces d'Abistan, il n'y a que des interdits, de la soummission, des obligations cultuelles. Les gens sont en liberté surveillée. C'est le constat que fait Ati, le héros de cette histoire. Après deux ans d'absence, un en sanatorium pour soigner sa tuberculose et un an sur la route du retour, Ati revient dans sa ville de Qodsabad. Il se pose des questions sur tout ce qu'il voit, entend. Il commence à douter. Il est difficile de parler de ce roman tellement riche où chaque mot, chaque phrase a son importance. La lecture n'est pas forcément facile par moment mais comme Yölah, ce livre est grand. J'ai appris que ce roman était dans la première sélection de tous les prix littéraires de cette année. J'espère qu'il en aura un.

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jeudi 3 septembre 2015

Livres lus et non commentés depuis le 01/07/15

Avant de refaire une pause vacancière (j'écluse mes congés que j'aime bien prendre en septembre), voici quatre romans très différents que j'ai lus tout récemment. Je ne me suis pas encore trop penchée sur la rentrée littéraire 2015. A bientôt vers la mi-septembre.

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Je commence par celui qui m'a beaucoup déçue. Les Démons de Berlin d'Ignacio del Valle est une sorte de suite de L'Empereur des tènèbres. On retrouve Arturo Andrade et quelques-uns des ses compagnons dans Berlin en ruines, en avril 1945, quelques jours avant le suicide d'Hitler. J'ai trouvé l'intrigue confuse. J'avoue n'avoir pas compris grand-chose, mais j'ai lu le roman jusqu'au bout (400 pages, Editions Phébus) même si j'ai parfois "décroché". L'action n'avance pas, malgré le fait que l'auteur nous décrit au plus près la chute de la ville et tout ce qui s'ensuit. A Berlin, un scientifique est retrouvé mort assassiné à côté de l'immense maquette de Germania, ville qu'Hitler rêvait de construire sur le vieux Berlin. Arturo est chargé de l'enquête, qu'il mène au péril de sa vie car les Russes sont entrés dans Berlin, et ça canarde de partout. Hitler est enfermé dans son Bunker en attendant la fin. Arturo montre qu'il peut être sans pitié. Le roman ne dégage que de la noirceur et de l'horreur. Et Andrade est pas mal descendu dans mon estime. Lire les billets de Dominique et Ingannmic qui ont été nettement plus enthousiastes que moi.

Je passe à L'archange du chaos de Dominique Sylvain (Editions Viviane Hamy, 330 pages). C'est le premier roman que je lis de cette auteure et j'ai beaucoup aimé. Le ton du roman m'a fait penser aux romans de Pierre Lemaître (Robe de marié ou Travail soigné) en moins frénétique mais tout aussi noir. L'intrigue complexe est bien menée. L'histoire se passe à Paris et en proche banlieue. Le commandant Carat et son équipe composée entre autre de Franka Kehlman, une jeune lieutenant fraîche émoulue de 23 ans, vont enquêter sur un, deux puis trois crimes au même modus operandi. Il ne s'agit pas de crimes sexuels. A la toute fin, on découvre les liens qui relient les victimes. Je n'avais pas deviné qui était l'assassin. Dominique Sylvain s'attache surtout à la description des vies des policiers et des magistrats qui mènent l'enquête. On apprend par exemple pourquoi Carat ne conduit pas. Franka, elle, a eu une enfance difficile avec un père brillant universitaire mais alcoolique, et une mère chanteuse de talent qui s'est suicidée. Un excellent roman qui ne se lit pas forcément très vite et que je vous conseille, tout comme Richard et Oncle Paul qui en parlent très bien.

En lisant le billet d'Eimelle, j'ai eu envie de savoir ce qu'il en était de ces Meurtres à la pause-déjeuner (Edition Liana Levi, 247 pages), un roman italien écrit sous le pseudonyme de Viola Veloce qui a d'abord paru sur Internet. Francesca Zanardelli, la narratrice du roman, travaille au service "Planification et contrôle" d'une société milanaise de 300 personnes. Francesca a 34 ans et n'est pas très bien dans sa peau. Revenue de sa pause-déjeuner avec un collègue, elle s'apprête à se laver les dents dans les toilettes quand elle découvre dans le miroir le reflet de deux pieds dépassant sous une des portes de toilettes. Ces pieds, et le corps qui va avec, appartiennent à Marinella Sereni, sa collègue assez insupportable (et au demeurant une incapable qui passe son temps à faire des réussites sur l'ordinateur). Le corps de Sereni qui a une corde autour du cou a été disposé sur le dos, les mains sur la poitrine. Elle a été étranglée. Malgré sa nullité, Sereni ne pouvait être licenciée à cause de son contrat de travail en CDI établi plusieurs années auparavant, tout comme Savino Santi et Galli (aussi odieux l'un que l'autre), les deux autres futures victimes. Ils occupaient le même bureau que Francesca. Sinon, une grande partie de l'histoire s'attache à la vie morne de Francesca dont le mariage a été annulé (son ex-fiancé est parti avec une autre, la veille de la cérémonie). Francesca vit pas loin de chez ses parents trop protecteurs qui sont inquiets pour elle. Ils ont peur qu'elle reste "vieille fille", d'une part, et que le tueur s'attaque à elle, d'autre part. Un roman sympathique.

Je termine avec Le héros discret de Mario Vargas Llosa (Editions Gallimard, 478 pages) qui situe ses deux histoires de nos jours, au Pérou entre Lima et Piura. Le roman alterne deux récits qui arriveront à se rejoindre. A San Miguel de Piura, Felicito Yanaqué, patron (plus très jeune) d'une entreprise de transports, mène une vie paisible entre sa femme Gertrudis (qu'il n'a jamais vraiment aimé) et sa maîtresse Mabel, une femme nettement plus jeune que lui qui le surnomme "p'tit vieux" (j'ai trouvé la traduction étrange). Il la dédommage largement pour ses "services". Il a deux fils, Miguel et Tiburcio, très différents l'un de l'autre. Un jour, il reçoit une lettre assez menaçante: on veut le "racketter" de 500 dollars par mois pour que son entreprise soit protégée de toute menace de vauriens. Comme signature, il y a le dessin d'une petite araignée. Felicito ne se laisse pas intimider. Il est furieux et va tout de suite voir la police. A Lima, Ismaël Carrera, un fringuant octogénaire, directeur d'une compagnie d'assurances, décide de se marier avec Armida, sa femme de ménage, une créole âgée d'au moins 40 ans de moins que lui. Rigoberto, qui est son employé et à qui il apprend la nouvelle, n'en revient pas. Ismaël a le malheur d'être le père de jumeaux, Miki et Escobita, avides et désoeuvrés, qui n'attendent que l'héritage. Ils vont tout faire pour annuler ce mariage. Quant à Rigoberto, âgé de 62 ans, il mène une vie heureuse entre son épouse Lucrecia et son fils Fonfon, 15 ans, enfant épanoui mais qui semble perturbé depuis peu à cause de ses rencontres avec un certain Edilberto Torres. C'est un roman plaisant à lire malgré la traduction pas toujours à la hauteur. Lire les billets de Kathel et Sandrine.

vendredi 10 juillet 2015

Canardo (Mort sur le lac) - Sokal

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J'ai découvert le personnage de Canardo il y a pluseiurs années avec La marque de Raspoutine et La mort douce (j'avais bien apprécié les deux tomes) et puis je n'ai pas continué, jusqu'à ces temps-ci, où j'ai lu le dernier en date, Mort sur le lac (Casterman, 48 pages), le 23ème tome de cette série. Sokal dessine son héros depuis 1981, avec parfois un intervalle de plusieurs années entre 2 albums. Les histoires sont souvent très noires. Les personnages ne sont pas des enfants de choeur. Canardo lui-même (un vrai canard aux pattes palmées) est détective privé. Il est alcoolique (sa préférence va à la bière), fumeur et désabusé. il porte une arme et ne dédaigne pas avoir une aventure d'un soir avec une (jolie) femme de temps en temps. Dans Mort sur le lac, il est engagé par une jeune femme amnésique qui a été sauvée in extrémis de la voracité des anguilles que l'on trouve dans ce lac imaginaire situé entre la Belgique et le duché du Belgambourg. Le Belgambourg est un paradis fiscal que l'on retrouve dans plusieurs albums, dirigé par une Grande-Duchesse, le cigare au bec et aux idées d'extrême-droite. Elle parle en langage souvent ordurier et terrorise ses conseillers. Justement, dans cet épisode, elle veut enrayer l'immigration de jeunes Wallones chômeuses qui traversent clandestinement le lac Belga. Pour ce faire, elle nomme le commissaire Eugène Garenni (comme son nom l'indique, il a la physionomie d'un lapin avec des grandes oreilles). C'est aussi un personnage récurrent des albums de Canardo. Il sert de faire-valoir à notre palmipède. Le méchant de l'histoire que l'on découvre rapidement est le propre neveu de la Grande-Duchesse, le baron Ferdinand. J'ai aimé cet album malgré sa noirceur et son cynisme. Comme souvent dans les histoires de Canardo, les personnages féminins ont des personnalités fortes, ce sont des meneuses. Une suite est annoncée à la fin de l'album: La mort aux yeux verts. Je l'attends avec impatience.

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mercredi 1 juillet 2015

Livres lus et non commentés depuis le 09/06/15 (suite)

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Duane est amoureux de Larry McMurtry (Editions Sonatine, 233 pages) est la suite (et fin) de Duane est dépressif. On retrouve Duane qui revient de son séjour en Egypte. Dès son retour dans sa ville de Thalia au Texas, il fait la connaissance d'Annie Cameron, une jeune géologue à la poitrine avantageuse qui a été engagée dans l'entreprise pétrolifère familiale par le fils de Duane. Duane se remet un peu au vélo mais il abandonne assez vite car son coeur donne des signes de faiblesse. Cela ne l'empêche toutefois pas de vivre une liaison charnelle assez intense avec sa psy Honor Carmichael (je rappelle que cette dernière est lesbienne). Le roman est relativement court. C'est sympathique à lire mais j'avais préféré Duane est dépressif.

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Meurtre chez les Magdaléniens de Sophie Marvaud (Nouveau monde éditions, 275 pages) m'a été offert par mon ami qui l'avait repéré dans la publication Archéologie quoi de neuf?. L'histoire est résumée dans le titre. Dans ce polar préhistorique, Sophie Marvaud nous fait remonter très loin dans le temps, il y a 15 000 ans. La France d'alors bénéficie d'un climat agréable, sec et ensoleillé. Les rennes, les bisons, les rhinocéros, les loups sont les animaux que l'on rencontre. Ils sont chassés par des petits groupes nomades. Au début du roman, l'auteur nous fait une liste assez complète des personnages de l'histoire. Ils appartiennent tous au Clan des Grandes-Mains-Blanches, des chasseurs-cueilleurs qui peuplent ce qui est maintenant la Dordogne. Les noms sont évocateurs: Vitesse-de-Bison, Générosité-d'Aurochs, Fierté-de-Mégacéros, Agilité-de-Bouquetin, etc., qui font tous partie du groupe familial des Quatre-Encoches. Ce groupe guidé par une chamane appelée Puissance-de-licorne vient d'atteindre l'Océan-du-bout-monde (l'Océan Atlantique). Là, Iranie, une jeune fille du clan, meurt soudainement. Elle semble s'être noyée. Puissance-de-licorne qui voulait en faire son élève devine très vite qu'Iranie a été assassinée. Sur le chemin du retour vers la Vézère se déroulent pas mal de péripéties que je ne vous raconterai pas. J'ai trouvé le roman plaisant, assez original vu le contexte, mais je n'ai pas arrêté de me référer à la liste des personnages au début du livre, car ce n'est pas facile de retenir "qui est qui" avec ces noms à rallonge. En tout cas, avec ce roman, on prend conscience que les passions humaines (luxure, colère, envie, orgueil) pouvaient déjà exister plausiblement il y a 15 000 ans.

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Je termine avec La fille du train de Paula Jenkins (Editions Sonatine, 380 pages), qui  est recommandé par quelques grandes enseignes de librairies, et dont Spielberg a acheté les droits pour une adaptation au cinéma. J'avoue, pour ma part, que je m'attendais à autre chose. J'ai eu une impression de déjà vu. Je dis "vu" car j'ai vu au moins un téléfilm américain qui traitait du même sujet. Rachel prend régulièrement le même train entre Londres et la banlieue. Elle a l'habitude pour se distraire de regarder par la vitre, lors d'un arrêt, une maison où vit un jeune couple. Elle s'imagine plein de choses sur eux. Elle leur donne des prénoms. Un jour la jeune femme du couple (qui s'appelle Megan) disparaît. L'histoire est racontée à la première personne par des femmes, Rachel, Megan, puis Anna (je vous laisse découvrir qui c'est). C'est surtout Rachel qui est le personnage central, elle est le détonateur. Mais Rachel est une alcoolique, elle n'arrête pas de boire tout le temps (on comprend pourquoi à la fin): je dois dire que c'est un peu lassant et répétitif comme ressort dramatique. Pour moi, ce n'est pas le polar de l'année. A vous de voir.

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jeudi 28 mai 2015

Meursault, contre-enquête - Kamel Daoud

 

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Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud (Actes sud, 150 pages) est un roman intelligent, riche et très bien écrit qui m'a beaucoup plu. C'est un livre écrit par un "Arabe", un Algérien qui fait honneur à la langue et à la littérature françaises. Journaliste vivant à Oran, Kamel Daoud, né en 1970, est un écrivain sur lequel on devra compter (enfin je l'espère). Ce roman (le premier de l'écrivain), publié d'abord en Algérie en 2013, évoque des thèmes qui ont créé une polémique en Algérie. En revanche, dans ce pays où les livres sont peu diffusés, Meursault, contre-enquête a été vendu à près de 6000 exemplaires (un vrai succès). Le titre très évocateur renvoie bien évidemment au Meursault dans l'Etranger de Albert Camus qui (dans ce roman camusien) tue en 1942 sur une plage, près d'Oran, un Arabe dont on ne sait jamais le nom. Dans le roman de Daoud, le narrateur de l'histoire s'appelle Haroun, il s'agit du frère de l'"Arabe". Avec sa mère M'ma, Haroun a vécu dans le souvenir de cette tragédie. 68 ans après, Haroun, devenu un vieil homme en attendant peut-être la mort, revient sur ces événements. Grâce à lui, on apprend que son frère l'"Arabe" s'appelait Moussa. Haroun ne s'est jamais marié mais il a néanmoins aimé. Devenu fonctionnaire à l'inspection des domaines, il a mené une vie terne en vivant au côté de sa mère. Ce roman permet surtout à Kamel Daoud d'évoquer l'Algérie plus contemporaine qui n'a pas su se moderniser, où la religion prime sur tout le reste. Haroun, qui est devenu athée, déteste la religion qui est pour lui "... un transport collectif que je ne prends pas. J'aime aller vers ce Dieu, à pied s'il le faut mais pas en voyage organisé...". Je le fais rarement, mais j'ai lu une partie du texte à haute voix pour m'en imprégner. Un roman passionnant (qui a été récompensé du Goncourt du 1er roman 2015 et du Prix François Mauriac 2014) que je vous conseille. Il faut noter la première phrase de chacun des deux romans. Dans L'Etranger, « Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. » Dans Meursault, contre-enquête, « Aujourd'hui, M'ma est encore vivante ».

Lire le billet plus négatif de Malika.

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dimanche 19 avril 2015

Guatemala - 4 / Les producteurs - Antoine Bello

Quel est le rapport, me demanderez-vous, entre le nouveau roman d'Antoine Bello et les photos de mon voyage au Guatemala? Et je répondrai: les Mayas.

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En effet, dans Les producteurs d'Antoine Bello (Gallimard, 520 pages), la suite surprise des Falsificateurs et des Eclaireurs (mais qui peut tout à fait se lire indépendamment), l'essentiel de l'intrigue porte sur un scénario imaginé par deux agents du CFR (Consortium de Falsification du Réel), la Danoise Lena Thorsen épaulée par l'Islandais Sliv Dartunghuver: la découverte d'un peuple maya, les Chupacs, ainsi que d'une épave de bateau renfermant des objets mayas dont un codex. L'histoire se passe à partir de 2008, année qui va voir l'élection de Barack Obama aux dépens de John McCain et de sa co-listière Sarah Palin. Grâce à ce livre, on apprend que des agents du CFR ont joué un certain rôle dans les résultats de cette élection. Pour en revenir aux Mayas, on suit, heure par heure, la découverte de l'épave sous plusieurs mètres d'eau au large de la ville mexicaine de Veracruz. Le scénario est brillant. Grâce à Internet et aux réseaux sociaux, l'événement fait le tour du monde. Pour ceux qui l'ignorent (comme moi jusqu'à il y a peu de temps), les codex mayas sont des assemblages de feuilles ou cahiers en écriture maya (des glyphes) rédigés par des scribes. Seuls quatre codex nous sont parvenus dont l'un a une authenticité constestée. Les codex ont reçu les noms des villes dans lesquelles ils sont désormais conservés. Le plus célèbre est le codex de Dresde dont j'ai vu une copie dans un musée privé à Guatamela city. Un deuxième est conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris et le troisième est à Madrid. Quant au quatrième, celui qui est contesté, il est appelé le codex Grolier (il est mentionné dans Les producteurs), et il est conservé dans un musée au Mexique.

Le roman se lit d'une traite: l'intrigue est assez passionnante (même si j'ai préféré les nombreuses péripéties des Falsificateurs et des Eclaireurs). En revanche Antoine Bello écrit toujours d'une plume alerte, il emploie beaucoup le style direct. Un roman plaisant dans lequel Lena Thorsen est décrite sous un meilleur jour que dans les deux romans précédents qui sont résumés en préambule du livre.

Je reviens maintenant pour la dernière fois sur le Guatemala avec des photos prises dans le musée privé Popol Vuh situé dans une annexe d'une université qui recèle une belle collection d'urnes funéraires, de masques et de statuettes diverses.

P1010940  P1010944 La copie du codex de Dresde

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P1010876 Quelques masques

P1010885 Une coupe avec un couvercle et des piquants

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P1010880 Une coupe avec l'effigie d'un bassaris (mammifère d'Amérique centrale de la famille des ratons laveurs)

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P1010902  P1010913  Un être mythologique

P1010926 Déesse du cacao

Je termine avec des photos du lac Atitlan (à 100 km à l'ouest de Guatemala city) entouré de volcans. C'est le lac le plus profond d'Amérique centrale (jusqu'à 340 m de profondeur). Il fait 18 km de long par 8 de large. Comme il faisait assez brumeux, on ne s'est pas assez rendu compte de beauté du lieu. Mais on a fait une belle promenade en bateau.

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