La gouvernante - Joy Fielding / Hurlements - Alma Katsu / La maison des mensonges - John Marrs
Moi, Dasola, je viens de me rendre compte que je n'avais pas écrit de billet depuis une semaine. Je ne vois pas passer le temps. Et je n'ai pas été au cinéma récemment. Il faut que je me rattrape.
En attendant, j'ai lu des romans dont les trois que je vais chroniquer dans l'ordre où je les ai lus.
Je commence avec La gouvernante de Joy Fielding (Edition Michel Lafon poche, 417 pages) que j'ai lu lors d'un aller-retour en train. De nos jours, à Toronto au Canada, Jodi Bishop est agent immobilier dans un cabinet créé par son père. Elle est mariée à Harrison, un écrivain et animateur d'un atelier d'écriture qui dépend d'elle financièrement. Ils ont deux jeunes enfants. Jodi a une grande soeur, Tracy, une femme assez fantasque. Jodi qui est la narratrice raconte comment une certaine Elyse Woodley, une gouvernante digne d'éloges recrutée par ses soins avec de très bonnes recommandations, va s'immiscer peu à peu dans la vie des parents de Jodi et Tracy. En effet, la mère des deux soeurs est atteinte de la maladie de Parkinson et le père qui n'a pas bon caractère ne peut plus s'occuper d'elle. Les deux vivent dans une belle demeure. Les jours et mois passant, Elyse s'incruste, devient indispensable et ne se départit jamais de son sourire. Jodi se rend compte trop tard que le loup est entré dans la bergerie jusqu'à ce que... Un roman qui se lit agréablement.
Maintenant, je passe à Hurlements d'Alma Katsu, un thriller horrifique (Editions 10/18, 453 pages) qui s'inspire de faits réels. Aux Etats-Unis, en 1846-1847, en pleine ruée vers l'or, une centaine de personnes (hommes, femmes et enfants) partent de Springfield, Illinois sur des chariots avec du bétail en direction de la Californie. La romancière se focalise sur la famille Donner qui a donné le nom à l'expédition. Le périple commence à partir de juin 1846. Parmi les pionniers, beaucoup ne parlent qu'allemand. Assez vite, un petit garçon disparait dont on ne retrouvera que le squelette. La peur s'installe peu à peu. Le convoi avance mais pas assez vite, il y a des tensions entre les individus. Les provisions s'amenuisent peu à peu, les Indiens ne sont pas loin et il y a surtout des aléas climatiques qui vont compromettre l'avancée de l'expédition et amener le trouble. D'autres personnes vont disparaître, un jeune Indien est sacrifié. L'histoire est bien menée mais l'ensemble est un peu long malgré des flash-back qui donnent des éclaircissements sur le passé et nature de certaines personnes. Vous pouvez vous contenter de lire l'article sur Wiki même si la romancière a extrapolé certains faits.
Je termine avec La maison des mensonges de John Marrs (Edition City poche, 430 pages), une histoire éprouvante, un huis-clos dans une maison anglaise où vivent une mère (Maggie), 68 ans et sa fille Nina (36 ans). La mère dort dans un grenier aménagé avec une chaîne attachée à la cheville depuis deux ans. Nina travaille dans une bibliothèque. Au fur et à mesure que le récit avance, on va apprendre pourquoi la fille a enchaîné sa mère. C'est un huis-clos étouffant. Maggie et Nina racontent tour à tour ce qui se passe. Au bout du compte, la vie de ces deux femmes est terrifiante car l'une a toujours essayé de protéger l'autre. On découvre ou on devine les événements terribles qui se sont passés une vingtaine d'années auparavant. C'est un roman qui m'a mise mal à l'aise à un moment donné. Je l'ai trouvé un peu "too much" Et on ne peut pas dire que la fin soit heureuse car la boucle est bouclée. Je n'en dirai pas plus.