Chien 51 - Cédric Jimenez / Running Man - Edgar Wright
Je chronique Chien 51 et Running Man dans le même billet car il s'agit de deux histoires dystopiques qui se passent dans un avenir peut-être pas si lointain. Les deux scenarii sont adaptés de deux romans, Chien 51 de Laurent Gaudé paru en 2022, et Running Man de Richard Bachman (autre nom de plume de Stephen King), qui a été publié en 1982 et qui avait fait l'objet d'une précédente adaptation avec Arnold Schwarzenegger en 1987.
Chien 51 de Cédric Jimenez se passe en 2045 dans le Grand Paris divisé en trois zones: la zone 1 (le centre de la capitale) est réservée à l'élite de la nation, la zone 2 abrite les classes aisées et dans la zone 3, on trouve le reste: pauvres et laissés-pour-compte. Tout ce petit monde est gouverné et surveillé par une intelligence artificielle nommée Alma. Un jour, l'inventeur d'Alma est assassiné mais par qui? Deux policiers, Salia (venue de la zone 2) et Zem (issu de la zone 3) sont chargés de l'enquête qui va se révéler tortueuse dans un monde où les forces de l'ordre n'hésitent pas à tuer. Le film va à toute allure. Jimenez a vraiment le sens du rythme. C'est peut-être le défaut de ce long-métrage dans lequel les personnages ne sont pas assez fouillés. On n'arrive pas vraiment à s'attacher à l'un ou l'autre d'entre eux. Je n'ai pas lu le roman de Laurent Gaudé qui m'attend depuis un moment dans une de mes PAL.
Je passe à Running Man d'Edgar Wright qui se passe aussi dans un avenir très proche aux Etats-Unis où la pauvreté règne. Les gens habitent dans des appartements presque sans fenêtre. Ben Edwards qui vient d'être renvoyé de son dernier travail est désespéré car sa petite fille de deux ans est gravement malade et ni lui, ni sa femme ne gagnent assez d'argent pour consulter un médecin et acheter des médicaments. La société que montre le film est celui de jeux télévisés violents voire mortels pour les candidats à qui on promet des sommes faramineuses. Edwards décide de concourir au jeu "Running man" qui lui permettra, s'il gagne, de vivre de sa fortune jusqu'à la fin des ses jours. Pour ce faire, il doit échapper pendant trente jours à des "Hunters" (chasseurs en VO) qui, s'ils le trouvent, le tueront. La population aussi a droit d'essayer de le tuer ou de le dénoncer. Bien sûr, cette chasse à l'homme est filmée de manière continue par des petites caméras rondes volantes et diffusée à la télé. Ce jeu et beaucoup d'autres ont été créés par un certain Dan Killian, un homme sans scrupules. Je ne vous dirai pas ce qui arrive à Edwards. Le film est survitaminé. Il y a beaucoup de péripéties, on tremble pour Edwards qui arrive à trouver parfois de l'aide. Certains scènes sont spectaculaires. J'ai tout de même trouvé le film un peu long, il dure plus de deux heures. Je n'ai pas lu non plus le roman de Stephen King.
Les deux films décrivent d'une manière différente une évolution de nos sociétés que j'espère ne jamais connaître. Cela ne fait pas rêver du tout.