L'écho des ruines - Harald Gilbers
Je viens de terminer L'écho des ruines d'Harald Gilbers (Calmann Levy noir, 380 pages passionnantes), septième tome des enquêtes du commissaire Richard Oppenheimer. C'est toujours avec le même plaisir que j'ai retrouvé à Berlin ce commissaire de la Kripo (Police criminelle en VF) d'origine juive. Nous sommes désormais en mars 1949. Oppenheimer a réussi à survivre à la deuxième guerre mondiale sans être trop inquiété parce qu'il est marié avec Lisa, une non-juive, et qu'il est un très bon enquêteur. A Berlin, la ville n'est pas reconstruite, elle reste encore en friche. Des avions cargos ravitaillent plusieurs fois par jour, et même de nuit, Berlin ouest qui subit un blocus, qui se terminera en mai 1949. Dans ce volume, Richard Oppenheimer enquête sur trois hommes froidement exécutés et trouvés empilés dans une décharge. Il s'agissait de malfrats qui ne voulaient pas coopérer avec des jeunes en bande organisée. A Berlin, à cette époque, ces bandes qui se composaient de jeunes hommes de 18 ou 19 ans avaient des comportements violents allant jusqu'au meurtre. Pour les contrer, autour d'Oppenheimer, le groupe d'enquête "L'Echo des ruines" parcourt Berlin pour trouver le repaire du chef d'une bande repérable à ce qu'ils étaient coiffés d'un Borsalino et portaient un costume avait une pochette jaune à la boutonnière. L'enquête les emmène jusque dans des studios de cinéma. On apprend que le chef du gang qui s'appelle Jo a des complices parmi des policiers qu'il fait chanter. Gregor Wenzel, un collègue d'Oppenheimer, veut la "peau" de Jo pour une autre raison. Une fois de plus, Gilbers sait mener son récit de main de maître. Si vous n'avez pas lu les tomes précédents, ce n'est pas trop grave. C'est une histoire indépendante des autres. Mais j'espère que ce roman vous donnera envie de lire les tomes précédents. Je vous conseille le premier, Germania, et le deuxième, Les fils d'Odin. Les suivants sont très bien aussi. Lire le billet de bigmammy. Sinon, il y a encore au moins deux volumes pas encore traduits à paraître.