Trois films de guerre vus en DVD
Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) vous présente trois films récemment chinés dans des bacs d'occasions. Dasola était plutôt dubitative au départ (elle n'aime guère l'idée que j'encombre encore plus ses étagères...). Après visionnage, je dirais que ces films américains de "série B" (je suppose) ont quand même quelques qualités. Ils sont tous construits autour d'une vedette. Et ce n'est pas leur seul point commun: soleil, sable et eau... et la guerre par-dessus tout cela (la Seconde Guerre mondiale).
Les éditions Atlas ont cessé leur activité en 2019.
Sahara, réalisé par Zoltan Korda, est sorti en 1943 (en pleine guerre), avec en vedette Humphrey Bogart, qui joue le rôle d'un chef de char. Après avoir recueilli des soldats alliés de différentes unités ainsi que deux prisonniers (l'un italien et l'autre allemand), il va défendre un fortin présenté comme seul point d'eau dans le désert contre une nombreuse troupe allemande assoiffée. Quelques grands moments. Tous ne verront pas la fin de la bataille (quant à la fin de la guerre, il n'en était pas vraiment question bien sûr).
En ont parlé bien mieux que moi: Shangols, L'oeil sur l'écran, Play it again, Platinoch, Le cinéphile stakhanoviste.
L'île des braves, sorti en 1965, est le seul film réalisé par Frank Sinatra (qui y tient aussi un rôle - pas forcément la vedette). Dans une île du Pacifique occupée par une petite garnison japonaise isolée, en 1943 (la bataille de Guadalcanal semble terminée), se "crashe" un C-47 américain (version militaire de l'avion de transport DC3) mitraillé par un chasseur japonais, qui lui-même fait "match nul" avec le chasseur d'escorte américain (pas de survivant des deux chasseurs). Dans l'avion de transport, par contre, seuls le copilote et le mécanicien ont été tués. Une section de "bleus" Marine commandés par un jeune lieutenant, l'infirmier de bord (Frank Sinatra) et le pilote (qui a grade de capitaine) vont devoir s'organiser, chercher à réparer la radio de l'appareil... Ils découvrent vite qu'ils ne sont pas seuls: l'ennemi se manifeste à l'approche d'un navire américain, qui repart sans avoir aperçu les naufragés de l'air. Les ennemis vont devoir co-exister, concrétiser une trêve sans fraterniser, protéger ensemble leur unique source d'eau potable contre les éléments déchaînés. Mais la guerre reprendra finalement tous ses droits jusqu'à extermination totale de l'un des deux camps. À la fin du film, le drapeau japonais flotte toujours sur l'île.
Voir aussi Le blog du West.
Le cinquième commando est le plus tardif des trois films (1971, réalisé par Henry Hathaway). Ici, la dimension héroïque du film d'aventures de guerre se développe sans contraintes. Richard Burton incarne un chef de commando (SAS) qui ne s'embarrasse guère de scrupules pour utiliser des "ruses de guerre" susceptibles de le faire fusiller comme espion: nécessité fait loi, pour une mission faisant songer à ce que l'on peut lire ou voir dans Les Canons de Navarone, même si elle se déroule à proximité de Tobrouk en 1942. La femme de service (une "proche" de l'état-major italien) sert, quant à elle, de sauf-conduit involontaire, grâce aux piqures qui la maintiennent hébétée. Rommel discute philatélie...
Voir encore Platinoch,
Sauf erreur de ma part, aucune des trois vedettes n'a combattu durant la Seconde guerre mondiale (Bogart a été timonier sur un transport de troupes lors de la Première guerre mondiale). Dasola n'a pas réussi à me dire l'ordre dans lequel elle avait préféré - ou pas ces trois films. On n'a plus qu'à les revoir?