Le blog de Dasola
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29 janvier 2026

La dernière reine - Jean-Marc Rochette

C'est grâce à mon ami Ta d loi du cine que j'ai lu en une soirée une BD que j'ai beaucoup appréciée. Il s'agit de La dernière reine, un album écrit et dessiné par Rochette (Edition Casterman, 238 pages, 2022). J'ai trouvé l'histoire vraiment pas gaie dans l'ensemble. Dans le Vercors, il y a des centaines de milliers d'années, vivaient des ours (et des loups). En 1898, la dernière ourse est tuée, a priori. Emile Roux, un jeune garçon roux orphelin de père, aime bien se bagarrer, et a une passion pour les animaux en général et pour les ours en particulier. Avec sa mère, il vit dans les montagnes du Vercors. Quelques années plus tard, lors de la guerre de 14-18, il va être le seul survivant de son bataillon mais à quel prix. Il est devenu une "gueule cassée" qui va renaître, si je puis dire, grâce à une certaine Jeanne Sauvage qui fabrique des prothèses souples pour masquer les parties manquantes d'un visage. Elle est très douée et pleine de compassion. Entre elle et Emile, une histoire d'amour débute. Il l'emmène dans le Vercors, ils vivent une folle passion et il lui fait découvrir une grotte ornée où l'on peut admirer une très belle sculpture d'ourse (la dernière reine). Jeanne s'est spécialisée dans les dessins et les sculptures d'animaux. Emile l'incite à recréer une sculpture semblable. Elle pourrait enfin être reconnue comme une grande artiste. Mais c'est compter sans les aléas de la vie. Je vous laisse découvrir le reste de cette histoire d'où émane beaucoup de tristesse. Une histoire d'amour qui reste en mémoire. Il me faut noter tout de même que les couleurs sont très sombres sur tout l'album. Cela ne doit pas vous rebuter.  Lire le billet d'Hélène

 

 

 

 

 

Il faut noter que Jeanne et Emile croisent Picasso et Cocteau

Il y a des années, j'avais chroniqué un autre album de Rochette, Le loup.

25 janvier 2026

L'affaire Bojarski - Jean-Paul Salomé

Pascale n'a pas aimé plus que cela de L'affaire Bojarski de Jean-Paul Salomé. Pour ma part, j'ai apprécié un tout peu plus ce film qui manque néanmoins de rythme. Il dure plus de deux heures. J'ai trouvé Reda Kateb très bien dans le rôle de Jan Bojarksi, un émigré polonais arrivé pendant la deuxième guerre mondiale à Paris. L'histoire est adapté de faits réels. Jan Bojarski (1912-2003) a échappé pendant plus de vingt ans à la police. Ce fut un faux-monnayeur de grand talent. Sa plus belle réussite fut les faux Bonaparte, à la valeur faciale de 100 nouveaux francs. Auparavant, il avait créé d'autres faux billets. Il a tout fait tout seul dont la machine pour fabriquer les faux billets. C'est lui seul qui écoulait la fausse monnaie. Il a réussi à rester discret en écoulant un seul billet dans chaque magasin ou café où il passait. Quand il fut enfin arrêté (je vous laisse découvrir pourquoi et comment), la police a eu du mal à croire qu'il ait pu tout faire tout seul sans complicité. Le film s'attache donc à son "oeuvre" et aussi à sa vie avec sa femme Suzanne (Sara Giraudeau) issue d'une famille aisée. Pour sa belle-famille, Bojarski se présente comme un inventeur. Et en effet, il invente des objets mais l'essentiel de son occupation sont les faux billets. Face à lui, le commissaire Mattei (Bastien Bouillon) a sacrifié sa carrière et s'est fait mettre au ban de toute sa hiérarchie. C'est fut un vrai jeu du chat et de la souris. Le film peut sembler un peu "plan plan" mais cela ne m'a pas trop dérangée. J'ai aimé la reconstitution d'époque. Lire les billets de Selenie et Géraldine qui ont apprécié.

22 janvier 2026

Le mage du Kremlin - Olivier Assayas

Hier, mercredi 21 janvier 2026, est sorti un film français joué en anglais qui dure presque 2h20 et que j'ai énormément aimé dès les premières images. Je l'ai vu en avant première dans une salle assez pleine. Il s'agit donc du film Le Mage du Kremlin réalisé par Olivier Assayas avec dans les rôles principaux Paul Dano, Jude Law et Alicia Wikander. Je n'ai pas lu le roman de Giuliano da Empoli paru en 2022 et qui a reçu le Grand prix du roman de l'Académie française la même année. Il semble que le film soit très fidèle au roman sauf la fin. Le scénario adapté a été écrit par le réalisateur lui-même et Emmanuel Carrère. J'ai trouvé les deux acteurs principaux, Paul Dano et Jude Law, remarquables. L'histoire qui s'inspire bien entendu de faits et de personnages réels se déroule sur une vingtaine d'années à partir du début des années 90, au moment de la chute de l'Empire soviétique et des années Eltsine. Vadim Baranov (Paul Dano) commence sa carrière comme producteur d'émissions de téléréalité. Sa notoriété l'amène à approcher un lieutenant-colonel du FSB (ex-KGB), il s'agit de Vladimir Poutine (Jude Law). Baronov est pour beaucoup dans l'ascension de Poutine qui est un homme froid et sans état d'âme. C'est en tout cas le ressenti que j'ai eu. Le film consiste en un long flash-back qui est le récit par Baronov à un journaliste de sa vie et de ses différentes actions ayant amené à ce que Poutine soit élu. Et vingt-deux ans plus tard, ce dernier est toujours au pouvoir. Plusieurs événements sont évoqués dont la tragédie du Koursk et les JO d'hiver de Sotchi en 2014. Baronov, au début des années 2010, est retiré de tout. Il vit avec sa petite fille dans une belle datcha. J'ai été assez bluffé par le jeu de Jude Law et son incarnation de Poutine. Je n'ai pas vu passer les 2h36 que dure le film qui m'a passionnée de bout en bout. La fin que personne ne voit venir est brutale. 

20 janvier 2026

Un avenir radieux - Pierre Lemaitre

Après Le grand monde et Le silence et la colère, je viens de terminer Un avenir radieux de Pierre Lemaitre (Edition Calmann Levy, 585 pages haletantes), le troisième tome de sa série "Les années glorieuses", j'ai à nouveau côtoyé la famille Pelletier qui s'est agrandie avec les deux enfants de Nine et François et la fille d'Hélène, cette dernière étant à nouveau enceinte. L'histoire se passe cette fois ci entre avril et mai 1959 à Paris et sa banlieue et à Prague. Colette qui a désormais presque 11 ans vit avec ses grands-parents Louis et Angèle. Le couple est très attaché à leur petite-fille qui n'est pas vraiment aimée par sa mère Geneviève, qui avait failli la rendre handicapée dans le tome précédent. En revanche, Geneviève couve littéralement son petit garçon Philippe, un garçon très perturbé. Jean Pelletier, le mari de Geneviève et l'aîné de la famille, est martyrisé par sa femme qui le méprise. Il est toujours à la tête des magasins Dixie. Hèlene, la soeur de Jean et François, travaille dans une radio en animant une émission nocturne. Quant à François, il est toujours journaliste et il coproduit une émission d'informations à la télévision. Il va se retrouver au coeur d'une affaire d'espionnage en prenant la place d'un futur transfuge à Prague, en Tchécoslovaquie. Le récit composé de petits chapitres alterne le récit. C'est toujours aussi prenant. Geneviève est de plus en odieuse. Jean continue d'avoir des pulsions criminelles qui restent toujours impunies. La petite Colette va être éprouvée dans sa chair. Louis tombe gravement malade. Et François va passer par des épreuves que je vous laisse découvrir. Le roman se lit donc d'une traite et j'attends de lire le quatrième tome qui vient de paraître. Je conseille de lire les romans dans l'ordre, en commençant par le premier. Lire les billets d'Athalie, d'Enna, mhf, Alex-mot-à-mots

17 janvier 2026

La femme de ménage - Paul Feig

Pour commencer, une observation concernant les spectateurs de la séance de La femme de ménage, de Paul Feig, à laquelle j'assistais. Le public dans la salle était composé par au moins 80% voire 85% de personnes de sexe féminin. Les seuls hommes me paraissaient un peu isolés. Je fais partie des lecteurs (trices) qui ont au moins lu le premier tome (que je n'ai pas chroniqué) de cette série écrite par Freida McFadden qui est devenue un véritable phénomène littéraire. La femme de ménage, c'est Millie, une jeune femme qui vient de purger dix ans de prison pour meurtre. Elle est une libérée conditionnelle car elle a encore cinq ans à faire. Ayant répondu à une annonce, elle accepte l'emploi de femme de ménage dans une belle demeure luxueuse au service de Nina, de sa fille Cecilia et de son mari Andrews, homme d'affaires fortuné qui en plus a un physique de play-boy. Dès le départ, on se rend compte que Nina a un problème de comportement. Millie ne regimbe pas car elle a besoin de ce travail pour éviter de retourner en prison. De mémoire, le scénario est assez fidèle au roman sauf une partie de la fin. Je n'en dis pas plus car celles et ceux qui ont lu le roman pourront faire la comparaison. Quant à ceux qui n'ont pas lu le livre, notez qu'il y a un certain suspense avec un retournement de situation que vous découvrirez. Le rythme du film est trépidant et les acteurs font leur boulot. Ce n'est pas désagréable à voir. Je n'ai toujours pas bien compris à quoi sert le jardiner paysagiste italien, mais ce n'est pas grave. À la toute fin du film, on peut deviner qu'il y aura une suite (prévue en 2027). Lire le billet de Géraldine

15 janvier 2026

Midnight Express - William Hayes

Pour accéder au livre présenté ci-dessous, il a fallu que je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) le fasse venir de la "Réserve centrale" des bibliothèques de la ville de Paris. Peut-être que certains ont déjà vu le film que l'ouvrage avait inspiré, ce n'est pas mon cas. Avec lui, je participe en tout cas au challenge "Escapades en Europe - Voyages dans les littératures européennes" de Cléanthe, dont le thème de ce mois de janvier est "Istanbul".

Billy Hayes (avec collab. William Hoffer), Midnight express, France loisirs, 1988
(fin rédaction août 1976, EO 1977, trad. Danielle Michel-Chic, Presses de la cité 1986)
222 pages [âge de lecture: à partir de 16 ans?]

 

Cette "histoire vraie" se lit comme un polar, et c'en est plus ou moins un, d'ailleurs (une fois mon billet rédigé, je verrai si je peux l'inscrire à d'autres challenges!). Voici les premières lignes du chapitre 1 (sur 25): "L'aéroport international Yesilkoy est situé en pleine campagne, à une trentaine de kilomètres d'Istanbul, non loin de la côte". Le 7 octobre 1970, le narrateur à la première personne (William Hayes, né en avril 1947 s'y fait "attraper" avec, cachés sur lui, deux kilos de haschich (malchance!). Américain ou pas, en Turquie, les Turcs ne plaisantent pas avec le trafic de drogue: il se retrouve d'abord au commissariat de Sirkeci (près du port d'Istanbul), puis très vite en prison, à Sagmalcilar (à l'autre bout de la ville).

 

Dès la cellule commune du commissariat, il semble avoir la chance de sympathiser avec un "caÏd" local, attrapé, lui, avec 60 kilos. La première nuit qu'il y passe est l'occasion de méditer sur sa vie. William Hayes, né en avril 1947 selon Wikipedia consulté ce 15/01/2025), était un jeune homme de la classe moyenne américaine: père qui n'a pas fait d'études supérieures mais dont le salaire assure l'existence de la famille, mère vraisemblablement au foyer. Sa voie semble toute tracée par ses parents: lui ira à l'Université (catholique), aura ainsi un bon emploi, puis se mariera... Or nous sommes dans les années 1960, les études ennuient le gamin, peu motivé, qui ne les poursuit que pour conserver le sursis lui garantissant de ne pas partir au Viet-Nam (cependant que papa est choqué qu'il ne souhaite pas servir son pays!). Et puis la fumette..

 

Bref, le lendemain, on lui propose une liste d'avocats turcs, il en choisit un ayant fait ses études et même enseigné en Amérique. La première lettre qu'il envoie à ses parents pose un repère temporel (8 octobre 1970), les lettres envoyées et datées apparaîtront de loin en loin (souvent en début de chapitre) dans ce qui va devenir un séjour au long cours dans l'univers carcéral turc. Au chapitre 4, il arrive véritablement en prison (il n'a pas encore été jugé). On l'amène dans le quartier des étrangers (le kogus). Il commence à s'inquiéter quand il apprend qu'un noir américain a pris douze ans et demi pour avoir eu 100 g de haschich sur lui. Il apprendra vite la musique... Ayant frappé le memisir Emin (le prisonnier chargé du kogus) qui l'importunait, il va faire connaissance avec la bastonnade, appliquée (par une matraque en bois dur d'un mètre de long) notamment sous la plante des pieds... (ce sera, semble-t-il, la seule fois de son séjour).

 

Je manque sans doute d'empathie, mais j'avoue que le "héros" de cette autobiographie ne m'est jamais apparu comme sympathique. Les deux kilos de "came", achetés 200 dollars à Istanbul, auraient eu une valeur de 5000 dollars (1970) à New York. il ne voulait pas les revendre (dit-il), mais les consommer personnellement et avec ses amis. Le livre se garde bien de dire si c'était son premier "voyage" ou non. Lors de son procès (attendu durant des mois), il écope de quatre ans et deux mois pour possession de haschich. À propos de voyage, j'ai été intéressé par la découverte, au détour d'une page, de ce que signifiaient différents trains possible, dont l'express de minuit, l'omnibus légal, ou plus loin le train de transfert.

 

Les années passent, politique intérieure turque, politique intérieure américaine (Nixon) et géopolitique (lutte contre la production... d'opium) influencent les relations entre les deux pays (William étant au mauvais endroit au mauvais moment!). Le procureur turc a fait appel a minima, un nouveau procès porte la peine de notre Américain à perpétuité (pour trafic de drogue cette fois-ci), ramenée à 30 ans par le juge qui ne peut réduire davantage. Ses parents le soutiennent (sans approuver ni ce qu'il a fait, ni ses plans d'évasion), le financent... Nous avons le récit de sa vie quotidienne, de ses interactions avec co-détenus et gardiens., de ses espoirs (être extradé vers son pays par un gouvernement turc plus compréhensif...), des démarches de ses parents et ami(e)s... 

 

Son "retour à la maison" interviendra en octobre 1975 (William cite p.181 une définition du [poète] Robert Frost: "la maison est l'endroit où l'on vous accepte toujours lorsque vous devez y aller"). L'une de ses premières démarches est de contacter plusieurs agents littéraires, directeurs de maisons d'éditions et producteurs de cinéma. Son "avance" pour le livre lui a permis de rembourser la seconde hypothèque prise par son père sur leur maison afin de lui apporter en prison nombre de billets de 100 dollars bien dissimulés... (un ex-co-détenu lui en a arnaqué une bonne partie). 

 

Le livre, et surtout le film, je suppose, ont dû donner une mauvaise image de la Turquie à l'étranger (particulièrement en Amérique). De la même manière, je pense, qu'aujourd'hui l'opinion publique américaine touchant notre capitale est certainement davantage forgée par leur feuilleton Emily in Paris que par ce que peut dire ou faire Emmanuel à l'Elysée ou par les actions des millions de Parisiens ou même de Français!

 

Mr K, du blog cafard at home (Le Capharnaüm éclairé), avait parlé de ce livre en 2013. 

 

Edit du 16/01/2026: j'inscris ce billet comme ma première contribution au challenge American Year (2025-2026, 3e édition) chez Belette2911.

 

13 janvier 2026

Les Échos du passé - Mascha Shilinski

Je suis rassurée et je ne me sens donc pas toute seule car, comme moi, Pascale n'a pas aimé du tout Les Échos du passé de la franco-allemande Mascha Shilinski, qui est sorti le 7 janvier 2026 (et qui est encensé par Télérama). J'ai trouvé que ce film (qui a reçu le prix du jury ex-aequo avec Sirat au dernier festival de Cannes), qui dure deux heures et demie, est une vraie purge. Cela commence avec une jeune femme avec des béquilles qui s'entraîne à marcher avec une seule jambe (comme si elle était amputée) dans une grande bâtisse en brique que l'on ne quitte guère pendant tout le film. Cette bâtisse va se délabrer au fil du temps. Les habitants de cette grande maison, hommes, femmes et enfants, vont passer sans qu'on ne s'attache à aucun d'eux. Plusieurs choses m'ont gênée : la manière de passer d'une époque à l'autre sans qu'on comprenne pourquoi et comment. On ne sait pas qui est qui, je n'ai pas perçu les liens de parenté éventuels qui existent entre les quatre personnages féminins des quatre époques. Je regrette de n'avoir rien lu sur l'histoire AVANT de voir le film. Je l'aurais peut-être mieux apprécié, quoique.... L'image est souvent carrée. Il y a des plans où l'on observe une scène par un trou de serrure. L'histoire se passe donc au nord de l'Allemagne dans l'Altmark sur quatre périodes qui s'entremêlent. J'ai fait des recherches pour situer cette région. Les quatre périodes vont des années 1910 aux années 40 puis aux années 80 et enfin aux années 2020. Il y a beaucoup d'allusions à l'histoire allemande de ces cent dernières années mais je n'ai pas trouvé cela limpide. Pour passer d'une période à l'autre, en entend comme un bourdonnement désagréable. Il y a quelques scènes violentes et donc marquantes, mais que c'est long... Ce n'est pas un film distrayant ni agréable à voir. J'ai noté qu'il y a eu au moins cinq personnes qui sont parties avant la fin de la projection. Et quand le film s'est terminé, j'ai senti que les spectateurs restants étaient soulagés que leur torture soit terminée. A la différence de Pascale, je n'ai pas perdu un ami car j'y suis allée toute seule. Lire le billet de Selenie qui a aimé et Miriam.

10 janvier 2026

Le temps des moissons - Huo Meng

Le temps des moissons du réalisateur chinois Huo Meng (c'est un premier film) est sorti le 24 décembre 2025, mais je l'ai vu au tout début de cette année 2026. Il semble que ce long-métrage n'ait pas passé la barrière de la censure en Chine et il n'a donc pas été distribué dans son pays d'origine. L'histoire et son traitement n'ont pas dû plaire au pouvoir en place. Le temps des moissons se passe sur une période d'une année dans la campagne chinoise en 1991. On est au début de la révolution technologique dans les zones rurales. Chuang, un garçon de 10 ans, vit chez ses grands-parents pendant que ses parents cherchent du travail en ville. On est témoin des dures conditions de vie du monde agricole qui survit grâce à l'entraide dans les familles. J'ai noté que d'être une jeune femme célibataire n'est pas très bien vu dans cette société. J'ai eu de la peine pour la jeune tante de Chuang, âgée de 21 ans, que l'on marie pratiquement de force à un homme qu'elle ne connait pas, lors d'une cérémonie très bruyante. Elle n'était pourtant pas pressée de devenir femme au foyer. Plusieurs générations vivent sous le même toit. Les enfants qui vont à l'école payent leur scolarité grâce à cinq kilos de blé chacun. En effet, les deux cultures principales dans la région où se passe l'histoire sont le blé (qui est récolté à la main) et le coton (avec lequel on fait des couvertures). Le scénario m'a paru par moment un peu décousu mais on s'attache aux personnages qui vont devoir changer de mode de vie à leur corps défendant. Un film intéressant qui a reçu l'Ours d'argent de la meilleure mise en scène au festival de Berlin en 2025 et qu'ont bien apprécié Pascale et Miriam.

9 janvier 2026

19 ans pour le blog de dasola

En ce 9 janvier 2026, voici que s'achève la 19e année (nombre premier!) du Blog de dasola, cependant dès le 10 commence sa vingtième année! Quelques-uns parmi les nombreux [?? tout est relatif, voir plus bas] blogs que nous (dasola et moi, ta d loi du cine, son "squatter" préféré) fréquentons sont encore plus anciens, mais ils ne sont plus si nombreux que cela, justement. 

 

Un petit retour sur la vie du blog en 2025 tout d'abord. La dernière année où le nombre de commentaires déposés sur le blog de dasola a été supérieur à celui de 2025 (2053 commentaires, tout de même!) avait été 2014 (2614 commentaires), année d'apogée tant de notre blog que de la blogosphère en général - ensuite, le déclin quantitatif a commencé. Si cela vous intéresse, vous trouverez des "bilans annuels" dans nombre d'autres billets précédents taggués "Vie du blog". Par contre, le nombre de blogueurs (ou de simples internautes) ayant laissé au moins un commentaire en 2025 (121) est, lui, en baisse par rapport aux années précédentes (130 en 2024... pour 2043 commentaires alors que cette année-là avaient été rédigés 186 billets). Pour la première fois, le nombre de personnes revenues sur une année est inférieur à 10% du total de celles ayant fait au moins un commentaire depuis la création du blog (1298 à ce jour, en 19 ans donc). Pour rappel, les commentaires faits durant une année ne portent pas uniquement sur les billets publiés durant celle-ci, ils peuvent aussi viser, de manière très minoritaire, des billets plus anciens. Ainsi, en 2025, 69 commentaires ont porté sur des billets antérieurs au 01/01/2025 (contre 92 commentaires faits en 2024 sur des billets antérieurs au 01/01/2024).

 

Le nombre d'articles a lui aussi battu des records: 201, chiffre le plus élevé depuis... 2007 (où les billets étaient quotidiens presque en permanence). Dans le détail en 2025: 124 billets de dasola et 77 de ta d loi du cine. Sur ce point, crevons l'abcès tout de suite: je vais sans doute faire au moins une déçue, mais ce dont il n'est pas davantage question en 2026 que lors des années précédentes, c'est que le blog de dasola arrête d'accueillir les billets de ta d loi du cine. Si un jour vous le constatez malgré tout, ce sera probablement la marque d'une séparation "IRL". 

 

Ceci dit, si comme tous les précédents, chaque billet de 2025 a été commenté, ceux de ta d loi du cine ont moins de succès que ceux de dasola (snif!). Cette année, les 201 billets se sont ventilés comme suit (par ordre alphabétique): Acteur/actrice 1, Cinéma 79 (dont moi 3), Divers - Culture 15 (dont moi 9), Humeur 3 (tous de moi), Livres 101 (dont 62 de moi!), Théâtre 2 (et, cette année pas de "Réalisateurs" ni de "Télévision"). Petite précision ayant son importance: désormais, ces "catégories" qui étaient en place sur l'ancien blog ne sont plus affichées en bas des billets eux-mêmes (depuis la migration des contenus "canal blog" vers les "outils" de la plateforme over-blog), mais seulement dans la colonne de gauche. 

 

Je vais maintenant vous livrer un "focus" dont je rêvais depuis des années: la "nationalité" des films telle qu'elle apparaît dans les "tags" avec lesquels chaque billet peut être critérisé. Ce qui nous intéresse s'appelle donc "Cinéma [nationalité]", 70 sont représentés à ce jour, certains dans des centaines de billets, d'autres dans un seul (les chiffres trop faibles pour faire partie du "Top 30" des "tags" sont "surcritérisés" comme "Cinéma du Monde").

Allons-y (sur la totalité des 3046 billets que compte le blog à ce jour, donc): Cinéma(s)... français 559 (dont 34 en 2025), du monde 488 (30), américain 471 (22), britannique 171 (3), italien 63, japonais 50 (4), allemand 48 (4), espagnol 44 (2), chinois 31 (3), sud-coréen 27 (1), iranien 26 (2), israélien 26 (1), argentin 26, belge 25 (3), danois 19, roumain 17 (2), russe 16, suédois 15, québécois 11 (1), turc 11, autrichien 10 (1), chilien, islandais 9, norvégien 8 (1), palestinien 7 (2) mexicain (7), brésilien (2), tunisien 6 (1), finlandais 6, australien 5 (1), Hong-kongais, polonais, suisse 5, taïwanais 4 (2), Algérie, irlandais 4 (1), canadien, égyptien, indien 4, néerlandais 3 (1), Arabie saoudite, géorgien, néo-zélandais 3, bulgare, estonien, grec, guatémaltèque, hongrois, kazakh, libanais, macédonien, portugais, singapourien, uruguayen 2, letton, thaïlandais 1 (1), arménien, bhoutanais, bosniaque, colombes, croate, jordanien, kirghize, l'italien, luxembourgeois, mauritanien, soudanais, tchèque, ukrainien, yéménite 1.

 

Une fois tous ces chiffres énumérés, je vais vous expliquer les différents biais susceptibles de les impacter!

Il s'agit de films vus en salle (essentiellement par dasola) bien davantage qu'en DVD (le plus souvent chroniqués par moi), mais les critères de nationalité couvrent les deux cas. Le biais principal est donc qu'il faut que le film soit sorti en France (avec VF ou sous-titres), et surtout à Paris, ces sorties n'étant sans doute pas toujours dictées par les seuls qualités esthétiques d'un film mais aussi par une rentabilité prévisible (ou non - le cinéma est un business) voire par des raisons géopolitiques, variables au fil des décennies... Nous avons donc une vision bien biaisée du cinéma mondial. Je suis certain que la France "grand public" ignore bien des cinémas "nationaux" auxquels personne ne saurait s'intéresser (même s'il peut exister des festivals très spécialisés ici ou là en France).

 

Signalons ensuite que le "tag" (critère) est attaché au billet (qui peut parler d'un seul film ou bien de plusieurs, avec pour chaque film la possibilité d'une ou plusieurs nationalités). Enfin, l'affectation d'une "nationalité" à un film peut être plus ou moins subjective sinon arbitraire (j'ajouterai que sa rigueur a pu varier en 19 ans...). A-t-on pris en compte la production ou la coproduction du film (financement)? La nationalité du réalisateur? Ou bien le fait que le film ait été tourné dans un pays "exotique" avec des acteurs locaux mais avec parfois coproduction via des financements "étrangers"? Est-ce qu'un film "russe", "chinois", "allemand", des années 1920, 1930 ou 1940 aura la même signification "(géo)politique" que de nos jours? Sans parler des pays de création plus ou moins récente (depuis la création de l'ONU -largement postérieure à celle du cinéma)... Quid de la nationalité du cinéaste? Réside-t-il dans son pays? Est-il "en exil"? Les autorités de son pays, contemporaines du tournage, autorisent-elles ses films à y être projetés ou non?

 

Dans le cinéma américain, on peut signaler l'existence des blockbusters hollywoodiens (mais leur sorties mondiales ne garantissent pas le succès, que ce soit aux Etats-Unis, en France ou dans le reste du monde). Je suppose qu'il doit peut-être subsister encore quelques films "anti-trompeurs", susceptibles d'avoir la faveur de spectateurs européens...

 

Je termine en constatant que le "top" 5" voire le "top 10" des "commentateurs" (-trices) les plus réguliers(ières) ne bouge pas énormément d'une année sur l'autre, Manou reste en tête en 2025, même si elle en avait fait davantage en 2024 (le "total cumulé" de toute personne ayant fait au moins 5 commentaires figure en colonne de droite - le statisticien tient à disposition les stats précises, croisables avec différents critères, pour chaque blogueur qui voudra avoir une vision globale de son "activité" au fil des ans sur le blog de dasola!).

Et je vous dis "à l'année prochaine pour les 20 ans" (je me rappelle avoir apprécié, en son temps, le billet des 20 ans de blog de Sandrine). 

7 janvier 2026

Y a rien de plus beau que le boulot - Vuillemin

Comme premier "billet du sept" de cette nouvelle année 2026, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) vous présente un ouvrage de l'un des collaborateurs actuels de Charlie Hebdo, mais qui ne l'était pas encore lors du massacre intervenu à la rédaction il y a 11 ans. C'était aussi un mercredi, je me souviens que j'étais au boulot et que c'était ma chef qui m'avait annoncé la nouvelle de l'annonce médiatique qu'une attaque avait eu lieu à Charlie.
L'album que je présente aujourd'hui a, lui, un quart de siècle.

Vuillemin, Y a rien de plus beau que le boulot,
L'écho des Savanes / Albin Michel (CEFAM), 2001, 64 pages

 

J'ai déjà parlé de [Philippe] Vuillemin lorsque j'avais évoqué l'an dernier Y a pas photo!, sélection de dessins publiés dans Charlie Hebdo parue en 2019. 

Même si l'information ne figure pas sur Wikipédia (sauf erreur de ma part, ni dans la page Vuillemin ni dans celle de Libération consultées ce 7 janvier 2025), il semble que le dessinateur ait collaboré plusieurs années avec le Libération de Serge July. 

Dessin figurant en exergue de l'ouvrage (page de gauche)

 

J'avoue être fan de son humour (même si souvent trash). J'ai compté au total 46 grands dessus (chacun occupant la moitié supérieure d'une page). Voici ma petite sélection de citations...

Pas de pagination dans cet album (ni non plus de "référence" à la date de première publication)

... Ce qu'on appelle la voix de la nature?

L'humour crade se montre capable de rire de tout, en exagérant les situations (je connais le cas d'une cycliste à qui un camion avait roulé sur les jambes en plein Paris - les joies de "l'angle mort". De longs mois de rééducation après opération s'ensuivirent...).

Tous les dessins ci-dessus, comme signalé, viennent des "hauts de page". La cerise sur le gâteau (l'argument pour vous inciter à prendre en main vous-même l'album!) est que les "bas de page" sont occupés par ce qui semble être une immense frise qui se poursuit sur toutes les pages, à savoir la suite de la file d'attente devant le guichet figurant sur la couv' (pour les "jeunes", je rappellerai qu'il s'agissait de l'ancien nom de l'une des deux composantes de l'actuel "France Travail", avant qu'ANPE et les ASSEDIC soient fusionnés en 2008 en Pôle emploi, désormais renommé en "France travail" depuis 2024... Tout un programme!). Une galerie croquignolette de profils (... variés!), dont la clé se trouve en quatrième de couverture (que j'aurai la cruauté de ne pas vous montrer)!

L'extrait ci-dessus est simplement celui qui m'a le plus fait rigoler!

 

De nos jours, dans Charlie, Vuillemin publie régulièrement un "strip vertical" de quelques cases racontant une historiette. Il assure aussi régulièrement la couv' une colonne dans l'hebdomadaire, dont il illustre parfois la couverture. Les dessins que j'avais choisis pour le bas de mon article précédent (déjà cité) le montraient bien.

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Même s'il n'est pas de Vuillemin et n'a aucun rapport avec Charlie, je tenais à glisser dans ce billet un extrait de l'un des albums de la série BD Les Vieux fourneaux (des. Cauuet, scén. Lupano) sur un thème connexe. 

"L'avaleur travail" (slogan de la vignette médiane), in Chauds comme le climat, septième tome de la série, p.6.

 

Peut-être qu'un jour, afin de poursuivre laborieusement dans la même veine, je trouverai matière à vous parler de ma propre découverte des joies de la retraite progressive... 

 

*** Je suis Charlie ***

6 janvier 2026

L'amulette - Michael McDowell

 

Je viens de terminer dans le train du retour de mes vacances L'amulette (Edition Monsieur Toussaint Louverture, 480 pages), le tout premier roman de Michael McDowell qui date de 1979 et qui vient donc de paraître en français. Comme dirait l'autre, c'est du "lourd". Que de morts : 7-2-2-1-2-2 et encore 2 et 2 avant la destruction finale d'une usine d'armement qui fabrique des fusils. Tout commence en mars 1965 à Fort Rocca, en Alabama. Nous sommes en pleine guerre du Vietnam. Dean Howell n'ayant pas eu de travail en usine a été tiré au sort pour partir combattre. Lors d'un entrainement, un fusil avec lequel il s'exerce lui explose à la figure, le laissant gravement blessé. Désormais, réduit à un état végétatif, il est veillé à Pine Cone par sa mère obèse, Josephine Howell, et son épouse Sarah. Jo(sephine) est une femme méchante, aigrie et paresseuse qui traite sa bru Sarah comme une domestique. Sarah est une femme sensible qui travaille sur une des chaînes de fabrication de fusils dont l'un a blessé Dean Howell. C'est pourquoi Jo s'est prise de haine pour toute la ville de Pine Cone où elle habite. Inconsciemment ou non, on ne saura pas vraiment, c'est elle qui va être à l'origine de la tragédie s'abattant sur la ville. Elle offre une belle amulette à un certain Larry qui n'avait pas pu proposer un poste à Dean dans l'usine. Cette amulette est ronde, noire et a des bords dorés (de l'or?). La chaînette est fine sans fermoir apparent, sauf quand quelqu'un la met autour du cou. Les conséquences sont immédiates, la personne qui la porte perd tout contrôle d'elle-même et se met à tuer avant de se tuer elle-même. Cette amulette va passer de cou en cou (si je puis dire) avec comme conséquence des gens qui meurent, de manières toutes plus horribles les unes que les autres. Sarah, qui a deviné que cette amulette est ensorcelée, essaye de la retrouver pour la détruire, mais c'est toujours trop tard, jusqu'à la fin que je ne vous dévoilerai pas. Un vrai "page-turner" gore mais qui garde une certaine distance. McDowell était vraiment sans pitié pour ses personnages à quelques exceptions près. Après Blackwater (je n'ai lu que les trois premiers tomes), Les aiguilles d'or, Katie, Lune froide sur Babylone et avant Les luminaires à paraître en 2026, L'amulette se lit bien, je vous le conseille. 

3 janvier 2026

Le maître du kabuki - Lee Sang-il

Le maître du kabuki du réalisateur japonais d'origine coréenne Lee Sang-il est l'avant-avant dernier film que j'ai vu en 2025, dans une salle pleine. Il dure presque trois heures. L'histoire se passe sur un demi-siècle, entre 1964 et 2014 et entre Hiroshima et Osaka. Le kabuki représente la forme épique du théâtre japonais, née au XVIIème siècle. Sa caractéristique principale est que les rôles féminins sont joués par des hommes (des onnagata) dont certains sont devenus des "trésors nationaux vivants du Japon". En l'occurence, quand débute l'histoire en 1964 à Nagasaki, un jeune garçon de 15 ans, Kakuo, le fils d'un yakuza, est témoin impuissant de l'assassinat de son père lors d'une représentation théâtrale en petit comité à laquelle assiste un célèbre acteur de kabuki, Hanai Hanjiro II, lui-même père d'un garçon du même âge que Kakuo, Shunsuke. Hanai décide d'adopter Kakuo qui commence à montrer un certain talent pour l'art du kabuki. Avec des hauts et des bas, il va former pendant plusieurs années un duo exceptionnel avec Shunsuke. Hanai va même nommer Kakuo comme son successeur, au grand désespoir de la mère de Shunsuke. Ce duo va souvent se séparer, surtout quand Hanai meurt. Kakuo continue en solo sa carrière qui n'est pas aussi brillante qu'elle pourrait l'être. On suit avec intérêt la vie et le destin des deux acteurs de kabuki, mais j'ai surtout apprécié toutes les séquences qui se passent sur les scènes de théâtre. Les costumes, les maquillages, les coiffures, tout est étudié, c'est magnifique. Rien que pour ces séquences, le film vaut la peine d'être vu. Lire les billets de Pascale et Selenie.

2 janvier 2026

Bilan du challenge 2025 "120 ans Jules Verne (1828-1905)"

En ce début d'année 2026, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) me dois de rédiger le bilan du challenge que j'avais initié l'an dernier (tout seul, à mon corps défendant...): "120 ans Jules Verne (1828-1905)". 

Pour ce challenge, 2025 s'est achevée sur un succès honorable, même si j'aurais pu (et dû?) faire mieux pour mes propres contributions: je m'aperçois que la dernière de mes [six] propres contributions remonte au 15 septembre 2025. Ce qui, en nombre de billets, tout en représentant à peine plus d'un sixième des 35 chroniques, me place tout juste devant Cléanthe (cinq). Miriam et Alexandra (je lis je blogue) se disputent la troisième place ex-aequo avec quatre participations chacune, mais personne n'a fait trois billets. Suivent donc, avec deux participations, Choup, Jojo en herbe (avec son lutin éventuellement) et Martin. Merci aux contributions solitaires mais solidaires de Fanja, Katell, Mylène, Sonia, Sorbet-Kiwi et Tampopo24.

 

Nous avons donc été 13 contributeurs (oups!) pour les billets répertoriés dans le récapitulatif du challenge. Les dates que j'y ai prises en compte sont celles de la parution de chacun des billets. Il m'est arrivé de proposer de répertorier des billets concernant Jules Verne publiés sur la période, en informant par la même occasion sur l'existence de ce challenge, mais j'avoue que mon "suivi" a pu laisser à désirer s'il s'agit d'un blog que je ne fréquente pas régulièrement mais que j'avais déniché par hasard: s'il n'y a pas eu de réponse à mon commentaire chez le blogueur, je ne me permets pas la prise en compte d'autorité. Et c'est vrai que garder quelque part la trace de tous les commentaires que je fais, afin de retourner voir quelque temps plus tard s'ils ont été publiés, ou non, et dans ce cas-là faire une relance par mail (en demandant si par hasard il ne serait pas passé en SPAM... - ce qui semble fréquent sur les blogs wordpress) est non seulement contraignant, mais réclame qu'on puisse dénicher un mail sur le blog lui-même ou éventuellement sur un "FB" tenu en parallèle. Si une réponse positive m'avait été donnée sur un blog en 2025 après un unique passage de ma part et que je le découvre en 2026 seulement, je ne m'interdirai pas une "prise en compte" rétroactive!

 

Côté ouvrages de Jules Verne, ce sont au total 15 de ses livres qui ont été mis en lumière, soit par une lecture en "texte intégral" avec éventuellement les illustrations d'époque, soit par une adaptation en littérature jeunesse, en bande dessinée ou au cinéma. Là, c'est Voyage au centre de la terre qui l'emporte, en ayant inspiré six billets par cinq blogueurs (dont deux de moi) et couvrant toutes les catégories ci-dessus énoncées. Suivent Le rayon vert et Kéraban le têtu, relativement peu connus mais qui ont pu bénéficier de lectures communes et/ou pour d'autres challenges en suscitant trois billets chacun. Vingt mille lieues sous les mersL'île mystérieuse, Le château des Carpathes et Un drame en Livonie en ont inspiré deux chacun (mêmes causes, mêmes effets: autres "activités" [pour ne pas dire challenge]). Les huit autres titres (une seule chronique chacun) comportent une forte proportion d'oeuvres peu connues ou restées longtemps inédites en "version originale". 

 

Enfin, le challenge était expressément ouvert au-delà de la seule oeuvre du Maître. En plus des quinze titre ci-dessus évoqués, merci aux blogueuses qui ont chroniqué deux romans de Céline Ghys (qui met en scène Jules Verne lui-même dans des aventures de type polar). L'écrivain apparaît également dans trois autres ouvrages (roman ou BD), parfois associé à l'un de ses personnages les plus emblématiques: l'énigmatique Capitaine Nemo... Mais chaque titre n'a inspiré qu'une seule participation au challenge. Et les spectacles théâtraux apparemment en cours de tournée n'ont pas suscité de participation pour ces "120 ans".

 

Pour ma part, il m'en restera un regret: celui de ne pas être vraiment sorti de ma "zone de confort" pour découvrir ces oeuvres où Jules lui-même est le héros, ni les "suites" de ses romans (alors que j'en avais certaines en PAL ou LAL). Comme dit plus haut, j'aurais vraiment pu faire mieux (adaptations diverses, aussi...) lors de ce dernier trimestre 2025 (où j'ai davantage participé à d'autres challenges qu'au mien)! Il est vrai que, sur 2024, j'avais déjà publié un bon nombre de billets traitant des livres de Jules Verne envisagés sous l'angle maritime, dans le cadre de la première édition du challenge Book trip en mer de Fanja: cela "éliminait" donc de mon côté, pour 2025, presque la moitié de l'oeuvre! Ce bilan est aussi l'occasion de constater que je ne sais pas attribuer des "points" à la manière dont Fanja sait si bien le faire et qui peut aussi inspirer d'autres blogs (prise en compte du nombre de pages, de lectures communes, "grades" successifs...) même si les modes peuvent être encore davantage diversifiés ("bingo", sous-thèmes mensuels ou trimestriels...). 

 

Je suppose en tout cas que, dans deux ans d'ici (2028), le bicentenaire de sa naissance drainera potentiellement davantage d'intérêt public que les 120 ans de son décès... Alors, ce sera peut-être pour moi l'occasion d'un petit "revenez-y"? Rendez-vous dans deux ans!

1 janvier 2026

Rosa & Björk - Satu Rämö

Comme promis, voici mon billet sur Rosa & Björk de Satu Ramo (Seuil cadre noir, 429 pages) qui est la suite d'Hildur. On a le plaisir de retrouver Hildur et son collègue Jakob (qui continue de tricoter, qui vit avec la mercière/hôtesse de l'air de la ville et qui a des relations de plus en plus houleuses avec son ex-femme) et sa cheffe Beta, trois mois après les événements précédents. Nous sommes donc en février et mars 2020. Il y a plusieurs allusions à l'épidémie de la Covid 19 qui va bientôt se propager en Islande. Un politicien local, Hermann Hermannsson, est tué à bout portant sur une piste de ski avec une carabine de marque Sako. A peu près à la même période, un médecin meurt dans un accident d'avion. Il y a un lien entre les deux morts. En parallèle, Hildur continue ses investigations pour savoir ce que sont devenues ses deux petites soeurs après que l'on ait retrouvé leurs sacs d'école. Il y a quelques courts chapitres qui narrent les mois ayant précédé la disparition de Rosa et Björk. L'histoire se concentre surtout sur Rakel, la mère d'Hildur, Rosa et Björk. On apprend des choses sur cette femme tourmentée. On en saura plus à la fin de ce tome qui évoque les violences faites aux femmes en général. Ce tome m'a autant plu que le premier. J'attends le troisième tome avec intérêt. Il s'agit en effet d'une trilogie. Lire les billet de Baz'art, Eva, Bruno Menetrier et Eimelle.

 

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J'en profite pour vous souhaiter une excellente année 2026 que l'on espère toujours meilleure que la précédente. 

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