L'amulette - Michael McDowell
Je viens de terminer dans le train du retour de mes vacances L'amulette (Edition Monsieur Toussaint Louverture, 480 pages), le tout premier roman de Michael McDowell qui date de 1979 et qui vient donc de paraître en français. Comme dirait l'autre, c'est du "lourd". Que de morts : 7-2-2-1-2-2 et encore 2 et 2 avant la destruction finale d'une usine d'armement qui fabrique des fusils. Tout commence en mars 1965 à Fort Rocca, en Alabama. Nous sommes en pleine guerre du Vietnam. Dean Howell n'ayant pas eu de travail en usine a été tiré au sort pour partir combattre. Lors d'un entrainement, un fusil avec lequel il s'exerce lui explose à la figure, le laissant gravement blessé. Désormais, réduit à un état végétatif, il est veillé à Pine Cone par sa mère obèse, Josephine Howell, et son épouse Sarah. Jo(sephine) est une femme méchante, aigrie et paresseuse qui traite sa bru Sarah comme une domestique. Sarah est une femme sensible qui travaille sur une des chaînes de fabrication de fusils dont l'un a blessé Dean Howell. C'est pourquoi Jo s'est prise de haine pour toute la ville de Pine Cone où elle habite. Inconsciemment ou non, on ne saura pas vraiment, c'est elle qui va être à l'origine de la tragédie s'abattant sur la ville. Elle offre une belle amulette à un certain Larry qui n'avait pas pu proposer un poste à Dean dans l'usine. Cette amulette est ronde, noire et a des bords dorés (de l'or?). La chaînette est fine sans fermoir apparent, sauf quand quelqu'un la met autour du cou. Les conséquences sont immédiates, la personne qui la porte perd tout contrôle d'elle-même et se met à tuer avant de se tuer elle-même. Cette amulette va passer de cou en cou (si je puis dire) avec comme conséquence des gens qui meurent, de manières toutes plus horribles les unes que les autres. Sarah, qui a deviné que cette amulette est ensorcelée, essaye de la retrouver pour la détruire, mais c'est toujours trop tard, jusqu'à la fin que je ne vous dévoilerai pas. Un vrai "page-turner" gore mais qui garde une certaine distance. McDowell était vraiment sans pitié pour ses personnages à quelques exceptions près. Après Blackwater (je n'ai lu que les trois premiers tomes), Les aiguilles d'or, Katie, Lune froide sur Babylone et avant Les luminaires à paraître en 2026, L'amulette se lit bien, je vous le conseille.