jeudi 11 mars 2021

Le jardin - Hye-Young Pyun

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Dans Le jardin (Editions Rivages/Noir, 232 pages angoissantes), la romancière (Hye-Young Pyun) nous raconte une étrange histoire dont on devine assez vite qu'elle va mal se terminer au moins pour un des deux protagonistes. Un jour, Ogui, un professeur d'université, se réveille complètement paralysé dans un hôpital. Il a eu un accident de voiture dans lequel a péri son épouse. Il ne peut plus parler et arrive péniblement à communiquer avec les autres en clignant de l'oeil. Au bout de plusieurs mois, il est transporté chez lui afin de continuer sa convalescence sous la férule de sa belle-mère. Cette femme, dont on ne saura jamais ce qu'elle pense, a un comportement bizarre. Elle n'a eu qu'un amour dans sa vie, sa fille, la femme défunte d'Ogui. Il faut noter qu'Ogui est le seul personnage qui porte un prénom. Les autres sont désignés par le lien de parenté avec lui. Dans la maison entourée d'un jardin, Ogui est de plus en plus coupé du monde, Personne ou presque ne vient le voir. Et pendant ce temps, sa belle-mère creuse un trou dans le jardin. En effet, le jardinage était devenu la passion de sa fille. Petit à petit, la belle-mère se désintéresse du sort de son gendre. Le roman se termine d'une manière abrupte qui m'a plu. Il y a une certaine distanciation qui fait que le récit reste soutenable. Un roman qui se lit vite et que je conseille. 

Lire les billets d'Ingannmic et Alex-mot-à-mots qui ont aimé. Lewerentz et Jean-Marc Laherrère sont beaucoup plus mitigés.

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mardi 25 septembre 2018

Généalogie du mal - Jeong You-jeong

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J'ai mis un temps infini (plus de trois semaines) pour lire Généalogie du mal (400 pages, Editions Philippe Picquier) d'un écrivain sud-coréen, Jeong You-jeong, une ancienne infirmière reconvertie dans l'écriture. J'ai vraiment peiné sur la fin alors que j'ai trouvé que l'intrigue commençait bien (si je peux m'exprimer ainsi). Yujin, un jeune homme de 26 ans, reprend conscience dans sa chambre. Il est couvert de sang. Dans l'appartement, un corps gît, la gorge tranchée avec un rasoir. Il s'agit de la mère de Yujin. Ce dernier a quelquefois des crises d'épilepsie qui le rendent inconscient et il ne se rappelle plus ce qui s'est passé. Il est suivi et traité par sa tante pour cette pathologie. Ayant retrouvé ses esprits, Yujin nettoie l'appartement et cache le corps de sa mère pour éviter qu'Haejin, son frère adoptif, découvre le cadavre. Mais cela n'empêche pas que, pendant une centaine de pages, j'ai cru que Yujin n'était pas l'assassin. Je m'attendais à une vraie enquête policière plus classique. Et bien pas du tout car le récit étant écrit à la première personne, le lecteur suit le cheminement des pensées d'un psychopathe qui commet d'autres crimes, et j'avoue que je n'ai pas forcément été passionnée. Je trouve qu'il y a des longueurs. C'est donc une déception en ce qui me concerne.

A part le fait qu'elles sont d'accord pour dire qu'il y a des longueurs, Eva, Ingannmic et Sandrine ont aimé ce roman.

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