lundi 9 octobre 2017

Jean Rochefort (1930-2017)

Le cinéma français a perdu un acteur qui avait beaucoup d'élégance. Jean Rochefort nous a quitté et il nous manque déjà. J'avais revu tout récemment en DVD Un éléphant ça trompe énormément (1976) et Nous irons tous au paradis (1977) que je vous conseille. Ce passionné d'équitation fut un grand monsieur du cinéma et du théâtre. Je suis trop jeune pour l'avoir vu dans les pièces d'Harold Pinter comme l'Amant, C'était hier et La Collection où il donnait la réplique à Delphine Seyrig. Je l'avais beaucoup aimé dans Ridicule de Patrice Leconte, Que la fête commence de Bertrand Tavernier, Le Crabe-tambour de Pierre Schoendoerffer, Cible émouvante de Pierre Salvadori.

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mardi 8 août 2017

La planète des singes: Suprématie - Matt Reeves

Mercredi 2 août 2017 est sorti La planète des singes - Suprématie et ce film est très réussi. Il s'agit de la suite de La planète des singes - Les origines et La planète des singes - L'affrontement. L'histoire commence quand César, le chimpanzé qui parle, et sa tribu réfugiés dans une forêt, repoussent une énième attaque des hommes. Malheureusement, une nuit, un colonel arrive à tuer la femme et le fils de César abrités dans une grotte. Fou de chagrin, César accompagnés de trois compagnons dont l'orang-outan Maurice partent à la poursuite de ce colonel fou digne du colonel Kurtz dans Apocalypse Now. Il faut noter les nombreuses références à des films comme La grande évasion, Full Metal Jacket ou Les dix commandements. Il y a plusieurs références bibliques et christiques dans le film. Ce long-métrage aux effets spéciaux remarquables (on oublie que ce sont des hommes qui interprètent les singes), fait passer un très bon moment. J'ai beaucoup aimé le personnage de la petite fille recueillis par les primates ainsi que "Bad ape" (méchant singe), un bonobo aux yeux globuleux qui m'a fait penser au Golum dans Le seigneur des anneaux. Je retiens la belle scène d'avalanche où les singes se réfugient dans les arbres alors que les hommes sont ensevelis sous la neige. Enfin, parmi les références cinématographiques, la séquence finale dans ce paysage désolé avec un arbre, j'ai pensé aux premères scènes de 2001, Odyssée de l'espace, c'est dire. Un des bons films de l'année. Lire les billets de Pascale et ffred.

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jeudi 29 juin 2017

Le bureau des légendes (série - trois saisons)

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Avec mon ami, Ta d loi du cine, nous venons de visionner la troisième saison du Bureau des légendes, série produite et diffusée par Canal+ depuis 2015.

L'année dernière, nous avions vu les deux premières saisons à la suite (en DVD). Nous avons été tout de suite captivés par les différentes histoires de ces agents de la DGSE (la Direction Générale des Services Extérieurs français).

Eric Rochant qui est à l'origine du projet prouve que les Français n'ont pas à rougir des séries américaines, britanniques ou scandinaves. A noter que le "making-off" de la 2ème saison (en DVD) montre "la journée d'un showrunner" (auteur-producteur selon la traduction québéquoise).

Chaque saison se compose de 10 épisodes et à la fin de chacune, on laisse le téléspectateur dans l'attente impatiente de la saison suivante.
On se familiarise vite avec les personnages récurrents de la série dont quelques clandestins (clandés) qui vivent sous légende (avec une identité fabriquée de toute pièce), parfois pendant des années. Chargés de récupérer des renseignements ou de recruter des personnes susceptibles d'en donner, ces clandestins, comme les membres du bureau situé à Paris, s'appellent par leur surnom: Malotru, Moule à gaufre, Phénomène, ou même la Mule. Au sein même du bureau, les renseignements sont compartimentés, chacun a le droit ou non "d'en connaître".

Dans la première saison, Guillaume Debailly dit Malotru (Matthieu Kassovitz) revient d'une mission de six ans en Syrie. A Paris, la jeune Marina Loiseau dite Phénomène (Sara Giraudeau) débute dans le métier si je puis dire. Elle surmonte un bizutage assez violent. Sa légende va faire d'elle une sismologue et elle part en Iran. En Algérie, un des clandestins a disparu en mission.

Dans la deuxième saison, Phénomène infiltre la jeunesse dorée iranienne (ça existe) pour se rapprocher d'un jeune homme qui va la mettre en péril. On apprend que Malotru est aussi un agent de la CIA; Cyclone est revenu en France et essaye de trouver la famille d'un Français, bourreau de Daech.
Cela nous permet de suivre comment travaillent les membres du bureau dont Henri Duflot (Jean-Pierre Darroussin) et Marie-Jeanne Duthilleul (Florence Loiret-Caille).

Dans la troisième saison, Malotru est prisonnier d'hommes de Daech. La DGSE fait (presque) tout pour le faire libérer. Il faudra attendre le 10ème épisode pour y arriver. Quant à Marina, qui a vécu une aventure traumatisante dans la deuxième saison, elle a du mal à s'en remettre. Mais sa légende de sismologue tient toujours et elle est recrutée par un agent du Mossad qui se fait passer pour un agent de la DGSE (vous me suivez?). Il veut qu'elle parte à Bakou. Cette troisième saison est haletante, peut-être plus que les deux premières.

Si vous voulez voir cette série, il faut commencer par le début. J'attends la quatrième saison (en cours d'écriture) avec impatience, même s'il manquera un personnage essentiel. Je ne vous en dis pas plus.

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vendredi 19 mai 2017

A mon âge, je me cache encore pour fumer - Rayhana

Avant qu'il ne soit trop tard, je veux vous conseiller de voir A mon âge, je me cache encore pour fumer de Rayhana. A l'origine, il s'agit d'une pièce de théâtre écrite par la réalisatrice (dont c'est le premier film) qui a été jouée en France (lire le billet d'Hélène). A part l'introduction et la conclusion qui se passent en extérieur, l'action se déroule dans un hammam d'Alger en 1995, au moment où les attentats du GIA font rage. Au générique de fin, on apprend que les séquences en intérieur ont été tournées dans un hamman de Thessalonique construit en 1444 (lire https://fr.wikipedia.org/wiki/Bey_Hamam). Fatima (Hiam Abbass) est responsable d'un hammam avec Samia, sa jeune collègue dévouée qui, à 29 ans, n'est toujours pas mariée. Ce hamman est fréquenté par différentes femmes de tous âges et de toutes conditions. On s'attache rapidement à plusieurs d'entre elles, dont une vieille femme qui explique comment elle a été mariée dès l'âge de 11 à un de ses oncles. Une femme qui vient de divorcer est contente de l'avoir fait, même si elle été physiquement blessée. Une jeune veuve est regardée avec suspicion car son mari faisait partie du GIA. Ce hamman sert aussi de refuge à Miriem, enceinte sans être mariée, qui est menacée de mort par son frère qui la poursuit. Le lieu est sombre, les coupures d'électricité fréquentes, mais on sent une énergie  dégagée par toutes ces femmes très solidaires entre elles. J'ai beaucoup aimé ce film. Les actrices y sont pour beaucoup.

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mercredi 19 avril 2017

Citoyen d'honneur - Gastón Duprat & Mariano Cohn / L'homme aux mille visages - Alberto Rodriguez

C'est grâce au billet d'Eeguab que je me suis rappelée que je voulais voir Citoyen d'honneur, des Argentins Gaston Duprat et Mariano Cohn. J'ai moi-même aimé ce film dès les premières images. Daniel Mantovani, écrivain reconnu, remercie l'académie Nobel pour le prix qu'elle vient de lui décerner. Si vous arrivez à voir ce film avant qu'il ne passe plus, vous pourrez découvrir son discours assez iconoclaste. Daniel Mantovani vit dans une villa bunker à Barcelone depuis des années, et peu de temps après son prix, lui qui décline toutes les invitations qu'il reçoit, il accepte de retourner à Salas, son village natal. Cette ville au milieu de la Pampa argentine ne semble pas très évoluée, comme les habitants. L'hôtel où descend Daniel est à l'image du reste des habitations: miteux. La ville n'est pas en liesse pour recevoir l'illustre écrivain, et tout va dégénérer assez vite, car quelques habitants n'apprécient pas la manière dont Daniel les a décrits dans ses romans. On sent que tout cela va mal finir. Je ne vais pas tout raconter. J'apprécie ce genre de film hors des sentiers battus.

Je passe à L'homme aux mille visages d'Alberto Rodriguez (La Isla minima) qui raconte des faits réels qui se sont déroulés entre 1994 et 1995. Francisco (Paco) Paesa, espion, agent financier, a exfiltré Roldan, le chef de la Garde civile espagnole, et un milliard cinq cent mille pesetas que ce dernier a dérobé dans les caisses de l'état. Le narrateur, pilote d'avion, un personnage fictif complice de Paco, nous fait faire de nombreux aller-retours entre Madrid et Paris. J'avoue qu'en tant que spectatrice, je n'ai pas tout compris à l'escroquerie qui va aboutir à la condamnation de Roldan, lequel sera trahi par Paesa, mais le personnage de Paco est suffisamment intéressant pour que l'on suive l'histoire avec attention. Paco (Eduard Fernandez, excellent) a l'air si sympathique qu'on a du mal à croire qu'il soit aussi retors et pourtant... A priori, en 2017, Paesa vit à Paris dans le 6ème arrondissement.

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jeudi 30 mars 2017

Cadavre 19 - Belinda Bauer / Maiba - Russell Soaba / La baleine Thébaïde - Pierre Raufast

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Cadavre 19 de Belinda Bauer (Collection 10/18, 401 pages) m'a plu parce qu'il s'agit d'un polar pas trop violent malgré le fait qu'une grande partie de l'histoire se passe dans une salle d'autopsie. Patrick Fort, âgé de 18 ou 19 ans et atteint du syndrome d'Asperger, a décidé d'étudier l'anatomie. Il veut comprendre ce que c'est que la mort. Il veut obtenir des réponses à ses questions qu'il se pose depuis l'enfance, à l'époque où son père est mort accidentellement, renversé par une voiture. Avec d'autres étudiants, on lui attribue un cadavre à qui on donne un numéro: le 19. De tempérament curieux, Patrick va assez rapidement découvrir que la cause de la mort du n°19 n'est pas celle attendue. L'histoire prend son temps. Il y a quelques facilités dans les rebondissements de l'histoire mais le roman se lit agréablement.

Concernant Maiba de Russell Soaba (Editions Au vent des îles, Tahiti, 183 pages), c'est un roman écrit en 1979 mais publié en français en 2016 qui se passe dans les îles du bout du monde, en Papouasie Nouvelle-Guinée. Je trouve assez difficile de parler de ce roman où il n'y a pas vraiment d'histoire. M. Soaba (un écrivain Papou de 66 ans) évoque surtout les us et coutumes de ce pays en pleine mutation composé d'îles sur lesquelles on parle jusqu'à 800 langues. Maiba est une jeune Papoue qui vit à Makawana. Estropiée de naissance et orpheline à l'âge de 4 ans, son père était le chef du village, Maiba a été élevée par son oncle et sa tante. Il semble que "Maiba était de mauvais augure pour quiconque entrait en contact avec elle". J'avoue avoir beaucoup aimé les 80 premières pages et m'être un peu ennuyée aux 100 pages suivantes. Mais j'ai été contente de cette découverte d'un écrivain qui m'était totalement inconnu. Je remercie mon ami Ta d loi du cine pour cette suggestion.

Je termine avec La baleine Thébaïde (Alma Editeur, 213 pages) que, pour l'instant, j'ai peu vue chroniquée sur les blogs. Après La fractale des raviolis et La variante chilienne, Pierre Raufast a encore écrit un roman plaisant. Le fil conducteur de l'hstoire est une baleine bleue qui chante à une fréquence de 52 hertz alors que ses camarades chantent entre douze et vingt-cinq hertz. Tel Achab, Richeville, un jeune Français natif de Chantibrie diplômé d'une école de commerce, s'embarque sur un bateau pour une expédition scientifique à la recherche de cette baleine unique. Tout ne se passe pas comme il l'avait cru. La pauvre baleine que l'équipage a retrouvé est exterminée. Le roman est composé de courts chapitres avec une histoire tarabiscotée qui tient la route mais se termine mal (je ne dévoile rien). Et une fois encore, j'ai apprécié l'écriture de Raufast. Il y a des passages jubilatoires. "J'obtins le diplôme au bout de trois longues années. Un tiers voulait devenir banquier par amour de l'argent, Un autre tiers visait l'ENA pour la puissance. Le dernier tiers se rêvait consultant dans un des "big four" pour devenir riche et puissant. Je faisais partie du quatrième tiers, le tiers honteux: celui qui n'avait aucune ambition. Le renégat du commerce, l'apostat du management. Autant dire que j'étais aussi populaire qu'une reine Bothriomyrmex chez les fourmis Tapinoma" (p.23). Je conseille.

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vendredi 3 mars 2017

Certaines femmes - Kelly Reichardt

Après Wendy et Lucy (2008) et La dernière piste (2010), voici le troisième film de Kelly Reichardt que je vois. Je n'ai pas voulu louper ce film car la réalisatrice a un ton bien à elle quand elle raconte des histoires de personnes un peu en marge (Wendy & Lucy) ou quand elle s'essaye au western (La dernière piste). Certaines femmes, qui est un genre de films à sketches, se passe au Montana, dans une petite ville américaine. Il s'agit de quatre portraits de femmes. On fait d'abord la connaissance de Laura (Laura Dern, très bien), une avocate qui vient de passer sa pause déjeuner en compagnie de son amant Ryan dans un hôtel voisin du cabinet où elle exerce. Laura s'occupe d'une affaire qui semble simple mais son client ne l'est pas. Il ne peut accepter le fait de ne recevoir aucun dommage et intérêt sur une malfaçon de sa maison. Plus tard, on retrouve Ryan avec sa femme Gina (Michèle Williams). Tous les deux vivent avec leur fille adolescente dans une grande tente au milieu des bois. Gina aimerait récupérer auprès d'Albert, un vieil homme qui est aussi leur voisin, de gros blocs de pierre déjà taillés qui pourraient permettre de construire une maison. La troisième histoire fait se rencontrer une jeune femme qui s'occupe d'un ranch avec Elisabeth Travis, avocate stagiaire et qui a accepté de donner des cours sur le droit scolaire. Elisabeth doit faire quatre heures (!) de route pour donner son cours du soir. C'est par hasard que la jeune femme du ranch assiste au premier cours. Un peu garçon manqué, elle est fascinée par Elisabeth (Kristen Stewart) dont on apprendra par la suite qu'elle fait son stage dans le cabinet de Laura. La boucle est bouclée. Ce film nous permet d'admirer de beaux paysages. C'est un film qui touche par son rythme lent et par tous les non-dits. Les actrices sont toutes excellentes. Je conseille.

Strum et Fabior aussi.

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mardi 9 août 2016

Comme des bêtes - Chris Renaud

J'ai voulu voir Comme des bêtes (le titre original est plus parlant: The Secret Life of Pets, soit "La vie secrète des animaux de compagnie") réalisé par Chris Renaud (le créateur des Minions), car j'avais trouvé la bande-annonce très amusante. Pour résumer, ce film est sympa mais il manque de vrai scénario. En revanche le rythme est trépidant et sans temps mort. L'animation est réussie même si j'ai trouvé les couleurs un peu criarde par moment.

A Manhattan, dans un immeuble d'habitation, Max, un terrier Jack Russell, mène une vie heureuse avec sa jeune maîtresse, Katie. Tous les matins, Max aboie joyeusement pour que Katie ne parte pas à son travail. Il n'aime pas rester seul (comme les autres chiens en général). Pendant que les maîtres sont partis, les animaux font les fous, se fréquentent les uns les autres, etc. Un soir, Katie revient en compagnie de Duke, un gros chien marron sans race définie. Max n'est pas heureux de devoir partager l'affection de Katie ainsi que sa gamelle et son panier. Max et Duke deviennent ennemis mais, suite à un concours de circonstances, les deux chiens vont s'allier pour affronter toute une armée d'animaux - commandés par un lapin blanc psychopathe - qui, eux, n'ont pas la chance d'avoir des maîtres aimants. Max et Duke vont être aidés par Chloe, une chatte grise assez dodue, Pops, un vieux chien paralysé de l'arrière-train, Tiberius, un faucon neurasthénique, et Gidget, une chienne eskimo américain qui en "pince" pour Max. Les scènes d'extérieur sont souvent spectaculaires. Il y a des gags assez drôles, des séquences émouvantes comme quand on apprend ce que fut la vie de Duke avant son adoption par Katie. Il semble qu'une suite à ce film est prévue pour sortir en 2018.

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mercredi 15 juin 2016

Retour chez ma mère - Eric Lavaine / Diamant noir - Arthur Harari / Bienvenue à Marly-Gomont - Julien Rambaldi

La semaine dernière, je suis allée trois fois de suite au cinéma pour voir des films français. J'avoue ne pas avoir été totalement convaincue par ce que j'ai vu...

Retour chez ma mère d'Eric Lavaine est une comédie "gentillette" avec Josiane Balasko qui recueille l'une de ses filles, Stéphanie, 40 ans, architecte et sans emploi car sa "boîte" vient de déposer le bilan (elle en était la gérante). Stéphanie (Alexandra Lamy) a du mal à s'habituer à l'appartement surchauffé de sa maman et aux chansons de Francis Cabrel passant en boucle toute la journée. Au bout de quelques jours, Stéphanie craint que Jacqueline (Josiane Balasko) n'ait la maladie d'Alzheimer. Nous, public, on sait que ce n'est pas vrai car Jacqueline n'ose pas tout dire à ses enfants. Elle veut leur faire la surprise. Tout se termine très bien. Je le repète, une comédie "gentillette".

Je passe à Diamant Noir d'Arthur Harari qui est une sorte de polar assez noir se déroulant dans le milieu des diamantaires à Anvers. Pier Ullman, un jeune truand vivant à Paris et doué d'une excellente mémoire visuelle, apprend que son père est mort dans le dénuement le plus complet. Il fut jadis un tailleur de diamant réputé avant d'avoir la main broyée. Pier se jure de demander des comptes à sa famille et de venger son père. J'ai trouvé le film bien filmé mais assez lent. J'ai aussi trouvé tous les personnages antipathiques. Je me suis passablement ennuyée.

Je termine avec Bienvenue à Marly-Gomont de Julien Rambaldi qui se passe en Picardie en 1975. Le village de Marly-Gomont dans l'Aisne est en émoi. Bien que manquant de médecin, les habitants voient d'un très mauvais oeil l'installation de Sayolo Zantoko, un médecin (noir), sa femme et ses deux jeunes enfants arrivant tout droit de Kinshasa au Zaïre. Personnellement, si j'étais Picarde, je porterais plainte contre la production du film car les personnages (blancs) sont  caricaturaux voire demeurés, même s'il y a certainement un fond de vérité. Il est certain qu'on voyait peu de Noirs dans les campagnes françaises il y a 40 ans. Sayolo va avoir beaucoup de mal à se faire accepter mais heureusement qu'il y a ses enfants: sa fille fan et joueuse de foot, et son fils, Kamini, qui sera à l'origine d'un spectacle d'école bien apprécié. La salle a pas mal ri. Sympathique mais avec des réserves.

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lundi 2 mai 2016

Dalton Trumbo - Jay Roach

Dalton Trumbo de Jay Roach parle de cinéma et évoque les années sombres du McCarthysme (une période qui n’est pas à l’honneur de l’Amérique) et du combat d’un homme, Dalton Trumbo, une des 10 personnalités d’Hollywood d'une liste noire qui, dans les années 50, furent mis sur la touche pour avoir été membres ou sympathisants du parti communiste. En préambule, on apprend que Trumbo s’était inscrit au parti communiste dès 1943 à l’âge de 38 ans. Il était déjà un des scénaristes les plus côtés d’Hollywood. Une fois mis à l'index, il s'est servi de prête-noms pour publier ses scénarios. Par exemple, c’est un autre que lui qui reçut l’Oscar pour le scénario de Vacances romaines (que Dalton Trumbo avait écrit). Accusé d’activités anti-américaines, Trumbo purgea plusieurs mois de prison en 1950-51, n'ayant pas renié ses opinions politiques. Néanmoins, Trumbo a eu de la chance d’avoir une épouse, Cléo, et trois enfants très soudés autour de lui. Parmi ses ennemis, il a dû affronter la redoutable Edda Hopper (Helen Mirren, toujours aussi bien), aux opinions de droite, qui écrivait des chroniques fielleuses dans les journaux hollywoodiens. C’est Kirk Douglas qui a permis que Trumbo sorte de la liste noire, en demandant que le nom de Dalton Trumbo soit crédité au générique de Spartacus réalisé par Stanley Kubrick, en 1960. Le film de Jay Roach permet à Bryan Cranston de confirmer l'étendue de son talent en interprétant Dalton Trumbo: il y est sensationnel. Lire les billets d'Alex et de Pascale.

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