La bataille de Gaulle : L'âge de fer et J'écris ton nom - Antonin Baudry
Mon ami Ta d loi du cine et moi sommes allés voir à un jour d'intervalle les deux épisodes du film d'Antonin Baudry La bataille de Gaulle, le premier sous-titré L'âge de fer qui porte sur la période 1940-1942 et le deuxième sous-titré J'écris ton nom qui se passe entre 1943 et le 11 novembre 1944. Les deux films durent chacun 2h40 soit 5h20 en tout. Le réalisateur qui est aussi co-scénariste a choisi quelques événements marquants de la seconde guerre mondiale où le colonel De Gaulle promu général a joué un rôle important pour que la France garde son indépendance et puisse faire entendre sa voix et celle de la France face aux alliés, c'est-à-dire les Britanniques ensuite rejoints par les Américains. Il en a laissé de côté d'autres, par exemple l'importance de l'action de Rol Tanguy (membre du Parti communiste), lors de la libération de Paris. Le personnage de Gaulle est décrit comme un être obstiné surtout face à Winston Churchill. De Gaulle a eu quelques militaires de premier plan qui se sont ralliés à lui comme les futurs généraux Leclerc ou Koenig. On voit la reconstitution des batailles de Bir-Hakeim, de Ksar Ghilane, ou l'assassinat de l'amiral de la flotte François Darlan par Fernand Bonnier de La Chapelle. La rivalité entre De Gaulle et le général Giraud est bien décrite. Il y a aussi la rencontre entre Jean Moulin et De Gaulle à Londres et l'arrestation de Moulin par la Gestapo et, avant ça, la création du Conseil National de la Résistance. Il faut savoir que De Gaulle a été déchu de sa nationalité et avait été condamné à mort par Vichy. Pour les rôles féminins, on aperçoit la femme de De Gaulle et surtout, on suit le parcours de Livia, un personnage fictif qui va survivre à tout le conflit en étant dans la Résistance. Et j'ai aimé les échanges entre Churchill et De Gaulle, à fleurets mouchetés. Il faut saluer le jeu des acteurs, tous très bien, Serge Abkarian en tête mais aussi Niels Schneider dans le rôle du général Leclerc. Je vous conseille bien évidemment de voir les deux films, et dans l'ordre de préférence. Les images d'archives de la Libération de Paris m'ont fait verser une larme. Et c'est émouvant d'entendre le poème de Paul Eluard, J'écris ton nom. Lire les billets de Pascale, Sélénie ici et là et Jenevelle Laclos.