Notre histoire : Chroniques du Caire - Abu Bakr Shawky
En ces temps de disette cinématographique, je ne sais vraiment pas quoi aller voir comme film: il y a beaucoup de films d'horreur qui ne m'intéressent pas. Mais je suis tout de même allée voir Notre histoire : Chroniques du Caire qui est semble-t-il assez autobiographique pour le réalisateur austro-égyptien Abu Bakr Shawky. Le film commence en Egypte en 1967, au moment de la guerre des six jours et du retour au pouvoir du président Gamal Abdel Nasser. On fait la connaissance, au Caire, d'une famille de la petite classe moyenne égyptienne qui ne loupe aucun des matchs de football du club Zamalek Ce sont surtout les hommes de la famille et les voisins qui sont assis devant le poste de télévision selon un certain ordre. Ahmed, l'un des fils de la famille, est le seul à faire exception. Il s'exerce au piano en jouant des morceaux classiques au grand mécontentement du voisin de dessus. Et Ahmed vient de commencer une correspondance avec Liz, une jeune Autrichienne férue aussi de musique. Dans cette famille, il y a aussi la mère Fayrouz qui peste devant sa gazinière qui ne marche pas bien. On ne sort pas beaucoup de l'appartement familial, sauf quand Ahmed part en Autriche pour rencontrer Liz. Ce film est l'occasion de retracer à une vitesse accélérée plus de 20 ans de l'histoire de l'Egypte, avec 1973 et la guerre du Kippour et en 1981, l'assassinat d'Anouar El Sadate, et ces événements influent beaucoup sur la famille. C'est un film qui dure deux heures et qui se regarde avec intérêt même si j'ai trouvé le film un peu trop sonore. Peut-être que le son était mal réglé lors de la projection. J'ajouterai que les acteurs sont tous très bien. Lire le billet de Miriam.