samedi 13 avril 2013

Deux albums dessinés par Florence Cestac

[Billet de Ta d loi du cine, "squatter" chez dasola]

P1030436
"On" m'a offert tout récemment une bande dessinée, Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps, dessinée par Florence Cestac et scénarisée par Jean Teulé (avec une dédicace de celui-ci). Il s'agit d'une biographie du dessinateur de BD Charlie Schlingo, mort en 2005 à moins de 50 ans (par la faute, ou à cause, de la méchanceté? Si, si), que l'une et l'autre avaient connu. Des interviews facilement trouvables sur internet donnent les témoignages des auteurs lors de la parution de l'album (début 2009). Apparemment, tout est basé sur des faits réels, avec seulement une "licence poétique". Par rapport aux auteurs: j'ai lu quelques albums de Florence Cestac et de ses personnages à gros nez (j'en possède deux autres), notamment quelques-uns de sa série sur Les ado, Laura et Ludo, très différente d'Agrippine de Bretécher - est-ce qu'elle y dépeint mieux la réalité, je ne sais pas. Quant à Jean Teulé, dont j'ai découvert la biographie, je pensais (je ne sais pourquoi) que c'était un romancier âgé d'entre 70 et 80 ans. Hé bien non, il vient juste d'avoir 60 ans, et il a commencé par la bande dessinée (il s'était forgé un style graphique particulier semble-t-il). Pour en revenir à Charlie Schlingo, je n'avais jamais eu envie d'ouvrir un de ses albums. Il a apparemment construit dans ses oeuvres un univers spécial au sein de la BD, tout en vivant sa vie comme s'il était dans une bande dessinée (le titre de sa bio est une citation de ce qu'il disait régulièrement quand on lui demandait comment ça allait, si j'ai bien compris). Je pense avoir maintenant la curiosité, au moins, d'essayer d'en découvrir quelques-uns (on trouve des rééditions).

***************

P1030435

Bon allez, je vais aussi dire quelques mots de Comment faire de la "bédé" sans passer pour un pied-nickelé, de Florence Cestac et Jean-Marc Thévenet. Dans l'édition que je possède (celle en couleur, de 2001, et non celle de 1988 [bichromie ?]), il y a bien, comme annoncé dans la préface, 19 portraits (plus celui de l'éditeur). De l'introverti (qui referme son carton à dessin juste après l'avoir entr'ouvert) à Crazy Popov le graffeur, en passant par le gaffeur, le copain de, les copines, le fils de, etc., tous pensent et/ou parlent sur 2 pages (avant d'entrer dans le bureau de l'Eéééditeur / dans le bureau de l'éditeur - et il faut voir la tête de l'éditeur dans la dernière case!), avec en général, en page introductive, un portait en pied qui les croque bien. C'est beau comme du La Bruyère. On sent qu'il y a du vécu: Cestac (dessinatrice) et Thévenet (scénariste) ont été tous deux directeurs de collection aux éditions Futuropolis dans les années 1980, et ont dû en voir défiler, des auteurs candidats à la publication, dans leurs bureaux... Je cite le communiqué de presse (mise en vente le 20 janvier 2001): "Au fait, parmi tous ces jeunes gens que [Florence] a reçus, il y en a bien qui sont devenus célèbres et qui ont servi de modèles, non? Réponse: Oui... Mais je ne donnerai pas de noms: je risquerais de me fâcher avec tout le monde!". A lire pour rire.

Posté par ta d loi du cine à 01:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 22 janvier 2013

Django unchained - Quentin Tarantino

Que dire de ce western, Django unchained, sinon que pendant 2H45 je suis restée scotchée à mon fauteuil? On ne voit pas le temps passer. On suit le périple de Django (il ne faut pas prononcer le "D"), un esclave noir, et du Dr Schultz. Ce dernier a libéré Django de ses chaînes parce qu'il a besoin de lui. Ce Dr Schultz, un Allemand qui se fait passer pour un dentiste (il conduit une roulotte avec une grosse molaire accrochée au dessus) est devenu chasseur de primes. La scène d'ouverture est inoubliable (comme d'autres par la suite): l'on y voit Schultz parlant très posément à deux blancs juste avant de leur tirer dessus. L'histoire se passe quelque part dans le sud des Etats-Unis en 1858, deux ans avant le début de la guerre de Sécession. Le Dr Schultz sait que Django peut reconnaître deux hors-la-loi qu'il recherche. De son côté, Django veut retrouver sa femme, la très jolie Broomhilda, qui sait parler allemand. Les deux hors-la-loi liquidés, Schultz et Django arrivent dans une plantation dirigée par Calvin Candie (Leonardo di Caprio, génial dans l'abjection). On ne peut pas dire que Tarantino fasse dans la nuance. Mais c'est assez jubilatoire. D'un côté, les noirs sont les victimes sans défense, torturés, humiliés, tués sans autre forme de procès; et de l'autre, les bourreaux, blancs, des êtres très bêtes et méchants. Et au milieu, un noir renégat, Stephen (interprété par l'excellent Samuel L. Jackson, méconnaissable). Parmi quelques scènes d'anthologie, on retient celles où les hommes du (futur) Ku Klux Klan se plaignent de leur cagoule mal ajustée (ils n'ont pas les trous en face des yeux) ou bien celle où Calvin Candie semble démontrer par la phrénologie (étude de la forme des crânes et de leurs "bosses") que l'homme noir serait servile. Ce film me réconcilie avec Quentin Tarantino que j'avais laissé tomber après Kill Bill 1. Je vous conseille absolument Django unchained, servi par quelques acteurs au mieux de leur forme, dont Christoph Waltz et Jamie Foxx (et je trouve que Leonardo Di Caprio a trouvé son meilleur rôle depuis longtemps). J'ai aussi bien apprécié de revoir Don Johnson. Lire les billets de ffred, Alex, Chris, Pascale, Princécranoir, Luocine, Wilyrah (pas totalement convaincu), CaptainNavarre et Trillian ainsi que le billet très négatif d'Ed (il en faut).

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [40] - Permalien [#]
Tags : , ,
samedi 8 décembre 2012

Le dernier Lapon - Olivier Truc

P1030311

Je viens de terminer Le dernier Lapon (Editions Metailié Noir, 452 pages) d'Olivier Truc (qui est journaliste). J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le livre au tout début. Mais au fur et à mesure, je me suis intéressée aux personnages qui évoluent dans des conditions extrêmes. En effet, j'ai découvert (un peu) les us et coutumes des Samis qui vivent sur un territoire de 400 000 km2 que se partagent la Suède, la Norvège, la Finlande et un peu la Russie. Le roman se déroule entre le 10 janvier et le 28 janvier de nos jours. Le 10 janvier est une date importante, car c'est la veille du jour où le soleil refait enfin son apparition (pendant 27 minutes) après 40 jours d'obscurité totale dans cette partie du globe où les températures atteignent souvent les -30°. A un moment dans le livre, un personnage trouve qu'il fait presque doux quand il fait -17°! Non seulement, il fait froid, mais il fait nuit et le vent venant de Sibérie est glacial. Quand le roman s'achève, l'ensoleillement est de 5 heures, soit un peu plus de 10 minutes de soleil en plus chaque jour.

Nous faisons connaissance de Klemet, un Sami, et de Nina, policiers à la brigade des rennes qui enquêtent sur la mort de Mattis, un Sami assassiné, qui s'occupait mal d'un troupeau de rennes (Olivier Truc utilise pendant tout le roman le terme plus approprié de Sami plutôt que Lapon). Parallèllement, un tambour récemment acquis par un musée vient d'être dérobé. C'est le 72ème tambour sami (dont se servaient les chamans) authentifié de par le monde. Sur le dessus de ces tambours (qui servent à des rites chamaniques) sont dessinés des formes, des symboles qui racontent ou non une histoire. Les deux policiers mènent une enquête difficile au sein de ce peuple autochtone et ils se déplacent en scooter des neiges. Le "gros méchant" de l'histoire est un Français, André Racagnal, géologue hors pair mais homme dangereux et pervers. Aslak, un Sami époux d'une femme à moitié folle, est un autre personnage important de cette histoire bien menée qui donne envie de connaître un peu mieux la Laponie et le peuple Sami.

Lire les billets de Michel, Yv, Dominique, et Keisha.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , ,
vendredi 12 octobre 2012

César doit mourir - Paolo et Vittorio Taviani

P1030270

Le 17 octobre 2012 va sortir sur les écrans César doit mourir des frères Taviani que j'ai vu en avant-première. Récompensé de l'Ours d'or au dernier festival de Berlin, ce film dure 1H15 minutes. J'avoue que je ne savais pas trop ce que j'allais voir, j'ai plutôt aimé. Ce film permet de voir une libre adaptation de la pièce Jules César de William Shakespeare jouée par des détenus (condamnés à de lourdes peines) dans la prison de haute sécurité de Rebibbia près de Rome. On assiste à des répétitions et à des bribes de la représentation proprement dite. Différents endroits de la prison servent de décors. A part le début et la fin du film qui sont filmés en couleur (c'est réaliste pour les réalisateurs), tout le reste est en noir et blanc (irréaliste). Selon le dossier de presse, c'est un moyen pour les Taviani de se sentir plus libres, de s'évader, d'inventer. Dans ce milieu clos, les réalisateurs ont en effet le talent de nous faire croire qu'il n' y a pas de barreaux. Et pourtant, des plans d'ensemble de la centrale ponctuant le film nous rappellent les lieux où se déroule l'histoire. On oublie aussi que ce sont des détenus qui sont les acteurs d'un soir. Je vous laisse découvrir la manière dont les réalisateurs les ont choisis. Il semble que ces hommes, venus de différentes régions d'Italie, utilisent leur propre dialecte en jouant leur texte. J'ai regretté de ne pas mieux connaître l'italien pour apprécier ce fait. Toujours est-il qu'à la fin du film le détenu qui interprète "Cassius", emprisonné à perpétuité (enfin je crois), déclare devant la caméra "Depuis que j'ai connu l'art, cette cellule est devenue une prison". Allez voir ce film qui vous donnera envie (comme à moi) de (re)découvrir le texte de William Shakespeare.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,
mardi 9 octobre 2012

Killer Joe - William Friedkin / Ombline - Stéphane Cazes / Jason Bourne, l'héritage - Tony Gilroy

Voici trois films vu depuis les deux dernières semaines. J'en recommande deux sur trois.

En premier, donc, Killer Joe de William Friedkin que je ne conseille pas vraiment, car tout est glauque dans ce huis-clos où les personnages s'entre-déchirent physiquement et moralement. Les femmes sont plus malmenées que les hommes. J'aurais dû me méfier (au vu du titre) avant d'aller voir ce film qui est dans la lignée de Bug. Je pense qu'il faut prendre cette histoire de crime à l'assurance-vie au second degré. La conclusion du film est amorale et je me suis sentie très mal à l'aise devant certaines image. C'est outré et cela manque cruellement d'humour. J'aurais interdit le film aux moins de 16 ans (l'interdiction n'est qu'aux moins de 12 ans). J'ai poussé un "ouf" de soulagement quand le film s'est terminé (comme pour Bug).

En revanche, voici deux films que j'ai beaucoup appréciés:

D'abord Ombline de Stéphane Cazes où Mélanie Thiery crève l'écran en jeune détenue qui devient maman. On ne sait pas pourquoi Ombline se trouve derrière les barreaux d'une prison mais on la sent prête à tout pour garder Lucas, même à travailler au sein de la prison. Elle s'adoucit. La caméra suit Ombline au plus près. Elle est de tous les plans. Seule, la conclusion m'a parue un peu trop optimiste (selon moi) mais je vous garantis que vous ne pouvez pas rester insensible devant Ombline et son petit garçon Lucas, que l'on voit grandir pendant 18 mois en restant enfermé avec sa maman. 

Enfin Jason Bourne: L'héritage de Tony Gilroy, film trépidant qui bénéficie d'un acteur épatant, Jeremy Renner dans le rôle d'Aaron Cross. L'histoire n'a pas beaucoup d'importance. Je crois avoir compris qu'il s'agissait de tests "top-secret" sur des cobayes humains (Aaron Cross étant l'un d'eux). J'ai été scotchée à mon fauteuil devant des péripéties qui nous emmènent en Alaska puis plus tard Manille en passant par la Nouvelle-Angleterre. Rachel Weisz se défend bien en chercheuse scientifique. Ce film est un excellent divertissement et il n'est pas nécessaire d'avoir vu les trois volets précédents avec Jason Bourne (j'avais chroniqué le troisième ici).

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

jeudi 30 août 2012

Du vent dans mes mollets - Carine Tardieu / Associés contre le crime - Pascal Thomas

Voici deux films vus le même jour. Autant je vous recommande chaudement Du vent dans mes mollets (voir les billets de Neil et ffred), autant Associés contre le crime de Pascal Thomas fut une déception.

Du vent dans mes mollets de Carine Tardieu (c'est son deuxième long-métrage) se passe en 1981, quelque part en France dans une petite ville. Rachel, 9 ans, vit une enfance insouciante entre sa maman Colette (Agnès Jaoui), reine des boulettes (mais femme anxieuse), son papa Michel (Denis Polalydès) installateur de cuisine (rescapé d'Auschwitz), et sa grand-mère (Judith Magre), victime d'un AVC. En classe, Rachel (toujours en retard) fait la connaissance de Valérie. Petite fille délurée mais attachante, Valérie vit, elle, avec sa maman (Isabelle Carré) et son grand frère. L'histoire donne l'occasion à Rachel de découvrir le monde des adultes avec ses non-dits et ses trahisons, et aussi malheureusement la mort qui frappe soudain. Elle trouve du réconfort avec une psy, Mme Trebla (la délicieuse Isabella Rossellini). Le film reste léger et fait la part belle aux acteurs. Agnès Jaoui en mère juive est bien (même si elle s'est empâtée). Isabelle Carré joue très bien comme souvent. Mais ce sont surtout les deux gamines qui sont exceptionnelles. Rien que pour elles, il faut aller voir le film.

En revanche, Associés contre le crime (sous-titré "L'oeuf d'Ambroise") de Pascal Thomas est à mon avis un fiasco scénaristique. L'histoire loufoque ne tient pas ses promesses. Dans ce film adapté d'un court roman d'Agatha Christie, on a peine à retrouver la plume de la romancière. J'avais hâte de retrouver le couple Prudence et Belisaire Beresford (Catherine Frot/André Dussollier): ils n'ont pas l'air plus convaincus que moi. On nage dans le fantastique surnaturel avec une escapade dans le spatio-temporel et la chirurgie esthétique. Sans parler d'une visite dans un cirque (dont le père de Prudence est le directeur). Tout cela ne va pas loin. Quel gâchis!

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : ,
mardi 21 août 2012

Karoo - Steve Tesich

 

P1030142

Karoo de Steve Tesich (1942-1996), publié aux Editions Monsieur Toussaint Louverture, est un roman étrange d'un écrivain américain d'origine serbe (il fut aussi scénariste) qui le termina peu avant son décès. Les 600 pages se lisent d'une traite. L'histoire se passe entre 1990 et 1991 aux Etats-Unis. Saul Karoo, la cinquantaine bedonnante, alcoolique, fumeur et associal, ne sait pas aimer les gens autour de lui. Doté d'une mémoire auditive exceptionnelle (élément important pour l'histoire) mais écrivain médiocre (il le sait et l'assume), Karoo réécrit pour Hollywood les scénarios écrits par d'autres ou fait remonter des films déjà terminés (il mutile parfois des chefs-d'oeuvre). Séparé mais non divorcé de sa femme Dianah et père d'un fils adoptif (Billy), "Doc" Karoo devient attachant au long de cette histoire tragique qui se passe entre New-York, Los Angeles et Pittsburgh. On va découvrir Karoo, qui ne semblait pas éprouver de sentiment, rongé par le remords moral et la déliquescence physique dans les 100 dernières pages de ce roman narré à la première personne. Pendant cette histoire, on va faire aussi la connaissance du rire de Leila Millar (serveuse devenue actrice le temps d'un film) et de Jay Cromwell, producteur de films et homme mauvais assimilé au Néant (dixit Karoo). Ce roman, dense avec pas mal de rebondissements et que j'ai beaucoup aimé (même si j'ai un peu calé sur la toute fin), est aussi conseillé par Incoldblog.

*****************

Ceci étant écrit, j'ai appris une nouvelle passionnante (?!) le 20 août 2012 en écoutant la radio: cela fait 20 ans qu'Amélie Nothomb nous gratifie d'un roman par an. Personnellement, je n'ai lu aucun de ses romans. J'en eu l'occasion mais pas le désir. Et vous?

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags : ,
vendredi 3 août 2012

La vie sans principe - Johnny To / Rebelle - Mark Andrews et Brenda Chapman

Avant qu'il ne disparaisse définitivement des écrans, je veux évoquer La vie sans principe (1) du réalisateur hong-kongais Johnny To, un film assez jubilatoire (si, si) sur un sujet grave. En effet, en 2010, Hong-Kong est frappée de plein fouet par la crise financière européenne et surtout grecque car la bourse de Hong-Kong a spéculé sur l'Euro. L'essentiel de l'intrigue se passe dans une banque où des épargnants plus ou moins fortunés essaient de perdre le moins possible. Comme l'a très bien dit Alain Riou dans une récente émission récente du Masque et la Plume, ce film parle très bien de la cupidité humaine. Le film, qui m'a paru au début un peu confus, est constitué d'une suite de séquences qui forment un tout cohérent à la fin. J'ai surtout suivi le parcours de Theresa, une jeune employée de la banque. Sur le point d'être virée (elle ne fait pas assez de "chiffre", et pourtant elle ne ménage pas ses heures), elle va parvenir à s'en sortir grâce à une manne financière inespérée. C'est le premier film que je voyais de ce réalisateur. Je vous le conseille vraiment. Voir le billet très complet d'Oriane.

Et maintenant, voici Rebelle, le dernier né des studios Disney-Pixar, qui donne les deux rôles principaux à deux femmes: la mère, la reine Elinor, et sa fille, la princesse Merida, jolie rousse flamboyante et très bouclée. J'avais vu la bande-annonce qui m'avait moyennement attirée. Le film vaut nettement mieux que cela. En Ecosse, à une époque indéfinie, Merida, jeune princesse impétueuse, très douée à l'arc, va se rebeller contre sa mère, Elinor, qui veut qu'elle devienne une vraie jeune fille à marier. Le roi Angus, mari d'Elinor, regarde cela de loin. Pour tout compliquer, en Ecosse, dans cette période reculée, les légendes, les sorcières, les ours, les feux follets, les rivalités entre clans vont s'en mêler. Je ne vous dévoilerai rien de plus pour vous laisser la surprise. C'est un film qui peut plaire aux petits et aux grands. Je voudrais faire remarquer la grande qualité de l'animation. Les animaux comme les ours et le cheval Fergus sont très réussis. Le scénario original bien écrit n'est pas niais. Vraiment bien en 2D, mais la 3D existe. J'ai malheureusement vu le film en VF. Je pense que la VO vaut la peine d'être vue et entendue, car les acteurs qui font les "voix" sont tous d'origine écossaise.

(1) et non "Une vie sans principe" comme j'avais écrit initialement

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
lundi 12 mars 2012

Oslo, 31 août - Joachim Trier

Oslo, 31 août, librement adapté d'un roman de Drieu La Rochelle, Le feu follet, est un film que je vous conseille de ne pas rater. Cela commence comme du Perec, "Je me souviens" de ce jour où il se passe plein de choses pour quelques personnes que l'on entend en voix "off". Puis une date et un lieu apparaissent: Oslo, 31 août, qui sera le dernier jour de la vie d'Anders. Profitant de la permission d'une journée accordée par la maison de santé où il vient de passer quelques mois pour une cure de désintoxication, Anders renoue avec d'anciennes connaissances, il passe un entretien d'embauche sans aller jusqu'au bout et essaie surtout d'appeler sans succès une petite amie à qui il laisse des messages. Anders se rend compte que la vie a continué sans lui. Il n'attend plus rien de sa vie gâchée (il n'a pourtant que 34 ans). Il n'y a rien de larmoyant dans cette histoire qui se termine par quelques notes de piano. L'acteur principal est remarquable. Je ne connaissais pas le réalisateur. Je suis contente d'avoir réparé cette lacune. Il y a vraiment de belles choses venant du cinéma nordique.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , ,
dimanche 26 février 2012

La rivière de nos amours (The Indian Fighter) - André de Toth / La ville abandonnée (Yellow sky) - William Wellman

Avant de reparler des dernières sorties, je vais évoquer deux "vieux" films que j'ai vus en début d'année, projetés à une semaine d'intervalle dans une salle "Art et Essais" à Paris. Ce sont deux westerns de très bonne qualité et à peu près inconnus (surtout par moi).

La rivière de nos amours, titre français sirupeux pour The Indian Fighter d'André de Toth (1955) avec Kirk Douglas (qui a produit le film), une très jolie brune italienne, Elsa Martinelli, qui joue le rôle d'une indienne, et Walter Matthau dans le rôle du méchant. On voit pas mal d'Indiens qui sont de vrais personnages. Occupant un territoire où se trouve une mine d'or très convoitée par des blancs indélicats, ils savent se défendre. J'ai retenu la séquence où les Indiens sur leurs chevaux font le siège d'un fort avec des lances enflammées. Kirk Douglas interprète un homme qui comprend les Indiens, et il tombe même amoureux d'une Indienne. Un bon western.

La ville abandonnée (Yellow sky), de William Wellman (1948), avec Gregory Peck, Richard Widmark et Anne Baxter (elle débutait). La salle, composée d'un public pas très jeune et cinéphile, était presque pleine. Le film a été tourné en en noir et blanc. On a bénéficié d'une belle copie. Pendant 1H40, j'ai été captivée par cette histoire qui se passe dans l'Ouest en 1867. Un groupe de 7 hommes attaquent une banque, puis ils sont poursuivis et se retrouvent à traverser un grand désert (cette séquence est marquante). Ils arrivent dans une ville fantôme, "Yellow sky", où une jeune femme et son grand-père les ont précédés. Richard Widmark, dont c'était le deuxième film, est un "méchant" convaincant face à Grégory Peck qui va changer au cours de cette aventure. J'avoue avoir une préférence pour ce western-ci. Voir le billet d'Eeguab.

Il faut redire que voir ce genre de film autrement que sur un écran télé est une belle expérience.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , ,