Bobby Mars Forever - Alan Parks / L'énigme de la stuga - Camilla Grebe
J'ai terminé ce week-end Bobby Mars Forever d'Alan Parks (Rivages/Noir, 457 pages, 2020). C'est le troisième de la série qui en compte six (pour le moment) mais c'est le cinquième que je lis. Après Janvier Noir et L'enfant de février, voici donc Bobby Mars Forever qui, à la différence des autres, ne se passe pas pendant le mois du titre mais à partir du 13 juillet 1973 jusqu'en septembre 1973 avec des retours en arrière en 1964. J'ai retrouvé avec plaisir l'inspecteur Harry McCoy qui vit toujours à Glasgow. Il est appelé sur une scène de crime dans une chambre d'hôtel. Bobby Mars, star du rock a été retrouvé mort d'une overdose. Crime? Suicide? Accident? On le saura à la fin du roman. Par ailleurs, on demande à Harry avec son adjoint Wattie d'enquêter sur l'enlèvement d'Alice Kelly, 13 ans. Glasgow est en émoi. Et à titre officieux, son supérieur Murray lui demande de retrouver sa nièce Laura qui a fugué. Comme dans les autres romans, la ville de Glasgow en arrière-plan est très présente. Le roman est haletant et Harry McCoy toujours aussi attachant. Un excellent roman comme les autres. Je viens de commencer Les morts d'avril et je conseille les deux suivants : Joli mois de mai et Mourir en juin.
Je passe au premier roman de la suédoise Camilla Grebe que je lis, L'énigme de la stuga (édition Calmann Levy noir, 474 pages). Le récit alterne le présent et huit ans auparavant où un drame affreux a eu lieu. L'un des deux narrateurs du roman est Lykke Andersen, éditrice accomplie, mariée à Gabriel, un écrivain à succès. Elle est la mère de jumeaux, David et Harry, âgés de 17 ans. Lors de la fête suédoise de l'écrevisse en août (j'avoue que je n'avais jamais entendu parler de cette tradition), Bonnie, âgée aussi de 17 ans, la meilleure amie des garçons est invitée pour la fête. Le lendemain de cet événement, elle est retrouvée morte dans la dépendance pas loin de la maison où vivent les parents. David et Harry étaient aussi dans la dépendance avec Bonnie. Ils sont très vite soupçonnés et mis en prison. Manfred Olsson est chargé de l'enquête. C'est lui, le deuxième narrateur. J'avoue que j'ai trouvé que l'histoire faisait du sur-place. Il ne se passe pas grand-chose sauf les trente dernières pages car seuls les deux garçons sont soupçonnés et chacun des deux rejette le crime sur l'autre. Ce qui provoque le chaos dans la famille. J'ai oublié de dire que c'est un crime en "chambre close" puisque les fenêtres et la porte étaient verrouillées de l'intérieur quand on a trouvé le corps. Le roman avec des courts chapitres et beaucoup de pages blanches aurait pu être plus court: 300 pages, c'était amplement suffisant.