Cocotte - György Palfi
C'est Henri Golant qui m'a convaincue d'aller voir Cocotte (Kota en grec) du réalisateur hongrois György Palfi. Ce film greco-germano-hongrois est filmé à hauteur d'une poule noire qui, née dans un élevage intensif, va vivre quelques aventures mouvementées que je vous laisse découvrir. Cette poule n'est pas expressive mais elle caquète. Dès le premier plan du film, on voit en gros plan un oeuf qui sort du cul d'une poule. Puis, dans un plan plus large, on voit des milliers d'oeufs qui vont éclore et donner des milliers de poussins ballottés et triés d'une machine à l'autre dans un élevage industriel. Cocotte grandit dans cet environnement hostile et par un concours de circonstances, elle va réussir à s'en échapper. À partir de là, ses aventures débutent quand elle est menacée par un renard qui aimerait en faire son repas, puis par un aigle avant d'être attrapée par un chien nommé Titan. Complètement tétanisée, elle reprend du poil de la bête dans un poulailler mais elle est violée par un coq (très moche). Elle pond ses premiers oeufs qui lui sont pris tout de suite. Par la suite, elle a le coup de foudre pour un autre coq dans le même poulailler appartenant à une famille de restaurateurs liée à un trafic de migrants. Nous sommes en Grèce, à la frontière turque, avec un paysage idyllique en bord de mer. Mais on reste toujours à hauteur de poule. Le film comporte très peu de dialogues mais les situations sont très explicites. C'est un film que je conseille (mais pas aux jeunes enfants). Il y a des moments violents. Ce long-métrage semble trouver son public et les critiques sont bonnes. Lire aussi le billet de Pascale.