mercredi 14 juin 2017

Domaine de Chantilly

Faisant suite à la disparition récente de Roger Moore, mon ami et moi avons revu tous les James Bond avec lui dans le rôle. En particulier, Dangereusement vôtre, le dernier James Bond qu'il ait tourné. Une grande partie de la première heure se passe dans le domaine de Chantilly. Dans le film, le château appartient à Zorin, le "méchant". Cela nous a donné envie de connaître le domaine en "vrai". Nous n'y avions jamais été. 

Ce domaine, à 44 km au nord de Paris, est un ensemble constitué du Château (presque entièrement reconstruit au XIXème siècle), du petit château d'Enghien (que l'on ne visite pas), d'un beau parc de 115 hectares et du musée du cheval qui est une dépendance du château. Le tout a été légué en 1886 par le Duc d'Aumale (1822-1897), l'un des fils du roi Louis-Philippe. Pour voir l'ensemble, il faut sans doute y consacrer presque deux jours (ce que nous n'avons pas fait).

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Différentes vues du château qui a appartenu à la famille de Montmorency entre le XVème et le XVIIème siècle. Le connétable Anne de Montmorency (1492-1567), le plus illustre de cette famille a fait rénover la forteresse au XVIème siècle. Plus tard, le château passera à la famille des Bourbon-Condé dont le Grand Condé (1621-1686) est le membre le plus connu.

P1050323 Les écuries et le musée du cheval

 

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Des moutons servent à la "tonte naturelle" (sic!) de l'herbe pour certaines parties du parc.    

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D'autres animaux croisés dans le parc.

Il y a même une vingtaine de Walabis dans deux enclos depuis plusieurs années.

P1050339 Une vue du parc côté jardin anglais.

 

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Henri d'Orléans, duc d'Aumale, avait une immense fortune familiale qu'il a dépensée en acquérant livres de bibliophilie, peinture et divers objets. Parmi les ouvrages, il y a la plus belle collection de livres enluminés (1500) après celle de la Bibliothèque Nationale dont Les Riches heures du Duc de Berry.

Concernant les peintures, je n'ai pas pris de photos, la collection est la deuxième après celle du Musée du Louvre pour les peintures d'avant 1850.

 

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Dans un des coins dans le jardin anglo-chinois, il y a un hameau composé de cinq maisonnettes contruites en 1773. Marie-Antoinette s'en est inspiré pour faire contruire son hameau à Versailles. Juste à côté, on s'est installé pour déguster une glace pour mon ami et des fraises/framboises à la chantilly (maison) pour moi.

Faute de temps, on a eu à peine une demi-heure pour visiter le Musée du cheval. On n'a même pas pu assister à une démonstration de dressage.

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Juste avant que cela ferme, j'ai pu entrer dans le lieu où se déroule le spectacle: très bel endroit.

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Je ne peux que vous conseiller de vous rendre à Chantilly. Le dimanche 4 juin, jour où nous y sommes allés, il y avait des courses hippiques à l'hippodrome juste à côté du musée.

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samedi 23 juillet 2016

Dictée à l'ancienne en Limousin

Dimanche 17 juillet 2016, en compagnie de mon ami, j'ai eu le plaisir de faire deux dictées. Explications: une institutrice à la retraite du petit village de Montrol-Sénard près de Bellac organise depuis des années, au mois de juillet, ce moment bien sympathique, sous l'égide de l'association touristique syndicat d'initiative. Les dictées (niveau certificat d'études et brevet supérieur) permettent à une trentaine de personnes (chacune dûment munie du ticket d'inscription) de se réunir dans la vieille école communale du village. Dans la salle sont disposés des pupitres d'écoliers avec des encriers "à l'ancienne". On retrouve les tableaux et les craies, les vieilles cartes géographiques Vidal Lablache. Au fond (comme sur la première photo), on voit des porte-manteaux avec des manteaux ou des blouses. Ce jour-là, il faisait chaud dehors mais très bon à l'intérieur: j'ai été impressionnée par l'épaisseur des murs.

La dictée que l'institutrice avait choisie pour le certif était de Marguerite Audoux (1863-1937). Son titre: "Repas du soir à la ferme". Mon ami et moi, on a fait une faute: "à pleines dents" s'écrit au pluriel et non au singulier. On a bien orthographié "du pain bis" et "on eût dit". On a appris que ce temps de verbe (conditionnel passé) n'était plus enseigné, au profit de "on aurait dit". En ce qui concerne la dictée du brevet, on était moins nombreux, et les jeunes qui avaient fait la première dictée ont passé leur tour (ils jouaient à P*kemon!). La dictée proprement dite était plus longue mais pas plus difficile. Son titre: "Une école de village", de Pierre Manse (un illustre inconnu, en ce qui me concerne) J'ai fait une faute à "ânonner". En revanche, on a été plusieurs à ne pas être d'accord avec l'orthographe de "l'extrêmité" (sic!). Après vérification sur un Larousse et un Petit Robert, j'ai constaté qu'extrémité s'écrivait bien avec un accent aigu et non un accent circonflexe... Extrême vient du latin "extremus" tandis qu'extrémité vient du latin "extremitas" (non mais!).

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Ces deux épreuves nous ont pris pas mal de temps dans l'après-midi, mais cela ne nous a pas empéché de visiter ce village dont certains lieux sont entretenus par des bénévoles, comme la forge du Maréchal-ferrant ou la grange à cidre. On s'est aussi sustenté au café-buvette en dégustant de bonnes tartes faites maison et des jus de fruits.

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mercredi 19 août 2015

Retour de ma pause vacancière (suite et fin)

Nous avons terminé notre périple en Dordogne, à Sarlat (sous la pluie) et Domme (temps très mitigé).

Etant arrivés en fin d'après-midi, nous avons parcouru les rues du vieux Sarlat. A cause de la pluie, j'ai fait peu de photos. Je reviendrai.

P1020262  Maison de la Boetie   P1020264

P1020269  Une rue du vieux Sarlat  P1020270  La lanterne des morts

 

P1020272  Le lanterneau du Présidial (l'ancien tribunal jusqu'à la Révolution de 1789). Cet édifice est devenu un restaurant.

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Je termine par Domme, situé à 8 km de Sarlat. Il s'agit d'une bastide qui fait partie de l'association "Les plus beaux villages de France". C'est un village qui domine la Dordogne. Les rues sont pentues mais pas trop. On a passé un moment agréable en particulier lors de notre tour en "petit train" (durée 20 minutes) qui nous a permis de faire un tour commenté du village.

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P1020280    P1020282  Les remparts de la Bastide

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Avant de regagner Paris, nous avons fait une halte à Limoges (j'y vais très souvent) où se déroulent des fouilles archéologiques (jusqu'en octobre 2015) sur une des places principales de la ville. Déjà, l'année dernière, des sondages assez conséquents avaient été faits. Des visites commentées par l'archéologue (une jeune femme) ont lieu les mercredis et jeudis. A chaque présentation, elle fait le point des avancées de la semaine. 

P1020124  P1020125  P1020127  P1020129  Sur les palissades qui entourent les fouilles, on peut lire des panneaux explicatifs très intéressant. Ces fouilles permettront peut-être d'approfondir la connaissance du site dominé par l'abbaye Saint-Martial pendant plus de dix siècles.

Je ferais une remarque: tous les platanes qui se situaient sur la place ont été abattus dans le périmètre de ces fouilles.

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mercredi 25 juin 2014

Une journée à Giverny - 1300ème billet

Mon 1300ème billet me permet de rendre compte de ma journée à Giverny dans l'Eure. Vendredi 20 juin 2014, je suis allée dans la maison et les jardins de Claude Monet (1840-1926). La journée était organisée par l'association loisirs de l'entreprise où je travaille (c'était ma seconde visite, 26 ans après, pour ma part). Le jardin était une explosion de couleur. Il paraît que, cette année, les floraisons sont en avance d'au moins deux semaines. Claude Monet a vécu dans sa propriété de Giverny pendant 43 ans (la moitié de sa vie), de 1883 jusqu'à sa mort. La maison est très bien meublée, mais on ne peut pas prendre de photos à l'intérieur. Aux murs, dans les différentes pièces, sont accrochées 231 estampes japonaises acquises par le peintre. Je n'ai rien d'autre à vous dire, et maintenant les photos (avec quelques nénuphars -"nymphéas"-, bien entendu) :

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Près du Musée de l'Impressionnisme, voici un champ de coquelicots mélangés à des bleuets : superbe.

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jeudi 29 mai 2014

Il était une fois l'Orient-Express

Pour une fois, je ne parlerai ni de livres ni de cinéma (quoique...). A l'Institut du Monde Arabe à Paris, se tient, jusqu'au 31 août prochain, Il était une fois l'Orient-Express, une exposition évoquant le train mythique qui traversa l'Europe d'Ouest en Est et inversement pendant plus de 90 ans (avec des interruptions). L'expo se décompose en deux parties: la première permet d'admirer trois wagons de la Compagnie internationale des Wagons-Lits qui ont été rachetés récemment par la SNCF. Les wagons présentés datent des années 1925-1930, époque de l'âge d'or de l'Orient-Express. Un des wagons a été restauré en 2014. Ils sont installés sur le parvis devant l'entrée de l'IMA.

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C'est assez spectaculaire et l'ensemble a beaucoup d'allure. Il est écrit, selon une brochure que je me suis procurée, que chaque wagon pèse 60 tonnes!

Vous remarquez que les caisses où acheter les billets ressemblent à un wagon: 2ème photo au milieu à gauche.

Puis, comme j'y suis allée à l'heure du déjeuner, il n'y avait pas foule et l'attente fut courte. Une jeune guide "conducteur" nous informe brièvement de ce qu'on verra dans les trois wagons: le premier est le restaurant, salle à manger. Le deuxième wagon est composé de compartiments (les photos y sont interdites) dans lesquels sont reconstituées quelques scènes d'ambiance dont le fameux crime de l'Orient-Express (Christie/Poirot); et enfin le troisième wagon est un grand salon avec des fauteuils très confortables. C'est là qu'a été tourné la scène finale du film Le crime de l'Orient-Express de Sidney Lumet (1974) où l'on voit Poirot qui a rassemblé tous les suspects pour révéler qui est coupable du crime.

Voici des photos prises à l'intérieur des wagons avec en particulier les panneaux en verre de René Lalique dans les boiseries en acajou de Cuba.

 

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Puis je me suis dirigée vers la suite de l'expo (dans l'IMA aux niveaux -1 et -2) où sont présentés pas mal de documents, d'affiches, des reconstitutions des couchettes.

J'ai appris que c'est M. Georges Nagelmackers (1845-1905), un Belge né à Liège, fils et petit-fils de banquier et fondateur de la Compagnie internationale des Wagons-Lits, qui a imaginé le train de ses rêves (après un séjour aux Etats-Unis), en s'inspirant des wagons Pullman (Pulman a inventé le wagon-lit). Il a voulu, grâce à ce train, faire l'unité de l'Europe à travers les Balkans dans les années 1880. L'Orient-Express a été créé en 1883. Istanbul a été choisie comme terminus du fait que c'était la pleine période de l'orientalisme à la fin du XIXème siècle. Le voyage durait quatre jours. La clientèle de ce train de luxe (le prix du billet était très cher) était essentiellement composée de militaires anglais, d'archéologues, des écrivains, ainsi que les premiers touristes, et des diplomates. Il y avait aussi des demi-mondaines. Entre les deux guerres mondiales, le réseau s'étend avec une ligne qui partait d'Istanbul jusqu'à Bagdad et Le Caire en passant par Alep en Syrie. Les lignes de l'Orient-Express ont été un reflet de la géopolitique d'époques différentes. Le dernier direct Orient-Express vers Istanbul et Athènes a cessé en 1977.

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Personnellement, j'ai bien aimé cette exposition car ce serait un rêve de pouvoir prendre un jour ce genre de train où tout est luxe et volupté.

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lundi 12 août 2013

En vrac...

J'ai intitulé ce billet "En vrac" car je rentre de trois semaines de vacances assez occupées et diversifiées puisque, étant partie de Paris pour aller dans le Limousin (à Limoges, racines maternelles), je suis allée jusqu'en Gironde, au sud de Bordeaux (racines paternelles). Après un retour sur Limoges (où j'ai été rejointe par mon ami) nous sommes partis vers le Puy en Velay (une des nombreuses cités d'où part le pélerinage de Saint-Jacques de Compostelle) avant d'arriver en Ardèche, but de notre voyage puisque mon ami tenait à aller voir Ardelaine (j'en reparle en fin de billet).

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Près de Limoges se trouve un parc animalier que je vous recommande, Le parc du Reynou. Les animaux sont beaux et bien traités semble-t-il, et le public assez nombreux. Il y a en particulier deux tigres magnifiques. Le parc est divisé en zone géographique: zone africaine, asiatique, etc.

P1040403  P1040402 Un cerf et un rhinocéros "raplapla".

P1040401   P1040397 Girafes et raton-laveur

P1040404  P1040405 Des bisons (dont deux bébés)

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En Gironde, à une dizaine de kilomètres au sud est de Bordeaux, je vous recommande le Château de la Brède (celui de la famille de Montesquieu) qui est relativement petit (1000 m2 au sol) mais bien meublé (on ne peut pas prendre de photos de l'intérieur).

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En Haute-Loire se situe donc la ville du Puy en Velay, célèbre pour ses lentilles, sa verveine (sous toutes ses formes: infusion, glace ou digestif) et son pélerinage.

Voici quelques photos prises à différents moments de la journée:

P1040416 P1040441  Le rocher et la Chapelle de l'Aiguilhe

  P1040426 Vue panoramique de la cathédrale et du rocher Corneille avec la statue Notre-Dame de France

P1040427 Une vieille maison du Puy

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P1040431  P1040432     La cathédrale

P1040435 Notre-Dame de France qui est une statue faite grâce à la fonte de 213 canons pris aux Russes au siège de Sébastopol pendant la guerre de Crimée en 1855 (Un peu "mastoc" à mon goût).

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En Ardèche, avant d'arriver au but de notre voyage, nous avons fait une petite halte au Mont Gerbier de Jonc où naît la Loire. Il avait beaucoup plu avant qu'on arrive:

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Qu'est-ce qu'Ardelaine? L'Ardèche au XIXème siècle était un département relativement industrialisé et l'industrie de la laine était importante. Les moutons y sont nombreux. Mais Saint-Pierreville était passé de 2000 habitants en 1850 à moins de 500 dans les années 1970, et les éleveurs jetaient la laine dont le prix s'était effondré. En 1972, quelques jeunes passionnés ont racheté le bâtiment d'une filature qui avait fermé 10 ans plus tôt. En 1982, ils ont fini par pouvoir créer une SCOP (une société coopérative), et l'aventure a commencé. Aujourd'hui, Ardelaine (fidèle exposant au salon Marjolaine à Paris chaque année en novembre), c'est toujours la fabrication de matelas et de couettes sur place (avec une "filière laine" intégrée depuis la tonte jusqu'à la vente de produits finis - vêtements compris), une boutique et une librairie (axée économie sociale et solidaire, écologie... et moutons), deux musées de la laine... et 47 salariés. Une belle aventure humaine, qui a croisé la route des CIGALEs dans leurs débuts.

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mercredi 11 avril 2012

Week-end dans la région des châteaux de la Loire

Si j'ai été peu présente pour faire des commentaires sur vos blogs (merci encore pour tous ceux qui m'ont souhaité bon anniversaire) pendant le week-end de Pâques (et je m'en excuse), c'est que j'ai eu le plaisir de retourner, trente-quatre ans après ma première incursion, visiter quelques châteaux de la Loire. Mon ami ne les connaissant pas (et oui il y en a pour qui c'est le cas), on s'est concentré sur quelques-uns parmi les plus célèbres: Blois, Amboise, Chenonceau, Chambord, Cheverny et Chaumont (mon chouchou). Tout d'abord, ces châteaux valent vraiment le détour, surtout que nous avons eu la chance d'avoir assez beau voire très beau temps pour ce week-end pascal. Bien entendu, je ne vais pas tout vous décrire (il y a pléthore de guides "papier" pour cela, sans parler d'internet), mais juste vous donner quelques impressions de visite.

Le château de Blois qui se trouve au coeur de la ville est célèbre pour son escalier, et pour avoir été le lieu de l'assassinat du duc de Guise, commandité par Henri III en 1588.

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C'est dans la chapelle située dans l'enceinte du château d'Amboise que reposent les restes présumés de Léonard de Vinci.

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Chenonceau, édifié sur un pont qui enjambe le Cher (un grand nombre de touristes s'y bousculait - cela a gâché le plaisir), est surnommé le château des Dames, puisque quelques femmes plus ou moins célèbres ont laissé leur empreinte dans ce château, dont Diane de Poitiers, Catherine de Médicis (respectivement maîtresse et épouse d'Henri II) ainsi que Louise de Lorraine, veuve d'Henri III.

 

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Chambord, c'est avant tout un immense domaine de chasse, un océan de verdure giboyeux et le château lui-même, énorme et majestueuse bâtisse composée d'un donjon (l'ensemble est un carré parfait) et d'une enceinte (sur le modèle du château de Vincennes). Chambord comporte un célèbre escalier à double révolution sur trois étages. Si on ignore le nom de l'architecte de cet édifice, il semble que Léonard de Vinci ait été un des inspirateurs de ce château.

 

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Je continue par le château de Moulinsart, pardon Cheverny. En effet, comme vous le savez certainement, Hergé s'est inspiré de Cheverny pour dessiner Moulinsart. Le château appartient à une famille noble qui l'occupe depuis 1338. C'est une véritable entreprise qui emploie 40 personnes à temps plein dont ceux qui s'occupent de la meute des chiens (presque une centaine de toutous, croisement entre le fox-hound britannique et le poitevin français). J'ai assisté au repas de 17 heures, ce fut un grand moment où les chiens se précipitent et engloutissent la nourriture. A 17H03, il n'y a plus une croquette visible. Il faut noter le très beau parc avec des arbres immenses, tel le cèdre ci-dessous. Les parterres de tulipes étaient magnifiques. L'exposition permanente "Tintin" est assez ludique. En revanche j'ai trouvé les produits dérivés en vente à la boutique très chers.

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Je termine donc par le château de Chaumont sur Loire (perché à 40 mètres au-dessus du fleuve) qui a longtemps appartenu à la famille de Broglie. Il a l'apparence d'un château-fort comme je les aime avec des tourelles au toit pointu. Cet édifice est devenu un lieu de culture, d'exposition. D'ailleurs, le deuxième étage vient d'être rendu accessible aux visites grâce à une exposition de Sarkis qui présente 72 vitraux. Ce deuxième étage est étonnant car on découvre une suite de pièces qui tombent en ruine ou presque: les papiers peints qui pendouillent, des trous au plafond, plus un meuble, des cheminées démantibulées, des pièces-débarras à l'aspect de brocantes. L'expérience fut intéressante. Toujours est-il que j'ai un faible pour ce château, certainement moins connu que les autres.

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Au total, 6 châteaux en trois jours, ce n'est pas mal. En revanche, j'émettrais un petit "coup de gueule" concernant les deux visites guidées que j'ai suivies (à Blois et à Amboise), dont l'une que j'ai abandonnée en cours de route. Je sais que l'on considère que notre niveau en histoire de France baisse, mais quand même. Où sont les guides qui ne récitaient pas par coeur leur texte, qui émaillaient leur prose d'anecdotes amusantes ou instructives, qui savaient de quoi ils parlaient? Ce que j'ai entendu sur l'histoire de France est le B-A-BA que tout le monde devrait connaître. Pour économiser du personnel, on a créé l'audioguide, c'est peut-être bien, mais dans des endroits comme Chenonceau où les pièces sont petites, la masse des touristes s'arrête souvent et bloque le passage, et l'on a du mal à apprécier l'endroit.

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mercredi 10 août 2011

Château de Monte-Cristo - Demeure et parc d'Alexandre Dumas

Dimanche dernier, 7 août, mon ami et moi avons décidé d'aller en balade visiter une maison d'écrivain. Notre choix s'est porté sur celle d'Alexandre Dumas qui y a habité très peu de temps. Joli domaine très bien situé (près de Saint-Germain en Laye, à Port-Marly), il connut des vicissitudes dès sa création. Le domaine et les deux édifices qui le composent, laissés à l'abandon depuis des années et promis à la démolition dans le cadre d'une vaste opération immobilière, furent sauvés en 1970 grâce à l'initiative d'une association (la Société des amis d'Alexandre Dumas, créée pour l'occasion). C'est Alain Decaux qui a initié l'affaire. Désormais, Port-Marly, Marly le Roi et Le Pecq régissent le domaine de Monte-Cristo qui se compose donc de deux bâtiments entourés d'un parc. Le Château de Monte-Cristo où logea l'écrivain et sa famille peut se visiter. c'est une véritable bonbonnière avec en particulier un salon mauresque. On ne peut pas prendre de photo à l'intérieur. En surplomb se trouve le petit "Château d'If" où Alexandre Dumas travaillait au calme. Il ne se visite pas pour cause d'exiguïté. Sur les murs extérieurs sont gravés des titres de ses oeuvres. Un paravent de verre devant la porte principale sert de protection et l'on peut admirer, à l'intérieur, la chaise et la table sur laquelle le grand homme écrivit quelque temps.

 P1020444 Le Château de Monte-Cristo


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      P1020450   P1020451   P1020449   Le Château d'If

Alexandre Dumas acheta plusieurs parcelles de terrain dans les années 1840, il fit construire les deux édifices entre 1844 et 1847. Cette folie coûta 200 000 francs-or alors que le devis initial était de 48 000 francs-or. Dumas était prodigue et généreux. Beaucoup de "pique-assiettes" en ont profité. Résultat, dès 1848, soit 1 an après la pendaison de crémaillère, il fut obligé de revendre son mobilier, et le domaine en 1849 (il a pu y demeurer encore quelque temps). Chaque pièce du château-musée présente un thème: Dumas journaliste et créateur de journal, Dumas bon vivant, Dumas romancier, Dumas voyageur, Dumas dramaturge, Dumas et ses descendants. Il a fait partie des fondateurs de la Société des Gens de Lettres, qui existe encore, et qui a pour but la défense des intérêts moraux et matériels de ses membres et le secours aux écrivains nécessiteux. Je vous conseille le livret de visite bilingue composé de fiches concises et claires en vente à l'accueil. Allez-y aussi quand le temps est agréable. Le parc, ses sentiers, ses rocailles, ses "grottes", peuvent intéresser les jeunes enfants. Infos pratiques sur le site officiel. Et tant que j'y suis, voici celui de la Société des amis d'Alexandre Dumas.

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Ceci n'ayant rien à voir avec ce qui précède, et pour répondre à l'un des commentaires de Nio du 09/08/11, j'attends quelques sorties cinéma avec intérêt, comme La Piel que habito de Pedro Almodovar et peut-être Melancholia de Lars von Trier. Et je ne saurais trop vous conseiller aussi quelques reprises comme Ludwig de Luchino Visconti qui est ressorti dans une salle à Paris, et puis "le" Harry Potter: ce 8ème opus (7.2, en fait) est très bien (je l'ai vu en 2D, cela m'a amplement suffi), clôturant en beauté la série.

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dimanche 29 août 2010

Histoire et Préhistoire en Périgord

Je ne vous avais rien dit de mes vacances de début août 2010. En voici un petit aperçu. J'annonce tout de suite qu'il n'y a qu'une photo pour illustrer ce billet. En effet, j'ai visité des lieux où les photos sont interdites comme pour les grottes (ce qui peut se comprendre) et dans les gisements à ciel ouvert (question de droit d'image).

Avant de faire une courte échappée en Aquitaine, mon ami et moi nous sommes arrêtés dans le Périgord, célèbre pour son foie gras et son patrimoine préhistorique.

D'abord un arrêt à Périgueux (que nous ne connaissions pas et qui vaut le détour) nous a permis d'admirer ses vieilles maisons et au moins un musée: Vésunna, site musée gallo-romain où est présentée, à couvert in situ, une domus Gallo-Romaine ayant connu deux niveaux d'occupation (vers le milieu du 1er, puis vers le milieu du 2ème siècle de notre ère), qui a été mis au (1) jour. Ce beau lieu bien aménagé qui date de 2004 a été conçu par Jean Nouvel.

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Ensuite, nous nous sommes dirigés vers les Eyzies à une quarantaine de km au sud-est de Périgueux. Nous avions trouvé un hôtel bien sympa sur les rives de la Vézère, qui est la rivière sur les bords de laquelle se trouvent, pour l'instant, les endroits les plus marquants (et encore accessibles au public) concernant la préhistoire. Et maintenant, sans faire de la publicité particulière, je dois dire que le guide vert d'un fabricant de pneumatiques bien connu nous a rendu un fier service.

En effet, nous n'avions rien réservé concernant les visites. C'était de l'improvisation. Dans un encart du guide, il était mentionné que, si l'on n'avait pas réservé, on pouvait arriver avant 9H30 à la billetterie de la grotte de Font de Gaume afin de s'insérer dans la queue des visiteurs du jour. Bien nous en a pris. On a eu la chance d'acheter nos précieux billets pour les grottes de Font de Gaume et des Combarelles. Et c'est là aussi que nous avons pu acheter d'avance, pour le lendemain, les tickets pour deux visites-conférences aux sites du Moustier et de La Ferrassie.

Nous avons commencé par les Combarelles (13000 ans BP (2)) où sont gravés environ 200 profils d'animaux, essentiellement des mammouths, des chevaux et des bisons, les trois animaux que l'on retrouve dans la plupart des grottes ornées. On peut y admirer aussi un profil de lionne (plus exceptionnel). La visite se fait en petit comité: pas plus de 8 personnes, ce qui donne 49 personnes par jour. A la sortie, sur le "livre d'or" à disposition des visiteurs, parmi les messages de gens mécontents de n'avoir pu rentrer dans les grottes en arrivant à l'improviste (contrairement à certains qui avaient parfois réservé un an à l'avance et payé 1,50 euro de frais de réservation), j'ai relevé celui qui trouvait, je cite, que l'"on pren[ait] les touristes pour des pigeons", il rajoutait qu'il attendais un courrier de réponse du Ministère!". C'est surtout la petite note écrite en exergue par un autre visiteur qui m'a amusée: "Et ta soeur?".

L'après-midi du même jour, nous avons pu admirer l'intérieur de la grotte de Font de Gaume qui est la dernière grotte à dessins polychromes ouverte au public (14000 BP). Le nombre de visiteurs est limité à 180 par jour. La grotte est une merveille. Combarelles et Font de Gaume sont distantes de 3 km.

Le lendemain, un jeudi, c'est Néanderthal. En effet, les deux sites à gisement stratigraphiques (s'étendant sur des dizaines de milliers d'années - des centaines de siècles!), Le Moustier et la Ferrassie, sont deux endroits où ont été trouvés des squelettes de néanderthaliens.
Nous avons eu la même conférencière qui est capable de captiver son auditoire en nous emmenant sur le terrain, en nous parlant pendant plus de 2 heures chaque fois, avec seulement ces stratigraphies, quelques documents, et quelques éclats de pierre ou moulages de crânes. Même moi qui n'y connait pas grand-chose, je pense avoir beaucoup appris. Il est à remarquer que la préhistoire est un domaine tabou dans certains pays que je ne nommerai pas ici. Je ne m'étendrai pas sur le sujet.

Depuis les dernières découverte de l'ADN et autre, les préhistoriens ont fait des découvertes intéressantes sur les premiers hommes. Il y eu quelques avancées spectaculaires, même si beaucoup de choses nous demeurent inconnues sur la préhistoire. C'est pourquoi la conférencière et les guides des grottes n'ont pas arrêté de nous répéter que quand ils nous disent des choses, c'est qu'elles ont été vérifiées. Pour le reste, chacun est libre d'interpréter (exemple, les dessins et gravures des grottes: sanctuaire? sacré? chamanisme? rite initiatique? On ne le saura jamais).

Nous avons terminé notre journée en allant visiter le musée de la préhistoire des Eyzies, très intéressant aussi (il a été rénové au XXIe siècle). Bien entendu, la célèbre statue (datant de 1930) de l'homme de Néanderthal qui trône à proximité ne correspond plus du tout à l'idée qu'on s'en fait aujourd'hui. Mais chut! "Néanderthal" est peut-être toujours parmi nous aujourd'hui.

Je voudrais terminer en disant que l'on a eu très beau temps pendant notre virée dans le Sud Ouest et aussi que mon ami qui lit beaucoup et est un passionné d'archéologie s'est ruiné en revues et livres que l'on a trouvés sur place.

(1) et non "à" jour comme on l'entend et le lit souvent par erreur. On découvre un site, on ne l'actualise pas.

(2) Pour la préhistoire, on parle en "BP" (Before Present), "avant le présent"... sachant que, par convention (anglo-saxonne?), la "date de référence" de ce présent est (déjà!) à 2 générations de nous: 1950 "de notre ère" (après J.-C.). 14 000 BP, ça donnerait donc 12050 avant J.-C. Mais "environ", puisque, en préhistoire, il est difficile d'avoir une datation même au siècle près. Ouf! Vous suivez?

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jeudi 13 mai 2010

Sur la trace du Méridien de Paris - Hommage à Arago

Avec mon ami, nous avons passé dernièrement deux dimanches après-midi à arpenter Paris d'une manière originale, c'est-à-dire en suivant une "oeuvre d'art" dans le champ de l'Art Street, conçue par l'artiste néerlandais Jan Dibberts dans le cadre du bicentenaire de la naissance d'Arago (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Hommage_a_Arago). En fait, je ne connaissais pas du tout cette "ligne imaginaire", mais on nous a offert récemment en cadeau d'anniversaire un livre, Le Méridien de Paris (Une randonnée à travers l'Histoire), de Philip Freriks, traduit par Kim Andringa (éditions EDP Sciences / Observatoire de Paris). Sur les 17 kilomètres entre la Cité internationale au Sud et le Nord de Montmartre, on a pu nous voir marcher en regardant par terre, tout fiers de photographier chaque médaillon (en bronze) découvert (avec son numéro que nous griffonnions à côté), ou tout déçus face à un trou (plus de médaillon!), ou, pire, à un trottoir asphalté à neuf et "désaragoïsé". Il y a 16 ans, le projet prévoyait 135 médaillons. Certains semblent ne jamais avoir été posés? L'idée a été en tout cas copiée par la "Méridienne verte" en 2000, dont certains bornes sont proches de nos "Arago". Le livre donne quelques détails historiques ou anecdotiques sur le voisinage du méridien, ou indique quelques maisons ou monuments remarquables. François Arago avait sa statue pas loin de l'Observatoire de Paris, il ne reste plus que le socle. La statue a été fondue au cours de la deuxième guerre mondiale et n'a pas été remplacée.

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Voici la façade du socle avec simplement le nom et les dates de François Arago

  P1000726 Et voici le derrière du socle où l'on aperçoit l'un des médaillons encastré au milieu.

Malgré quelques approximations qui ont fait enrager mon ami, je recommande de se munir du livre et de partir pour la balade qui s'apparente à un jeu de piste. Si l'on prévoit de faire tout le trajet en une seule fois, peut-être vaut-il mieux partir du Nord: en sens inverse, la montée est rude sur la fin. Quand le Guide indiquait que le médaillon avait déjà disparu à sa dernière édition (2007), je ne me déplaçais même plus vers la droite ou la gauche pour un simple trou ou son absence. Mais, j'ai compté, on a fait une soixantaine de photos!

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Ceux qu'on a ratés, c'était parce qu'il aurait fallu visiter le Louvre (et l'on n'était pas un dimanche gratuit), ou qu'ils devaient être sous un étal de marché ou les pieds de consommateurs à une terrasse de café. Il y en a un au pied du Moulin de la Galette à Montmartre que l'on ne peut pas voir car fermé au public. Dernière anecdote, à Montmartre, cette voiture garée sur le trottoir en "stationnement interdit" pile sur le (dernier) médaillon à observer (encore heureux, à 20 centimètres près, si le pneu avait été dessus, nous ne l'aurions même pas repéré...).

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Et c'est aussi à Montmartre, rue Lepic, que nous avons fait une halte dans une boutique qui vend des vins et spiritueux (on a pris un jus de fruit!). La boutique s'appelle "La cave de Gaston Leroux" et elle est tenue par la propre petite-fille de l'écrivain qui était toute contente de nous en parler.
Nous avons fait une agréable promenade, pas trop fatigante et ludique. Je vous la recommande avant que d'autres médaillons disparaissent.

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