dimanche 3 décembre 2017

Voyage au Chili - Ile de Pâques (conclusion)

Ces dix jours ont été un vrai bonheur pour les yeux. Cela faisait cinq ans que je voulais faire ce voyage. J'y suis arrivée. Je suis très contente même si c'est frustrant de ne pas rester assez longtemps pour s'imprégner des paysages, de la lumière et pour rencontrer les gens. J'ai trouvé les Pascuan ou Rapanui accueillants et les Chiliens en général plutôt sympathiques. Il y a un grand brassage de population. A l'hôtel à l'Ile de Pâques, nous avons été accueillis par une jeune femme autrichienne qui vivait là depuis un an ou deux. Notre guide, Elisabeth, née à l'ïle de Pâques, avait vécu à Bourg-en-Bresse. Il y a aussi pas mal de Polynésiens de Tahiti qui vivent sur l'île. Notre chauffeur, par exemple, parlait le français. Il était de Tahiti et avait la nationalité française. J'ai été aussi frappé par l'important nombre de chiens errants pas menaçants du tout qui sont nourris par la population chilienne. Il parait qu'il y en a plus de 5 millions, Ile de Pâques compris. Sur l'île, on croise beaucoup de chevaux, des vaches et des poules et coqs en liberté.

P1060598 Deux chiots près d'un site

P1060820 Les poules sur la plage d'Anakena

P1060945 Une jument et son poulain près de la mer

P1060949 Un autre groupe de chevaux

P1060574 Des chiens à un carrefour de la ville

A Hanga Roa, nous sommes entrés dans quelques bâtiments dont une bibliothèque municipale plutôt rustique mais c'est bien qu'un tel lieu existe:

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Dans le musée d'Hango Roa où se trouve l'oeil du Moaï, on peut voir des outils qui servaient à sculpter ces statues.

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Ainsi que des tablettes avec l'écriture Rongo Rongo qu'à ce jour, on n'a pas encore pu encore déchiffrer.

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Par ailleurs, on peut voir des tombes très colorées au cimetière :

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Je suis aussi entrée dans l'église du village: un bâtiment tout en long avec quelques belles statues en bois.

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J'ai vu qu'un projet datant de 2016 prévoit que l'église prenne la forme d'une tortue.

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Enfin, j'ai croisé un ananas, des bananes et quelques arbres ou arbustes en fleurs. Le climat est subtropical.

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J'espère que les photos vous auront donné envie d'aller visiter le Chili un de ces jours. Je compte bien y retourner pour la Patagonie chilienne tout au sud.

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samedi 2 décembre 2017

Voyage au Chili - Ile de Pâques (Ile de Pâques - 2ème partie)

Me voici presque arrivée à la fin de mon périple chilien.

Après le site de Tongariku, on s'est dirigé vers l'un des versants du Rano Raraku où des quantités de statues Moaïs sont plus ou moins enfouies.  Cela ne se voit pas forcément, mais il s'est mis à pleuvoir beaucoup et ce n'était pas facile de prendre des photos.

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Sur le flanc du volcan, on trouve une des carrières où étaient taillés les Moaïs.

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P1060756   Au loin, on voit les 15 Moaïs alignés.

Voici un des premiers Moaïs qui s'apparente le plus à une forme humaine, il est plus rond.

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La pluie s'étend calmée, on a pu aller voir une pierre magnétique (pleine de magnésie) dont on ne connait pas l'origine. Les visiteurs n'ont plus droit de la toucher. Les quatre petites pierres indiquent les points cardinaux.

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Pour terminer la journée, on s'est retrouvés au nord ouest de l'île sur la plage d'Anakena. Le sable est un mélange de corail blanc et de coquillage.

Six Moaïs tournent le dos aux baigneurs. Il paraît que l'eau du Pacifique était bonne.

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Suite et fin demain.

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vendredi 1 décembre 2017

Voyage au Chili - Ile de Pâques (Ile de Pâques - 1ère partie)

Et me voici enfin arrivée avec une certaine impatience à l'ïle de Pâques, une île au milieu de l'Océan Pacifique, à plus de 3000 kilomètres à l'ouest des côtes chiliennes, et à 4000 km à l'est de Papeete (Tahiti). L'île la plus proche serait Pitcairn à plus de 2000 km à l'ouest, là où se ont échoué les Mutinés du Bounty. L'île de Pâques, qui resssemble à une tortue avec ses trois volcans à chaque extrémité, fait environ 160 km2 et est peuplée d'à peu près 8000 habitants. Il faut noter le nombre croissant de touristes: presque 120 000 par an. Pourquoi ce nom "ile de Pâques"? Parce que l'île a été découverte par un Hollandais, un jour de Pâques, le 6 avril 1722. Les trois volcans sont, dans l'ordre d'apparition : le Poike à l'est (3 millions d'années), le Ranau Kau au sud-ouest de l'ïle (2 millions d'années), et enfin le Maunga Terevaka au nord (environ 300 000 ans).

P1070120 Un "magnet" représentant l'ïle de Pâques.

P1060491 Après avoir atterri à l'aéroport Mataveri et s'être installé à notre hôtel à Hanga Roa, la seule ville de l'île, on a commencé à se diriger vers les sites où l'on admire les Moaïs (presque 900), qui veillent sur l'ïle depuis quelques siècles. Les premiers Moaïs taillés et sculptés par les Polynésiens de l'île datent du XIIIème siècle et les derniers du XVIIème siècle.

Les entrées des sites sont payantes. Le forfait global est de 80 dollars US que l'on visite un ou tous les sites. Et il est conseillé d'être accompagné d'un guide.

D'abord, le site de Punau Pau où l'on voit des formes rouges: les chignons que portaient les statues Moaïs. A une ou deux exceptions près, tous les Moaïs sont des statues masculines. Ces monolithes en tuf volcanique pèsent plusieurs tonnes, comme les chignons (pukao) sculptés, eux, dans du tuf rouge.

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Ensuite, on s'est dirigé vers le site de Ahu Akivi, où l'on trouve les seuls Moaïs qui regardent vers la mer et ils sont assez éloignés du rivage. Les autres MoaIs debout que l'on peut admirer sur l'île ont la tête tournée vers la terre mais sont près du bord de mer.

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P1060552  Pour cet ensemble, les statues ont été restaurées (comme les autres redressées). Leur socle est collé avec du ciment.

Comme pour toutes les autres statues, les yeux sont absents. C'était les derniers éléments ajoutés juste avant que les Moaïs soient redressés. En 1978, on a enfin retrouvé un oeil enfoui dans le sable. Il est exposé dans le petit musée très intéressant et gratuit de Hanga Roa. L'oeil est en corail blanc et l'iris en tuf rouge (comme les chignons).

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Le lendemain, on s'est dirigé vers le site de Haka hanga où l'on trouve des Moaïs renversés la tête contre terre ou non, des pukao (chignons) et des traces de ce qui fut des habitations ou des poulaillers

P1060627 Un poulailler

P1060651 Tête et chignon

P1060659 Buste

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P1060632 Statue renversée face contre terre

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P1060634 Chignons

P1060636 Tête

 Je termine ce premier billet sur l'île de Pâques avec le site de l'Ahu Tongariki pas loin du volcan Rano Raraku où l'on peut voir 15 Moaîs alignés.

P1060663 Les 15 statues avec le volcan Poïke au fond.

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Il a commencé à pleuvoir, par la suite ça s'est agravé.

La suite demain.

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mercredi 29 novembre 2017

Voyage au Chili - Ile de Pâques (Atacama - 2ème partie)

Nous avons atteint une première fois les 4200 mètres d'altitude dans l'Altiplano, la plus haute région habitée au monde après le Tibet. L'Altiplano s'étend sur 4 pays: Argentine, Bolivie, Chili et Pérou.

Pour y arriver on a d'abord fait une halte au village de Socaire avec son église,

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P1060270  A ces altitudes, on ne trouve que peu ou pas d'arbres mais cette sorte de végétation.

P1060285 On voit aussi des touffes d'herbes séchées appelée la "paja brava", dont se nourrissent les vigognes.

 

P1060296 Je n'ai pas été perturbée par l'altitude mais plutôt par le soleil qui m'a vrillé les yeux. C'est une photo du soleil prise vers 13h sur l'Altiplano. Il était juste au dessus de ma tête.

Nous avons plus particulièrement vu les lagunas Miscanti et Miñiques. Ce sont des lacs d'eau salé.

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Il s'agit de lieux de reproduction d'oiseaux comme la Tagua cornuda.

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Sur la route, on a aussi vu des vigognes au loin. Le jour d'après, j'ai pu en prendre une en photo. Admirez cet animal très gracieux qui peut courir à à une vitesse de 60km/heure malgré l'altitude, grâce à un coeur plus gros que la normale pour un camélidé de la même origine que l'alpaga.

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Nous avons terminé nos visites dans la région désertique du Chili avec les Geysers d'El Tatio (Le grand-père qui pleure, en espagnol).

On s'est levé à l'aube, car nous avons parcouru plus de 80 km pour atteindre à 4300 mètres d'altitude ces 80 geysers actifs, le plus grand site de geysers de l'hémisphère sud. L'eau ne monte pas très haut mais c'est suffisamment impressionnant car l'eau qui jaillit est à une température de 85* celsius. Il est interdit de s'approcher trop près. Il y a eu malheureusement ces dernières années des personnes décédées par imprudence. Elles sont tombées dans l'eau. On ne meurt pas tout de suite, mais les brûlures sont telles que l'on ne résiste pas longtemps. J'ai été frappée par l'odeur d'eau chaude qui se dégage.

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De retour à Santiago, on est reparti à l'Ile de Pâques: plus de 5 heures de voyage.

Mon billet dans deux jours.

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mardi 28 novembre 2017

Voyage au Chili - Ile de Pâques (Atacama - 1ère partie)

A deux heures d'avion de Santiago, à plus de 1700 km au nord, pas loin de la frontière bolivienne, on arrive dans des paysages désertiques. La région est l'un des déserts les plus arides du monde. Il n'y pleut jamais ou presque. Voici la Vallée de la Lune.

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P1060116 Une très grande dune

P1060139 Toutes les traces blanches, c'est du sel. 

P1060141 Ces trois formes sont surnommées "les trois Marie". La première à gauche a été cassée - par un touriste français, nous a-t-on dit (!).

P1060174 Le soleil commence à se coucher.

 

P1060181 Paysage lunaire.

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Il y a un ensoleillement extraordinaire et il fait chaud et sec.

Le jour suivant, sur la route de l'Altiplano (4200 mètres d'altitude), on s'est arrêté à la laguna Chaxa sur le Salar d'Atacama (le plus grand lac salé du Chili), à 2500 mètres d'altitude, où vivent des flamants: les flamants roses du Chili et les flamants roses des Andes. C'est un endroit d'un calme absolu.

Concernant la prise des photos pour cette partie du voyage, ce fut souvent difficile car la réverbération était telle que j'avais du mal à visualiser ce que je voyais sur mon écran d'appareil. J'ai un petit Lumix basique qui néanmoins me satisfait. J'ai pris souvent les photos au jugé.

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P1060256 Nourriture du flamant. Ce sont des petits organismes plein de carotène, d'où la couleur rosé des flamants.

J'ai aussi vu un bécasseau de Baird qui fait partie des oiseaux nichant dans le Salar.

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Et un invité surprise, un petit lézard.

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La suite demain.

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dimanche 26 novembre 2017

Voyage au Chili - Ile de Pâques (Valparaiso)

Voici la suite du voyage chilien avec une halte à Valparaiso (un nom de ville qui m'a toujours fait rêver). Valparaiso a été le plus grand port d'Amérique latine au XIXème siècle. De nos jours, Valparaiso reste une ville importante, la deuxième du Chili avec 1 million d'habitants, et le premier port du Chili. Le poète Pablo Neruda (1904-1973), prix Nobel de littérature en 1971, avait acheté une maison qui se visite. Et on voit quelques chats qui tournent autour des visiteurs et des rosiers.

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Valparaiso est une ville en deux parties: la partie basse avec les bâtiments administratifs, le port et les commerces, et la partie haute avec ses maisons en tôle et aux murs colorés.

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Le "Street art" est très répandu.

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P1050931 Cette mention "no AFP" se réfère aux problèmes des retraites et des fonds de pension au Chili. La retraite se fait par capitalisation et non par répartition (comme en France). Au bout du compte, le montant des retraites n'est pas à la hauteur des fonds épargnés.

Car comme dans d'autres pays, le Chili est face à trois problèmes: l'éducation, la santé et les retraites. Tout est payant.

Valparaiso est célèbre pour ses funicalaires: il en existe trente, mais seuls quinze sont en état de marche.

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Et voici le port de Valparaiso

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Et une vue d'ensemble de la ville.

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Enfin, voici un peu de végétation.

P1050952 des nèfles

P1050970 et la fleur du fruit de la passion.

Je n'oublie pas un lama (à qui je n'avais rien fait) qui s'est permis, comme pour le capitaine Haddock dans Le temple du soleil, de me cracher dessus (il m'a prise par surprise).  Je ne lui en ai pas voulu, la preuve, je lui ai à mon tour tiré le portrait.

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La suite dans deux jours.

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vendredi 24 novembre 2017

Voyage au Chili - Ile de Pâques (Santiago)

Me voici donc de retour dans la grisaille parisienne après 10 jours intenses à Santiago, Valparaiso, Atacama et l'ïle de Pâques. J'ai passé environ 43,5 heures dans les avions plus quelques heures d'attente avant d'embarquer. Comme dirait l'autre, je ne ferai pas cela tous les jours mais cela en valait la peine.

Je commence par Santiago, capitale du Chili où vivent 7 millions d'habitants, soit presque 1/3 de la population total chilienne. Santiago n'a rien d'exceptionnel, mais c'est de là que l'on part pour aller partout au Chili, en avion, en bus ou en train.

Début du voyage, justement, par la gare principale avec dans son prolongement une station de métro en sous-sol et une gare routière. La structure du toit est en fer. Elle a été contruite par une société française en 1885 selon un projet de Gustave Eiffel.

Vous noterez le grand sapin (ce n'est pas un vrai) pour les futures fêtes de fin d'année. Il faisait presque 30°, c'est quasiment l'été puisque nous sommes dans l'hémisphère sud. La nuit tombe à 20h.

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Les guides qui nous ont fait les visites nous ont bien évidemment beaucoup parlé de la dictature de Gustavo Pinochet. Plus de 25 ans se sont passés depuis la fin de la dictature en 1989. Mais les Chiliens sont encore très marqués. Je rappelle que Pinochet, général originaire de Valparaiso, a renversé le 11 septembre 1973 le président Allende (lui aussi originaire de Valparaiso) par un coup d'Etat (très aidé par les Américains qui voyaient d'un mauvais oeil les communistes arrivés au pouvoir). On a trouvé Allende suicidé de deux (!) balles dans la tête dans le palais de Moneda (siège de la présidence du Chili), dont une des façades avait été bombardée par les putschistes. Sur un des côtés de la place, on voit une statue de Salvador Allende.

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Santiago est une ville très étendue dont on n'a pas fait totalement le tour. Elle est traversée par une rivière appelée le Mapocho (110 km de long).

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Pas loin du palais de la Moneda, on trouve la place des Armes où se situe la Cathédrale.

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La place était pleine d'arbres en fleurs. Comme nous y étions un dimanche (d'élections présidentielles qui plus est), il y avait beaucoup de monde. Les élections présidentielles (il s'agissait du premier tour) permettent à un Conservateur d'être en tête face à un Socialiste pour succéder à Mme Michelle Bachelet.

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En continuant d'avancer, on se retrouve devant le marché central dans lequel sont vendus poissons et coquillages pêchés dans le Pacifique.

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Dans les rues de Santiago, on croise beaucoup de chiens errants nourris par la population, de chats, et même des lamas.

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Le Chili est un pays riche en minerais de cuivre (le 1er exportateur mondial) et depuis peu, il exploite le lithium que l'on a découvert dans le désert d'Atacama au nord du Chili (à la frontière bolivienne). Selon ce que j'ai compris, 50% des richesses du Chili sont possédées par seulement trente familles. Les inégalités de salaires sont importantes entre riches et pauvres, et entre hommes et femmes. 

La suite dans deux jours avec Valparaiso.

PS : Désolée si vous ne voyez pas apparaître toutes les photos, c'est la faute à Canalblog. Cela devient de pire en pire.

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mercredi 5 avril 2017

Voyage en Guyane 2/2

Voici comme annoncé la suite de notre périple dans ce second billet.

La plus grande partie de la population guyanaise vit au bord de la mer. Les routes sont peu nombreuses. Une route principale relie Saint-Laurent à Saint Georges soit plus de 400 km. Entre les deux, on trouve Kourou, Cayenne, Iracoubo, Sinamary ou Mana. Pour atteindre Maripassoula (sur les bords du Maroni) ou Saul (en plein milieu de la jungle), il faut prendre un petit avion ou voyager en pirogue pendant quelques jours.

Cayenne, le chef-lieu du département de Guyane, a été fondée au XVIIème siècle. C'est une ville dont les rues sont perpendiculaires. Il est donc facile de s'y repérer. Il n'y a rien de remarquable à visiter, sauf peut-être le musée Alexandre-Franconie qui rasssemble des collections diverses dans les domaines de l'histoire naturelle, de l'archéologie, de l'ethnographie et de l'histoire locale. J'ai trouvé ce musée intéressant, et les gardiens (guyanais) étaient accueillants et sympathiques. Dommage qu'il y ait peu de visiteurs. A l'époque où l'on y a été, l'entrée était gratuite.

 P1030989 Les papillons morphos que l'on trouve en Guyane

P1040006 Une grosse araignée

P1040010 Maquette de Cayenne (au XVIIIème ou au XIXème siècle, je ne sais plus)

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Trois tableaux sur la vingtaine de toiles peintes par le bagnard Francis Lagrange qui avait été condamné comme faussaire à 18 ans de bagne au début des années 30. Ses tableaux saisissent bien la dure vie des bagnards.

P1040037 Le musée est installé dans une maison coloniale sur la place des Palmistes. La bibliothèque (très bien pourvue en livres sur la Guyane) se trouve dans le même bâtiment.

P1030974 Vue générale de Cayenne

P1030981 La cathédrale

P1030982 P1030984 Monument en mémoire des victimes de l'esclavage et de la traite négrière

Avant de partir vers Saint-Laurent du Maroni, on a fait une balade en canöé avec moteur sur la crique (rivière) Gabriel. L'eau est marron à cause de la proximité de l'Amazonie. On a surtout vu des paletuviers.

P1040041 Les pirogues à moteur dans lesquelles on fait les balades.

P1040056 Palétuvier

Sur la route de Saint-Laurent du Maroni, on s'est arrêté à Mana au bord de l'Atlantique. Je pense que cette petite ville en partie décrépite reflète un certain état de la Guyane...

P1040135 L'église.

P1040110 La maison qui abrite la bibliothèque, réinaugurée il y a un an

  P1040118   P1040109 Maisons qui restent en l'état faute de moyens (?)

P1040124 Les urubus, gros oiseaux qui ressemblent à des vautours, ne sont pas très beaux mais sont très utiles car ce sont de bons "nettoyeurs". Ces charognards éliminent rapidement les cadavres de l'environnement même s'ils ne dédaignent pas les proies vivantes.

La ville de Saint-Laurent du Maroni fondée par l'admininistration pénitentiaire il y a un siècle et demi fut pendant cent ans la seule "commune pénitentiaire spéciale" des territoires français. La visite du camp de la transportation est très intéressante. Notre guide était un Amérindien.

P1040152 Un immense manguier nous accueille à l'entrée du camp de la transportation.

P1040192 Des mangues

P1040161 Intérieur d'un bâtiment où sont mentionnés les mots : Tribunal Maritime Spécial. C'est en effet la Marine qui jugeait les bagnards placés en prévention.

P1040162 P1040168 Vue sur les rangées de cellules comportant une porte et un soupirail.

P1040180 Tout est dit

P1040181 Immense cellule où les bagnards étaient couchés les uns à côté des autres avec la cheville attachée

P1040185     P1040186 P1040187

Le soir, sur un grabas, dans certaines cellules, le bagnard avait la cheville enchaînée à une manille. Un des visiteurs a accepté d'être enchaîné. On ne sait pas si le pire était d'avoir la manille au-dessous ou au dessus de la cheville. On pourra répondre que cela faisait aussi mal d'une façon ou d'une autre.

P1040197 P1040198 Quelques bâtiments de Saint-Laurent

 

P1040199 L'église

P1040194 Une représentation de tortue luth - c'est une espèce menacée qui vient pondre en bord de mer à une soixantaine de kilomètre de Saint-Laurent entre mars et juillet.

On a essayé d'aller aussi à Saint-Jean du Maroni situé à une vingtaine de kilomètres de Saint-Laurent. Là se trouvait le camp de relégation. Malheureusement, il fallait appeler pour prendre rendez-vous. En effet, l'endroit où se situait le camp est aujourd'hui occupé par un camp militaire.

P1040099 P1040102

P1040143    P1040145     P1040146 Le fleuve Maroni

Je terminerai en disant que les 9 jours que l'on a passés dans ce département français m'avaient bien plu malgré l'humidité et la chaleur. J'espère y retourner un jour rien que pour voir le zoo près de Cayenne qui vaut a priori le détour.

Je vous conseille la lecture de Au bagne d'Albert Londres (écrit en 1923), qui a en partie contribué à la fermeture du bagne.

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dimanche 2 avril 2017

Voyage en Guyane 1/2

Je profite du fait que la Guyane fasse parler d'elle pour revenir sur le voyage que j'ai effectué il y a six mois dans ce département français peuplé par plus de 250 000 personnes. La Guyane, dont les villes principales sont Cayenne, Kourou, Saint-Laurent du Maroni et Saint-Georges de l'Oyapock, est recouverte à plus de 95% d'une forêt équatoriale. Cette terre française n'a pas très bonne réputation car son nom évoque d'abord le bagne où plus de 70 000 personnes furent "reléguées" ou "transportées" entre 1795 et 1938. Le bagne de "Cayenne" a été définitivement fermé en 1946. Quand on parle de bagne de "Cayenne", il s'agit surtout de la colonie pénitentiaire de Saint-Laurent du Maroni que l'on a visité, mon ami et moi. C'est à plus de 250 km au nord du département, le long du Maroni qui fait frontière avec le Suriname. Les autres lieux tristement célèbres se rapportant au bagne sont les îles du Salut, qui regroupent l'île du Diable (que l'on ne visite pas), l'île Saint Joseph et l'ile Royale.

P1030797   le Catamaran qui nous a emmenés sur les ïles

  P1030807    P1030815  La maison-prison où Alfred Dreyfus fut enfermé de 1895 à 1897 sur l'île du Diable.

J'avais déjà publié deux photos ici.

P1030831 Une maison sur l'ile Royale

P1030840   P1030841

P1030854 L'église  P1030855 L'hôpital des soldats

A Saint-Joseph, il n'y a rien ou presque: un grand bâtiment pénitentiaire dont les toits ont disparu et où la végétation a repris ses droits.

P1030898   P1030901  P1030902  P1030905

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Partir en Guyane en octobre est idéal car c'est la saison sèche. Il faisait beau, chaud (35° à l'ombre) et pas trop humide (c'est tout de même l'Equateur). La bonne nouvelle était que je n'ai vu ni entendu aucun moustique. Le vaccin contre la fièvre jaune est cependant obligatoire. L'insfrastructure hôtelière n'est pas importante car il y a relativement peu de touristes. Les métropolitains qui prennent l'avion pendant 9 h pour une traversée de plus de 7000 km viennent le plus souventl voir leur famille dont l'un ou plusieurs membres travaillent dans le domaine de l'aérospatial à moins qu'ils ne soient pompiers ou gendarmes. 

En parlant d'aérospatial et de fusées, la visite du CSG est incontournable. Nous n'avons malheureusement pas assisté à un tir mais on a vu les pas de tir de Soyouz, de Véga et bien sûr d'Ariane 5, et on a vu de loin le chantier pour la construction du pas de tir d'Ariane 6.

P1030918 Maquette d'Ariane 5 grandeur nature 

P1030961 La salle Jupiter où sont retransmis les tirs.

P1030935 Pas de tir de Vega   P1030930  Pas de tir de Soyouz   

 

P1030950 Pas de tir d'Ariane

La suite au prochain billet.

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dimanche 19 février 2017

Voyage au Japon (4/4 - conclusion)

Pendant 8 jours, je vous ai emmenés au Japon: la durée de mon séjour. J'ai eu la chance de bénéficier d'un voyage tous frais payés grâce à un voyagiste. Nous étions 3 plus une accompagnatrice. Ce voyage devait aboutir à ce que l'on promeuve le Japon. Je pense l'avoir fait par l'intermédiaire de mon blog. J'avoue que c'est un pays qui m'a plu et où je compte bien retourner un jour. Il suffit de prendre un vol pas trop onéreux (il y en a). On peut manger pour pas trop cher et on se déplace grâce au train en achetant un "Pass". Mais ça reste un pays "à haut niveau de vie" (selon le cours du Yen).

Il faut noter que dès septembre 2016, l'office du tourisme de ce pays a décidé de faire de l'auto-promotion auprès de 15 pays européens. A Paris, dans le métro, par exemple, on peut voir de grandes affiches vantant le Japon. 

Pour répondre à Violette, j'ai pris un vol avec escale à Helsinki. La durée du voyage est d'environ 14 heures escale compris (voir mon billet n°1)

Pour répondre à Luocine, une bonne paire de chaussettes (voire deux) est en effet nécessaire pour visiter les intérieurs même si parfois on nous fournit des mules. J'ajouterai que dans les maisons traditionnelles, il n'y a pas de chaudière ni de chauffage central. Ce ne sont que des chauffages d'appoint ou simplement un foyer au milieu d'une pièce. Les Japonais sont habitués.

Pour répondre à Alex-6, je ne pourrais pas vraiment répondre sur la condition de vie des Japonaises, si ce n'est qu'il y a un divorce sur trois mariages et que les couples vivant en concubinage sont tolérés.

Mauvaise nouvelle, les Japonais se mettent aussi au "MacDo", même si on sent que les Américains ne sont pas forcément bien vus (on peut le comprendre). Les Japonais parlent peu ou pas anglais (enfin, dans les endroits où je suis passée), mais il y a des mots et des gestes qui font des miracles: un salut de la tête et "arigatô" (merci) [se prononce Aligato], et "ohayô gozaimazu" (bonjour). Les Japonais sont heureux quand on prononce ces mots. Après, il faut se débrouiller, mais on y arrive.

Voici encore quelque photos enneigées à Hida-Furukawa

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    P1040959    P1040955 Dans le cours d'eau, au printemps, il y des carpes.

[@Dominique: je t'autorise bien volontiers à utiliser une de mes photos (j'en ai d'autres). Cela me fera très plaisir.]

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et le voyage s'est terminé à Tokyo que l'on a atteint grâce au TGV Hukataka 560. On a pris une ligne qui est en fonction depuis 2015.

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On a vu Tokyo de manière succincte, mais voici tout de même la porte Kaminarimon qui mène à un temple bouddhiste.

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Et la tour de la télévision Skytree, la plus haute du monde : plus de 600 mètres de haut. Elle a été construite entre 2008 et 2011.

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Le public peut monter jusqu'à 450 mètres de haut, ce que l'on a fait (le prix pour l'ascension est de 30 euros à 350 mètres et 10 euros de plus pour les 100 mètres suivants)

La vue sur la mégapole de presque 13 millons d'habitants (Tokyo intra-muros)  est impressionnante. L'agglomération de Tokyo est peuplée par 42 millions d'habitants!!

P1050121  P1050123 En orange, on voit la petite Tour Eiffel qui était la tour de la télévision jusqu'à tout récemment, avant que la Skytree Tower prenne le relais.

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Et voilà,  fin du voyage. J'espère qu'il vous aura plu.

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