mercredi 5 avril 2017

Voyage en Guyane 2/2

Voici comme annoncé la suite de notre périple dans ce second billet.

La plus grande partie de la population guyanaise vit au bord de la mer. Les routes sont peu nombreuses. Une route principale relie Saint-Laurent à Saint Georges soit plus de 400 km. Entre les deux, on trouve Kourou, Cayenne, Iracoubo, Sinamary ou Mana. Pour atteindre Maripassoula (sur les bords du Maroni) ou Saul (en plein milieu de la jungle), il faut prendre un petit avion ou voyager en pirogue pendant quelques jours.

Cayenne, le chef-lieu du département de Guyane, a été fondée au XVIIème siècle. C'est une ville dont les rues sont perpendiculaires. Il est donc facile de s'y repérer. Il n'y a rien de remarquable à visiter, sauf peut-être le musée Alexandre-Franconie qui rasssemble des collections diverses dans les domaines de l'histoire naturelle, de l'archéologie, de l'ethnographie et de l'histoire locale. J'ai trouvé ce musée intéressant, et les gardiens (guyanais) étaient accueillants et sympathiques. Dommage qu'il y ait peu de visiteurs. A l'époque où l'on y a été, l'entrée était gratuite.

 P1030989 Les papillons morphos que l'on trouve en Guyane

P1040006 Une grosse araignée

P1040010 Maquette de Cayenne (au XVIIIème ou au XIXème siècle, je ne sais plus)

P1040026    P1040027    P1040030

Trois tableaux sur la vingtaine de toiles peintes par le bagnard Francis Lagrange qui avait été condamné comme faussaire à 18 ans de bagne au début des années 30. Ses tableaux saisissent bien la dure vie des bagnards.

P1040037 Le musée est installé dans une maison coloniale sur la place des Palmistes. La bibliothèque (très bien pourvue en livres sur la Guyane) se trouve dans le même bâtiment.

P1030974 Vue générale de Cayenne

P1030981 La cathédrale

P1030982 P1030984 Monument en mémoire des victimes de l'esclavage et de la traite négrière

Avant de partir vers Saint-Laurent du Maroni, on a fait une balade en canöé avec moteur sur la crique (rivière) Gabriel. L'eau est marron à cause de la proximité de l'Amazonie. On a surtout vu des paletuviers.

P1040041 Les pirogues à moteur dans lesquelles on fait les balades.

P1040056 Palétuvier

Sur la route de Saint-Laurent du Maroni, on s'est arrêté à Mana au bord de l'Atlantique. Je pense que cette petite ville en partie décrépite reflète un certain état de la Guyane...

P1040135 L'église.

P1040110 La maison qui abrite la bibliothèque, réinaugurée il y a un an

  P1040118   P1040109 Maisons qui restent en l'état faute de moyens (?)

P1040124 Les urubus, gros oiseaux qui ressemblent à des vautours, ne sont pas très beaux mais sont très utiles car ce sont de bons "nettoyeurs". Ces charognards éliminent rapidement les cadavres de l'environnement même s'ils ne dédaignent pas les proies vivantes.

La ville de Saint-Laurent du Maroni fondée par l'admininistration pénitentiaire il y a un siècle et demi fut pendant cent ans la seule "commune pénitentiaire spéciale" des territoires français. La visite du camp de la transportation est très intéressante. Notre guide était un Amérindien.

P1040152 Un immense manguier nous accueille à l'entrée du camp de la transportation.

P1040192 Des mangues

P1040161 Intérieur d'un bâtiment où sont mentionnés les mots : Tribunal Maritime Spécial. C'est en effet la Marine qui jugeait les bagnards placés en prévention.

P1040162 P1040168 Vue sur les rangées de cellules comportant une porte et un soupirail.

P1040180 Tout est dit

P1040181 Immense cellule où les bagnards étaient couchés les uns à côté des autres avec la cheville attachée

P1040185     P1040186 P1040187

Le soir, sur un grabas, dans certaines cellules, le bagnard avait la cheville enchaînée à une manille. Un des visiteurs a accepté d'être enchaîné. On ne sait pas si le pire était d'avoir la manille au-dessous ou au dessus de la cheville. On pourra répondre que cela faisait aussi mal d'une façon ou d'une autre.

P1040197 P1040198 Quelques bâtiments de Saint-Laurent

 

P1040199 L'église

P1040194 Une représentation de tortue luth - c'est une espèce menacée qui vient pondre en bord de mer à une soixantaine de kilomètre de Saint-Laurent entre mars et juillet.

On a essayé d'aller aussi à Saint-Jean du Maroni situé à une vingtaine de kilomètres de Saint-Laurent. Là se trouvait le camp de relégation. Malheureusement, il fallait appeler pour prendre rendez-vous. En effet, l'endroit où se situait le camp est aujourd'hui occupé par un camp militaire.

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P1040143    P1040145     P1040146 Le fleuve Maroni

Je terminerai en disant que les 9 jours que l'on a passés dans ce département français m'avaient bien plu malgré l'humidité et la chaleur. J'espère y retourner un jour rien que pour voir le zoo près de Cayenne qui vaut a priori le détour.

Je vous conseille la lecture de Au bagne d'Albert Londres (écrit en 1923), qui a en partie contribué à la fermeture du bagne.

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dimanche 2 avril 2017

Voyage en Guyane 1/2

Je profite du fait que la Guyane fasse parler d'elle pour revenir sur le voyage que j'ai effectué il y a six mois dans ce département français peuplé par plus de 250 000 personnes. La Guyane, dont les villes principales sont Cayenne, Kourou, Saint-Laurent du Maroni et Saint-Georges de l'Oyapock, est recouverte à plus de 95% d'une forêt équatoriale. Cette terre française n'a pas très bonne réputation car son nom évoque d'abord le bagne où plus de 70 000 personnes furent "reléguées" ou "transportées" entre 1795 et 1938. Le bagne de "Cayenne" a été définitivement fermé en 1946. Quand on parle de bagne de "Cayenne", il s'agit surtout de la colonie pénitentiaire de Saint-Laurent du Maroni que l'on a visité, mon ami et moi. C'est à plus de 250 km au nord du département, le long du Maroni qui fait frontière avec le Suriname. Les autres lieux tristement célèbres se rapportant au bagne sont les îles du Salut, qui regroupent l'île du Diable (que l'on ne visite pas), l'île Saint Joseph et l'ile Royale.

P1030797   le Catamaran qui nous a emmenés sur les ïles

  P1030807    P1030815  La maison-prison où Alfred Dreyfus fut enfermé de 1895 à 1897 sur l'île du Diable.

J'avais déjà publié deux photos ici.

P1030831 Une maison sur l'ile Royale

P1030840   P1030841

P1030854 L'église  P1030855 L'hôpital des soldats

A Saint-Joseph, il n'y a rien ou presque: un grand bâtiment pénitentiaire dont les toits ont disparu et où la végétation a repris ses droits.

P1030898   P1030901  P1030902  P1030905

P1030897  P1030907  P1030904

Partir en Guyane en octobre est idéal car c'est la saison sèche. Il faisait beau, chaud (35° à l'ombre) et pas trop humide (c'est tout de même l'Equateur). La bonne nouvelle était que je n'ai vu ni entendu aucun moustique. Le vaccin contre la fièvre jaune est cependant obligatoire. L'insfrastructure hôtelière n'est pas importante car il y a relativement peu de touristes. Les métropolitains qui prennent l'avion pendant 9 h pour une traversée de plus de 7000 km viennent le plus souventl voir leur famille dont l'un ou plusieurs membres travaillent dans le domaine de l'aérospatial à moins qu'ils ne soient pompiers ou gendarmes. 

En parlant d'aérospatial et de fusées, la visite du CSG est incontournable. Nous n'avons malheureusement pas assisté à un tir mais on a vu les pas de tir de Soyouz, de Véga et bien sûr d'Ariane 5, et on a vu de loin le chantier pour la construction du pas de tir d'Ariane 6.

P1030918 Maquette d'Ariane 5 grandeur nature 

P1030961 La salle Jupiter où sont retransmis les tirs.

P1030935 Pas de tir de Vega   P1030930  Pas de tir de Soyouz   

 

P1030950 Pas de tir d'Ariane

La suite au prochain billet.

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dimanche 19 février 2017

Voyage au Japon (4/4 - conclusion)

Pendant 8 jours, je vous ai emmenés au Japon: la durée de mon séjour. J'ai eu la chance de bénéficier d'un voyage tous frais payés grâce à un voyagiste. Nous étions 3 plus une accompagnatrice. Ce voyage devait aboutir à ce que l'on promeuve le Japon. Je pense l'avoir fait par l'intermédiaire de mon blog. J'avoue que c'est un pays qui m'a plu et où je compte bien retourner un jour. Il suffit de prendre un vol pas trop onéreux (il y en a). On peut manger pour pas trop cher et on se déplace grâce au train en achetant un "Pass". Mais ça reste un pays "à haut niveau de vie" (selon le cours du Yen).

Il faut noter que dès septembre 2016, l'office du tourisme de ce pays a décidé de faire de l'auto-promotion auprès de 15 pays européens. A Paris, dans le métro, par exemple, on peut voir de grandes affiches vantant le Japon. 

Pour répondre à Violette, j'ai pris un vol avec escale à Helsinki. La durée du voyage est d'environ 14 heures escale compris (voir mon billet n°1)

Pour répondre à Luocine, une bonne paire de chaussettes (voire deux) est en effet nécessaire pour visiter les intérieurs même si parfois on nous fournit des mules. J'ajouterai que dans les maisons traditionnelles, il n'y a pas de chaudière ni de chauffage central. Ce ne sont que des chauffages d'appoint ou simplement un foyer au milieu d'une pièce. Les Japonais sont habitués.

Pour répondre à Alex-6, je ne pourrais pas vraiment répondre sur la condition de vie des Japonaises, si ce n'est qu'il y a un divorce sur trois mariages et que les couples vivant en concubinage sont tolérés.

Mauvaise nouvelle, les Japonais se mettent aussi au "MacDo", même si on sent que les Américains ne sont pas forcément bien vus (on peut le comprendre). Les Japonais parlent peu ou pas anglais (enfin, dans les endroits où je suis passée), mais il y a des mots et des gestes qui font des miracles: un salut de la tête et "arigatô" (merci) [se prononce Aligato], et "ohayô gozaimazu" (bonjour). Les Japonais sont heureux quand on prononce ces mots. Après, il faut se débrouiller, mais on y arrive.

Voici encore quelque photos enneigées à Hida-Furukawa

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    P1040959    P1040955 Dans le cours d'eau, au printemps, il y des carpes.

[@Dominique: je t'autorise bien volontiers à utiliser une de mes photos (j'en ai d'autres). Cela me fera très plaisir.]

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et le voyage s'est terminé à Tokyo que l'on a atteint grâce au TGV Hukataka 560. On a pris une ligne qui est en fonction depuis 2015.

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On a vu Tokyo de manière succincte, mais voici tout de même la porte Kaminarimon qui mène à un temple bouddhiste.

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Et la tour de la télévision Skytree, la plus haute du monde : plus de 600 mètres de haut. Elle a été construite entre 2008 et 2011.

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Le public peut monter jusqu'à 450 mètres de haut, ce que l'on a fait (le prix pour l'ascension est de 30 euros à 350 mètres et 10 euros de plus pour les 100 mètres suivants)

La vue sur la mégapole de presque 13 millons d'habitants (Tokyo intra-muros)  est impressionnante. L'agglomération de Tokyo est peuplée par 42 millions d'habitants!!

P1050121  P1050123 En orange, on voit la petite Tour Eiffel qui était la tour de la télévision jusqu'à tout récemment, avant que la Skytree Tower prenne le relais.

P1050132  P1050133

P1050135

Et voilà,  fin du voyage. J'espère qu'il vous aura plu.

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vendredi 17 février 2017

Voyage au Japon (3/4)

J'ai senti que le Japon sous la neige avait bien plu. Je vous en remets une couche.

Au nord de Nagoya, près de la mer du Japon, les régions de Gokayama et Shirakawa-gō abritent des villages inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ont la particularité d'avoir des toits de chaume pentus. C'est le style architectural appelé gasshō-zukuri. Il s'agit de maisons vieilles de plus de 300 ans avec un revêtement en chaume refait "à l'ancienne" quand c'est nécessaire avec tous les habitants du village.

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   P1040796   P1040804 

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Dans ces maisons, on élevait le ver à soie, et autour, on cultivait le mûrier qui permettait de faire du papier mâché.

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Petite photo humoristique (j'ai trouvé la situation amusante)

Il faut noter que le mois de février est une période hors saison touristique (mais il y a pas mal de Taïwanais et de Chinois qui viennent visiter). J'ai d'autant plus apprécié ces paysages et ces maisons en hiver sans qu'il y ait trop de monde. On nous a dit qu'il y avait relativement moins de neige que d'habitude. Une année, il est arrivé que les habitants soient obligés de passer par les fenêtres du 1er étage pour sortir de chez eux.

La période la plus favorable pour aller au Japon, c'est le printemps (avec les cerisiers en fleur). Eviter la première semaine de mai (une suite de jours fériés). L'été en juillet / août est à déconseiller: il fait très chaud et très humide. L'automne est en revanche une bonne période.

Par rapport à ce que demande Alex-6, j'ai en effet vu très peu d'animaux de compagnie et aucun chat ni chien errant.

Concernant les boutiques, on a visité de vieux magasins vendant du miso, du tofu, des pâtisseries japonaises et du saké.

P1040763    du tofu

  P1040766   P1040767  du miso

P1040771  des biscuits japonais

P1040772  du saké

En parlant du saké, on a visité une distillerie où il a aussi fallu se déchausser.

Voici des gerbes de riz qui servent à fabriquer le saké. Ce n'est pas du tout le même riz que l'on consomme.

P1040932     P1040935

 Et à propos de papier mâché fait à partir d'écorce de mûrier, on a eu l'occasion d'aller dans une petite fabrique de ce papier. On a pu créer des cartes postales.

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P1050007  Branche et écorce de mûrier

Pour vous faire saliver (si vous aimez la viande), j'ai eu l'occasion de déguster du boeuf japonais de Matsusaka ou celui de Kobé qui est élevé dans la région où j'ai voyagé. Le boeuf est massé, nourri entre autre à la pulpe de soja, au blé complet. On lui donne de la bière et on lui fait écouter de la musique classique (peut-être est-ce une légende?)

En tous les cas, le résultat est sublime: une viande onctueuse qui fond sous la langue. Les parts servies, n'étant pas forcément copieuses, sont suffisantes. C'est une viande grasse. Il parait que l'on trouve cette viande en France depuis quelques années à plus de 300 euros le kilo!

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Il s'agit de la vitrine dans un restaurant où les morceaux de boeuf sont exposés.

Suite et fin de mon voyage dans mon prochain billet.

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mercredi 15 février 2017

Voyage au Japon (2/4)

Comme prévu, je continue de raconter mon petit périple japonais.

On a eu l'occasion d'aller chez l'habitant en dégustant du thé vert et quelques douceurs. Il faut se déchausser pour marcher sur les tatamis qui recouvrent les sols. Là-bas, on ne calcule pas les surfaces des pièces des maisons traditionnelles en m2 mais en nombre de tatamis. Une dame d'un certain âge nous a fait du thé avec des gestes rituels. Son père lui-même était maître de thé. Après avoir fait bouillir de l'eau, la dame a mis du thé vert en poudre dans un bol et elle a mélangé délicatement l'ensemble avec une spatule. Ce breuvage était servi accompagné d'un genre de pâte à l'abricot faite par elle et on pouvait ajouter des petites barres de riz soufflé dans le liquide vert. Ce fut un moment très agréable.

P1040538    P1040540 Notre hôtesse  

P1040552 la pâte à l'abricot P1040554     P1040555     P1040560

La maison traditionnelle où cela s'est passé était à Ise-Okitsu que l'on a atteint grâce à un petit train composé d'un seul wagon. Le conducteur avec masque et gants blancs était très concentré sur ce qu'il faisait.

P1040486     P1040490     P1040494 La gare

Le lendemain, on s'est rendu dans le château féodal d'Iga Ueno, berceau des Ninjas, des espions qui ont été actifs entre le IXème et le XVIIème siècle. A l'aéroport de Nagoya, on voit des Ninjas (des mannequins) suspendus par un fil au plafond de l'aérogare.

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Voici le château, qui se visite, mais il n'y a rien d'exceptionnel à l'intérieur. Une fois de plus, il a fallu se déchausser. C'est une opération que l'on a souvent répétée.

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Pendant les trois jours suivants, on a eu de la neige. J'ai trouvé les paysages féérique, moi qui ne suis plus habituée à la neige à Paris. On a fait plus de 260 km pour atteindre les Alpes japonaises. Nous avons commencé par Takayama et son musée des chars (des palanquins en hauteur).

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Puis on a atteint le bâtiment "Takayama Jinya" sous la neige.

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Les branches des sapins sont protégées par de grosses ficelles afin que la neige ne les casse pas.

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Pour l'anecdote, j'ai appris que chez les particuliers, les baguettes, le bol pour le riz et la tasse pour le thé verts sont personnels. Cela ne se prête pas. Ci-dessus un étalage de baguettes dans un magasin.

Nous voici arrivés au Takayama Jinya, qui fut le bureau régional du bakufu d'Edo (gouvernement militaire shogunal) de 1692 à 1868. Il est classé site historique national et c'est le dernier du genre encore existant au Japon. Il a fallu se déchausser, on vous prête des chaussons mais cela n'a pas empêché que l'on ait eu froid aux pieds. Il y a des endroits qui donnent directement dehors et la neige aidant... Le bâtiment est très beau.

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Suite du voyage et peut-être pas fin tout prochainement.

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lundi 13 février 2017

Voyage au Japon (1/4)

Je reviens d'un voyage au Japon qui m'a ravie. Je n'étais encore jamais allée dans ce pays qui est un archipel tout en longueur (il est composé de quatre îles), dont la superficie correspond à la moitié de celle de la France, mais dont le nombre d'habitants est le double. Malheureusement la population vieillit, la natalité chute.

La première chose qui m'a frappée en arrivant dans ce pays ce sont les Japonais, des personnes polies, serviables, calmes et accueillantes. Physiquement, ils sont, dans l'ensemble, pas très grands. La deuxième chose qui m'a frappée, c'est la propreté en général, dans les rues ou les intérieurs. Je n'ai pas vu un papier par terre. La troisième chose remarquable est la cuisine japonaise très variée à base de poisson et (ou) viande de boeuf, de tofu, de miso, d'algues et de légumes revenus dans un genre de saumure. Le petit bol de riz complétait l'ensemble.

Après un vol de 14 heures avec une escale, j'ai atterri à Nagoya au bord de l'océan Pacifique dans la région du Kansaï dans le centre du Japon. J'annonce tout de suite que l'on a visité des endroits pas très connus des touristes occidentaux (enfin je crois). A part un après-midi à Tokyo, on n'a visité ni Kyoto, ni Osaka, ni même Hiroshima ou Kobé. Il a fait beau les 3 premiers jours puis on a eu de la neige par la suite.

Nous avons commencé par visiter le "Pearl museum" situé sur l'île Mikimoto Shinju dans la préfecture de Mie. Là sont rassemblées des oeuvres en perles de culture. En effet, c'est là que M. Kokichi Mikimoto (1858-1954) a trouvé la technique permettant de créer des perles de culture à la fin du XIXème siècle.

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C'est à cet endroit que l'on assiste à une démonstration de plongeuses (ou ama) qui plongent en apnée depuis des millénaires afin de récupérer des crustacés et coquillages. De nos jours, elles portent une combinaison intégrale (le jour où on n'y était la température de l'eau ne dépassait pas dix degrés). Autrefois, elles plongeaient nues avec un simple pagne. Elles ont un âge avancé : souvent plus de 60 ans. De plus de 70000 en 1950 leur nombre est passé à peine 2300 aujourd'hui.

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Nous avons terminé notre première journée par une dégustation de coquillages et crustacés dans une des cabanes de plongeuses. Les saint-jacques, huîtres et bigorneaux sont cuits sur un grilloir. Même cuits, les bigorneaux étaient un peu coriaces sous la dent.

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La deuxième journée a débuté avec la découverte des deux rochers mariés ou Meoto Iwa. Ils sont considérés comme sacrés par les pélerins shintoïstes. Ces rochers représentent l'homme et la femme. Ce sont deux divinités du shintoïsme. L'une est Izanagi (co-créateur du monde et du Japon) et l'autre Izanami. La corde en paille de riz qui les relie pèse plus d'une tonne.

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A 18 km de là, on trouve le sanctuaire shinto d'Ise-Jingû, le plus important du Japon. Ce sanctuaire est en fait composé d'un ensemble d'une centaine de petits bâtiments; il y a deux sanctuaires principaux dont celui dédié à la déesse du soleil, Amaterasu. C'est un endroit calme et apaisant avec beaucoup d'arbres. Il y avait pas mal de monde présent.

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Et voici deux exemples de plateaux repas que l'on a mangé. C'était présenté toujours avec beaucoup de goût.

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La suite dans un prochain billet.

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mercredi 1 février 2017

La la land - Damien Chazelle / Pause vacancière

Avant de vous quitter pour 10 jours, je vais évoquer en quelques phrases La La Land du franco-américain Damien Chazelle (Whiplash). On va me dire que je fais la fine bouche, mais j'en entends tellement parler depuis plusieurs semaines que je m'attendais à un chef d'oeuvre marquant l'histoire du 7ème Art - et ce n'est pas le cas. Et pourtant le film est en lice pour les Oscars dans 14 catégories!

J'ai néanmoins retenu deux séquences :

L'ouverture du film qui est très réussie: des voitures bloquées par un embouteillage sur une bretelle de "freeway" à Los Angeles, et, tout à coup, les conducteurs se mettent à danser et à chanter.

Et la longue séquence finale où l'on nous raconte ce qui serait arrivé si...

Le reste du film est une suite de saynètes plaisantes à regarder mais sans plus. Les décors et les costumes resplendissent de couleurs vives. Il faut aimer le côté kitsch de l'ensemble comme la reconstitution des quais de la Seine avec l'Arc de triomphe et la Tour Eiffel en carton-pâte. L'histoire ne m'a pas passionnée plus que cela. Mia, serveuse dans un coffee-shop, espère réussir à Hollywood. Seb(astian) aime le jazz, celui de Charlie Parker et John Coltrane. Bon pianiste et espérant ouvrir un jour le night-club de ses rêves, il accepte d'être le membre d'un groupe de musiciens dans lequel il se fourvoie.

La rencontre entre Sebastian et Mia se fait par hasard. Le couple est charmant mais l'ensemble manque d'un petit quelque chose. Je n'ai été ni émue ni enthousiaste.

Lire les billets louangeurs de Matchingpoints, Pascale, Wilyrah, chris, Armelle, et celui de ffred qui l'est nettement moins.

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J'annonce donc que je suis en pause vacancière. J'ai l'opportunité d'aller au pays du Soleil-Levant pendant une semaine.

Je vous laisse en compagnie de mon amaryllis qui vient de refleurir pour la 4ème fois en 3 ans.

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dimanche 1 janvier 2017

Meilleurs voeux pour 2017

 JE VOULAIS SOUHAITER A TOUS MES BLOGUEURS FIDELES ET AUX AUTRES, UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2017 SUR LE PLAN PERSONNEL; SURTOUT UNE BONNE SANTE ET LA REUSSITE DANS VOS  PROJETS.

QUE L'ANNEE 2017 EN GENERAL SOIT PLUS FAVORABLE QUE 2016! (On peut rêver).

P1030890 Un ara sur l'ïle Royale au large de Kourou en Guyane (octobre 2016)

P1030892 Le même ara avec l'ïle du Diable dans le fond (avec la petite maison prison où a vécu le capitaine Alfred Dreyfus pendant 4 ans)

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samedi 23 juillet 2016

Dictée à l'ancienne en Limousin

Dimanche 17 juillet 2016, en compagnie de mon ami, j'ai eu le plaisir de faire deux dictées. Explications: une institutrice à la retraite du petit village de Montrol-Sénard près de Bellac organise depuis des années, au mois de juillet, ce moment bien sympathique, sous l'égide de l'association touristique syndicat d'initiative. Les dictées (niveau certificat d'études et brevet supérieur) permettent à une trentaine de personnes (chacune dûment munie du ticket d'inscription) de se réunir dans la vieille école communale du village. Dans la salle sont disposés des pupitres d'écoliers avec des encriers "à l'ancienne". On retrouve les tableaux et les craies, les vieilles cartes géographiques Vidal Lablache. Au fond (comme sur la première photo), on voit des porte-manteaux avec des manteaux ou des blouses. Ce jour-là, il faisait chaud dehors mais très bon à l'intérieur: j'ai été impressionnée par l'épaisseur des murs.

La dictée que l'institutrice avait choisie pour le certif était de Marguerite Audoux (1863-1937). Son titre: "Repas du soir à la ferme". Mon ami et moi, on a fait une faute: "à pleines dents" s'écrit au pluriel et non au singulier. On a bien orthographié "du pain bis" et "on eût dit". On a appris que ce temps de verbe (conditionnel passé) n'était plus enseigné, au profit de "on aurait dit". En ce qui concerne la dictée du brevet, on était moins nombreux, et les jeunes qui avaient fait la première dictée ont passé leur tour (ils jouaient à P*kemon!). La dictée proprement dite était plus longue mais pas plus difficile. Son titre: "Une école de village", de Pierre Manse (un illustre inconnu, en ce qui me concerne) J'ai fait une faute à "ânonner". En revanche, on a été plusieurs à ne pas être d'accord avec l'orthographe de "l'extrêmité" (sic!). Après vérification sur un Larousse et un Petit Robert, j'ai constaté qu'extrémité s'écrivait bien avec un accent aigu et non un accent circonflexe... Extrême vient du latin "extremus" tandis qu'extrémité vient du latin "extremitas" (non mais!).

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Ces deux épreuves nous ont pris pas mal de temps dans l'après-midi, mais cela ne nous a pas empéché de visiter ce village dont certains lieux sont entretenus par des bénévoles, comme la forge du Maréchal-ferrant ou la grange à cidre. On s'est aussi sustenté au café-buvette en dégustant de bonnes tartes faites maison et des jus de fruits.

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vendredi 1 janvier 2016

Meilleurs voeux 2016

Je souhaite à tous mes fidèles lecteurs et aux autres une très bonne année 2016  remplie de petits et grands bonheurs et la meilleure santé possible.

Voici quelques photos d'Etretat (c'est la première fois que j'y allais) où nous avons séjourné, mon ami et moi, les 28 et 29 décembre 2015. Le temps fut très agréable.

P1020717 L'aiguille chère à Maurice Leblanc

 

P1020743 idem

P1020745 idem

 

P1020723  La maison du clos Lupin où Maurice Leblanc vécut de 1915 à sa mort en 1941.

P1020753 Vue sur les falaises

P1020758 Vue sur les falaises

P1020735 Maison d'Etretat

P1020736 Maison d'Etretat

P1020771 L'aiguille avec un soleil presque couchant (il était 16H30)

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