lundi 29 juin 2009

Mariage à l'islandaise - Valdis Oskarsdottir

Mariage à l'Islandaise de Valdis Oskarsdottir, sans être très drôle (et certainement pas un chef-d’œuvre), est un film plaisant à regarder. D’abord, comme son titre l’indique, cela se passe en Islande avec ses paysages vallonnés mais désertiques, battus par les vents, ses fjords. La réalisatrice nous raconte l'histoire d'un mariage qui doit se dérouler dans une église perdue au milieu de nulle part bien en dehors de Reyjkavik. Dans chaque car (contenance 40), il y a moins de 10 personnes: dans l'un se trouve la future mariée et sa famille, et dans l'autre, le futur marié et sa famille. En effet, les deux futurs époux ne sont pas censés se regarder avant la cérémonie. Sinon, le témoin du marié, avec les alliances, manque à l'appel (tout au moins au début). On le récupère sur la route. Une grand-mère fait partie des invités surprises. Au moment des arrêts, certains changent de car suite à des disputes. Des relations se nouent ou se dénouent. Des vérités pas toujours plaisante sont dites. Et l'église est introuvable, personne n'a de plan et le pasteur qui doit marier les deux fiancés regarde un match de foot en les attendant. Quand on l'appelle, il donne des indications vagues pour trouver l'église au toit rouge. Tout finit dans un désordre total avant même que le mariage ait lieu. Et je n'ai rien dit des relations entre les personnages, qui sont essentielles dans cette chronique devant laquelle on passe un bon moment.

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samedi 13 juin 2009

Trois films vus avec mon ami

Dans la brume électrique de Bertrand Tavernier, Millenium de Nils Arden Oplev et Wolverine X men origins de Gavin Hood sont trois films que j’ai vus coup sur coup avec mon ami moins cinéphile que moi (personne n'est parfait mais il a d'autres qualités).

Pour Dans la brume électrique de Bertrand Tavernier (je l'ai vu à une séance tardive), j’émets quelques réserves quant au déroulement de l’intrigue car j'ai trouvé que tout allait trop vite. J’ai l’impression que le réalisateur a voulu aller à l’essentiel sans prendre son temps. Les caractères des personnages ne sont qu’esquissés. D’ailleurs, je ne me rappelle pratiquement plus l’histoire à part le fait que l'on trouve des ossements d’un Noir enchaîné au fond du bayou et que des jeunes filles ont été assassinées. Je retiens surtout les paysages de Louisiane et les maisons en bois dévastées qui restent à l’abandon, après le passage de l’ouragan Katrina. L’apparition de revenants (des soldats confédérés) donne une touche de surnaturel originale. La photo jaunie que l’on voit à la fin aussi. Je suis allée le voir parce que Tavernier est un réalisateur que j’apprécie et Tommy Lee Jones dans le rôle du shérif Dave Robicheaux m’a semblé crédible dans son rôle (au vu de la bande-annonce). J'ai eu aussi plaisir à revoir John Goodman (Barton Fink des frères Coen) dans un rôle inquiétant et Mary Steenburgen (dans le rôle de la femme de Robicheaux), un des rôles féminins qui adoucit l'ensemble. L’histoire est adaptée d’un roman de James Lee Burke, écrivain dont je n’ai jamais rien lu (le shérif Robicheaux est un personnage récurrent dans l’œuvre de Burke). A part ça, j’attends la sortie en DVD de Dans la brume électrique. J'ai cru comprendre que le film ne bénéficiait que d'une sortie directe en DVD sur le territoire américain (je me demande bien pourquoi?) et que les scènes avec les revenants avaient été coupées (je me demande à nouveau pourquoi?).

Pour Millénium de Nils Arden Oplev (réalisateur danois), je n’ai pas été déçue du tout par cette adaptation même s’il y a des coupes sombres par rapport au roman. Tout est concentré sur l’histoire criminelle de la disparition d’Harriet Vanger. Vu que j’ai lu le roman Millénium 1, les hommes qui n’aimaient pas les femmes, dès sa parution en septembre 2006, ce film m’a permis de faire une bonne révision. Quant à mon ami qui n’avait rien lu, il a «dévoré» la trilogie en 4 jours (c’est un lecteur avide), ce qui démontre au moins que le film donne envie de lire le roman. Concernant l’atmosphère générale du film, c’est noir, très noir, mais le roman l’est. Bien évidemment, les acteurs qui jouent les rôles principaux ne sont pas ceux que l’on imaginait forcément. Noami Rapace qui joue Lisbeth m’a paru plus âgée que dans le roman mais cela n’est pas très grave. C’est dommage que l’on ne la voie pas plus avec ses ordinateurs et tout ce qu’elle est capable de faire avec, plutôt que d’assister aux actes violents dont elle est la victime. En revanche, j’ai aimé que ce film tiré d’un roman suédois soit tourné dans cette langue. Et j’attends impatiemment les deux adaptations suivantes de Millénium 2 et 3 qui doivent sortir fin de cette année ou début de l’année prochaine. [15/11/07: ma chronique du 3e tome]

Pour Wolverine – X men origins de Gavin Hood, je viens de constater qu’il n’est plus du tout à l’affiche à Paris. Je suis allée voir le film parce que j’avais beaucoup aimé X-Men, 1, 2 et 3: les effets spéciaux, en particulier, sont une grande réussite. Concernant ce film, Wolverine..., c’est l’occasion d’apprendre comment tout a commencé pour Wolverine avec ses mains d’où poussent des lames quand il veut attaquer ou se défendre ou quand il est en colère. Comme les vampires, il passe les siècles sans vieillir après avoir atteint l’âge adulte. Agé d’une dizaine d’années, Wolverine a pris conscience de sa mutation dans les années 1860, après un crime commis contre son père. Il a un demi-frère, Dent de sabre, un être peu recommandable. On apprend aussi comment une «confrérie» de mutants va se former. Tout cela pour dire que le film se regarde avec plaisir mais il faut aimer ce genre sans faire la fine bouche. Le scénario tient moins la route que les trois premiers. Les effets spéciaux ne sont pas toujours à la hauteur et sont moins spectaculaires. Ce genre de film peut attendre la sortie DVD (en location).

Moi qui vais la plupart du temps au cinéma toute seule, j’ai été bien contente pour ces fois-là d’être accompagnée. Merci "Ta d loi du cine".

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lundi 17 novembre 2008

Mère disparue - Joyce Carol Oates

Après Florinette qui a aimé, je voulais faire un billet sur ce roman de Joyce Carol Oates (dédié à sa mère?). Mis en valeur dans ma librairie favorite, Mère disparue est paru en édition de poche Points Seuil. Cette histoire ne peut que vous toucher. En ce qui me concerne, certains passages m'ont rappelé des souvenirs personnels. L'histoire commence le jour de la fête des Mères 2004 dans la petite ville américaine de Mont Ephraïm au 43 Deer Creek Drive. Nous sommes dans la région du Lac Erié (d'où est issue J. C. Oates). A l'occasion de cette fête, Gwen (Gwendolyn) Eaton, veuve depuis 4 ans, reçoit des amis et ses deux filles: l'ainée, Clare, la quarantaine (professeur de lycée), mariée et deux enfants, et Nikki (Nicole), 31 ans (journaliste), qui a une coiffure "Punk" et un amant déjà marié. Deux jours plus tard, Nikki retrouve sa mère morte dans le garage de la maison. Gwen a été poignardée. On retrouve assez vite l'assassin (ce n'est pas cela l'important). Tout le roman (qui se déroule sur un an) est narré du point de vue de Nikki qui, avec ce drame, va radicalement changer en découvrant l'histoire de sa mère dont elle ignorait beaucoup de choses. Nikki retrouve même dans le grenier des lettres d'un amour de jeunesse qui s'est mal terminé. Le surnom de Gwen était "Plume", non parce qu'elle était légère mais parce que, pendant son enfance, elle essayait de ne pas se faire remarquer. Gwen s'occupait beaucoup des autres et restait toujours optimiste. Nikki, comme par mimétisme ou identification, se met à reproduire des gestes ou des actions de sa mère: fabriquer du pain, visiter des personnes âgées, etc. Elle en vient à vivre au 43 Deer Creek Drive avant que la maison ne soit vendue. Elle va aussi évoluer et peut-être mûrir dans ses liaisons sentimentales. En revanche ses relations avec sa soeur sont houleuses. Sous la plume de Joyce Carol Oates, Clare semble peu sympathique, mais pour elle aussi, sa vie est bouleversée car elle se sépare de son mari. Le roman en poche fait 513 pages. Il se lit très vite, sans ennui. On pourrait s'attendre à une suite. Pour ma part, c'est le premier de Oates que je lis. Je le recommande.

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jeudi 21 août 2008

Films deux par deux (5)

Dans la poursuite de ma série estivale, je fais un billet avec ces deux films ensemble parce qu'ils sont animés. J'avoue que j'ai préféré le premier au second. Même si le second réunit tous les suffrages (ou presque).

Je dirai un mot, "génial"; ou, comme un personnage l'énonce à un moment donné, c'est "topissime". Kung-Fu Panda de Mark Osborne et John Stevenson que j'ai vu dans une grande salle à Paris avec 85% de grandes personnes est un régal des yeux. L'animation est époustouflante et c'est très beau visuellement. Cela se passe en Chine. Po, un panda, serveur dans le restaurant de nouilles de son papa (une oie), rêve de Kung-Fu mais il n'a pas le physique. Il aime manger (surtout quand il est angoissé) et devrait donc perdre quelques kilos et gagner du muscle. Grâce à une prophétie annoncée par une vénérable tortue (âgée d'environ 1000 ans) appelée Oogway, il se trouve être l'élu qui doit combattre un léopard des neiges, Taï Lung. Pour ce faire, il est entraîné, avec les Cinq cyclones (idoles de Po), Vipère, Grue, Mante, Tigresse et Singe, par un maître du kung-fu, une petite chose nommée Maître Shifu qui peut maîtriser un adversaire avec un doigt. Pour voir le film, il n'est pas besoin de connaître le Kung-Fu, je me suis laissée entraîner dans cette histoire avec bonheur. Voir l'article sympathique d'Armelle.

Wall-e d'Andrew Stanton est une prouesse technique du point de vue animation (avec les ordinateurs de maintenant, on fait des miracles) mais l'histoire m'a laissée perplexe, surtout tout ce qui se passe sur la station spatiale. J'ai été gênée. L'évolution des personnages est très sommaire. Devenus des "bibendum Michelin" et conditionnés comme des robots humains (par de vrais robots), les humains se réveillent de leur léthargie au bout de 700 ans. Un vrai miracle. J'ai trouvé ce film déprimant (même si cela risque d'arriver à notre humanité). Je ne le conseillerai pas aux touts petits. C'est trop noir et pourtant il est bien sympa Wall-e avec ses yeux qui ressemblent à des jumelles. Il a un coeur qui bat et une âme. Eve en revanche, ce n'est pas une tendre (au début), elle ressemble plutôt à une "Terminatrice" (au féminin!). La partie qui se passe sur la Terre envahie de déchets est une romance sans paroles (ou presque) très touchante. Le film n'aurait dû être que cela: l'histoire entre Wall-e et Eve et rien d'autre. Néanmoins, allez-y rien que pour la qualité de l'animation.

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mercredi 21 mai 2008

Deux romans policiers français

Grâce à mon ami, j'ai fait l'acquisition de quelques romans policiers que j'ai décidé de chroniquer suite aux billets publiés sur le site de Claude le Nocher. Je trouve intéressant d'évoquer des auteurs français de polar peu connus du grand public. Tous ces romans en format de poche ne dépassent pas 9 euros. Voici les deux premiers publiés aux Editions Kraoken (http://www.krakoen.com).

Vice repetita d'Hervé Sard est un roman qui se lit très vite. Le roman commence et se termine en 2050. Un crime horrible est commis en 2004 dans la Forêt de la Vallée de chevreuse. On ne fait la connaissance du vrai meurtrier (qui écrira une confession sur son lit de mort) que 46 plus tard. Cet assassin a commis le crime parfait puisque c'est un faux coupable qui paie (lourdement) à sa place. La psychologie des personnages est un peu sommaire et l'intrigue se résoud grâce aux analyses ADN qui donnent des résultats (mais les apparences sont parfois trompeuses). Petit indice: il y a un troisième homme. Roman qui sans être inoubliable est d'une lecture agréable avec des petits chapitres. Cela m'a donné envie de lire le deuxième roman d'Hervé Sard, Mat à mort (également aux Editions Krakoen), très bien aussi.

Dans Les vieilles décences de Max Obione, Maurice Cintray (Mau ou le Mat) et Raymond Japhet (Raja), respectivement inspecteur et juge, tous les deux à la retraite, partent en Beauce dans la voiture de Maurice, une magnifique Panhard, afin de s'adonner au plaisir de la pêche. En guise de poisson, c'est un macchabée plus très frais que Maurice attrape. La victime a été égorgée. L'identité du mort est révélée grâce à un article de journal qui ne parle que d'une simple noyade par hydrocution. D'ailleurs, le pauvre journaliste qui a rédigé l'article ne fait pas de vieux os, il est renversé "accidentellement" par une voiture, à moins qu'il ne se soit suicidé? Mau et Raja mènent l'enquête et font justice eux-mêmes grâce à des méthodes peu orthodoxes mais qui donnent des résultats qui font du bruit. Des notables céréaliers, des gradés de la maréchaussée et même un instituteur écolo sont impliqués dans cette sombre affaire où les OGM jouent un rôle essentiel. Ce roman très bien structuré est agréable à lire grâce à un style enlevé et quelques expressions savoureuses. On retrouve les deux compères dans un autre roman, Le jeu du lézard.

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samedi 17 mai 2008

L'étrange disparition d'Esme Lennox - Maggie O'Farrell

J'ai acheté par hasard ce roman, attirée par la couverture qui représente un beau portrait de femme prise au niveau du buste. Elle se tient les yeux baissés. L'Etrange disparition d'Esme Lennox est le 4ème roman de Maggie O'Farrell (publié aux éditions Belfond), mais c'est le premier que je lis de cette femme écrivain irlandaise. J'ai été touchée par cette histoire d'Esme (Euphemia) Lennox, enfermée plus de 60 ans dans un asile psychiatrique, à partir de l'âge de 16 ans, par ses parents qui n'ont pas supporté son comportement hystérique (suite à un traumatisme ignoré des siens). Ils ont considéré qu'elle avait un comportement qui ne sied pas à une jeune fille. La structure de l'histoire est éclatée entre des bribes du récit qui se passe pendant l'enfance d'Esme et de sa soeur Kitty, en Inde puis en Ecosse, jusqu'au moment du drame qui aboutira à l'enfermement d'Esme, et le noyau du texte qui se passe de nos jours, au moment où Esme va enfin sortir de cet asile fermant pour raison administrative. C'est une parente qui va la prendre en charge temporairement. Il s'agit d'Iris, sa petite-nièce. Iris ignorait jusqu'à l'existence de cette grande-tante. Elle-même connaît des problèmes sentimentaux, tiraillée entre Alex, son frère d'adoption, et Luke, un homme marié. Esme, de son côté, malgré tout ce qu'elle a subi, semble avoir toute sa tête, et des souvenirs remontent à la surface. C'est loin d'être le cas de Kitty qui souffre de la maladie d'Alzheimer et finit ses jours dans une institution spécialisée. C'est là que se jouera le drame final qui clôt ce beau roman que je recommande.

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mercredi 31 octobre 2007

Films vus et non commentés depuis le 21/09/2007

Voici encore (dans la lignée de mon billet précédent) quelques films que j'ai vus en salle, et qui ne m'inspirent pas assez pour en tirer dix lignes chacun.

Joyeuses funérailles de Frank Oz (2007): Humour à l'anglaise (pas toujours du meilleur goût), qui m'a fait sourire souvent. Comment deux personnes, l'une qui avale des comprimés composés de substances pas très licites, et l'autre, un homme de petite taille, transforment un enterrement en délire complet. A voir.

L'ennemi intime de Florent Emilio Siri (2007): Sujet rarement traité dans le cinéma français, cette tentative d'évoquer la Guerre d'Algérie n'est pas totalement aboutie à cause d'effets de mise en scène un peu mode (pour faire comme les Américains). Les comédiens comme Benoit Magimel, Albert Dupontel et Marc Barbé sont bien. L'histoire de Patrick Rothman est bien écrite mais il manque un petit quelque chose.

Le mariage de Tuya de Wang Quan'an (2006): Pour une fois, je me suis retrouvée d'accord avec l'allusion à ce film dans une critique de Eric Loret dans "Libération" du mercredi 3 octobre 2007 : désolant. C'est décousu, pas vraiment de scénario et c'est beaucoup n'importe quoi sans être ni amusant, ni triste. Seul le dernier plan émeut : Tuya qui pleure.

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dimanche 25 mars 2007

Angel - François Ozon

Grâce à une bande-annonce qui m'a donné envie de voir le film, j'ai beaucoup apprécié Angel, première réalisation en anglais de François Ozon. N'étant pas toujours fan de ses films, en particulier 8 Femmes que j'avais détesté, Angel est un bon cru. On se laisse emporter par l'histoire de cette jeune femme insupportable et très "tête à claque", née en 1885, fille d'une épicière. Ses rêves se réalisent: elle devient un écrivain célèbre, elle fait fortune, elle s'achète le grand domaine dont elle rêvait, elle est elle connaît l'amour avec un peintre maudit qui se suicide, la soeur de ce dernier étant devenue la secrétaire d'Angel. Après la première guerre mondiale, ses romans ne sont plus à la mode, elle est ruinée, elle meurt encore jeune. Raconté comme cela, on n'est pas loin du roman-photo un peu "kitsch" mais François Ozon, par son talent, évite cet écueil. Romola Garai qui joue Angel est convaincante ainsi que tous les autres comédiens. Les décors, les costumes et la musique sont très bien.

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