La Princesse des glaces - Camilla Läckberg (roman) / Léonie Bischoff & Olivier Bocquet (adapt. BD)
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En vue de ma participation au thème "Polars scandinaves" du challenge Escapades en Europe – Voyages dans les littératures européennes de Cléanthe, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) me suis procuré en bibliothèque les deux ouvrages que je présente aujourd'hui. J'en profite pour inscrire également mon billet chez Alexandra (challenge Un hiver polar) et chez Sharon (challenges Mois du polar 2026 ainsi que Polars & Thrillers 2025-2026).
* Camilla Läckberg, La Princesse des glaces, Babel noir N°61, 2012, 509 pages
(trad. du suédois par Lena Grumbach & Marc de Gouvenain,
1ère éd. française chez Actes Sud en 2008, EO 2004)
* Adaptation BD d'après le roman: Léonie Bischoff (des.) & Olivier Bocquet (scén.),
Casterman, 2014, 126 pages
Pour ce dixième mois chez Cléanthe, j'ai eu l'idée de revenir vers un titre que j'avais découvert alors que la série dont il est désormais la "tête de liste" comptait seulement trois ou quatre volumes. Elle en comprend désormais 11, et le dernier titre (à ce jour), Le nid du coucou, est paru en 2022 en suédois, en 2024 en français, et son édition en Babel noir est annoncée pour avril 2026.
En ce qui concerne La princesse des glaces, ce roman de 500 pages met en place tout l'univers d'une petite ville suédoise, sous la plume d'une autrice omnisciente qui nous fournit une multitude de détails (lieux, pensées, actions de telle ou telle personne narrés presque minute par minute). Camilla Läckberg est elle-même originaire de la ville (véritable) de Fjällbacka (selon wikipedia [consulté le 15/02/2026], elle compte moins de 1000 habitants sur une étendue d'un kilomètre carré).
Le personnage principal de ce polar suédois est Erica Falck, une jeune femme écrivain qui est revenue dans la maison familiale à Fjällbacka après la mort de ses parents, pour faire du rangement et trouver l'inspiration afin de rédiger son prochain livre, une biographie d'une écrivaine, sa cinquième. Lors d'une promenade, elle est l'une des premières à découvrir le cadavre d'une amie d'enfance, Alexandra, qu'elle n'avait plus vue depuis 25 ans, avant d'appeler la police. Nous ne découvrirons le commissariat qu'après la page 70. Il s'avère assez rapidement que, si la mise en scène évoquait un suicide (le cadavre, dans l'eau d'une baignoire gelée en surface, avait les poignets ouverts), celui-ci doit être écarté: il s'agit d'un assassinat.
Entretemps, les parents d'"Alex" avaient demandé à Erika de rédiger un article sur leur fille destiné à être publié dans le journal local. Elle va donc chercher à en savoir davantage... en rêvant d'en tirer l'inspiration pour une écriture romanesque! Du coup, elle est amenée à mettre le nez hors de chez elle et rencontre plusieurs personnes qu'elle avait connues dans son enfance et/ou sa jeunesse... J'ai remarqué que, p.72, il est question d'une ville de "12 000 habitants": erreur de traduction ou bien licence romanesque pour "avoir matière"?
Différents suspects seront successivement soupçonnés voire arrêtés, diverses pistes suivies. En parallèle à l'histoire purement policière, il faut attendre plus de la moitié du roman pour qu'une grande scène (digne d'un Harlequin "Audace") plante le décor pour la suite de la série... L'enquête en cours sera résolue à la fin de ce tome, comme ce sera ensuite le cas dans les autres volumes. Je ne dirai pas comment, mais seulement que, à chaque fois, se mêlent le présent des personnages et des "affaires" datant de plusieurs décennies, parfois de plusieurs siècles dans d'autres tomes, avec souvent des révélations de "secrets de famille".
Ceux qui découvrent aujourd'hui la série ont désormais la chance de pouvoir lire ses différents volumes à la suite. Le "centre" de la série, avec comme fil conducteur Erica elle-même, est constitué par le commissariat, son équipe et les proches des policiers ou autres personnels. Alors que la rédaction de la douzaine de volumes s'est étendue sur une vingtaine d'années, la vie des personnages se déroule plus lentement (quelques années seulement). Le fait d'avoir fait commencer l'action quelques années avant la date de publication a permis de développer une chronologie "alternative", sans obligation de tenir compte de l'actualité. Au début de la série, dasola me ramenait les volumes au fur et à mesure de leur acquisition par la bibliothèque du personnel de son employeur, mais j'avoue avoir "lâché l'affaire" au bout de quelques tomes, il y a déjà un certain temps.
Je noterai enfin que, parmi les titres de l'"Extrait du catalogue" de Babel noir figurant en fin d'ouvrage, il y a Millenium II (N°52). Cela ne nous rajeunit pas.
Au fil des ans, bien des blogs ont chroniqué La princesse des glaces. Quelques exemples non exhaustifs: Anne-yes, Athalie, Enna, Violette, Canaille27, Manou, Docbird, Bernie, Belette2911, Cléanthe (on avait choisi la même oeuvre sans nous concerter!), ... [liste à compléter!]
Shéharazade2000 l'avait audiolu en 2011.
P.S.: pour répondre à la question de Nathalie ci-dessous, je précise que, si j'ai apprécié cette relecture, je pense que seule une occasion spéciale comme un nouveau confinement pourrait me décider à prendre le temps de me plonger dans l'intégralité de la série! J'ai tellement d'autres lectures "prioritaires" dans mes PAL & LAL... ;-/
P.S.2: pour la question d'Anne-yes: je pense qu'à un moment, j'ai dû lire le tout dernier tome alors sorti, et puis j'ai eu bien d'autres lectures et d'autres envies ou priorités en LAL... et n'ai jamais "raccroché les wagons" à la sortie du tome puis des tomes suivants, tout simplement ("situation de fait" bien davantage que "décision")!
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Si j'avais déjà lu le roman (en édition "grand format" et non en Babel noir), je ne connaissais pas son adaptation en bande dessinée, et j'ai souhaité la découvrir pour la présenter à l'occasion de ce challenge. J'ai eu un peu de mal à me la procurer. Le bibliothécaire qui me l'a ramené de leur "réserve" m'avait amené en plus un autre tome qu'ils possèdent aussi (et que je n'avais pas demandé), je l'en ai remercié mais ne l'ai pas pris. J'ai en tout cas appris à cette occasion que les trois premiers tomes de la série BD ont été adaptés, de 2014 à 2018, mais pas les suivants, j'ignore pourquoi (peut-être en rapport avec les ventes, ou bien avec les droits à payer, vu le succès grandissant des romans? Pures hypothèses de ma part).
Pour faire tenir un roman de 500 pages en 120 pages dessinées, la bande dessinée a, bien évidemment, dû tailler jusqu'à l'os nu. Très intelligemment, cet album a pour prologue une galerie des portraits de quelque 18 personnages qui se présentent en quelques mots, brisant le quatrième mur.
En symétrie avec cette "ouverture", un "épilogue" en trois pages presque muettes (que je ne vous ai pas photographié) livre la clé du mystère, alors que celle-ci est confirmée, dans le roman, lors d'un entretien entre deux personnes qui dure une dizaine de pages.
Le nom de la dessinatrice me disait quelque chose (pas forcément les dessins, plutôt torturés). Vérification faite, c'est elle (Léonie Bischoff) qui a dessiné le joli conte qu'est La longue marche des dindes. Quant à Olivier Bocquet, romancier, il a collaboré comme scénariste avec de nombreux dessinateurs.
Julitlesmots avait écrit quelques mots sur l'album naguère. Violette aussi.