dimanche 9 septembre 2007

L'Egyptologue - Arthur Phillips

L'accroche sur la couverture de l'Egyptologue d'Arthur Phillips est "Vous n'avez jamais lu un tel roman" signé Stephen King. Et bien c'est vrai, le livre fait 550 pages. Si vous arrivez à la page 80, soit vous continuerez à lire ça sans déplaisir aucun, ni plaisir extrême, soit vous vous arrêterez là. Si vous arrivez à le lire jusqu'au bout, vous ressentez une certaine frustration car il faut croire à l'invraisemblable. Le gros du récit, narré à la première personne, se passe en 1922 à la même période que les fouilles effectuées par Howard Carter qui permettront de trouver la tombe de Toutankhamon. Le narrateur, un Anglais dénommé Harold Trilipush, est sur la piste de la tombe d'un autre Pharaon dernier descendant d'une dynastie, la XIIIème, Atoum-hadou (Atoum-est-en-érection), tout un programme ! En revanche pendant tout le roman, nulle grivoiserie, ni détail croustillant dans un récit qui n'est qu'une longue descente aux enfers pour Trilipush. Une métamorphose et probablement la mort seront au rendez-vous à la fin du voyage. La partie du récit se déroulant en 1960, dans une maison de retraite à Sydney en Australie, parasite inutilement le roman. Je pense aussi que le défaut éventuel du livre est la traduction française. Même si ce n'est pas de la grande littérature, le roman aurait peut-être mérité une meilleure traduction.

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samedi 14 juillet 2007

Films vus au Cinéma et en DVD non commentés depuis le 28 avril 2007

[ce billet fait suite à celui du 28/04/2007]

Troie de Wolfgang Petersen en DVD (2004) : relisez plutôt l'Illiade d'Homère c'est beaucoup mieux et nettement moins ridicule.

Lucky you de Curtis Hanson (2007) : très regardable mais il faut aimer le poker.

La maison dans l'Ombre (On Dangerous Ground) de Nicholas Ray (1952) : film méconnu du grand Nicholas, a beaucoup vieilli malgré la présence d'Ida Lupino et Robert Ryan.

Delirious de Tom DiCillo (2006) : le film est bruyant, "trash", l'image est surexposée exprès, cette laideur esthétique reflète peut-être le monde des Paparazzi. En tout cas, la fin aurait pu être saignante et sauver le film, elle n'est que banale. Un gâchis !

The Lookout de Scott Frank (2007) : un peu flemmarde pour en faire un billet, je recommande ce bon petit polar très bien mené au scénario original avec Joseph Gordon-Levitt. A voir.

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dimanche 1 juillet 2007

Persepolis - Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

Persepolis, Prix du Jury à Cannes 2007 (récompense amplement méritée), est l'adaptation réussie en film d'animation de la BD dessinée par Marjane Satrapi, rééditée récemment en un volume aux Editions de l'Association (2007). Et pourtant, j'ai hésité à aller le voir car je n'avais pas aimé la bande-annonce. Cela aurait été dommage. Cette histoire, très autobiographique (la jeune héroïne de 8 ans s'appelle aussi Marjane), commence sous le régime du Shah en 1978 et se termine quand Marjane s'exile définitivement en France en 1992. L'image est en noir et blanc pour les flash-backs avec des moments en couleur quand le récit se déroule de nos jours. Marjane, issue d'une famille plutôt aisée, est entourée d'une grand-mère au parler cru, d'un oncle victime du régime politique et de parents très aimants. Marjane est fan de Bruce Lee, de rock et se verrait bien prophète. Quand le Shah est renversé et contraint à l'exil, une euphorie s'installe dans le pays, malheureusement de courte durée. Le régime du Shah était une dictature, le nouveau régime des Ayatollahs est encore pire. La torture et la peine de mort s'amplifient. La guerre est déclarée avec l'Irak. Partout règne la pénurie. Marjane continue de grandir mais elle doit porter le voile. On peut rendre justice à la réalisatrice de ne pas avoir trop caricaturé ce régime de répression. Grâce à son père, Marjane peut partir un temps en Autriche pour fuir l'Iran. A Vienne, elle fera des rencontres plus ou moins heureuses. Elle reviendra avant de s'exiler en France. L'animation est remarquable en "ligne claire", en particulier, l'expression des yeux et de la bouche. Les voix françaises de Danielle Darrieux, Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni complètent la qualité de Persepolis que d'aucuns considèrent le meilleur film de l'année, et je ne suis pas loin de le penser. Cela me donne envie de lire la BD.

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dimanche 24 juin 2007

Le dictateur et le hamac - Daniel Pennac

Suite à mon billet du 18 juin 2007, je voudrais évoquer le dernier roman en date de Daniel Pennac, le Dictateur et le hamac, hommage non dissimulé au Dictateur de Charlie Chaplin, où celui-ci joue Hinkel (le dictateur) et un barbier (sosie du dictateur). Daniel Pennac, à l'occasion d'un séjour au Brésil, a pris l'habitude de se prélasser sur un hamac. Son inspiration lui fait imaginer qu'un dictateur sud-américain, dans les années 20, forme un sosie pour que celui-ci le remplace à l'occasion, et même définitivement. Ceci fait, le dictateur part en Europe. Le sosie à son tour forme un sosie à son image. Cela fait, lui aussi s'enfuit mais cette fois-ci aux Etats-Unis. En tout, il y aura 4 sosies dont des jumeaux. L'histoire est particulièrement centrée sur la vie que mènera le premier sosie qui, après un long périple pour atteindre la côte sud-américaine, s'embarquera sur un paquebot. Il fera carrière aux Etats-Unis en devenant la doublure de Rudolph Valentino. Il mourra presque heureux en assistant à une projection du Dictateur dans un cinéma de Chicago en 1940. Le périple de ce sosie n'est cependant qu'une partie du livre. De nombreuses péripéties surviennent, les histoires sont haletantes, l'écriture est toujours fluide et en ce qui me concerne, après une longue incursion dans la tribu Malaussène, j'ai découvert un autre Daniel Pennac. J'en suis ravie.

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lundi 18 juin 2007

La saga Malaussène (suite et fin provisoire)

Monsieur Malaussène, Des Chrétiens et des Maures, Aux Fruits de la Passion terminent pour le moment la saga Malaussène. Beaucoup de personnages, du flic à la nonne, gravitent autour de cette famille, dans le quartier de Belleville. On est parfois dans l'invraisemblable mais c'est écrit avec une telle maestria que l'on pardonne tout à Daniel Pennac. J'ai ri toute seule et les personnages sont si attachants qu'on croirait qu'ils existent vraiment. A la dernière page, on regrette déjà de les quitter et on voudrait crier comme au spectacle : encore ! encore ! Merci M. Pennac qui a vraiment le don de raconter des histoires. J'en parlerai dans un prochain billet pour commenter un autre roman de cet écrivain.

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jeudi 7 juin 2007

Al Pacino

Al Pacino, heureusement pour lui, n'a pas tourné que 88 minutes, son dernier film sorti en France. Il a été révélé, entre autre, grâce à Panique à Needle Park (1971) et L'épouvantail (Scarecrow) (1973, Palme d'Or à Cannes), tous les deux réalisés par Jerry Schatzberg , puis par Un Après-midi de chien (Dog Day Afternoon) de Sidney Lumet (1975), la trilogie du Parrain de Francis Ford Coppola et Scarface (1983) de Brian de Palma dans lequel son interprétation paroxystique de Tony Montana a marqué toute une génération de spectateurs, ou Cruising de William Friedkin (il y joue un flic qui se fait passer pour un homosexuel). Il a fait aussi des films plus intimistes comme Bobby Deerfield  de Sydney Pollack (1977) avec Marthe Keller (à découvrir ou redécouvrir), et un de mes films "chouchou", Frankie et Johnny (1991) de Gary Marshall avec Michelle Pfeiffer dans une histoire qui vous fait croire au Prince Charmant. Al Pacino est un acteur de talent, amoureux de Shakespeare, qui fait aussi beaucoup de théâtre aux Etats-Unis. D'ailleurs, il a réalisé Looking For Richard (1996) entouré d'amis comédiens dont Winona Ryder et Kevin Spacey, et il a interprété, en 2004, Shylock dans Le Marchand de Venise (2004) de Michael Radford. Dans mes recherches web, j'ai appris une bonne nouvelle : il va rejouer après Heat (1995) de Michael Mann avec Robert de Niro dans Righteous Kill (2008) de Jon Avnet. Je me réjouis d'avance devant cette nouvelle rencontre entre ces deux monstres sacrés du cinéma.

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lundi 9 avril 2007

Wallace et Gromit - Nick Park

En marge des dessins animés traditionnels, surtout américains, comme les Walt Disney et plus récemment les studio Pixar et quelques autres, le réalisateur anglais Nick Park est le génial créateur de Wallace et Gromit entièrement faits en pâte à modeler. Wallace est un anglais bon teint, chauve et grand amateur de fromage de cheddar, son chien Gromit n'a pas de bouche mais des yeux expressifs qui montrent son intelligence. Il sauve souvent la mise à son maître. Heureusement qu'il est là. Ces deux héros ont d'abord été les héros de trois courts métrages : La grande excursion (1989), Un mauvais pantalon  (Oscar du meilleur court-métrage d'animation en 1994) et Rasé de près (Oscar du meilleur court-métrage d'animation en 1996). Succès oblige, on retrouve les deux héros dans Wallace et Gromit et le mystère du Lapin-Garou, long métrage qui a reçu l'Oscar du meilleur film d'animation en 2005 et qui est diffusé en ce moment sur Canal+. Les trouvailles de ce long-métrage sont sensationnelles avec des références comme King Kong. C'est très drôle. Je suis une grand fan de Gromit le chien qui est le seul chien que l'on connaisse à faire du tricot quand il réfléchit. Je tire mon chapeau à Nick Park qui est aussi le créateur des poules de Chicken Run.

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vendredi 30 mars 2007

Daniel Pennac (suite)

Après le succès mérité d'Au bonheur des ogres, Daniel Pennac a continué d'écrire sa saga de la tribu Malaussène composée de Benjamin, Julie, Louna, Thérèse, Clara, le Petit et Julius le chien épileptique qui sent mauvais et quelques autres. Les deux opus suivants que je viens de lire sont La fée Carabine et La Petite marchande de prose (Prix du livre Inter 1990). Ce troisième volet ayant été adapté à la télévision, il est dommage que les autres ne l'aient pas été. Que dire à part que ce sont encore et toujours de vrais bonheurs de lecture! Daniel Pennac situe ses livres dans des arrondissements de Paris qu'il semble bien connaître : le 11ème et le 20ème. La famille Malaussène vit dans une quincaillerie reconvertie en habitation. Au fil des romans, des personnages viennent s'ajouter à cette famille complètement déjantée. Dans ces histoires, les héros sont confrontés à des crimes, des tentatives de meurtre, des flics. Les héros de l'histoire vont connaître l'amour tour à tour. Il y a du suspense. Le style de l'écrivain (prof de Lettres en collège jusqu'à récemment) est remarquable et ses livres se lisent sans effort. Merci Monsieur Pennac.

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mardi 27 mars 2007

Coups de feu dans la Sierra - Sam Peckinpah

Qu'est-ce que c'est bien de voir des westerns sur grand écran ! A l'occasion de la ressortie en copie neuve de Coups de feu dans la Sierra (Ride the High Country) de Sam Peckinpah, j'ai pu l'apprécier. Ce film de 1962 est un des premiers du réalisateur. Il est interprété par Joel Mc Crea et Randolph Scott dont ce fut le dernier film. L'histoire est simple. Il y a juste ce qu'il faut d'humour et de coups de feu. Les deux héros vieillissants donnent ce côté désenchanté et crépusculaire aux westerns tournés à partir des années 60. A part ça, il ne faut pas s'étonner que les spectateurs se détournent des petites salles et préfèrent aller dans les grands complexes où on peut acheter son billet à l'avance. Pour certaines salles "art et essais", on doit attendre dehors par tous les temps et la vente des billets se fait au dernier moment avec une caissière ou un caissier pas toujours aimable. Ca se mérite d'aller au cinéma.

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vendredi 2 mars 2007

Au bonheur des ogres - Daniel Pennac

Quelqu'un qui m'est très cher m'avait offert, il y a quelques mois, Au bonheur des ogres de Daniel Pennac (1985) collection Folio Gallimard, que j'avais commencé à lire et que j'avais laissé tomber au bout de vingt pages ; je ne comprenais pas ce que je lisais. Je viens de le reprendre et miracle, j'ai lu les 286 pages en 5 heures. J'ai énormément aimé. Le style et la langue peuvent au début, comme pour moi, décontenancer mais au fur et à mesure, le talent de Daniel Pennac est évident dans son écriture de la langue française en jouant avec les mots. Le style est fluide. On est captivé par l'histoire de Benjamin Malaussène et de ses différents demi-frères et soeurs de la même maman mais de papas tous différents et inconnus. Ben est "bouc émissaire" dans un grand magasin : officiellement au contrôle technique et il est en fait payé pour se faire "engueuler" quand un client a eu un problème avec un produit acheté dans le grand magasin. Des attentats à la bombe se produisent dans ce lieu et il est chaque fois aux premières loges et parfois blessé. De témoin, il devient suspect. Après 6 attentats, l'affaire sera résolue, Ben disculpé. On apprendra que ces attentats ont une origine lointaine remontant à la seconde guerre mondiale. Les ogres du titre ont une importance. Les ogres sont connus comme mangeurs de petits enfants. Ici les victimes des attentats ont été des ogres mais d'une autre manière, plus sordide. Puis, je suppose que le titre fait référence au roman d'Emile Zola Au bonheur des Dames qui se passe aussi dans un grand magasin. Enfin Ben, pour endormir son petit frère, lui invente des histoires d'ogres. Je recommande vivement ce roman qui garde son suspense jusqu'au bout.

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