mardi 21 août 2018

Membre du jury du prix du roman Fnac

Après une interruption d'un an, j'ai été sélectionnée en mai 2018 pour faire partie du jury du Prix du roman Fnac. Je suis adhérente de l'enseigne et j'achète des livres chez eux pour la bibliothèque loisir dont je m'occupe. Pour être sélectionnée, j'ai dû répondre à des questions comme mes goûts littéraires, mes écrivains préférés, etc.

Toujours est-il que fin mai début juin, j'ai reçu deux romans, deux semaines plus tard, un roman et une semaine après deux autres romans. J'ai préféré cette méthode d'envois séparés à un envoi groupé. J'ai eu l'impression d'avoir plus de temps pour lire. Chaque juré a reçu entre cinq et six romans parmi un choix d'une centaine de titres. Je les ai lus relativement vite et on a eu un peu plus  d'un mois pour donner avis. On saura qui est le lauréat tout début septembre.
En ce qui me concerne, je ne suis pas trop mal tombée. Sur les cinq romans, j'en ai bien aimé au moins deux, ce qui n'est pas si mal.

Voici en image les cinq romans:

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Je commence par mes deux préférés: Khalil de Yasmina Khadra (Editions Julliard), qui vient de paraître, et Route 62 d'Ivy Pochoda (Liana Levi) à paraiître le 6 septembre 2018. [Billets à venir]

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Je continue avec celui qui ne m'a pas déplu mais qui aurait dû s'intituler "Vodka" plutôt que Voyou, d'un jeune écrivain israélien Itamar Orlev (Editions du Seuil, paru le 16 août). J'ai renoncé à compter combien de fois le mot "vodka" est écrit, au moins deux ou trois fois par page. Cette boisson est bue en grande quantité par le père du narrateur du roman. J'ai par ailleurs trouvé le style du roman un peu lourd. [Billet à venir]

Et je n'oublie pas les deux derniers qui se lisent vite mais dont les histoires ne m'ont pas intéressée.

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L'évangile selon Youri de Tobie Nathan (Editions Stock, parution demain 22 août) et Reviens de Samuel Benchetrit, un roman "gentillet" (Editions Grasset, paru le 16 août) sont donc quant à eux, très dispensables.


samedi 2 juillet 2016

Prix du roman FNAC 2016

Sélectionnée en 2013 et 2014 mais pas en 2015, j'ai à nouveau le plaisir de faire partie des lecteurs/adhérents de l'enseigne à qui on a demandé de lire cinq livres (parmi une série de 242 ouvrages qui paraîtront à partir de fin août pour la rentrée littéraire). J'ai donc reçu mes cinq livres le 1er juin. Il fallait les avoir lus pour le 6 juilet 2016 au plus tard. J'ai terminé le 5ème il y a cinq jours.

Mes lectures m'ont dans l'ensemble été agréables, mais j'ai peiné pour terminer deux d'entre elles.

Sur les cinq, trois ont été écrits par des femmes (une Canadienne anglophone et deux Britanniques). Deux des livres sont des premiers romans. Les deux écrivains masculins sont un Français et un Canadien francophone.

Je vous donne mes impressions en bref:

Eclipses japonaises d'Eric Faye, Editions du Seuil, m'a plu. Il évoque le cas de Japonais de toutes conditions enlevés dans les années 70 par des espions de la Corée du Nord. Ces Japonais, hommes, femme et même adolescentes, seront retenus de force en Corée et obligés d'enseigner la langue japonaise et les coutumes nippones à de futurs espions. On apprend aussi que des Américains ont été kidnappés après avoir déserté le conflit vietnamien. Ils resteront des années sur les terres de Kim Jong-un. Ce roman paraît le 18 août prochain et il fait 225 pages. A lire.

Je continue avec L'année la plus longue du Canadien francophone Daniel Grenier. C'est un premier roman à paraître le 17 août en France (Editions Flammarion, 390 pages). Il a rencontré un grand succès public et critique au Québec. J'avoue que je n'ai pas été totalement convaincue par l'histoire d'Aimé Bolduc, né le 29 février 1760, qui vieillit d'un an tous les quatre ans. Tel un vampire, le temps n'a presque pas de prise sur lui (mais il ne boit pas de sang). Il va traverser deux siècles d'Amérique du nord. Son lointain descendant, Thomas Langlois, né aussi un 29 février (en 1980) connaîtra semble-t-il le même destin. La première partie qui fait 100 pages m'a bien intéressée. Après, c'est long, très long (comme la vie d'Aimé). Au détour de phrases, j'ai noté quelques expressions comme "chaise berçante" (pour rocking-chair).

L'histoire du roman Le Naturaliste de Alissa York (Editions Liana Levi, à paraître le 8 septembre 2016, 320 pages) se passe au XIXème siècle, en 1867. Iris Ash, qui vient de perdre brusquement son mari Walter, part en expédition le long du fleuve Amazone, accompagnée de sa dame de compagnie, Rachel Weaver, une jeune Quaker, et de Paul Ash, son beau-fils, un métis passionné par les livres. Walter qui était un grand amoureux des reptiles de toutes sortes voulait en rapporter pour les naturaliser ou les garder vivant dans un immense vivarium afin de les observer. Iris, Rachel et Paul vont être aidés dans leur entreprise par l'oncle et la tante de Paul. Iris, très douée en dessin, fait des croquis des nombreux animaux capturés pendant leur périple. C'est une histoire originale mais il n'y a pas vraiment de conclusion. Je suis restée sur ma faim.

M pour Mabel d'Helen McDonald (Fleuve Edtions, 380 pages, à paraître le 25 août 2016) est un récit autobiographique. Helen McDonald, qui enseigne à Cambridge, a une passion pour la fauconnerie depuis toujours. Elle concentre son récit sur sa rencontre avec une femelle autour qu'elle prénomme Mabel. On suit toutes les étapes qui permettent à Helen McDonald de tisser un lien avec Mabel autour. C'est un oiseau difficile à apprivoiser. Pendant cette période, le père d'Helen McDonald dont elle était proche, meurt subitement. Elle en est très marquée et cela se ressent dans sa relation avec Mabel. J'ai retenu de ce livre qu'apprivoiser un faucon demande du temps, de l'énergie, et de la patience. J'ai trouvé ce livre un peu long à cause des références à des carnets de notes écrits par un certain Mr White dans les années 30, qui a lamentablement échoué en voulant apprivoiser un faucon nommé "Gos".

Je termine par mon livre préféré (et de loin), Les mots entre mes mains, un premier roman de Guinevere Glasfurd (Editions Préludes, 435 pages que j'ai "dévorées", à paraître le 24 août 2016). L'histoire divisée en courts chapitre se passe aux Pays-Bas, entre 1632 et 1640. Il s'agit d'une histoire d'amour méconnue entre René Descartes (en exil) et une jeune servante, Helena Jans Van der Strom. De cette relation naîtra, en 1635, Francine qui mourra 5 ans plus tard de la scarlatine. Ce premier roman est centré sur le personnage d'Helena, qui a appris à lire et à écrire toute seule. Elle a une forte personnalité. Elle ne se laisse pas faire. Elle appelle Descartes "Monsieur". Ce roman m'a vraiment emballée. Je ne sais pas s'il sera dans les 30 romans finalistes pour le prix du roman Fnac. Toujours est-il que j'espère que vous le lirez quand il paraîtra.

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jeudi 27 novembre 2014

Pas pleurer - Lydie Salvayre

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J'ai lu, en deux jours, Pas pleurer de Lydie Salvayre (Seuil, 276 pages), qui vient de recevoir le prix Goncourt 2014. Sous la forme d'un roman, l'écrivain évoque, par la voix de sa mère, l'Espagne de l'été 36 (avec la guerre civile sur le point d'éclater). Le 18 juillet 1936 (premier jour de la guerre civile), Montse, une jeune fille de 15 ans, née en 1921 et issue d'une famille pauvre, a enfin "ouvert sa gueule" après une remarque désobligeante d'un grand propriétaire terrien. Car à cette époque, des familles comme celle de Montse étaient maintenues dans la plus grande pauvreté par ces gros propriétaires terriens. C'est un récit à l'écriture vivante, chantante, martelante, répétitive, avec de temps en temps quelques phrases écrites en espagnol. Dans ce récit, on fait la connaissance de José (le frère de Montse) aux opinions d'extrême gauche, de Diego (militant communiste) qui deviendra le mari de Montse après qu'elle soit tombé enceinte (à 15 ans) d'un Français qu'elle n'a jamais revue. Lydie Salvayre règle son compte à l'église catholique espagnole qui a cautionné les tueries perpétrées par les sympathisants de Franco contre ceux, les républicains, qui aspiraient à un vent de liberté. Par la même occasion, Lydie Salvayre en profite aussi pour faire pas mal d'allusions à Georges Bernanos qui a été témoin des atrocités perpétrées par les franquistes dans l'île de Majorque où il séjournait (il en a fait un livre, Les grands cimetières sous la lune, un pamphlet anti-franquiste qui a eu pas mal d'échos en France). Georges Bernanos a été atterré par ce qu'il a vu et a constaté avec effroi que l'évêque de Majorque avait laissé faire. Il ne m'a pas paru évident de livrer des extraits de ce "roman". Je vous conseille seulement de le lire.

Lire le billet de Chez sentinelle et celui très intéressant de Christw.

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jeudi 11 septembre 2014

Deux romans (Présélection du prix FNAC 2014 [4 et 5/5]) et Prix du roman FNAC 2014.

Je voulais terminer avec les deux derniers romans que j'ai reçus dans le cadre du prix du roman FN*C 2014.

Mais d'abord, pour ceux qui l'ignorent encore, c'est un premier roman écrit par un jeune Anglais qui a été récompensé: Le complexe d'Eden Bellwether de Benjamin Wood (Edition Zulma). Je compte le lire dès que possible. La cérémonie de remise du prix s'est déroulée comme l'année dernière dans une salle tout en haut du théâtre du Châtelet. C'est la lauréate de l'année dernière, Julie Bonnie, qui a annoncé le roman primé. L'écrivain a remercié l'asssistance en parlant français avec un charmant accent. Ci-après quelques photos. Personnellement, je ne suis pas restée longtemps, incommodée par le brouhaha et la chaleur - juste le temps de récupérer le bouquin...

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Je reviens donc sur les deux romans que je n'avais pas encore chroniqués et dont je n'ai pas beaucoup entendu parler dans les chroniques littéraires récentes.

Je commence par Les Révolutions de Jacques Koskas d'Olivier Guez (Editions Belfond, 330 pages), qui est un journaliste de profession: cela se sent dans sa façon d'écrire. C'est son premier roman. Cela ne m'a pas déplu mais le roman n'a pas vraiment de style. J'avoue n'avoir pas été passionnée plus que cela par la vie et le destin de Jacques Koskas, issu d'une famille juive sépharade. Entre 2003 et 2008, Jacques mène une vie de dilettante loin des préceptes enseignés par son milieu. Il papillonne de Paris aux Etats-Unis en passant par l'Autriche et l'Ukraine, je vous laisse découvrir les péripéties qu'il traverse. Et à la toute fin du roman, d'un coup de plume, il se retrouve en Israël à mener une vie plus sage et conforme à une certaine morale religieuse en étudiant dans une yeshiva. L'épilogue m'a laissée songeuse.

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Et je termine donc avec Le jour où tu m'as quittée de Vanessa Schneider (Editions Stock, 200 pages) dont j'ai bien apprécié la prose et le traitement modeste de l'histoire (dans le bon sens du terme). C'est écrit simplement à la première personne. Une jeune femme, divorcée et mère de deux enfants, vient de se faire quitter par son amant. Il y a de la tristesse, des interrogations mais pas trop d'amertume car finalement la vie continue. Si vous le trouvez en bibliothèque, pourquoi pas?

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samedi 23 août 2014

Ce qui reste de nos vies - Zeruya Shalev (Présélection du prix FNAC 2014 [3/5])

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Je ne connaissais pas du tout Zeruya Shalev (née en 1959), qui est une cousine de l'écrivain Meir Shalev. Ce qui reste de nos vies (Gallimard, collection Du monde entier, parution le 04 septembre 2014) a été mon vrai coup de coeur parmi les cinq romans lus. Ce roman qui fait plus de 400 pages est ample et écrit dans un style que j'ai trouvé magnifique. Rien n'est laissé au hasard. Il n'y a pas une ligne en trop. De nos jours, en Israël, l'auteur nous met en présence d'une famille dont la mère, Hemda, octogénaire et grabataire, qui est pratiquement au seuil de la mort. Veuve, elle a deux enfants, Dina, dont elle n'est pas proche, et Avner, son fils, qu'elle préfère de beaucoup. Le roman nous narre quelques semaines dans la vie de ces personnages. Hemda se remémore son passé de petite fille dans un kibboutz et l'adoration qu'elle avait pour son père décédé le jour où elle accouché de sa fille. Sa fille Dina quant à elle, professeur dans un collège et ayant atteint la quarantaine, a un désir d'enfant que son mari qui est photographe, lui refuse. Ils ont déjà ensemble une grande fille qui est en train de s'émanciper. Avner, le fils d'Hemda, marié et père de famille, s'interroge sur sa vie de couple après avoir croisé une femme lors d'une de ses visites à sa mère soignée dans un hôpital de Jérusalem. C'est un très beau roman qui évoque les liens familiaux avec ses joies et ses peines, la jalousie, la colère, l'envie, et que je vous recommande. Si vous le lisez, j'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi. Gallimard a publié les trois précédents romans de Zeruya Shalev traduits en français.

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dimanche 13 juillet 2014

Trente-six chandelles - Marie-Sabine Roger (Présélection du prix FNAC 2014 [2/5])

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Je continue avec Trente-six chandelles (coll. La brune, aux éditions du Rouergue, 277 pages) (1) le nouveau roman, épatant, de Marie-Sabine Roger (il paraîtra le 20/08/2014). C'est le premier que j'ai lu des cinq reçus. Mortimer Decime, le narrateur, sait qu'il mourir le jour de ses 36 ans tout comme son père, grand-père, arrière-grand-père et arrière-arrière-grand-père avant lui. Il s'est préparé pour l'occasion (il a rendu son appartement, il a démissionné de son travail). Mais le jour funeste qui doit sceller sa fin, rien ne se passe (on apprend pourquoi par la suite). Mortimer est toujours vivant et il va peut-être enfin se mettre à faire des projets et à vivre tout simplement. Le récit alterne le présent et le passé. Il est aussi l'occasion de faire la connaissance du couple Paquita et Nassardine qui sont les amis les plus proches de Mortimer qui les a connus quand il avait 18 ans. Jusqu'à ses 36 ans, fonctionnaire dans un ministère à la "Gestion préventive des accidents fortuits", Mortimer a mené une existence sans intérêt jusqu'à sa rencontre avec Jasmine...
Je remercie Mme Roger de m'avoir fait passer quelques heures de lecture tonique et gaie. C'est très bien écrit. J'espère que vous serez nombreux à partager mon plaisir.

(1) Merci à Margotte pour la précision. Il ne fallait donc pas se contenter du simple "la brune au rouergue" qui figure sur la couverture...

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lundi 7 juillet 2014

Et rien d'autre - James Salter (Présélection du prix FNAC 2014 [1/5])

Entre les 2 et 26 juin 2014, ayant été sélectionnée pour faire partie du prix du jury du roman FN*C, j'ai lu les cinq romans que l'on m'avait envoyés. Je dois dire que la pioche fut bonne. Les cinq ouvrages m'ont plu chacun dans leur genre. Mon plaisir de lecture a été nettement supérieur à celui de l'année dernière.

Je commence par Et rien d'autre (Editions de l'Olivier, 364 pages), le nouveau roman de l'Américain James Salter (né en 1925). Le roman paraîtra le 21 août 2014. Pendant 40 pages, il brosse un portrait de personnages dans l'Amérique de la fin de la deuxième guerre mondiale jusqu'aux années 90. Ce n'est pas une histoire linéaire mais plutôt des moments dans la vie d'un certain Philip Bowman: c'est lui qui sert de fil conducteur. Démobilisé de la Marine en 1945, Bowman n'a pas connu son père avocat. Ce dernier a quitté sa femme pour une autre. Bowman fait des études à Harvard, et devient directeur littéraire dans une petite maison d'édition. Salter évoque, de-ci de-là, quelques grands noms de la littérature (Tolstoï, Ezra Pound, Hemingway). La rencontre de Bowman avec Vivian, riche héritière, va changer sa vie, mais ils n'appartiennent pas au même monde. Ils se marient puis divorcent. Philip Bowman connaîtra d'autres femmes. Les repères chronologiques des années qui passent se font au détour d'une phrase. Des personnages que cotoie Philip Bowman sont mis en lumière sous la plume de Salter, qui écrit un roman foisonnant sur les succès et aussi les échecs d'une génération. Mais j'avoue m'être un peu perdue parfois dans les méandres de ces histoires plus ou moins imbriquées. C'est pourtant un roman que je vous conseille pour son style brillant. Ce roman paraît après 10 ans de silence de la part de l'écrivain.

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jeudi 19 juin 2014

Black coal - Diao Yinan

Je voudrais évoquer Black coal de Diao Yinan qui a reçu le Lion d'or au dernier festival du cinéma de Venise. L'acteur principal Liao Fan a, quant à lui, reçu le prix d'interprétation masculine. Ce polar se passe pour une grande partie dans une province chinoise, dans une atmosphère ouatée, pendant l'hiver. Il y a beaucoup de neige et on sent le froid. En 1999, des parties d'un corps démembré sont retrouvées dans différents trains transportant du charbon (coal). Quelques policiers enquêtent et l'affaire se termine dans un bain de sang dans une teinturerie. Suite à ce fiasco, l'un des flics, l'inspecteur Yang, est mis sur la touche. Cinq ans plus tard, en 2004, les crimes reprennent: deux nouveaux cadavres démembrés sont retrouvés dans du charbon embarqué dans un train. Yang, devenu alcoolique, insiste pour aider ses anciens collègues dans la reprise de l'enquête. Une jeune femme employée dans la teinturerie est au coeur de cette histoire au rythme lent et elliptique. Il y a une très belle photo mais je dois dire que cela n'a pas été suffisant pour que je sois plus enthousiaste que cela, je me suis un peu ennuyée et je pense ne pas avoir été la seule dans ce cas-là pendant la projection. Au moins 4 personnes sont parties avant la fin, et dès que le générique de fin a débuté, les gens se sont rués assez vite hors de la salle. Ce n'est pas si courant.  

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Sinon, pour la deuxième année consécutive, j'ai été sélectionnée pour mon plus grand plaisir pour être jurée du prix du Roman Fn*c. J'ai reçu cinq romans, j'en ai déjà lu trois. Deux sur trois m'ont beaucoup plu et le quatrième que j'ai commencé est aussi très bien. Parmi ces cinq, trois sont français, l'un est traduit de l'hébreu et l'autre de l'américain. Ils ont été écrits respectivement par trois femmes et deux hommes. Ces livres paraîtront en août et septembre 2014. Je ne peux pas en dire plus pour l'instant mais restez à l'écoute.

Voici une photo mystère qui rassemble les ouvrages.

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vendredi 30 août 2013

Prix du roman Fnac 2013

Hier soir, jeudi 29 août 2013, j'ai assisté à la remise du prix du roman Fnac qui se passait à Paris, au Théâtre du Châtelet, au 4ème étage dans un espace pas assez grand pour le grand nombre d'invités; mais il y avait une terrasse d'où l'on a une belle vue sur la Tour Saint-Jacques, le Théâtre de la Ville, les tours de Notre-Dame. Il a fallu attendre une heure un quart debout pour avoir le nom du gagnant (de la gagnante), Julie Bonnie, dont c'est le premier roman: Chambre 2 (Editions Belfond). Alexandre Beaupain a interprété deux chansons au piano, accompagné par une violoncelliste - j'avoue que je ne connais pas du tout cet artiste -. Tout de suite après, le nom de la lauréate a été annoncé par Claire Chazal. D'autres personnalités des média étaient présentes: Marc-Olivier Fogiel et Nicolas Demorand (il devait y en avoir d'autres). Tout ceci m'a paru trop "people" à mon goût, clinquant, très bruyant. Je m'attendais à autre chose pour une remise de prix littéraire, plus de simplicité, mais la lauréate était très très émue pendant son discours. L'histoire de son roman se passe dans une maternité avec les expériences que vivent plus ou moins bien les femmes devenues vulnérables après l'accouchement. Le roman semble assez autobiographique pour partie. En partant (j'ai quitté la cérémonie après avoir bu ma deuxième coupe de champagne), on avait droit au roman en version numérique ou papier. J'ai pris la version papier. Et un roman de plus dans ma PAL!

Voici quelques photos:

P1040457  La Seine et les Tours de Notre-Dame

P1040459 La Tour Saint-Jacques

P1040458  Théâtre de la Ville

P1040460 Le Tribunal de commerce

 

Je n'ai pas éprouvé le besoin de photographier Claire Chazal.

En revanche, voici la lauréate.

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lundi 3 juin 2013

Moi René Tardi, prisonnier au Stalag IIB - Tardi

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Moi René Tardi prisonnier au Stalag IIB (Editions Casterman, 190 pages) est une BD dont Yv avait dit beaucoup de bien, et j'en remets une couche. C'est absolument remarquable. Tardi (Jacques) nous retrace ce qu'a vécu son père pendant la seconde guerre mondiale durant 5 ans, dans un stalag en Poméranie, pas loin de la mer Baltique. Il l'a fait grâce aux souvenirs consignés dans des petits carnets par son père, René Tardi. Il s'agit d'une première partie qui commence en 1933 avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir et qui s'arrête en janvier 1945 quand le camp le Stalag IIB est évacué. Tardi lui-même s'y représente en culottes courtes, dialoguant avec son père. Tardi réussit à bien décrire les conditions de (sur)vie épouvantables (le froid, la faim, les privations de toutes sortes, les mauvais traitements, les rats, les poux) qu'a endurées pendant 5 ans son père, qui fut un des 1 600 000 prisonniers de ces camps disséminés en Allemagne et en Pologne. Personnellement, je ne connaissais pas grand-chose à cette triste histoire. Cette BD en noir et blanc avec quelques touches de couleur se lit d'une traite. J'attends la suite avec intérêt. Lire aussi le billet d'Alcapone.


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Sinon, j'ai été sélectionnée pour être membre du Jury de la rentrée littéraire Fnac 2013 (c'est la première fois que je suis choisie pour être membre d'un jury et je suis très contente). Pour ce faire, j'ai reçu début de semaine dernière 5 romans (que j'avais choisis parmi d'autres) à lire d'ici début juillet. En 5 jours, j'en ai déjà lu deux. Je ne peux rien dire pour le moment sur les écrivains, mais je dirais que les romans envoyés sont très différents: quatre romans français et un roman anglais, et je ne connais de nom qu'un écrivain sur les 5. Les romanciers sont deux hommes et trois femmes. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de la suite.

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