vendredi 5 juillet 2019

La ferme aux poupées - Wojciech Chmierlarz / Fermé pour l'hiver - Jørn Lier Horst

Voici deux romans policiers qui ont été des petites déceptions en ce qui me concerne.

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Fermé pour l'hiver (Folio policier, 434 pages) est le premier roman paru de Jørn Lier Horst dont j'avais lu Les Chiens de chasse (le deuxième paru). Autant ce roman-là m'avait plu avec une intrigue bien menée, autant Fermé pour l'hiver m'a laissée sur ma faim. C'est dans ce roman que l'on fait connaissance de l'inspecteur William Wisting et de sa fille, journaliste. Dans un chalet au sud de la Norvège, un cambrioleur est retrouvé assassiné. Avant qu'il ne soit autopsié, le corps est dérobé à la morgue, et ensuite retrouvé brûlé. Un second corps est retrouvé dans une barque par Line, la fille de Westing. J'ai trouvé l'intrigue un peu confuse. Il y a pratiquement deux histoires, dont l'une entraîne Westing jusqu'en Lituanie. J'espère que L'Usurpateur, qui m'attend dans ma Pal, me décevra moins. Lire les billets de Baz'art et Dominique.

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Je passe à La Ferme aux poupées (Edition Aguilo, 399 pages) du polonais Wojciech Chmierlaz. Son premier roman paru, Pyromane, m'avait emballée avec une intrigue originale, et je n'avais pas vu venir la fin. Dans La Ferme aux poupées, on retrouve l'inspecteur Mortka qui a été envoyé pour un certain temps dans une petite ville polonaise. C'est une sorte de sanction displinaire (lire Pyromane). Mortka va enquêter sur plusieurs disparitions de petites filles dont certaines sont membres de familles de gens du voyage. Elles sont les victimes d'un pédophile vite arrêté. Mais peu de temps après, une petite fille traumatisée est retrouvée dans une mine d'uranium où sont entreposés quelques corps sans vie de jeunes femmes. Mortka (dit Le Kub) investigue alors sur cette affaire avec un collège nommé Lupa. J'ai trouvé l'intrigue plus banale que dans Pyromane. Sinon, Mortka est peut-être victime d'un gros pépin de santé. On ne sait pas ce qu'il en sera quand le roman se termine. Lire les billets de Nelfe, de Sharon, d'Alex-mot-à-mots, d'Yv plus convaincus que moi.


samedi 22 juin 2019

La mort selon Turner - Tim Willocks / Masterclass - Christopher Walken

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La mort selon Turner de TIm Willocks (377 pages, Editions Sonatine) se passe au pays de la soif, en Afrique du Sud dans la région du Cap-Nord. Turner (on ne connait pas son prénom), expert en arts martiaux, est un flic noir de la Criminelle qui hait les flics, mais pour qui la notion du bien et du mal veut dire quelque chose. Il se retrouve à enquêter sur la mort d'une jeune fille noire des "townships" du Cap. Elle était en train d'essayer de prendre de la nourriture dans une poubelle quand elle a été écrasée contre le container par un Range Rover conduit par Dirk Le Roux, un jeune homme blanc, Afrikaner de bonne famille. Ce dernier était saoûl et ne s'est rendu compte de rien. La mère de Dirk, Margot Le Roux, est une femme impitoyable qui emploie de nombreuses personnes dans des mines du Cap. Elle fait vivre toute une région. Elle ne peut pas envisager que son fils chéri qui termine des études de droit puisse avoir son avenir ruiné pour une fille de rien du tout. Turner n'a de cesse de s'approcher de Dirk pour l'arrêter, mais dans l'entourage de la famille Le Roux, il y a quelques hommes de main qui font tout pour se débarrasser de lui et même le laisser mourir de soif sur un plateau de sel avec Rudy (un flic corrompu, à l'agonie). Si j'ai mis une bouteille d'eau à côté du livre, c'est en référence aux pages 259 à 269 qui donnent une "recette" peu ragoûtante pour savoir comment récupérer de l'eau grâce à un cadavre. Je vous laisse le découvrir. Mais quand on a soif, plus rien ne compte. J'ai lu ce roman d'une traite. C'est le premier roman de Tim Willocks que je lis, cela ne sera pas le dernier.

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Ceci n'ayant rien à voir avec cela, j'ai eu le plaisir d'assister à une "masterclass" exceptionnelle, hier soir, 21 juin 2019, dans le cadre du "Champs-Elysées Film Festival". Christopher Walken était à Paris, et pendant 1h30, il a répondu à des questions. Même s'il a 76 ans (!), il est toujours aussi impressionnant. Il marche avec peut-être plus de difficultés, mais il a toujours ce regard qui vous transperce. Il y a eu des extraits de ses films emblématiques comme The Deer Hunter (Voyage au bout de l'enfer), The Dead Zone, At close Range (Comme un chien enragé) ou Dangereusement vôtre où il jouait Zorin, le méchant face à James Bond. J'ai appris qu'il avait été dompteur de lions à 16 ans. Une rencontre très sympathique.

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lundi 10 juin 2019

1793 - Niklas Natt och Dag

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1793 (Editions Sonatine, 436 pages haletantes) est un roman policier historique de belle facture qui est recommandé par plusieurs libraires. C'est le premier roman d'un écrivain suédois de 40 ans, descendant d'une des plus anciennes familles de la noblesse suédoise. Et son nom de famille se traduit littéralement par "Nuit et Jour".La construction de 1793 est astucieuse avec quatre parties.
L'écrivain a choisi l'année 1793 car à Stockholm, il y a eu plusieurs chefs de police qui se sont succédés cette année-là, dont un escroc. On est dans une période trouble. Le roi Gustav III de Suède vient d'être assassiné en 1792. La Révolution français souffle aussi sur les monarchies du Nord.
L'histoire commence en automne 1793 où Cardell, un vétéran de la guerre russo-suédoise qui a perdu un bras, repêche dans le lac Fatburen à Stockholm, un cadavre sans bras ni jambes avec la langue coupée et énucléé, mais à qui il reste des cheveux blonds. Cecil Winge, un homme de loi tuberculeux, est demandé pour enquêter sur cette mort. Il est connu pour avoir des principes et écouter les accusés jusqu'au bout en leur permettant de s'exprimer dans les tribunaux. Il s'adjoint l'aide de Cardell.
Retour en arrière : en été 1793, un jeune homme, Kristofer Blix, écrit plusieurs lettres à sa soeur en lui narrant ses mésaventures. Il est sans travail malgré des études d'aide chirurgien. Avec sa bonne mine, il arrive à se faire prêter de l'argent à droite, à gauche, qu'il met en jeu aussitôt avec un camarade lors de parties de cartes. Il va participer à la partie de trop contre des tricheurs. Il ne peut pas rembourser ses dettes qui sont rachetées par un homme inquiétant qui lui demande de faire quelque chose d'épouvantable. Après cela, il sera libre.
Encore un retour en arrière : au printemps 1793, on fait la connaissance d'une jeune fille, Anna Stina, qui, parce qu'elle a repoussé les avances d'un jeune homme, un ami d'enfance, passe pour une prostituée et est condamnée à travailler dans l'île de Langholmen (toujours à Stockholm), dans une filature où les conditions de vie sont épouvantables. Les femmes jeunes et moins jeunes meurent de faim et sont en butte aux châtiments corporels perpétrés par des soldats. Anna Stina fait tout pour s'évader de cet enfer. 
La quatrième partie se passe pendant l'hiver 1793, à la fin de l'année. On reprend le cours du temps. L'enquête menée par Winge (qui va de plus en plus mal) et Cardell se décante grâce à des lettres qui leur ont été confiées. Ils découvrent qui est l'auteur des mutilations sur le cadavre et le commanditaire.
J'ai trouvé le roman passionnant et l'intrigue s'articule bien. Un très bon thriller où les personnages de fiction côtoient des personnages ayant rééellement existés.
Lire le billet du Capharnaum éclairé.

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vendredi 31 mai 2019

L'Etoile du Nord - D. B. John

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Tout comme La Petite souris, je vous conseille L'Etoile du nord de D. B. John (Editions Equinox, Les Arènes, 611 pages haletantes qui nous emmènent en Corée du nord). Un des ressorts de l'intrigue m'a fait penser à Eclipses japonaise d'Eric Faye sur les enlèvements de personnes américaines, japonaises ou sud-coréennes par les services secrets nord-coréens, à partir des années 70 jusqu'à nos jours. L’écrivain, un Gallois, s’est beaucoup documenté sur ce pays où règne la dynastie des Kim depuis 70 ans. Jenna Williams, une afro-américaine par son père et coréenne par sa mère, est enseignante. Spécialiste de la Corée du Nord et des Kim, Jenna ou Jee-min (son prénom coréen) est enrôlée en 2010 par la CIA afin de vérifier ce qu’il en est des intentions militaires de Kim Jong-il. Cela va surtout permettre à la jeune femme de découvrir si sa sœur jumelle Soo-min, disparue mystérieusement en 1998 sur une plage de Corée de sud, serait encore en vie. En Corée du Nord, nous faisons la connaissance de Cho, un colonel, marié et père d’un petit garçon. Cho gravit les échelons qui le mènent à côtoyer la garde rapprochée du dirigeant coréen. Il a le privilège d’être envoyé à New-York avec une délégation pour représenter la Corée du nord et son Cher Dirigeant. Mais peu de temps après, les choses vont mal tourner pour Cho qui croise la route de Jenna. Sa chute sera plus rapide que son ascension. Et enfin il y a Moon, une vieille dame Nord-Coréenne qui vit dans une petite ville à la frontière avec la Chine. Très pauvre, Moon fait ce qu’elle peut pour survivre avec son mari. Elle est débrouillarde et risque de se faire prendre par la police à cause de ses activités au marché noir et pour une autre raison. Sous la plume de l’écrivain, la Corée du Nord est décrite comme un état concentrationnaire et totalitaire où tout le monde épie tout le monde, où les gens sont affamés pour être mieux contrôlés. Ce roman est plein de rebondissements avec quelques invraisemblances mais il permet de connaître ce qui se passe peut-être en Corée du nord (expériences sur des cobayes humains, eugénisme, le crime organisé, l’exportation de drogue, etc.). Le tout est assez oppressant. En revanche, on s’attache très vite aux personnages de Moon, Cho et Jenna. L’étoile du nord est le nom du train qui permet au Cher dirigeant (Kim Jong-il) de se déplacer quand il va en Chine par exemple. Décédé en décembre 2011, Kim Jong-il a été remplacé par son fils Kim Jong-un. Un roman à découvrir.

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dimanche 5 mai 2019

Je voyage seule - Samuel Bjørk / Les chiens de chasse - Jørn Lier Horst

Comme j'avais bien aimé Le hibou, j'ai terminé de lire, tout récemment, Je voyage seule, le roman précédent du norvégien Samuel Bjørk (Pocket, 559 pages prenantes). J'ai retrouvé avec plaisir le commissaire Holger Munch et sa collègue Mia Krüger. Une petite fille est retrouvée pendue à un arbre avec une corde à sauter. Autour de son cou, il y a aussi une pochette où est inscrit "Je voyage seule". D'autres fillettes vont subir le même sort. L'enquête va toucher de près Holger et Mia. Holger est d'autant plus impliqué que la suspecte présumée travaille dans la maison de retraite où sa mère est pensionnaire. Mia a deviné très vite que l'assassin était une femme mais chut... Je n'en dit pas plus. J'ai trouvé le récit aussi bien mené que dans Le hibou. Un écrivain à suivre...

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... Tout comme Jørn Lier Horst, un autre écrivain norvégien. C'est grâce à Dominique (que je remercie) que je me suis décidée à lire Les chiens de chasse (Folio Policier, 459 pages), le deuxième paru en français. J'ai donc fait la connaissance de l'inspecteur William Wisting et de sa fille Line, une très bonne journaliste d'investigation. Rudolph Haglund, un homme condamné 17 ans auparavant pour l'enlèvement et le meurtre d'une jeune femme, vient d'être libéré. Wisting, responsable de l'enquête à l'époque, était sûr et certain qu'Haglund était le coupable. Ce dernier, par l'intermédiaire de son avocat, remet en cause une preuve qui l'a fait condamner. Wisting et sa fille, chacun de son côté, mènent l'enquête. Il faut noter qu'une autre jeune femme est enlevée après la sortie de prison de Haglund. C'est un roman qui tient en haleine jusqu'au bout. Je dois maintenant lire le tome précédent paru aussi en Folio policier, Fermé pour l'hiver, en attendant de lire le troisième.

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Pour résumer, je conseille ces deux très bons romans bien menés avec des personnages auxquels on s'attache.

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jeudi 4 avril 2019

Le hibou - Samuel Bjørk / Art et décès - Sophie Henaff

Pour ceux qui ont lu et aimé Poulets grillés et Rester groupés, vous risquez d'être déçus, comme je le suis, par Art et Décès de Sophie Henaff (309 pages, Albin Michel). On retrouve la brigade de police commandée par le commissaire Anne Capestan, qui a accouché d'une petite Joséphine qui capte toute l'attention de sa maman. J'ai trouvé que l'intrigue ne cassait pas trois pattes à un canard. La capitaine de police Eva Rosière, un membre du groupe, a pu enfin vendre un de ses scénarios et un film est en train d'être tourné. Manque de chance, un jour, le réalisateur est retrouvé mort à l'heure du déjeuner, un poignard entre les omoplates. Bien entendu Capestan et son groupe vont mener l'enquête dans le studio où s'est déroulé le meurtre. Et Eva est la première suspecte pour diverses raisons. Moi qui avais souvent souri en lisant les deux précédents, je n'ai pas retrouvé l'humour des deux précédents. Les membres de la brigade manquent de relief. Et pour ceux qui n'ont pas lu les tomes précédents, on a dû mal à comprendre ce qui fait leur personnalité. Sophie Henaff, ou l'éditeur (?), y a d'ailleurs pensé car à la fin du volume, il y a des extraits choisis des deux volumes précédents sur les "poulets grillés".

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 Je passe à Le Hibou de Samuel Bjørk (Pocket, 470 pages), un excellent thriller norvégien qui m'a captivée de bout en bout (hi!). Une jeune fille est retrouvée assassinée dans un clairière. Son corps est recouvert de plumes d'oiseaux (de hibou). L'enquêteur criminel Holder Munch aidé par Mia Krüger, une jeune femme un peu traumatisée mais très intelligente, vont mener l'enquête ,dont une partie se déroule dans une exploitation horticole où vivent des jeunes en rupture avec leur famille. Les suspects sont nombreux mais le nom du ou la coupable ne nous est révélé qu'à la toute fin. J'ai trouvé que l'intrigue tenait debout et elle tient en haleine. J'ai tellement aimé que je compte lire le roman précédent de l'écrivain, Je voyage seule.                                                               

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mardi 18 décembre 2018

Les fils de la poussière - Arnaldur Indriðason

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Les fils de la poussière (Edition Metailié, 291 pages) d'Arnaldur Indriðason est, semble-t-il, son premier roman, paru en 1997. Il a été traduit en français seulement cette année. Je peux le comprendre car cela m'a moyennement plu. Je n'ai pas adhéré à l'intrigue. L'histoire se passe à la fin des années 80. Il est question d'eugénisme, de jeunes enfants scolarisés dans une même classe d'un collège, tous issus du milieu ouvrier, qui ont servi de cobayes pour des expériences avec des amphétamines, et aussi de clonage. Daniel, un homme encore jeune souffrant de schizophrénie, se jette par la fenêtre d'un institut psychiatrique. Le témoin de cette tragédie est son frère, Palmi, un libraire vendant des livres d'occasion. Le même jour, Halldor, un retraité et ancien enseignant, est brûlé vif dans sa maison. Le commissaire Erlendur et son adjoint, Sigurdur Oli, enquêtent et font rapidement le lien entre les deux victimes. Pendant ce temps-là, Palmi et un ancien aide-soignant qui s'est occupé de Daniel mènent une enquête en parallèle. Ce sont eux les premiers qui découvreront l'horrible vérité (que je vous laisse découvrir). J'ai trouvé qu'Erlendur et Sigurdur Oli restaient en retrait. Ils sont relativement peu présents. C'est peut-être la cause de ma frustration après ma lecture. Heureusement qu'Indriðason nous a habitués à mieux par la suite. LIre les billets d'Eva et Baz'art.

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dimanche 21 octobre 2018

Le beau mystère - Louise Penny

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C'est Dominique qui m'a donné envie de lire ce roman et je l'en remercie. J'avais abandonné Louise Penny après avoir lu le premier paru en français, Nature Morte. J'avais trouvé le rythme un peu mou. J'en viens donc à l'avant-dernier paru, Le beau Mystère (Actes noirs, Actes Sud, 483 pages) (2017). Un meurtre est commis dans un monastère oublié de tous (même de Rome!), dans une forêt reculée au Québec au bord d'un petit lac. Dans ce monastère de Saint-Gilbert-entre-les-Loups vit une communauté de vingt-quatre moines, les Gilbertins, qui ont remis à l'honneur le chant grégorien. Afin de faire quelques améliorations dans le monastère qui menace de s'effondrer d'un jour à l'autre (les fondations sont soulevées par des racines d'arbres), ils ont sorti un CD quelques mois auparavant. Contre toute attente, les chants grégoriens ont rencontré un succès mondial. L'inspecteur-chef Armand Gamache et son adjoint Jean-Guy Beauvoir (amoureux de la fille de Gamache) sont envoyés sur place pour trouver qui a tué le Prieur de l'abbaye, qui était aussi le chef de choeur à l'origine du CD. Il a eu le crâne fracassé avec une tige de fer, et l'on trouve sur lui une feuille où est écrit un étrange chant grégorien avec des neumes (les signes de la notation musicale qui existaient avant les portées de notes sur cinq lignes). Les vingt-quatre moines (moins un) ont des occupations différentes pour faire vivre l'abbaye: un docteur, un cuisinier, un jardinier, un autre qui s'occupe du poulailler, etc, mais ils ont en commun des voix magnifiques pour chanter le plain-chant et le grégorien et atteindre le sublime. Qui a pu tuer le Prieur? Et pourquoi? L'enquête se passe en huis-clos entre les murs du monastère. Gamache, Beauvoir et plus tard le chef de la sûreté de Québec, Francoeur (un personnage pas sympathique) qui les a rejoints ainsi qu'un jeune dominicain envoyé par Rome vont mener l'enquête même si le but de certains n'est pas de trouver l'assassin. J'ai lu ce roman avec plaisir, je le recommande. Lire les billets du Papou et de Lewerentz.

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dimanche 14 octobre 2018

Noli me tangere (Ne me touche pas) - Andrea Camilleri / Irezumi - Akimitsu Takagi

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Ayant lu quelques billets positifs sur ce court roman (138 pages) d'Andrea Camilleri (Editions Métailié) et ayant bien apprécié Le tailleur gris lu il y a sept ans, j'ai aimé dans Noli me tangere, la façon dont Camilleri raconte l'histoire de Laura Garaudo, une belle jeune femme qui disparait volontairement du jour au lendemain du foyer conjugal. Elle est marié à un grand écrivain nettement plus âgé qu'elle. Elle venait de terminer son premier roman (pas encore publié) et elle est surtout l'auteur d'une thèse intitulée "Sur les problèmes d'attribution des fresques de Fra Angelico au couvent San Marco à Florence". Une des fresques est appelée "Noli me tangere" (du latin). C'était aussi le surnom que l'on donnait à Laura quand elle était étudiante. Le commissaire Luca Maurizi mène une enquête pour essayer de localiser Laura. Il interroge quelques proches, sa meilleure ami, un ancien amant. Le texte du roman est un mélange d'interrogatoire, de coupures de journaux, de lettres inachevées, de retours en arrière. J'ai aimé même si je m'attendais à une autre conclusion. Mais quand on lit la note de l'auteur à la fin du roman, on apprend qu'il s'est inspiré du destin pas banal d'une brésilienne. Lire les billets d'Alex-mot-à-mots et Miriam, Philisine Cave et Noukette.

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Irezumi (Edition Folio policier, 329 pages) d'Akimitsu Takagi (1920-1995) est un roman policier paru en 1948 au Japon. L'histoire qui nous est racontée se passe en 1947 à Tokyo dévastée par la guerre. Avant que l'histoire ne commence vraiment, l'écrivain s'adresse au lecteur en lui précisant que l'irezumi est le tatouage traditionnel japonais en vogue au XIXème siècle mais qui est mal vu au XXème siècle par la société nippone. Elle assimile tatouages avec les yakuzas et des femmes de mauvaise vie. Et c'est encore le cas aujourd'hui. Pour ce qui est de l'intrigue, il s'agit de plusieurs crimes dont l'un est commis dans une salle de bain fermée de l'intérieur de la maison où habitait Kinué, une belle jeune femme tatouée d'un Orochimaru (un serpent géant). Fille d'un tatoueur renommé, elle avait une soeur jumelle (disparue depuis la bombe d'Hiroshima) et un frère, tous les deux aussi tatoués, l'une d'un Tsudane (un escargot géant) et l'autre d'un Jiraiya (un crapaud géant) La première victime que l'on découvre est Kinué. Le meurtrier l'a démembrée et son torse tatoué a disparu. S'ensuivent deux autre meurtres dont le frère de l'amant de Kinué. Quatre suspects dans l'histoire dont un docteur, genre savant fou obsédé par les tatouages. Après plusieurs fausses pistes, la police est dans une impasse. Elle va s'en remettre à un jeune homme prodige en mathématiques qui résout les meurtres en peu de temps. J'ai aimé ce roman qui tient en haleine jusqu'au bout grâce à plusieurs coups de théâtre. Lire le billet de Jérôme.

jeudi 4 octobre 2018

Pyromane - Wojciech Chmielarz

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Grâce à Wojciech Chmielarz (né en 1984), j'ai lu un excellent roman policier. Pyromane (Livre de poche, 441 pages) se passe de nos jours à Varsovie en plein hiver (température -20°). Jakub Mortka dit le Kub, un inspecteur de police se rend avec son adjoint Kuchan sur le lieu d'un incendie volontaire. Une belle maison familiale a été brûlée suite au  jet de cocktail molotov lancée par la cheminée. L'acte a été méthodiquement prémédité. Dans la maison incendiée, on trouve le corps de Jan Kameron, un promoteur pas très honnète. Sa femme Klaudia, une ancienne candidate à Miss Pologne et chanteuse ratée a survécu car elle a réussi à s'échapper par la fenêtre. On apprend assez vite que Kameron avait été tué quelques heures avant que le feu ne se déclare par une personne différente  du pyromane. L'enquête s'avère difficile pour Mortka car une autre maison est aussi incendiée provoquant la mort de deux garçonnets, neveux d'un gangster notoire. Le lien entre ces incendies qui ne sont pas les premiers est le modus operandi. En plus de l'enquête, Mortka doit gérer sa vie personnelle ; père de deux garçons, il est divorcé depuis un an. Ayant laissé la maison à sa famille, il vit en colocation avec des étudiants (un garçon et une fille) bruyants. J'ai aimé le personnage de Mortka avec ses qualités et ses défauts et son sens de la justice (même si elle peut paraître discutable à certains), la construction du récit et le fait que je n'ai pas deviné le mobile de ou des assassins avant les dernières pages. Il y a des retournements de situation inattendus. J'ai été tenue en haleine jusqu'au bout. Je compte bien lire le suivant La ferme des poupées et j'ai vu sur le site de l'écrivain qu'il y en avait deux autres avec Mortka pas encore traduits. Je recommande tout comme Edyta, Yspaddaden, Alex-mot-à-mots, Yv.

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