Films vus et non commentés en février 2026
J'ai vu quelques films en février qui m'ont plus ou moins plu. En voici déjà deux.
Je commence par Aucun autre choix du cinéaste sud-coréen Park Chan-Wook (futur président du Festival International de Cannes en 2026). Aucun autre choix est une libre adaptation du roman Le couperet de Donald Westlake. Ce livre avait déjà été adapté par Costa-Gavras en 2005 avec José Garcia dans le rôle principal. C'est l'histoire de Man-Su, qui était un homme comblé jusqu'à présent avec femme, deux enfants, deux chiens (genre labrador) et un travail qui lui plaisait. Malheureusement, l'usine de papeterie où il travaillait est rachetée par des Américains et bien évidemment, il fait partie des licenciés. Qu'à cela ne tienne. Il postule pour un autre emploi, car les temps deviennent durs financièrement, mais sa femme est là pour prendre des mesures drastiques. Voilà que Man-Su décide d'éliminer les candidats qui ont plus de chance que lui d'être embauchés sur le poste convoité. A partir de là, j'avoue que j'ai un peu décroché. Le ton du film m'a désarçonnée. Je me suis ennuyée, pour tout dire, alors qu'il se passe plein de choses, notamment les manières de mourir de chaque candidat sortent de l'ordinaire. J'ai trouvé le temps long (le film dure presque 2h15) malgré tout. Ce film n'était vraiment pas pour moi. Lire le billet de Pascale.
Je passe à Urchin, un film anglais pas gai (ça rime). C'est le premier film d'Harris Dickinson, qui est aussi acteur. Urchin (oursin ou plutôt gamin des rues) suit la descente aux enfers (il n'y pas d'autre expression) de Mike, un jeune homme qui dort dans la rue et s'en prend à celui qui veut venir à son aide. On apprend qu'il a été un enfant adopté, mais c'est la seule chose que l'on apprendra de lui. Après être sorti de prison, il est incapable de garder un travail. Rien n'y fait, même quand des personnes veulent l'aider. Urchin comporte quelques moments oniriques qui donnent un peu de respiration à une histoire assez désespérée. L'acteur Frank Dillane qui interprète Mike est bien. Son air juvénile accentue la noirceur de l'histoire. Ce film sorti dans peu de salles n'est pratiquement plus projeté.