Les naufragés de l'Arctique - Arthur Catherall
Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) vais un peu faire appel à du "fond de bac" (comme dirait Fanja!) pour meubler le blog en cette fin de mois: un livre "jeunesse" qui a plus d'un demi-siècle, sur lequel je suis vraiment tombé par hasard. En faisant quelques recherches, j'ai trouvé des informations sur la collection ici, et ai constaté en voyant les couvertures qui y sont présentées que j'en avais au moins chroniqué un titre là.
Arthur Catherall, Les naufragés de l'Arctique, Hatier G.T. Rageot,
Coll. Jeunesse-poche N°25 [11-13 ans], 1972 (trad. Edith Vincent, EO 1968 à Londres),
153 pages
L'auteur Arthur Catherall (1906-1980) a principalement écrit de la littérature jeunesse (en français, certains de ses ouvrages sont parus en Rouge & Or, Plein vent...). Il ne doit pas être réédité dans notre langue de nos jours vu qu'il n'a pas droit à sa page Wikipédia en français. Sa page en anglais (consultée ce 29 juillet 2026) mentionne près d'une centaine de titres, certains écrits sous pseudonymes. Je ne crois pas en avoir lu d'autres que celui-ci.
Les naufragés de l'arctique rentre dans la catégorie du roman d'apprentissage. À Bergen (Norvège), le jeune Leif, 16 ans, fils d'armateur, informe ses parents qu'il souhaite embarquer dans une compagnie de transport maritime. Il a demandé les papiers, qui n'attendent que la signature paternelle. Refus (en substance, "passe ton bac d'abord!"). "Père, tu connais le proverbe: "il est toujours possible de conduire un cheval à l'abreuvoir, jamais de le forcer à boire". Je n'aime pas l'étude. (...) Si tu refuses de signer les autorisations nécessaires afin que je puisse embarquer comme officier de pont, je me sauverai et j'embarquerai comme je pourrai. Il n'y a pas d'autre solution. Toi l'as bien fait, toi!". Va dans ta chambre, mon garçon, et réfléchis.
Concertation parentale... "Pour peu qu'il embarque maintenant, soupira la mère de Leif, il n'entrera jamais à l'Université. Il y a tant d'étudiants, les places sont de plus en plus rares" [1968 pour la parution originale...]. Finalement, le père envoie son fils chez ses oncles Peder et Jan, rudes pêcheurs sur la côte Nord à bord de leur petit chalutier Cap Nord, ...avec la mission pour ceux-ci de le dégouter de sa lubie en quinze jours. Sauf que le gamin, qui n'est pas la moitié d'un âne, comprend vite le petit jeu et met sa fierté à s'accrocher quelles que soient les dures conditions auxquelles on le soumet.
Dans cette mer de Barents, des avions militaires russes traversent le ciel. Alors qu'il est seul à la barre et qu'il vient de voir un des avions tomber à la mer (durant une aurore boréale), Leif, voulant porter secours au pilote qu'il a vu sauter en parachute, commet une fausse manoeuvre (il embrouille l'hélice dans les filets!). Dès lors, en plein brouillard, les choses n'iront qu'en s'aggravant... Bon, on est dans de la littérature jeunesse, tout de même: après moult péripéties les choses finiront par s'arranger à la satisfaction générale.
Ce petit bouquin (qui a bien dû faire rêver quelques gamins - et peut-être gamines? Une de ses propriétaires a signé "Christelle"... - depuis un demi-siècle) m'a fait songer au film (que je n'ai pas vu mais dont je connais l'argument) Si tous les gars du monde (Christian-Jaque, 1956).
Pour la pêche en mer de Barents, l'âge du héros et celui du livre, j'inscris ce petit ouvrage aux challenges Book trip en mer (saison 3) de Fanja, Littérature jeunesse (2025-2026, édition #1) chez Pativore, et 2026 sera classique aussi! organisé par Nathalie.
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