mardi 15 février 2022

Trois versions de Mort sur le Nil - Kenneth Branagh / John Guillermin / Andy Wilson (avec David Suchet)

Vous me direz, Dasola est un peu bizarre d'avoir vu ou revu, en moins d'une semaine, les trois adaptations de Mort sur le Nil d'après le roman d'Agatha Christie paru en 1937, deux pour le cinéma et une pour la télévision. Eh bien, cela m'a permis de faire quelques comparaisons.

Je trouve la version de 1978, celle de John Guillermin, la plus réussie car elle réunit une distribution comme on n'en fait plus beaucoup: Peter Ustinov, David Niven, Bette Davis, Maggie Smith, Lois Chiles, Mia Farrow, Jane Birkin, Olivia Hussey, George Kennedy et Angela Lansbury. J'ai vu le film à l'époque de sa sortie sur grand écran. Je sais que j'avais aimé ce film qui permet de voir Karnak et Abou Simbel. Et puis l'intrigue policière tient en haleine dans un décor magnifique. Il s'agit d'un drame de l'amour dans lequel Linnet Ridgway, une riche héritière, "pique" Simon Doyle, le fiancé de sa meilleure amie sans le sou, Jacqueline de Bellefort. Agatha en connaissait un rayon sur la psychologie humaine. Sur un beau bateau à aube qui navigue sur le Nil, il y a trois meurtres, quelques suspects (qui n'aimaient pas la première et principale victime pour différentes raisons) et Hercule Poirot, un détective belge et non français, qui fait travailler ses petites cellules grises.

La version la plus récente est sortie la semaine dernière et elle a été réalisée par Kenneth Branagh. Elle n'est pas si mal selon moi (une adolescente est sortie de la projection en disant que "c'était trop bien"). Les ressorts dramatiques y sont. Certains personnages sont très différents de la première version. Le réalisateur a choisi des acteurs de différentes origines. Parmi les trois victimes, il y a un homme. Et en préambule, on remonte à la guerre de 14-18 dans les tranchées où Hercule Poirot sauve sa section à l'exception de son capitaine. Et on apprend qu'Hercule a été amoureux. C'est clinquant, le bateau est très beau. On admire aussi dans ce film Abou Simbel (dont je garde un souvenir ému). En revanche, j'ai trouvé les acteurs sans vrai personnalité. Je ne connais qu'Annette Bening et Emma Mackey. Armie Hammer qui interprète Simon Doyle est absolument insipide et sans saveur. On se demande pourquoi deux femmes se battent pour lui. Il faut noter que ces deux films durent plus de deux heures chacun.

Alors que la version télévisée de 2004 avec David Suchet dans le rôle de Poirot ne dure qu'une heure trente-sept minutes. L'histoire est bien entendu resserrée, on ne voit pas de cobra qui menace Hercule Poirot. On n'admire pas Abou Simbel, mais on voit le temple de Dendérah. Il faut voir cette adaptation en VO, et non en VF qui n'est pas terrible.

Si vous ne devez en voir qu'un, je conseille la version de 1978 où il y a aussi de l'humour. Et il ne me reste plus qu'à relire le roman. 

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dimanche 16 janvier 2022

Vigil - James Srong & Isabel Sieb, créé par Tom Edge

A défaut d'aller au cinéma, je regarde un peu la télévision, surtout Arte, et je suis tombée sur Vigil, une mini série britannique en 6 épisodes de 53 ou 54 minutes chacun. J'ai été captivée dès les premières images. Cela se passe de nos jours dans le HSM Vigil, un sous-marin nucléaire lance-missiles britannique au large de l'Ecosse. Craig Burke, expert en cartographie sonar, est retrouvé mort dans sa couchette, victime semble-t-il, d'une overdose de drogue. Peu de temps auparavant, il avait alerté sa hiérarchie sur le fait qu'un chalutier avait été tiré vers les fonds marins à cause d'un de ses filets qui s'était accroché à quelque chose. La commandante Amy Silva de la police écossaise est envoyée dans le sous-marin pour enquêter sur la mort de Burke, qui paraît suspecte. Amy est une femme assez perturbée sous anti-dépresseurs (grâce à des flash-back on apprend petit à petit des choses sur sa vie), mais c'est une très bonne enquêtrice. Avant d'arriver dans le sous-marin, elle a demandé à son ex-compagne, Kirsten Longacre, inspectrice de police elle aussi, de faire des investigations sur un camp de militants anti-nucléaires situé pas loin de la base navale. Tant dans le sous-marin qu'à l'air libre, les deux femmes vont se heurter à l'hostilité, même si elles trouvent de l'aide de part et d'autre. Dans le sous-marin, Amy est épaulé par le "pontus" Glover qui est un service RH à lui tout seul (chez les sous-mariniers, le terme Pontus désigne le "patron du pont"). Cette affaire s'inspire quelque peu de faits réels. Cela montre que l'armée, la police et le MI5 ne font pas toujours bon ménage. L'alternance entre les séquences dans le sous-marin et celles qui se passent en surface font que le rythme est soutenu sans temps mort. Il y a une séquence, quand on voit Amy enfermée dans un tube de torpille, où j'ai ressenti de la claustrophobie. A noter que les acteurs sont tous excellents. Une série à voir. 

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lundi 10 février 2020

Hommages : Kirk Douglas et Robert Conrad

Vous me direz que j'exagère de rendre hommage dans le même billet à Kirk Douglas (1916-2020) et Robert Conrad (1935-2020). Ils n'avaient pas le même talent mais ils sont décédés à trois jours d'intervalle. Le premier était un grand producteur et acteur de cinéma, le deuxième est devenu célèbre avec son rôle de James West dans la série TV des années 60 Les Mystères de l'Ouest, puis plus tard dans le rôle de Pappy Boyington dans Les têtes brûlées dans les années 70. Dans ma jeunesse, j'avais un faible pour Robert Conrad. Dès que j'entendais le générique célébrissime des Mystères de l'ouest à la télé, j'étais devant le petit écran et rien ne pouvait m'en détourner.

Kirk Douglas était le dernier acteur de l'âge d'or d'Hollywood. Ce fils d'un chiffonnier biélorusse laisse une filmographie impressionnante comme Spartacus et Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick, L'arrangement d'Elia Kazan, des westerns comme Règlement de compte à Ok Corral, Le reptile, Seuls sont les indomptés, La captive aux yeux clairs, etc, des films de Vincente Minelli comme La vie passionnée de Vincent Van Gogh ou Quinze jours ailleurs. Je ne peux pas tous les citer, il en a tourné presque 100 entre 1950 et 2004. Je rappelle que mon ami Ta d loi du cine a chroniqué le livre de Kirk Douglas paru en 2013 à propos du tournage de Spartacus.

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mardi 25 juin 2019

Nicolas Le Floch - Série télévisée

En ces temps de disette cinématographique, je voudrais chroniquer Nicolas Le Floch, excellente série qui ne compte en tout que 12 épisodes. Elle est rediffusée régulièrement. Les épisodes sont plus ou moins librement adaptés des romans écrits par Jean-François Parot (disparu en 2018). Il faut saluer l'écriture des dialogues par Hugues Pagan et le soin apporté aux décors et aux costumes. Les histoires se passent à la fin du règne de Louis XV et pendant le règne de Louis XVI. Le marquis de Ranreuil, alias Nicolas Le Floch, commissaire de police au Châtelet sous les ordres du lieutenant général de police, Monsieur de Sartine, enquête sur des affaires criminelles qui le mettent parfois en danger. Excellent bretteur, il déjoue des complots et démasque les criminels avec l'aide de l'inspecteur Bourdeau, du médecin légiste du Châtelet qui est aussi le bourreau et d'un médécin, ancien chirurgien de marine. Lors de ses enquêtes, il peut aussi demander l'aide à des jolies femmes  comme La Paulet, la tenancière d'une maison galante. Chaque épisode (sans temps mort) peut se regarder indépendamment des autres. Dommage que l'audience n'ait pas été à la hauteur. La série s'est arrêtée. Je ne sais pas si un jour d'autres épisodes seront tournés.

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vendredi 2 novembre 2018

Les enquêtes de Murdoch

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Pour une fois, je vais évoquer une série canadienne, Les enquêtes de Murdoch, dont je suis fan avec mon ami depuis le premier épisode de la première saison, qui date de 2008. La diffusion de la saison 11 s'est terminée il y a 2 semaines sur une chaîne publique française, tandis que la saison 12 a commencé à être diffusée fin septembre au Canada. William Murdoch est inspecteur du poste de police n°4 de la ville de Toronto au tout début du XXème siècle. Murdoch est un personnage intelligent et passionné par les sciences et les découvertes de son temps dont il se sert pour ses enquêtes. L'inspecteur n'est pas seul, il est épaulé par son chef, l'inspecteur principal Thomas Brackenreid qui aime bien le whisky (il est d'origine écossaise), la charmante médécin légiste Julia Ogden (qui deviendra sa femme), l'agent George Crabtree, écrivain à ses heures (qui va subir des déboires amoureux), et l'agent Higgins, un peu ahuri mais sympa. Chaque épisode peut se voir indépendamment mais certaines enquêtes sont en deux parties. Parallèlement aux enquêtes, on suit dans des "arcs narratifs" plus longs l'évolution personnelle de chaque personnage: Julia Ogden, par exemple, va abandonner un temps la médecine légale et être remplacée par le docteur Emilie Grace, qui elle-même sera remplacée pour Rebecca James, une jeune femme noire. Je trouve que la série est bien jouée, et les voix françaises conviennent bien. En raison de son succès, on est passé de 13 épisodes dans les six premières saisons à 18 épisodes dans les saisons suivantes. Ce qui me convient tout à fait. Le dernier épisode de chaque saison laisse le spectateur dans l'expectative car  les scénaristes mettent certains protagonistes dans de fâcheuses situations. La fin de la saison 10 en est un bon exemple. Que dire de plus ? Murdoch aura croisé Mark Twain, le président des Etats-Unis Théodore Roosevelt à qui il va sauver la vie par deux fois, Sir Conan Doyle (que l'on voit au moins dans deux épisodes), Houdini, Nicolas Tesla, Jack London... Je suis totalement accro et j'attends déjà la saison 12 avec impatience (à partir d'août 2019 ?). Pour ceux qui regardent la série, qu'en pensez-vous?

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mercredi 15 août 2018

Détective Dee: la légende des rois célestes - Tsui Hark / Maltese - Gianluca Maria Tavarelli (mini-série)

Une fois n'est pas coutume, je vais évoquer une mini-série que j'ai vu trois dimanches de suite sur France 3, fin juillet - début août 2018, Maltese (qui n'a rien à voir avec Corto). Cela se passe en 1976, au tout début à Rome, puis en Sicile à Trapani. Pour la France, les 4 épisodes originaux ont été coupés chacun en deux pour faire 8 épisodes. J'ai trouvé la série réussie, on s'attache vite aux personnages et en particulier au commissaire Dario Maltese (Kim Stuart Rossi avec sa silhouette longiligne et ses yeux bleus), qui décide de se faire muter en Sicile pour savoir qui a assassiné son ami d'enfance Gianni Peralta (lui aussi commissaire). Deux tueurs à moto ont tiré sur Peralta et sur sa fiancée enceinte. Maltese, qui n'était pas revenu en Sicile depuis presque 25 ans, apprend que Peralta menait une enquête impliquant certains notables de la ville et la mafia locale. Maltese en profite pour remonter dans le passé, à l'époque où son père, lui-même commissaire, a été retrouvé pendu chez lui (suicide ou assassinat?). Il essaye enfin d'avoir des réponses. Au cours de sa double enquête, les cadavres vont s'accumuler, les tueurs n'ont aucune pitié. Les enjeux financiers sont trop importants. Si elle repasse un jour, vous verrez les épisodes qui durent en tout presque 7 heures sans le moindre ennui. On remarque le soin apporté aux costumes et aux décors (en particulier les voitures, très années 60-70). Je crois que tous les épisodes sont disponibles  en "replay" sur une "box". Je vous les conseille.

Si la télé ne vous tente pas, allez voir Détective Dee: la légende des rois célestes de Tsui Hark, c'est le troisième film de la série (j'espère qu'il y en aura d'autres). Nous retrouvons le juge Dee (un personnage ayant existé), qui au VIIème siècle en Chine (nous sommes sous la dynastie Tang), fait face une conjuration menaçant l’Empire et menée par des magiciens. Un dragon de feu est lâché et une épée magique (comme Excalibur) est l’objet de convoitises. Alors que sa loyauté est l’objet de soupçons de la part de l’impératrice Wu, Dee devra affronter une armée d’assassins masqués ainsi que diverses créatures fantastiques. Concernant la chronologie, l'histoire se passe après celle du Dragon des mers et avant celle de La flamme fantôme. Mais vous pouvez les voir dans n'importe quel ordre. Dans cet opus, on assiste à des moments époustouflants plein de féérie avec un gorille blanc, un jeune bonze, un gros bouddha en colère, une créature aux mille yeux. J'ai appris que le réalisateur Tsui Hark était passionné par la personnalité de l'impératrice Wu (624-705), la seule impératrice régnante de toute l'histoire de Chine (entre 690 et 705). Un film à voir sur grand écran et peut-être en 3D. Personnellement, je préfère le 2D. Et j'attends la suite.

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lundi 28 juillet 2014

Les grandes séries américaines des origines à la fin des années 70 - Alain Carrazé et Christophe Petit

Après avoir trouvé dans une librairie d'occasion un ouvrage intitulé Les grandes séries américaines des origines à 1970 (Huitième art éditions, 200 pages) qui rappelle quelques séries américaines bien connues des origines aux années 70, je confesse que Mannix, Les Mystères de l'ouest, L'homme de fer (dans son fauteuil roulant), Mission impossible (et la disquette qui s’autodétruit), Le Fugitif, Les Envahisseurs (avec le petit doigt raide, et qui se dissolvent quand ils meurent), Kojak (crâne chauve et sucette), Cannon, Les Incorruptibles, Bonanza, Daktari (avec le lion Clarence et la guenon Judy), Ma sorcière bien aimée (j’adore le générique), Au nom de la loi (qui a fait connaître Steve McQueen) ont fait partie de mes bons souvenirs télévisuels de mon adolescence. Je pourrais aussi citer d’autres séries de la même époque comme Les Monroe, Les Bannis, Peyton Place, La grande vallée et quelques autres. J'ai eu le plaisir de revoir en DVD certaines séries comme Hawaï Police d'état ou Perry Mason.

L’ouvrage, qui n’est plus disponible sauf d’occasion, date de 1994. Il se décompose en 28 chapitres évoquant chacun une série. Illustrés par beaucoup de photos, les chapitres sont rédigés par différents rédacteurs dont l’écrivain Martin Winkler. Ce dernier a rédigé les chapitres concernant Zorro, Max La menace (jamais vu) Les mystères de l’ouest, La Quatrième dimension, Au-delà du réel, Mission impossible et Agents très spéciaux (avec Robert Vaughn et David Mc Callum: une série que j’aime beaucoup). A la fin de chaque chapitre, on trouve la fiche technique, la diffusion en France et les titres des épisodes. Le livre est vraiment très bien fait. Cela ne m'empêche pas de bien apprécier les séries toutes récentes comme Murdoch, Miss Fisher, Fringe, House of cards, Mad men ou NCIS.

Et vous, quelles ont été ou quelles sont vos séries préférées ?

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mercredi 8 février 2012

The Event

Avec ces grands froids et n'étant pas très attirée par les dernières sorties au cinéma (The descendants, Another Happy Day), et ayant très moyennement apprécié Detachment (vu en avant-première), je me suis accordée une récréation en regardant une série TV en DVD (j'en fait une grande consommation). The Event est le genre de série où l'"on-reste-scotché-à-son-fauteuil-jusqu'à-la-fin" tellement c'est bien. J'ai regardé les 22 épisodes (de 40 minutes chacun) à la queue-leu-leu en trois jours. Cette série est un mélange de thriller fantastique et d'anticipation. L'avenir du monde est en jeu car 97 extraterrestres très semblables aux humains sont retenus prisonniers depuis 66 ans, après qu'ils se soient "crashés" en 1944 dans un coin reculé de l'Alaska (le vieillissement ne les atteint pas). De nos jours, le nouveau président des Etats-Unis (il est noir) qui vient de découvrir ce dossier classé "Top secret" veut le révéler au grand jour et libérer ces prisonniers. Plusieurs conseillers ne sont pas de cet avis car ils pressentent un danger. Et en effet, on apprend assez vite que d'autres représentants de ces êtres sont infiltrés parmi les humains. Les 97 ont comme chef une femme appelée Sophia (personnage glaçant dont l'unique but est de sauver son peuple). Le tempo est haletant. On ne s'ennuie pas une seconde. Il faut être attentif car les premiers épisodes sont composés de flash-backs. On découvre que certains personnages qui apparaissent au cours des épisodes ne sont pas ce qu'ils semblent être, il y a des nuances dans les caractères. Un jeune homme, Sean Walker, sert de fil rouge à la série. Il n'aura de cesse de retrouver sa fiancée disparue dès le premier épisode. Un étrange médecin fait des expériences sur des petites filles. Beaucoup d'explications ne nous sont pas données. J'ai adoré cette série avec quelques effets spéciaux du plus bel effet, qui tient en haleine jusqu'au bout. On peut supposer que l'issue de l'histoire est fatale à certains êtres vivant sur cette terre (je ne vous dirai pas lesquels).

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dimanche 20 février 2011

A la recherche du temps perdu - Téléfilm - Nina Companeez

Adapter l'intégralité de A la recherche du temps perdu en 4 heures était un sacré challenge que la réalisatrice Nina Companeez a presque réussi. La diffusion sur deux soirées a eu lieu en début de mois (février 2011). Bien sûr, il y a des coupes sombres dans l'histoire. Du côté de chez Swann n'est presque pas traité. Mais on retrouve la galerie de personnages du roman. La voix off du narrateur est omniprésente et permet de faire écouter le texte de Proust, c'est un grand plaisir d'entendre l'imparfait du subjonctif. Il s'agit davantage d'une évocation de la Recherche... que d'une adaptation réelle (comme l'a bien dit Valclair). Mais Nina Companeez a réussi à nous raconter une histoire en continu, ce qui n'est pas forcément évident quand on lit les différents volumes (ce que j'ai fait pendant l'été 200o). Non seulement on se laisse bercer par les mots de Proust, mais encore on ne peut qu'admirer les décors, les costumes et les comédiens (fidèles à Nina Companeez): Didier Sandre, Valentine Varela, Dominique Blanc et beaucoup d'autres, dont Micha Lescot qui joue le narrateur. On a un peu de mal à s'habituer, au début: sa voix, sa stature. Et puis, on s'y fait. Je pense qu'il y aura une sortie en DVD, pour celles et ceux qui n'auront pas vu ces deux épisodes. Cela vaut la peine. Et j'espère que cela donnera envie aux uns et aux autres de (re)lire A la recherche du temps perdu.

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dimanche 23 septembre 2007

Dr House

Quand j'ai entendu parler de Dr House, je me suis dit "encore une série parmi d'autres". Et bien, j'ai été bluffée. Cette série américaine dont l'acteur principal, que je ne connaissais pas, s'appelle Hugh Laurie, dure 42 minutes par épisodes. J'ai été "scotchée" devant la première saison. Dans le prologue, nous voyons le ou la futur(e) malade. Le mal se déclare. Générique. Le Dr House et ses collaborateurs (et -trice) entrent en scène. Ce docteur marche avec une canne car il a eu un infarctus qui l'a laissé handicapé. C'est un pronosticien hors-pair. Il ne porte pas de blouse blanche comme il devrait. Il donne des consultations par contrainte. Il aime la musique et il en joue. Il semble méchant avec la direction, ses collaborateurs ou ses patients quand il les rencontre car il refuse souvent de voir les personnes dont il doit s'occuper. Qu'à cela ne tienne. En ce qui me concerne, vu ses diagnostics sans faille, je lui pardonne sa méchanceté et sa misanthropie en le considérant comme beaucoup plus humain que certains médecins rencontrés en vrai dans des hôpitaux où j'ai rendu des visites. Série à découvrir pour les néophytes. La saison 2 est sortie en DVD, à voir pour les "accros".
PS : Je suis en train de voir la saison 2. Les intrigues sont plus sombres que celles de la saison 1.

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