Le triangle d'or - Hélène Rosselet-Ruizh
Avec Le triangle d'or, la réalisatrice Helène Rosselet-Ruiz nous emmène dans un quartier de Paris se situant entre Les Champs-Elysées, l'avenue Montaigne et l'avenue George V, c'est-à-dire parmi ce qu'il y a de plus cher dans l'immobilier à Paris. Dès le début du film, dans un hôtel particulier, différentes femmes passent un entretien pour un emploi auprès de Souria, une saoudienne maîtresse d'un émir. On la cache car personne ne doit le savoir. Laura qui a furieusement besoin d'argent est prête à être disponible H24. C'est elle qui est prise et qui est payée "au black". Dès le début, on peut constater que Laura et les personnes présentes sont surveillées par des caméras installées dans chaque pièce de l'hôtel particulier à plusieurs étages. Il y a même une piscine intérieure et dans une autre, une panthère noire gavée d'anxiolytiques derrière des barreaux. Personne ne s'en occupe. Laura fait de son mieux pour toutes les tâches demandées bien que Souria* la prenne vraiment pour sa "boniche" en ne disant jamais "merci" ni "s'il vous plaît". Elle lui parle et se comporte mal. Mais le sort de Souria n'est pas enviable non plus, car elle ne peut pas sortir de sa cage dorée et ne fait qu'attendre son amant. Petit à petit, les relations entre les deux femmes évoluent avec un peu plus de considération de la part de Souria pour Laura. Je ne vous raconterai pas la fin, pas vraiment optimiste pour l'une d'entre elle. Ce huis-clos étouffant est prenant de bout en bout. La réalisatrice qui est la co-scénariste s'est inspirée de son expérience personnelle.
* et non Soumia (ah l'IA qui corrige sans qu'on lui demande rien est insupportable)