Les solariens - Norman Spinrad
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J'ai (ta d loi d cine, "squatter" chez dasola) eu la chance de tomber, parmi des livres d'occasion, sur un titre que j'avais inscrit sur ma LAL grâce à Fattorius: un livre de science-fiction que l'on peut faire rentrer dans la catégorie des "classiques" (selon la définition de Nathalie pour son challenge 2024 sera classique aussi) puisqu'il date d'avant 1970, et qui peut aussi compter pour le 12e challenge de l'imaginaire (organisé par Tornade). Mais c'est seulement vers la fin de ma lecture que j'ai découvert qu'il pouvait aussi participer à mon challenge marsien!
Norman Spinrad, Les Solariens, bibliothèque Marabout Science fiction N°329, 1969
(paru aux Etats-Unis en 1966 en anglais), 240 pages.
Lorsque nous lisons comme ici de la SF datant d'il y a plusieurs décennies, nous avons la chance (je crois que c'est bien une chance) de pouvoir nous dire "Tiens, tel "successeur" connaissait-il ce bouquin, dont un de ses propres romans me paraît reprendre un élément-clé pour l'amener dans une tout autre direction?".
Cette édition porte en sous-titre "Pour sauver l'humanité, des êtres venus du soleil". Mais l'image apparaît trompeuse. Du moins, la couverture ne me "parle" guère. Alors, qu'avons-nous là?
Le bouquin commence en pleine bataille: la Onzième flotte (dans le camp des humains), commandée par l'officier supérieur Jay Palmer, s'apprête à affronter une flotte Duglaari dans le système Sylvanna. Quelques pages plus tard, notre commandant a réussi à sauver une partie de ses vaisseaux, mais le système est tombé aux mains de l'ennemi. Lors du débriefing, on comprend que, si doués soient-ils, tous les officiers et jusqu'aux généraux voire au commandant suprême côté humain sont "tenus en bride" alors que la stratégie humaine est décidée par ordinateur (une intelligence artificielle, mmmmh?), qui effectue systématiquement les meilleurs choix possibles en fonction des moyens disponibles. Depuis des siècles, les humains résistent ainsi au "grignotage", perdant vaisseau par vaisseau, système par système, dans une lutte retardatrice face aux Duglaari plus nombreux depuis le départ, avec l'espoir que, du "Système solaire" (à l'origine de l'expansion de l'humanité dans l'espace, il y a fort longtemps... mais qui s'est "retiré sous sa tente", comme Achille, il y a quelques siècles) arrive comme promis du renfort pour une victoire décisive. Le temps est justement venu. Mais on attend une armée invincible, et l'on voit juste venir se poser un vaisseau qui ne paye pas de mine d'où débarque un groupe humain. S'agit-il (ou non) de super-héros? Très vite est prise la décision d'envoyer une ambassade aux Duglaari. Tiens, si le commandant Jay Palmer prenait le titre d'ambassadeur des humains? Durant le voyage, chez les Duglaari, et encore par la suite, il va aller de surprises en surprises...
Les planètes de notre système solaire, dont Mars, y apparaissent vers la fin du livre (à partir de la page 196 ou environ?), à l'occasion de la "visite guidée" du système Sol. Et je ne vous en dirai pas davantage (lisez le livre!).
J'ajouterai juste (pour éclairer ce que je disais en introduction) que, pour ma part, Les solariens m'a fait songer à La stratégie Ender d'Orson Scott Carr (publié en 1985 mais prolongeant une de ses nouvelles datant de 1977). Mais je suis sûr qu'il y a bien d'autres références possibles (jusqu'à l'univers étendu de Star Wars - désormais hors du "canon").
Outre Fatorius déjà cité, le blog Les carnets dystopiques a aussi parlé du roman Les solariens. En regardant dans les archives des précédents challenges "Summer Star Wars", j'ai aussi déniché un vieux billet signé A.C. de Haenne.