mercredi 27 mai 2020

Octobre - Soren Sveistrup

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J'ai trouvé les 729 pages d'Octobre du Danois Soren Sveistrup (Livre de Poche) absolument haletantes. Dès que vous commencez ce roman, vous ne le lâchez plus. De nos jours, en octobre dans la banlieue de Copenhague, le corps d'une mère de famille est retrouvé dans un parc pas loin de chez elle. Elle a été amputée d'une main. Quelques jours plus tard, le cadavre d'une deuxième femme est retrouvé, cette fois-ci, ce sont les deux mains qui ont été amputées. Puis, c'est au tour d'une troisième femme qui est amputée des deux mains et d'un pied. Chaque fois, les policiers trouvent des petits bonhommes fabriqués avec des marrons et des bouts d'allumettes. A propos des policiers, on fait la connaissance de deux inspecteurs, Naia Thulin et Mark Hess. Mark Hess est un excellent inspecteur malgré ses démélés avec sa hiérarchie. Naia, mère d'une fillette, a une vie sentimentale cahotique. L'enquête s'avère difficile car, sur les bonhommes en marron, on trouve une empreinte digitale de Kristine, la fille du ministre des affaires sociales. Kristine a disparu un an plus tôt, son corps n'a pas été retrouvé et l'enquête est close. On apprend que les femmes assassinées n'étaient pas des mères exemplaires, et on essaye de trouver le lien qui les relie. Les policiers en sont à croire que Kristine est peut-être encore en vie. Je vous laisse vous plonger dans ce roman qui se déroule sur une période d'un mois. Les chapitres sont courts et cela explique pourquoi il se lit si vite. Après MotherCloud, c'est à nouveau un vrai "page-turner". L'écrivain est le créateur et le scénariste de la série danoise The Killing que j'avais bien appréciée.

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mercredi 15 avril 2020

Succion - Yrsa Sigurðardóttir

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Après ADN, je me suis plongée dans Succion d'Yrsa Sigurðardóttir (Actes noirs, Actes sud, 407 pages), dans lequel j'ai retrouvé l'inspecteur Huldar et Freyja, la psychologue pour enfants.Ces deux là ont toujours des rapports compliqués depuis qu'ils ont passé une nuit ensemble sans se connaître plusieurs mois auparavant. Depuis leur dernière enquête, qui s'est mal terminée, Freyja a été mise à l'écart de la Maison des enfants qu'elle dirigeait et Huldar doit se contenter d'affaires sans intérêt. 
Dans un prologue qui se passe en 2008, Vaka, une petite fille qui attendait que son père vienne la chercher à la sortie de l'école, disparait après suivi une autre petite fille à qui il manquait deux doigts. En 2016, un directeur d'école montre à la police une lettre inquiétante écrite par un lycéen dix ans auparavant. Elle annonce que six personnes désignées par des initiales vont mourir. Bien entendu, tout est lié. J'avoue que j'ai trouvé l'histoire assez glauque. Il y a en effet des meurtres plus sanglants les uns que les autres. Les six personnes condamnées à mourir vont connaître des fins abominables. Je ne dirai rien de plus. L'ensemble est assez outré, cela manque de finesse psychologique. Dommage.

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lundi 6 avril 2020

ADN - Yrsa Sigurðardóttir

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Après Les Fantômes de Reykjavik d'Arnaldur Indridason, je continue avec les polars islandais. Ce week-end, j'ai réussi à lire ADN d'Yrsa Sigurðardóttir (Actes noirs, Actes Sud, 412 pages). Quand on arrive à la fin du roman et que le coupable est démasqué, on comprend le rôle important qu'a joué l'acide désoxyribonucléique où réside l'information génétique dans cette histoire. Une jeune femme est tuée de manière brutale dans sa chambre à coucher. Margrét, sa fille de sept qui s'était cachée sous le lit, a plus ou moins tout vu, mais elle est traumatisée. Un deuxième crime tout aussi odieux contre une enseignante à la retraite est commis peu de temps après. Un troisième sur un jeune homme suivra. L'enquête menée par Huldar piétine tandis que Freya, une psychologue pour enfant, essaye de mettre Margrét, en confiance afin que celle-ci dévoile ce qui est arrivée. Le roman est assez haletant. Le meurtrier a une manière atroce de tuer ses victimes dont il entoure la tête de gros scotch. Comme arme du crime, il se sert successivement d'un aspirateur, d'un fer à friser et d'un fer à souder. Il n'y a pas de sang sur les scènes de crime. Par ailleurs, Karl, un jeune homme asocial de 24 ans, reçoit des messages chiffrés sur son poste à ondes courtes. Ils ont bien entendu un lien avec l'affaire et il va même se retrouver accusé des meurtres. Je ne vous dirai rien de plus. Quand on commence le roman, on veut déjà connaître la fin. L'écrivain maintient le suspense jusqu'au bout. Après Indésirable, je trouve que c'est un écrivain à suivre. D'ailleurs, j'ai le suivant, Succion, dans ma PAL [chroniqué le 15/04/2020]. Lire le billet de Virginie/Miscellanées.

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Ceci n'ayant rien à voir avec cela, je fais partie de la population née en avril. Demain, c'est mon anniversaire, j'espère que ce sera le premier et le dernier confiné. Je le fêterai seule mais j'ai des collègues qui devraient me le souhaiter par "skype".

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jeudi 26 mars 2020

Le train pour Tallinn - Arno Saar

Comme on a encore presque cinq semaines de confinement (d'après ce que j'ai entendu), je télétravaille (en effet, je suis dans un service comptable et je continue de payer des factures chez moi sur un ordi), j'ai des échanges en "skype" avec mes collègues (même si cela ne vaut pas une vraie rencontre autour du café du matin). Le confinement en lui-même ne me pèse pas, si ce n'est que je ne suis pas près de retourner au cinéma. Et je lis un peu mais pas autant que je l'espérais.

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J'ai quand même réussi à terminer un petit roman policier qui se lit bien, Le train pour Tallinn (Editions La fosse aux ours, 216 pages). J'ai été très attirée par le dessin de couverture et bien sûr par le titre, car j'apprécie les énigmes policiières qui se passent dans un train comme le Crime de l'Orient Express d'Agatha Christie ou Tokyo Express de Matsumoto (que je vous recommande). L'intrigue du Train pour Tallinn démarre avec un crime commis dans un train régulier qui va de Saint-Petersbourg à Tallinn, capitale de l'Estonie. Semenov, un Russe, est trouvé mort dans un wagon de 1ère classe. Il a été empoisonné par de la ciguë introduite dans une bouteille de vodka bon marché qu'on a trouvée à côté de lui. On confie l'enquête à Marko Kurismaa, un ancien champion de ski de fond devenu l'un des meilleurs policier de Tallinn. On ne sait rien de lui, si ce n'est qu'il souffre de narcolepsie et qu'il n'aime pas les Russes. Son père a été une victime du régime soviétique de l'époque. Il aime aussi beaucoup la ville de Tallinn. Je rappelle que l'Estonie, tout comme les deux autres pays Baltes, la Lituanie et la Lettonie, a regagné l'indépendance dans les années '90, après 50 ans d'annexion par l'ex-URSS. Pour en revenir à l'histoire, il y a quelques suspects dont les six autres passagers du train, mais en ce qui concerne le mobile de ce crime, l'écrivain s'est inspiré d'une vraie tragédie qui s'est déroulée en septembre 1994. Le ferry l'Estonia, qui faisait la navette entre la Suède et l'Estonie, avait coulé en 1 heure. Sur les 1000 passagers, il y eut environ 850 morts. Une lecture agréable et un policier suffisamment sympathique pour qu'on ait envie de le retrouver dans un autre roman. C'est désormais chose faite avec La neige sous la neige, un nouveau roman qui vient de paraître et que je ne manquerai pas de lire un de ces jours.

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lundi 23 mars 2020

Le champ - Robert Seethaler

Dans cette période de confinement qui ne fait que commencer, j'en profite pour lire. J'espère que j'aurais fait baisser ma PAL qui déborde d'ici quelque temps.

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Après Le tabac Tresniek et Une vie entière, je me suis réjouie de voir qu'un troisième roman de l'Autrichien Robert Seethaler était paru. Le champ (Editions Sabine Wespieser, 276 pages) donne la parole à des morts du cimetière "le champ" de Paulstadt, une petite ville imaginaire située en Autriche. Ces morts au nombre de 29 (17 hommes et 12 femmes) ont tous une identité, un nom et un prénom qui forment les titres de chapitres. Les chapitres font entre deux mots et une dizaine de pages. Vingt-neuf personnages de milieux sociaux différents, un journaliste, une prostituée, un prêtre, le maire, un mari et une femme mal assortis, le propriétaire d'une mauvaise terre, une pensionnaire de maison de retraite, un enfant tombé dans un étang, une centenaire, un garagiste, une fleuriste, etc. Un roman avec 29 récits différents qui parfois se rejoignent. Certains monologues ou récits renvoient à d'autres. Sous la plume de Seethaler, on ressent de l'empathie pour tous les personnages même les moins sympathiques. La plume est belle et souvent poétique. Certains chapitres sont de belles déclaration d'amour. L'ensemble forme un roman pas triste du tout et que je vous conseille de découvrir.

Lire le billet de Marilyne.

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jeudi 12 mars 2020

Tuer le fils - Benoît Séverac

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Benoît Séverac est un écrivain que je suis avec plaisir depuis trois romans, et, une fois de plus, il ne m'a pas déçue. Après Les Chevelues qui se passe au temps de la Gaule romaine, Trafics (ex Le chien arabe) et 115 dont les intrigues se déroulent dans les quartiers nord de Toulouse, Benoît Séverac situe son nouveau roman Tuer le fils (Editions La manufacture de livres, 280 pages) dans la banlieue sud-ouest de Paris, à Versailles, Poissy, Palaiseau et même Paris intra-muros. Cérisol est un inspecteur de la SRPJ de Versailles. Il est marié à Sylvia qui a perdu la vue suite à une maladie dégénérative. Le péché mignon de Cérisol est de manger des confitures en pot et boire du whisky de temps en temps. Avec ses adjoints Nicodemo (un Portugais) et Grospierres, ils vont enquêter sur le décès suspect de Patrick Fabas, né en 1960 à Oran en Algérie. Sur la scène de crime, les policiers découvrent que Fabas avait des idées d'extrême-droite et que la victime était un passionné de motos qu'il réparait. Hasard ou coïncidence, peu de temps avant la mort de Patrick Fabas, son fils Matthieu qui venait de purger une peine de 15 ans de prison pour homicide était libéré. Les policiers pensent tout d'abord que le fils a tué le père, mais la vérité n'est pas si simple. D'autant plus que Cérisol se met à lire le journal que Matthieu a tenu en prison lors d'atelier d'écriture animé par un écrivain dont on ne connaîtra pas le nom. Le récit alterne entre le déroulement de l'enquête et la lecture du journal. Je vous laisse en compagnie de Cérisol, de sa femme Sylvia et de leur chienne Djouk ainsi que de Nicodemo et Grospierres. Un roman très plaisant à lire que je vous conseille. Tout comme Choup.

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samedi 14 décembre 2019

La vallée des immortels, Tome 2 - Yves Sente, Teun Berserik et Peter Van Dongen

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A la fin du tome 1 de la Vallée des immortels (Menaces sur Hong-Kong), nous avions laissé Philip Mortimer en fâcheuse posture puisqu'il vient d'être enlevé à Hong-Kong par un dénommé Nathan Chase qui n'est autre que l'infâme Colonel Olrik, ennemi mortel de Blake et Mortimer. Je rappelle que l'histoire se situe juste après Le secret de l'Espadon. d'Edgar P. Jacobs. Dans La Vallée des immortels, tome 2 (Le millième bras du Mékong) (Editions Blake et Mortimer, 56 pages), Francis Blake et les forces de police hong-kongaise sont à la recherche de Mortimer. Mortimer qui a perdu sa pipe lors de son enlèvement a été embarqué dans un petit bateau, puis par avion, pour être mené vers Xi Li, un des derniers Seigneurs de la Guerre qui ne rêve que de prendre le pouvoir en Chine, persuadé qu'il est le descendant de celui qui a aidé le premier empereur de Chine à unifier cet immense territoire. Il veut que Mortimer répare une "Aile rouge" avec lequel Olrik s'était enfui. Je vous passe pas mal de péripéties. Il faut vous laisser la surprise. La vallée des immortels est un endroit dans la province de Yunnan où l'on peut trouver des émeraudes et la perle de vie qui pourrait sauver quelqu'un. Dans cette vallée, il y a aussi des pandas géants plutôt agressifs, des serpents et surtout des dragons. Là, on vire dans le fantastique. Yves Sente s'éloigne assez de l'univers de Jacobs. On peut l'accepter ou non. Quant à Chase/Olrik, qui s'est allié à Xi Li, il espère bien pouvoir s'emparer du "Skylantern", un engin de guerre au système d'élévation vertical inventé par Mortimer.
Il faut noter que pour une fois, ni Blake, ni Mortimer ne reconnaissent Olrik sous le postiche de Chase.

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Le skylantern.

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Voici les pandas.

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Pour terminer, mon ami Ta d loi du cine s'est rendu à ma place (je n'étais pas à Paris) à une rencontre avec les auteurs dans une bibliothèque médiathèque à Paris, le 21 novembre 2019 (la veille de la sortie nationale de l'album) à partir de 19h. La présentation a duré une heure et à la fin, les auteurs ont dédicacé des exemplaires.

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vendredi 22 novembre 2019

La peau des anges - Michael Katz Krefeld / Indésirable - Yrsa Sigurðardóttir

Voici deux romans que j'ai trouvé assez haletants avec des intrigues bien menées.

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La peau des anges du Danois Michael Katz Krefeld (Edition Babel Noir, 487 pages) alterne trois récits, l'un se déroulant en 2010-2012, le deuxième en 2013 et le troisième en 1979-1980. En 2010, Masja, une jeune Lituanienne de 21 ans qui se prostitue, est amoureuse d'un certain Igor avec qui elle rêve de fonder une famille. Lui, en revanche, n'hésite pas à la sacrifier en la vendant à un réseau de prostitution basé en Suède, en échange d'une dette de jeu. Igor vient de perdre 40 000 couronnes danoises au poker, qu'il ne peut évidemment pas rembourser. En 2013, on fait la connaissance de l'ex-inspecteur de policie Thomas Ravnholdt, dont la femme a été assassinée chez elle. Il n'arrive pas à s'en remettre et n'arrête pas de boire. Il vit avec un gros chien baveux. Par l'intermédiaire d'un patron de bar, il accepte d'aider une Lituanienne qui ne sait pas ce qu'est devenue sa fille (Masja) dont elle a aucune nouvelle depuis 2 ans. Dans le même temps, à Stockholm, un sérial-killer sévit, il assassine des jeunes prostituées. Et cela nous ramène dans le passé en 1979... Evidemment, les trois récits vont se rejoindre. J'ai apprécié que ce ne tombe pas dans le glauque. A priori, La peau des anges est le premier volume d'une série. J'espère qu'Actes Sud va traduire les suivants.

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Je passe à Indésirable de l'Islandaise Yrsa Sigurðardóttir (Edition Babel Noir, 317 pages). Là aussi, le récit alterne deux époques: vers 2010 et en 1974 (entre janvier et mars). De nos jours, en préambule, on assiste à une tentative de suicide (d'un père et de sa fille). Oðinn, après avoir travaillé dans l'usine de construction de son frère, travaille dans un bureau gouvernemental. Veuf depuis peu, il a la garde de sa fille Rún qui est perturbée. Il n'arrive pas à savoir si sa femme Lara s'est suicidée ou si sa mort (en passant par la fenêtre de leur appartement) est accidentelle. En remplaçant une collègue décédée subitement, Oðinn est chargé d'enquêter sur un foyer éducatif réservé à des adolescents à problèmes dans les années 1970. A l'époque, deux garçons étaient morts asphyxiés dans une voiture. Par ailleurs, le couple qui dirigeait le foyer a perdu un bébé à la naissance sans que l'on sache ce qu'ils avaient fait du corps. Et donc en 1974, on fait la connaissance d'Aldis, l'un des membres du personnel du foyer. C'est une jeune femme pas forcément très sympathique. C'est par elle qu'on va connaître une partie de l'histoire. On apprend des choses que le lecteur peut deviner, mais je ne m'attendais pas à ce qui nous est révélé dans l'épilogue du roman.

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vendredi 19 juillet 2019

Joël, une enfance en Patagonie - Carlos Sorin

Après Historias minimas (2002), Bombon el Perro (2004), La fenêtre (2008), Jours de pêche en Patagonie (2012), voici le 5ème film que je vois du réalisateur argentin Carlos Sorin. Dans Joël, une enfance en Patagonie, on fait la connaissance de Cecilia, professeur de piano, et de Diego, ingénieur forestier, qui vivent dans une petite ville près d'Ushuaïa en Patagonie qui, ne pouvant avoir d'enfant, avaient fait un an plus tôt, une demande d'adoption d'un enfant de six ans maximum. Cependant, ils acceptent qu'on leur confie en préadoption Joël, un petit garçon de 9 ans. Ce jeune garçon a un lourd passé entre sa mère qui l'a abandonné, sa grand-mère qui l'a élevé quelque temps et un oncle qui purge désormais une peine de prison. Joël ne répond que si on lui pose une question. Avec ses cheveux hirsutes, il ressemble à un gitan. Cecilia et Diego font tout ce qu'ils peuvent pour qu'il se sente à son aise et s'intègre mais ce n'est pas facile car Joël ne réagit pas vraiment. En revanche, dans l'école où on l'inscrit, il se fait tout de suite remarquer par son comportement et par le discours qu'il fait aux autres élèves qui sont plus jeunes que lui. C'est par les réactions des parents de ces enfants que les choses commencent à dérailler. Le personnage de Cecilia est le plus intéressant et le mieux écrit. J'ai beaucoup aimé ce film sauf la conclusion qui une fois de plus n'en est pas une. Lire le billet de Pascale.

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dimanche 21 avril 2019

El Reino - Rodrigo Sorogoyen

Le film m'a tellement plu que je l'ai vu deux fois. Et la deuxième vision m'a éclairée sur certains passages que je n'avais pas forcément compris. El Reino (Le règne) est un film de suspense qui va crescendo. La musique de fond très syncopée renforce le côté tendu de cette histoire d'hommes d'un parti politique espagnol dont on ne connaît pas la tendance. On apprend très vite que certains de ces hommes sont corrompus, qu'ils sont coupables de s'être enrichis sur le dos de l'Europe et et des contribuables, d'avoir des comptes en Suisse ou en Andorre, de prévarication. etc. Parmi ces hommes, on se concentre sur Manuel Lopez-Vidal qui va est au coeur du scandale mis au jour par une commission d'enquête. La caméra ne le lâche pratiquement pas. Il est de tous les plans, de dos ou de face. Antonio de la Torre qui joue Perez-Vidal est impressionnant de bout en bout. Le réalisateur a un grand sens de la narration. Cela n'empêche pas quelques ellipses. Tout ne nous est pas expliqué et ces zone d'ombres sont bienvenues. Le film se distingue par quelques séquences d'anthologie: une conversation révélatrice sur un balcon, une recherche de carnets compromettants dans une maison, un accident de voiture tout phares éteints et la séquence finale entre une journaliste, Amaia, et Manuel, sur un plateau de télévision. Le spectateur est scotché à son fauteuil. Un très bon film que je recommande tout comme Pascale. Il faut noter que le réalisateur est connu en France pour Que Dios nos perdone que je recommande de nouveau.

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