Lumière pâle sur les collines - Kei Ishikawa
J'annonce tout de suite que je n'ai pas lu le roman de Kazuo Ishiguro (Prix Nobel de Littérature 2017) dont le film Lumière pâle sur les collines est une adaptation. Kei Ishikawa, le réalisateur, en est aussi le scénariste. L'histoire alterne entre 1952 à Nagasaki et trente ans plus tard en Angleterre. En 1982, Etsuko, une femme d'âge mur, accueille sa deuxième fille Niki dans sa maison située en Angleterre. Elle a décidé de la vendre maintenant qu'elle est veuve pour la deuxième fois. Niki, elle, voudrait écrire sur Nagasaki et ce qui s'est passé. En 1952, Etsuko est une jeune femme mariée depuis peu avec Jiro dont on devine assez vite qu'il a la main droite atrophiée. 1952, c'est sept ans après la bombe atomique lancée sur la ville le 9 août 1945 qui a fait plus de 60 000 victimes et des milliers d'irradiés. Etsuko, qui est enceinte, est très dévouée à son mari un peu tyrannique. Elle a un beau-père, Ogata-san, qui ne se remet pas de la défaite du Japon. Elle se lit d'amitié avec Sachiko, une voisine mère célibataire qui a une petite fille assez agitée qui porte des stigmates suite au bombardement. En 1982, on apprend que Keiko, la première fille d'Etsuko, s'est suicidée. Elle n'a semble-t-il pas supporté l'exil. Niki, qui est eurasienne, est née de la deuxième union d'Etsuko avec un Anglais. Toute la partie qui se passe en 1952 bénéficie d'une belle lumière. La partie plus contemporaine qui se passe intégralement dans la maison d'Etsuko est filmée dans les tons plus sombres. Dans le film, il semble qu'il y ait un personnage qui n'est pas dans le roman et qui a beaucoup troublé les quelques spectatrices qui étaient dans la salle avec moi. Elles n'ont pas compris toute la fin du film. Je ne vous en dirais pas plus. C'est un film qui se laisse voir rien que pour les actrices. Lire le billet de Selenie (pas enthousiaste).