samedi 6 juillet 2013

Pause vacancière en Ecosse + Livres mystères 2, 3, 4 et 5

Et oui samedi 6 juillet 2013, aujourd'hui, je pars 8 jours en Ecosse. Je vais faire le tour de cette région en passant par l'île de Skye. J'essaierai d'apercevoir Nessie dans le Loch Ness; en revanche, je ne boirai pas de whisky (pas fan du goût). Je me réjouis de découvrir Edimbourg, quelques châteaux et surtout les paysages. Je croise les doigts pour que le temps soit clément.

EdinburghMontage

J'écrirai bien entendu un petit compte-rendu à mon retour.

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En attendant, je continue mes mini-chroniques sur les livres que j'ai lus "confidentiellement" dans le cadre du prix du roman Fnac, dans l'ordre de préférence.

Livre mystère 2 : je ne connaissais pas l'écrivain et pourtant il est co-auteur d'une BD sur les derniers jours de Stefan Zweig. Dans sa biographie romancée à paraître, il est question de l'évocation du destin tragique du fils schizophrène d'un génie de la physique. Pas mal du tout, mais l'ensemble reste un peu superficiel, sans vrai point de vue. Et j'ai été gênée par le fait que, régulièrement, l'écrivain se mette à la place du malheureux héros: il le fait parler. Mais c'est une opinion purement personnelle.

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Livre mystère 3 : ce roman a été écrit par un journaliste qui, a priori, est responsable des pages littéraires d'un grand quotidien national. Il situe son histoire en 1994, en pleine guerre de Bosnie. Il décrit comment de jeunes Français, issus ou non de l'immigration, se trouvent mêlés à ce conflit comme simples soldats, pour un motif religieux ou autre. On est au plus près des personnages, mais je n'ai pas trouvé que l'écrivain nous faisait sentir l'horreur de la guerre: trop neutre à mon goût.

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Livre mystère 4
: voici un roman anglo-saxon écrit par une femme, l'épouse d'un écrivain britannique très célèbre. Je dois dire que, selon moi, elle n'a pas tout à fait le talent dudit mari. En 1997, une journaliste pigiste doit faire une interview d'Honor, une vieille dame de 80 ans, ancienne grande reporter qui a cotoyé les grands de ce monde. La jeune femme voudrait bien qu'Honor lui révèle quelque secret inavouable. Le roman fait presque 500 pages, c'est long. 150 pages auraient suffi. J'ai trouvé des répétitions, l'action n'avance pas, ça patine. Je ne conseille pas vraiment.

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Livre mystère 5 : ce roman est un mystère en lui-même. Je n'ai pas "accroché" du tout à l'histoire de ce vieil homme qui va bientôt mourir de manière violente et qui nous raconte des bribes de sa vie. La jeune femme qui a écrit ce roman le fait dans un style agréable, mais cela n'a pas suffi à mon bonheur.

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J'ai mis 3 semaines et demi pour lire ces cinq romans.


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Pour conclure, je vous dis à très bientôt.

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lundi 13 mai 2013

Trois jours à Venise

Nous évoquions l'idée d'aller à Venise depuis presque deux ans. Mon ami et moi, on avait chacun déjà été une fois à Venise, moi en 1984 et lui en 1985. J'ai fini par lui intimer qu'une date soit fixée et qu'il s'engage à se libérer de son travail, puis il a fallu que je réserve billets d'avion et hôtel. Nous avons atterri le soir (il faisait déjà nuit); puis bus, vaporetto et ruelles avant de dénicher l'hôtel. Le lendemain matin, nous sommes partis à la découverte.

On a beaucoup marché, traversé la Place Saint-Marc, monté au Campanile, pris une consommation au café Florian (sur l'addition, il faut ajouter 6 euros/personne pour la musique!). Au vu des queues interminables pour entrer dans la basilique Saint-Marc et le Palais des Doges, on s'est dispensé des visites. Il y avait aussi beaucoup de monde pour l'exposition Manet qui a lieu en ce moment.

Parmi les impressions que je garde, je note que les Vénitiens (en particulier les commerçants) sont des gens charmants qui parlent ou comprennent très bien le français. Mais aussi que les vaporetti étaient aussi "bourrés" que le métro à Paris aux heures "de pointe", que le prix des cierges dans les églises est moins cher qu'en France et que désormais il existe des cierges électriques plutôt que des bougies pour les fidèles, que la ville n'est pas vraiment faite pour les personnes en fauteuil roulant (1) (on monte et descend pas mal de ponts), que pour aller d'un point à un autre, on fait pas mal de détours à cause des "cul-de-sac" et autres impasses débouchant sur un canal. A la devanture des vitrines, il est très souvent demandé de ne pas prendre de photos (surtout en ce qui concerne les objets en verre de Murano ou l'artisanat local). A Murano, on a passé une excellente journée qui avait débuté par la démonstration de souffleurs de verre: impressionnant.

Si vous vous demandez où les Français ont passé la semaine de l'Ascension, je peux vous dire qu'il y en avait beaucoup qui parcouraient les rues et ruelles de la ville. Mon ami n'aimant pas trop la foule, on faisait tout pour prendre les ruelles les moins fréquentées possibles et ce ne fut pas trop dur. J'ai aussi constaté qu'il y avait peu de bancs pour se reposer, qu'il est interdit de s'asseoir sur le rebord des devantures de magasins et sur les marches des ponts qui enjambent les cours d'eau. On a fait une promenade en gondole pendant 40 minutes pour un coût de 80 euros pour 2 personnes (2). Je ne sais pas si c'est plus cher si on est 4 ou 5.

J'ai vraiment apprécié notre petit périple dans la cité des Doges et j'espère ne pas attendre à nouveau 29 ans pour y retourner. D'après mes souvenirs, la ville n'avait pas changé. Certains bâtiments sont délabrés et d'autres auraient besoin d'être nettoyés, mais dans l'ensemble, avec le soleil radieux et le ciel bleu dont on a bénéficié, Venise m'a paru très belle.

Voici quelques photos.

Place Saint-Marc

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Le pont des Soupirs

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Le grand Canal

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Promenade en gondole sur le grand Canal

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Le pont du Rialto

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Les maîtres verriers

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Une place dans le ghetto juif

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Façade du théâtre de La Fenice

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(1) je n'aurais jamais dû écrire "des handicapés en voitures d'infirmes" comme me l'a fait remarquer "mémé du net" ci-dessous.

(2) pour répondre à ideyvonne

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vendredi 28 septembre 2012

Retour du Var

Bonjour à toutes et tous, me voici revenue de mes 15 jours en pays varois où j'ai profité du soleil et de la mer tous les jours: un vrai bonheur. Je dois vous l'avouer, le blog fut assez loin de mes préoccupations qui se résumaient à regarder le ciel bleu et la mer vert émeraude dans laquelle je me suis baignée tous les jours. J'ai séjourné à Sainte-Maxime, petite ville balnéaire charmante qui ne ressemble pas du tout à sa voisine d'en-face (du golfe), Saint-Tropez. Quand je ne me baignais pas, j'ai pas mal lu et j'ai vadrouillé en voiture à Grimaud, Ramatuelle, Gassin, Port-Grimaud et Saint-Tropez (avec son marché qui vaut le détour). A Sainte-Maxime, j'ai séjourné juste à côté du parc botanique inauguré en 1995 où l'on trouve le pin parasol (arbre emblème de la région). J'ai  pris relativement peu de photos (mon appareil n'est pas très sophistiqué) car c'est dur de rendre la beauté et l'étendue de ce que l'on voit. Le panorama du Golfe de Saint-Tropez est sublime.

Voici néanmoins quelques images:

P1030180 Grimaud

P1030190 Grimaud

P1030191 Pins parasol Parc botanique

P1030195 Pin Parasol Parc botanique

P1030209 Petit clin d'oeil à mes lecteurs

P1030215 Citadelle de Saint-Tropez

P1030217 Saint-Tropez

P1030243 Sainte-Maxime

 

Merci encore à tous ceux qui m'ont posté des commentaires en mon absence.

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mercredi 11 avril 2012

Week-end dans la région des châteaux de la Loire

Si j'ai été peu présente pour faire des commentaires sur vos blogs (merci encore pour tous ceux qui m'ont souhaité bon anniversaire) pendant le week-end de Pâques (et je m'en excuse), c'est que j'ai eu le plaisir de retourner, trente-quatre ans après ma première incursion, visiter quelques châteaux de la Loire. Mon ami ne les connaissant pas (et oui il y en a pour qui c'est le cas), on s'est concentré sur quelques-uns parmi les plus célèbres: Blois, Amboise, Chenonceau, Chambord, Cheverny et Chaumont (mon chouchou). Tout d'abord, ces châteaux valent vraiment le détour, surtout que nous avons eu la chance d'avoir assez beau voire très beau temps pour ce week-end pascal. Bien entendu, je ne vais pas tout vous décrire (il y a pléthore de guides "papier" pour cela, sans parler d'internet), mais juste vous donner quelques impressions de visite.

Le château de Blois qui se trouve au coeur de la ville est célèbre pour son escalier, et pour avoir été le lieu de l'assassinat du duc de Guise, commandité par Henri III en 1588.

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C'est dans la chapelle située dans l'enceinte du château d'Amboise que reposent les restes présumés de Léonard de Vinci.

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Chenonceau, édifié sur un pont qui enjambe le Cher (un grand nombre de touristes s'y bousculait - cela a gâché le plaisir), est surnommé le château des Dames, puisque quelques femmes plus ou moins célèbres ont laissé leur empreinte dans ce château, dont Diane de Poitiers, Catherine de Médicis (respectivement maîtresse et épouse d'Henri II) ainsi que Louise de Lorraine, veuve d'Henri III.

 

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Chambord, c'est avant tout un immense domaine de chasse, un océan de verdure giboyeux et le château lui-même, énorme et majestueuse bâtisse composée d'un donjon (l'ensemble est un carré parfait) et d'une enceinte (sur le modèle du château de Vincennes). Chambord comporte un célèbre escalier à double révolution sur trois étages. Si on ignore le nom de l'architecte de cet édifice, il semble que Léonard de Vinci ait été un des inspirateurs de ce château.

 

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Je continue par le château de Moulinsart, pardon Cheverny. En effet, comme vous le savez certainement, Hergé s'est inspiré de Cheverny pour dessiner Moulinsart. Le château appartient à une famille noble qui l'occupe depuis 1338. C'est une véritable entreprise qui emploie 40 personnes à temps plein dont ceux qui s'occupent de la meute des chiens (presque une centaine de toutous, croisement entre le fox-hound britannique et le poitevin français). J'ai assisté au repas de 17 heures, ce fut un grand moment où les chiens se précipitent et engloutissent la nourriture. A 17H03, il n'y a plus une croquette visible. Il faut noter le très beau parc avec des arbres immenses, tel le cèdre ci-dessous. Les parterres de tulipes étaient magnifiques. L'exposition permanente "Tintin" est assez ludique. En revanche j'ai trouvé les produits dérivés en vente à la boutique très chers.

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Je termine donc par le château de Chaumont sur Loire (perché à 40 mètres au-dessus du fleuve) qui a longtemps appartenu à la famille de Broglie. Il a l'apparence d'un château-fort comme je les aime avec des tourelles au toit pointu. Cet édifice est devenu un lieu de culture, d'exposition. D'ailleurs, le deuxième étage vient d'être rendu accessible aux visites grâce à une exposition de Sarkis qui présente 72 vitraux. Ce deuxième étage est étonnant car on découvre une suite de pièces qui tombent en ruine ou presque: les papiers peints qui pendouillent, des trous au plafond, plus un meuble, des cheminées démantibulées, des pièces-débarras à l'aspect de brocantes. L'expérience fut intéressante. Toujours est-il que j'ai un faible pour ce château, certainement moins connu que les autres.

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Au total, 6 châteaux en trois jours, ce n'est pas mal. En revanche, j'émettrais un petit "coup de gueule" concernant les deux visites guidées que j'ai suivies (à Blois et à Amboise), dont l'une que j'ai abandonnée en cours de route. Je sais que l'on considère que notre niveau en histoire de France baisse, mais quand même. Où sont les guides qui ne récitaient pas par coeur leur texte, qui émaillaient leur prose d'anecdotes amusantes ou instructives, qui savaient de quoi ils parlaient? Ce que j'ai entendu sur l'histoire de France est le B-A-BA que tout le monde devrait connaître. Pour économiser du personnel, on a créé l'audioguide, c'est peut-être bien, mais dans des endroits comme Chenonceau où les pièces sont petites, la masse des touristes s'arrête souvent et bloque le passage, et l'on a du mal à apprécier l'endroit.

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lundi 12 septembre 2011

Lieu de villégiature - Saint-Jean de Luz

Hé oui, comme Saxaoul, Alain et quelques autres l'avaient deviné, j'ai passé une semaine à Saint-Jean de Luz (Lohizune ou Lohitzun ["lieu boueux"] en langue basque) au pays Basque. Située à 10 km de la frontière espagnole, Saint-Jean de Luz est une agréable petite ville qui a gardé beaucoup de cachet avec son église Saint-Jean-Baptiste (où se sont mariés Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche, le 9 juin 1660). Les rues sont bordées de jolies maisons basques assez bien conservées dans l'ensemble. Saint-Jean de Luz a une très grande plage de sable. C'est une baie cernée par 3 digues entretenues et conservées grâce à l'immersion régulière de blocs de béton. La technique est la même depuis le XIXème siècle. Saint-Jean de Luz, comme tout le pays basque, est attachée à ses traditions culinaires (fabrication et vente de macarons, mouchous - genre de macaron riche en amandes et pauvre en sucres - et chocolats) et sportives (pelote basque). Saint-Jean de Luz dispose d'un petit port sympathique qui fait face à Ciboure où se trouve la maison natale de Maurice Ravel. C'est la 3ème fois que j'y vais en vacances, et c'est chaque fois un plaisir renouvelé de rester dans cette jolie ville entre mer et montagne (La Rhune).

P1020524 Une rue. P1020498 La rue Gambetta (rue très commerçante).

  P1020522  La maison "Louis XIV".

P1020519  P1020520Voici la librairie "Le 5ème art" ouverte en novembre 2010 (rue Martin de Sopite) où une jeune femme pleine d'enthousiasme souhaite faire partager ses coups de coeur. Elle m'a dit que sa librairie "marchait" bien. Elle souhaite faire des mois à thème (Le Japon par exemple). Elle organise des ventes dédicaces. C'est un endroit vaste et clair. Je lui souhaite tous mes voeux de réussite.

P1020518 La maison natale de Maurice Ravel à Ciboure. Le temps du week-end des 3 et 4 septembre fut exécrable (malheureusement).

  P1020510 Ciboure vu du port de Saint-Jean de Luz.

P1020504 La maison de l'Infante.

P1020473  L'intérieur de l'église Saint-Jean-Baptiste.

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vendredi 4 mars 2011

Voyage en Grèce

Vous avez dû vous rendre compte que j'avais fait moins de commentaires depuis une semaine chez mes fidèles blogueurs (euses). La raison en est que du 22 février au 2 mars, j'étais partie voyager en Grèce, plus précisément à Athènes et sur l'île de Naxos. Si vous voulez ne rencontrer aucun touriste, c'est la saison idéale. Avec mon ami et sa maman, nous étions sans doute les trois seuls touristes sur l'île, la plus grande des Cyclades. Pour commencer, après trois heures de vol, nous sommes arrivés à Athènes, ville polluée et bruyante où vivent des Athéniens accueillants et chaleureux. On ne peut pas en dire autant du temps plus qu'exécrable que nous avons subi pendant une semaine (sauf une journée): froid, vent (glacial), pluie et brouillard (à Naxos). J'ai revu le Parthénon sur la colline de l'Acropole, déambulé dans le quartier alentour et visité le nouveau musée de l'Acropole, une belle réalisation vaste et aérée qui rassemble les vestiges concernant le Parthénon avec des bouts de la frise que ne possède pas le British Museum. Une autre colline célèbre, faisant face à l'Acropole, vaut la promenade (sauf quand il tombe des trombes d'eau comme ce fut le cas lors de notre escapade). Il s'agit du mont Lycabette, où est érigée l'église Saint-Georges qui est toute blanche. On atteint le sommet du mont grâce à un téléphérique. Pour ceux qui aiment l'Antiquité, je vous conseille le musée archéologique d'Athènes où deux ou trois salles sont consacrées à la civilisation Mycénienne (1550 à 1100 avant JC) qui valent à elles seules le déplacement, avec entre autres merveilles le masque d'or dit "d'Agamemnon". Concernant les horaires d'ouverture, les musées ouvrent tôt (8H15 ou 8H30) et ferment très tôt (15H00), sauf le musée de l'Acropole qui ferme ses portes à 20H00.
Après avoir quitté Athènes et pris un ferry-boat (un bateau immense) au port du Pirée, nous avons atteint, après 5 heures de voyage, l'île de Naxos dont la ville principale est appelée indifféremment Naxos ou Chora. Là aussi, nous avons pu observer la gentillesse des Grecs. C'est dans cette île que se trouve une porte d'un temple dédié à Apollon et que l'on trouve des Kouros (la statue d'un jeune homme, datant de la période archaïque de la sculpture grecque de -650 à -500) inachevés, sculptés en marbre mais laissés sur place dans des carrières. Les villages que nous avons traversés en voiture n'étaient guère animés. Je garderai un souvenir mitigé de l'île à cause du temps, mais je compte bien y retourner à une autre saison plus clémente.

Voici quelques photos:

P1000960  Mont Lycabette

P1000971  Le Parthénon

P1000970  Cariatides de l'Erechthéion.

P1020014  Porte du temple attribué à Apollon à Naxos

P1020019  Le Kouros de Flerio avec sa jambe cassée à Naxos

P1020020  Le Kouros d'Apollona à Naxos

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dimanche 29 août 2010

Histoire et Préhistoire en Périgord

Je ne vous avais rien dit de mes vacances de début août 2010. En voici un petit aperçu. J'annonce tout de suite qu'il n'y a qu'une photo pour illustrer ce billet. En effet, j'ai visité des lieux où les photos sont interdites comme pour les grottes (ce qui peut se comprendre) et dans les gisements à ciel ouvert (question de droit d'image).

Avant de faire une courte échappée en Aquitaine, mon ami et moi nous sommes arrêtés dans le Périgord, célèbre pour son foie gras et son patrimoine préhistorique.

D'abord un arrêt à Périgueux (que nous ne connaissions pas et qui vaut le détour) nous a permis d'admirer ses vieilles maisons et au moins un musée: Vésunna, site musée gallo-romain où est présentée, à couvert in situ, une domus Gallo-Romaine ayant connu deux niveaux d'occupation (vers le milieu du 1er, puis vers le milieu du 2ème siècle de notre ère), qui a été mis au (1) jour. Ce beau lieu bien aménagé qui date de 2004 a été conçu par Jean Nouvel.

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Ensuite, nous nous sommes dirigés vers les Eyzies à une quarantaine de km au sud-est de Périgueux. Nous avions trouvé un hôtel bien sympa sur les rives de la Vézère, qui est la rivière sur les bords de laquelle se trouvent, pour l'instant, les endroits les plus marquants (et encore accessibles au public) concernant la préhistoire. Et maintenant, sans faire de la publicité particulière, je dois dire que le guide vert d'un fabricant de pneumatiques bien connu nous a rendu un fier service.

En effet, nous n'avions rien réservé concernant les visites. C'était de l'improvisation. Dans un encart du guide, il était mentionné que, si l'on n'avait pas réservé, on pouvait arriver avant 9H30 à la billetterie de la grotte de Font de Gaume afin de s'insérer dans la queue des visiteurs du jour. Bien nous en a pris. On a eu la chance d'acheter nos précieux billets pour les grottes de Font de Gaume et des Combarelles. Et c'est là aussi que nous avons pu acheter d'avance, pour le lendemain, les tickets pour deux visites-conférences aux sites du Moustier et de La Ferrassie.

Nous avons commencé par les Combarelles (13000 ans BP (2)) où sont gravés environ 200 profils d'animaux, essentiellement des mammouths, des chevaux et des bisons, les trois animaux que l'on retrouve dans la plupart des grottes ornées. On peut y admirer aussi un profil de lionne (plus exceptionnel). La visite se fait en petit comité: pas plus de 8 personnes, ce qui donne 49 personnes par jour. A la sortie, sur le "livre d'or" à disposition des visiteurs, parmi les messages de gens mécontents de n'avoir pu rentrer dans les grottes en arrivant à l'improviste (contrairement à certains qui avaient parfois réservé un an à l'avance et payé 1,50 euro de frais de réservation), j'ai relevé celui qui trouvait, je cite, que l'"on pren[ait] les touristes pour des pigeons", il rajoutait qu'il attendais un courrier de réponse du Ministère!". C'est surtout la petite note écrite en exergue par un autre visiteur qui m'a amusée: "Et ta soeur?".

L'après-midi du même jour, nous avons pu admirer l'intérieur de la grotte de Font de Gaume qui est la dernière grotte à dessins polychromes ouverte au public (14000 BP). Le nombre de visiteurs est limité à 180 par jour. La grotte est une merveille. Combarelles et Font de Gaume sont distantes de 3 km.

Le lendemain, un jeudi, c'est Néanderthal. En effet, les deux sites à gisement stratigraphiques (s'étendant sur des dizaines de milliers d'années - des centaines de siècles!), Le Moustier et la Ferrassie, sont deux endroits où ont été trouvés des squelettes de néanderthaliens.
Nous avons eu la même conférencière qui est capable de captiver son auditoire en nous emmenant sur le terrain, en nous parlant pendant plus de 2 heures chaque fois, avec seulement ces stratigraphies, quelques documents, et quelques éclats de pierre ou moulages de crânes. Même moi qui n'y connait pas grand-chose, je pense avoir beaucoup appris. Il est à remarquer que la préhistoire est un domaine tabou dans certains pays que je ne nommerai pas ici. Je ne m'étendrai pas sur le sujet.

Depuis les dernières découverte de l'ADN et autre, les préhistoriens ont fait des découvertes intéressantes sur les premiers hommes. Il y eu quelques avancées spectaculaires, même si beaucoup de choses nous demeurent inconnues sur la préhistoire. C'est pourquoi la conférencière et les guides des grottes n'ont pas arrêté de nous répéter que quand ils nous disent des choses, c'est qu'elles ont été vérifiées. Pour le reste, chacun est libre d'interpréter (exemple, les dessins et gravures des grottes: sanctuaire? sacré? chamanisme? rite initiatique? On ne le saura jamais).

Nous avons terminé notre journée en allant visiter le musée de la préhistoire des Eyzies, très intéressant aussi (il a été rénové au XXIe siècle). Bien entendu, la célèbre statue (datant de 1930) de l'homme de Néanderthal qui trône à proximité ne correspond plus du tout à l'idée qu'on s'en fait aujourd'hui. Mais chut! "Néanderthal" est peut-être toujours parmi nous aujourd'hui.

Je voudrais terminer en disant que l'on a eu très beau temps pendant notre virée dans le Sud Ouest et aussi que mon ami qui lit beaucoup et est un passionné d'archéologie s'est ruiné en revues et livres que l'on a trouvés sur place.

(1) et non "à" jour comme on l'entend et le lit souvent par erreur. On découvre un site, on ne l'actualise pas.

(2) Pour la préhistoire, on parle en "BP" (Before Present), "avant le présent"... sachant que, par convention (anglo-saxonne?), la "date de référence" de ce présent est (déjà!) à 2 générations de nous: 1950 "de notre ère" (après J.-C.). 14 000 BP, ça donnerait donc 12050 avant J.-C. Mais "environ", puisque, en préhistoire, il est difficile d'avoir une datation même au siècle près. Ouf! Vous suivez?

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lundi 7 juin 2010

Voyage à New York

Comme mes fidèles lecteurs l'avaient lu, je suis partie et revenue d'un séjour de 7 jours dans ma ville de prédilection après Paris: New York. Cela faisait la 16ème fois que j'y allais (après une interruption de presque 5 ans). Ma première incursion dans la "grosse pomme" remonte à 1988. Cette année (2010), j'ai profité pleinement de mon séjour. J'ai eu la chance d'avoir un temps et une température (presque) idéaux. Que dire de New York et plus précisément de Manhattan qui est une île? C'est une ville vivante qui ne dort jamais (preuve en est Times Square illuminé toute la nuit). J'arrive toujours à découvrir des endroits que je ne connais pas. J'ai été aidée pour ce faire par un petit guide Gallimard (Cartoville New York): clair, concis et fiable. J'apprécie les grands trottoirs pour marcher. New York se visite le mieux à pied. Je ne suis pas retournée dans les musées déjà visités comme le MoMa (Museum of Modern Art) ou le Met (Metropolitan Museum of Art). Mais j'ai découvert le musée de Brooklyn qui possède une belle collection d'objets africains et d'antiquités égyptiennes. Attenant à ce lieu, vous pouvez aller au jardin botanique très beau en cette saison: je conseille le jardin Shakespeare et la roseraie. Dans Manhattan même, je ne suis pas retournée à Soho, Tribeca et Greenwich village mais j'ai flâné dans le quartier chinois (Canal Street) et Little Italy (Mulberry Street). Je reviens systématiquement sur Union Square (Broadway et 14ème rue). J'ai pris à nouveau beaucoup de photos d'immeubles caractéristiques et dans la 61ème rue est, j'ai visité une maison construite en 1799 (année de la mort de G. Washington) qui est devenue musée en 1988: Mount Vernon Hotel (Un musée de 9 pièces au mobilier du XIXème siècle dans une ancienne auberge qui est l'une des plus belles demeures new-yorkaises encore intacte). J'en ai profité pour admirer le pont de Queensboro (l'un des célèbres ponts P1000890 (avec ceux de Brooklyn et Manhattan) qui relient Manhattan au continent). Je ne me lasse pas de voir le "Flatiron" P1000811, immeuble en forme de fer à repasser qui fait l'angle de Broadway et de la 5ème avenue. Et l'Empire State Buiding n'en finit pas de dominer le "midtown" de Manhattan. Concernant "Ground Zero", un chantier a repris: c'est impraticable. On ne voit rien. Depuis 9 ans, la station de métro"Cortland" qui desservait les Tours est "temporairement" fermé au public. La salle des marchés dans Wall Street n'est plus accessible au grand public. Tout est barricadé avec contrôle sévère. P1000854 Pour les néophytes, le métro de New York est rapide et on se repère facilement pour les directions quand on sait que "uptown" veut dire que les rames vont vers le Nord de l'île ou le quartier du Queens et que "downtown" signifie que les rames se dirigent vers le sud de l'île de Manhattan et Brooklyn. J'ai même fait un long parcours jusqu'à Coney Island au sud de Brooklyn: la plage à New York où l'on trouve la célèbre roue "Wonder Wheel" qui vient de fêter ses 90 ans, rendue célèbre grâce au film The Warriors (Les guerriers de la nuit) de Walter Hill. P1000901 Le quartier est en pleine rénovation, mais pour le moment, il donne une impression d'abandon: dommage!

Je voudrais ajouter que New York est une ville chère. J'ai vraiment trouvé une augmentation significative de chaque chose. Le prix d'entrée des musées oscille entre 10 et 20 dollars. On ne peut pas vraiment manger à moins de 10 dollars pour un simple sandwich, une salade et une boisson, et il faut systématiquement ajouter à la facture la "taxe" de la ville qui se monte à plus de 8%. Cet inconvénient mis à part, New York vaut vraiment la peine d'être visitée, sans oublier qu'il faut assister au moins une fois à un spectacle de Broadway comme ce fut mon cas: j'ai eu le plaisir de voir Christopher Walken dans une pièce de théâtre, A behanding in Spokane. Très bien. Je compte bien revenir à New York une dix-septième fois. Voici, pour finir, le Carnegie Hall, grande salle de spectacle s'il en est. P1000884


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vendredi 25 septembre 2009

Séjour en Sardaigne (mini compte-rendu)

Me voici revenue de Sardaigne où j'ai passé un séjour agréable avec un temps doux, du ciel bleu, du soleil (mais avec quelques orages quand même). J'ai séjourné à l'est de l'île à 40 km au sud d'Olbia. J'ai vu une terre sauvage où le nombre de moutons est le double de celui des habitants. Il y a beaucoup de bergers. Parsemée de chênes, chêne liège et chêne verts avec une alternance de plaines et de montagnes (jusqu'à 1800 mètres d'altitude), ces dernières sont parmi les plus vieilles d'Europe. Le granit et le schiste dominent. L'île est bordée de belles plages. La faune se compose (en plus des moutons) de vaches, de chevaux, de cochons en semi-liberté, de sangliers, de moutons, de brebis et de chèvres. Un guide m'a dit qu'il n'y avait aucun animal venimeux. La langue sarde est issue directement du latin et elle est apparentée au corse. Bien que la Sardaigne soit une île, les Sardes ne sont pas des pêcheurs, je dirais même que l'eau a une connotation négative à cause des invasions durant des siècles. Le peuple sarde est taciturne mais attachant. Sensibles aux légendes, il est attaché aux fêtes religieuses dont la plus connue est la Sagra di Sant'Efisio (Fête de Saint Ephisio) le 1er mai. A part ça, il faut goûter les fromages de brebis et toutes les charcuteries (le saucisson est très bon) sur le "pistoccu" (pain très fin à base de farine de blé dur), le tout accompagné d'eau-de-vie ou de liqueur de myrte (50°).

Pour ce qui concerne l'Histoire de la Sardaigne, j'ai appris l'existence de la civilisation des "Nuraghes" (grandes tours construites en pierres sèches quelques millénaires avant J.-C au temps de l'âge du bronze!), et du "muralisme", forme d'art figuratif peint sur les murs (né au Mexique après la Révolution de 1910, importé en Sardaigne dans les années 1970 par des Chiliens qui fuyaient le coup d'Etat de Pinochet). J'ai parcouru une rue de la ville d'Orgosolo (une des 4 villes du centre) où sont rassemblées le plus grand nombre de "murales". Il faut une journée pour tout voir et pourtant la ville n'est pas grande.

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Si un jour vous ne savez pas où aller passer vos vacances, allez visiter la Sardaigne qui est à 1h50 en avion de Paris. C'est une île qui vaut le détour et l'accueil est sympathique. Le tourisme de masse n'est pas encore de mise (et heureusement). La Sardaigne garde un air sauvage qui fait du bien.

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vendredi 3 juillet 2009

1er salon du livre de Rouen - 27 et 28 juin 2009

Suite à l'annonce de ce salon par Aifelle, j'avais décidé de venir à Rouen (au moins une journée) pour 3 raisons: d'abord la rencontrer, puis visiter la ville que je ne connaissais pas et enfin, aller faire un tour à ce salon dont l'entrée était gratuite. Rendez-vous pris, Aifelle m'a accueillie à la gare, le samedi 27 juin, et notre rencontre fut chaleureuse avec un arrêt au café où allait Simone de Beauvoir (dixit Aifelle). Cette dernière avait apporté un plan pour que je me guide dans la ville et elle m'a indiqué quelques édifices à voir. Elle m'a aussi signalé qu'à l'Office du Tourisme (qui est installé dans une très belle maison face à la cathédrale), ils louaient des audiophones sur lesquels est enregistrée une visite guidée de la ville que l'on fait à son rythme. Elle dure à peu près deux heures. Je me suis donc baladée avant de me rendre au Salon. A la différence d'Aifelle, ma moisson de livre y fut plus modeste (c'était volontaire): un seul roman en poche, Dans l'or du temps (Editions Babel), chaudement recommandé par Aifelle et joliment dédicacé par son auteure, Claudie Gallay. Je viens d'ailleurs de le terminer [chroniqué le 17/07/2009]. Ce 1er salon du livre dans la ville où fut brûlée Jeanne d'Arc ("cramée" comme je l'ai entendu dire de la bouche de jeunes adolescents) était organisé par des librairies rouennaises indépendantes. Il s'est déroulé dans une grande halle, pas bien indiquée (et où il manquait peut-être un peu l'air conditionné), mais bien située, pas très loin de la cathédrale. Au milieu d'une grande salle étaient disposés surtout des livres de poche (je trouve que c'était une bonne idée). Seules les dernières parutions des écrivains présents (surtout des femmes jeunes) étaient en "grand format". Dans une salle au fond de la halle, des rencontres ont eu lieu pendant les deux jours entre les écrivains et le public. J'ai assisté en partie seulement à celle avec Catherine Cusset. Ensuite, après avoir pris un goûter dans un salon de thé assez chic et renommé à l'ombre de la cathédrale, Aifelle et moi, nous nous sommes dirigées vers une bouquinerie (la seule qu'elle connaisse à Rouen), où j'ai déniché trois vieux "Contes et légendes" pour mon ami qui les collectionne. Puis, après un arrêt photo dans la rue de l'Etoupée où se trouve un bas-relief, nous avons été dans un square pour finir de discuter avant que je reprenne mon train pour Paris. Le trajet direct sans arrêt dure seulement 1h10. Je remercie à nouveau Aifelle qui m'a bien parlé de sa ville où se trouvent au moins 120 maisons moyenâgeuses. Elles sont pour la plupart bien restaurées. En revanche, un horrible palais des congrès qui n'a jamais servi et qui se délabre "sur pied" fait désordre juste à côté de la cathédrale. Et j'avais cru comprendre qu'une médiathèque avait été démolie, à cause de sombres histoires politiques, alors qu'elle n'était même pas terminée (mais heureusement, j'avais mal compris cette information, voir le commentaire d'Aifelle ci-dessous). De tout ce que j'ai vu, je retiens l'Aître Saint-Maclou, du latin Atrium ou cour centrale qui désignait un cimetière au Moyen-Age: on y a brûlé les victimes de la grande Peste de 1348. C'est l'une des dernières nécropoles médiévale d'Europe en centre-ville. Aujourd'hui, c'est l'Ecole régionale des Beaux-Arts. En 1945, les Américains ont voulu le prendre pierre par pierre pour le reconstruire quelque part aux Etats-Unis. Heureusement qu'à l'époque, des personnes se soient émues et rien n'a bougé! En conclusion, j'espère qu'il y aura un deuxième salon du livre à Rouen et que les blogueu(rs)ses s'y déplaceront.

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