Les belles promesses - Pierre Lemaitre
Quatrième et dernier volume de la quadrilogie se passant pendant les Trois Glorieuses, Les belles promesses de Pierre Lemaitre (Edition Calmann Levy, 502 pages) permet de terminer en beauté et aussi de manière tragique, l'histoire de la famille Pelletier. Pierre Lemaitre s'est refocalisé sur la vie du fils aîné des Pelletier, Jean (alias Bouboule) et sur son épouse Geneviève, une femme épouvantable qu'on n'aimerait pas rencontrer. C'est une caricature de la mégère. Quand l'histoire débute en septembre 1963, Jean, plutôt peureux d'habitude, commet un acte de bravoure. En effet, il sauve in extremis un bébé de la mort lors de l'incendie d'un immeuble à Paris. Geneviève va tirer le maximum de cet événement pour que son époux devienne célèbre. Pendant ce temps-là, le frère cadet de Jean, François, journaliste et romancier, commence à s'interroger sur des meurtres non résolus de jeunes femmes perpétrés depuis 1948 ou 1949 en France, dans des lieux où se trouvait peut-être Jean (merci de lire les trois premiers tomes dans l'ordre, ici, ici et là). Il va mener son enquête de son côté en ne révélant rien à la famille. Pour en revenir à Jean et Geneviève, leur fils Philippe qui a 11 ou 12 ans connaît ses premiers émois amoureux en espionnant sa tante Thérèse par le trou d'une serrure. Cela donne des moments plutôt amusants. Et enfin, Les Belles promesses évoquent la construction du boulevard périphérique autour de Paris. Une vaste opération financière dans laquelle Jean (et Geneviève) vont être très impliqués. Comme pour les précédents, j'al lu ce volume en deux jours. Quand on le commence, on ne le lâche plus. Lire les billets d'Alex-mot-à-mots, Clete (Nyctalopes), Athalie, Aude bouquine, Gambadou et Delphine-Olympe.
Comme ce roman fait plus de 500 pages, je participe une fois de plus au challenge Les pavés de l'été chez Sibylline (La petite liste).
/image%2F1203477%2F20260630%2Fob_a71c99_pavesdelete-2026.jpg)