Les Échos du passé - Mascha Shilinski
Je suis rassurée et je ne me sens donc pas toute seule car, comme moi, Pascale n'a pas aimé du tout Les Échos du passé de la franco-allemande Mascha Shilinski, qui est sorti le 7 janvier 2026 (et qui est encensé par Télérama). J'ai trouvé que ce film (qui a reçu le prix du jury ex-aequo avec Sirat au dernier festival de Cannes), qui dure deux heures et demie, est une vraie purge. Cela commence avec une jeune femme avec des béquilles qui s'entraîne à marcher avec une seule jambe (comme si elle était amputée) dans une grande bâtisse en brique que l'on ne quitte guère pendant tout le film. Cette bâtisse va se délabrer au fil du temps. Les habitants de cette grande maison, hommes, femmes et enfants, vont passer sans qu'on ne s'attache à aucun d'eux. Plusieurs choses m'ont gênée : la manière de passer d'une époque à l'autre sans qu'on comprenne pourquoi et comment. On ne sait pas qui est qui, je n'ai pas perçu les liens de parenté éventuels qui existent entre les quatre personnages féminins des quatre époques. Je regrette de n'avoir rien lu sur l'histoire AVANT de voir le film. Je l'aurais peut-être mieux apprécié, quoique.... L'image est souvent carrée. Il y a des plans où l'on observe une scène par un trou de serrure. L'histoire se passe donc au nord de l'Allemagne dans l'Altmark sur quatre périodes qui s'entremêlent. J'ai fait des recherches pour situer cette région. Les quatre périodes vont des années 1910 aux années 40 puis aux années 80 et enfin aux années 2020. Il y a beaucoup d'allusions à l'histoire allemande de ces cent dernières années mais je n'ai pas trouvé cela limpide. Pour passer d'une période à l'autre, en entend comme un bourdonnement désagréable. Il y a quelques scènes violentes et donc marquantes, mais que c'est long... Ce n'est pas un film distrayant ni agréable à voir. J'ai noté qu'il y a eu au moins cinq personnes qui sont parties avant la fin de la projection. Et quand le film s'est terminé, j'ai senti que les spectateurs restants étaient soulagés que leur torture soit terminée. A la différence de Pascale, je n'ai pas perdu un ami car j'y suis allée toute seule. Lire le billet de Selenie qui a aimé et Miriam.