Le cri des gardes qui vient de sortir en salles et qui a été réalisé par Claire Denis est une adaptation en anglais de la pièce de Bernard-Marie Koltès, Combat de nègre et de chiens que j'ai eu la chance de voir en 1983 dans la mise en scène de Patrice Chéreau au théâtre des Amandiers à Nanterre (une grande époque). Pour le film, Claire Denis a choisi des acteurs comme Matt Dillon et Isaac de Bankolé entre autres. C'est un huis-clos qui se passe quelque part en Afrique de l'Ouest pendant 24 heures. Cependant l'action principale se passe surtout de nuit dans un chantier de travaux publics clos avec miradors et gardes armés qui communiquent entre eux presque en criant (d'où le titre du film). Le chef de chantier Horn (Matt Dillon, étonnant) demande à son adjoint Cal (Tom Blyth) un ingénieur, d'aller chercher sa femme Leone (Mia McKenna-Bruce) qui arrive d'Europe. Horn a acheté du champagne et préparé un feu d'artifice. Le couple s'est marié tout récemment. Pendant ce temps, Alboury, un Africain très digne (Isaach de Bankolé), debout derrière les barbelés, réclame le corps de son frère qui est mort sur le chantier dans "un accident" écrasé par une pelleteuse. A moins qu'il n'ait été tué délibérément. La confrontation qui se passe pendant la nuit entre le chef de chantier et l'Africain est prenante. Pendant ce temps, Cal dont on comprend vite qu'il est responsable de la mort du frère d'Albouy se promène avec un pistolet. Quarante-trois ans ans après avoir vu la pièce, j'avoue que je ne me rappelais plus du tout de l'intrigue. Je me rappelais plutôt ce décor impressionnant imaginé par Richard Peduzzi. Dont voici quelques photos. Un embranchement d'autoroute. Et je me souviens des interprétations de tout premier ordre de Michel Piccoli, de Philippe Léotard ainsi que de Miriam Boyer et Sidiki Bakaba.
Michel Piccoli de dos
Philippe Léotard et Michel Piccoli
Le film de Claire Denis m'a plu mais il manque un petit quelque chose. Cela reste assez froid même si on sent une menace latente qui plane pendant tout le film. L'ensemble est traité de manière un peu abstraite, cela manque de vraie émotion. Mais les comédiens sont vraiment excellents. Cela m'a donné envie de relire la pièce en français.
J'avais (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) commandé auprès d'un de mes proches, pour Noël, ce livre qui m'est parvenu il y a seulement quelques semaines. J'avoue que je ne suis peut-être pas allé vers Le butor étoilé de Sigolène Vinson pour de simples raisons d'envie d'apprécier un ouvrage...
Sigolène Vinson, Le butor étoilé, Le tripode, 2025, 190 pages
La conception plutôt elliptique de ce roman m'a un peu dérouté. L'écriture en est très poétique. Le butor étoilé? Un sujet d'observation ornithologique. Dès la première page (récit à la première personne, au bord d'un marais - qui, de lieu, devient quasiment un personnage à part entière), nous savons que l'héroïne (?) s'inquiète à propos d'une certaine Dedou: cela fait cinq jours que la gamine a disparu du village.
Et puis apparaît un autre personnage "en interaction": Damien, lui-même en plein dialogue de sourd avec son père Kader, qui juge plutôt durement la manière dont Damien gère sa vie de couple "actuellement"... (en fantasmant sur une inconnue qui laisse chez lui des lettres adressées à un autre). Beaucoup de dialogues, avec soi-même ou avec d'autres, de l'introspection... Trop d'introspection et pas assez d'histoire clairement énoncée pour moi (qui suis très paresseux et qui aime les choses simples et évidentes). Beaucoup d'observations et d'attentes, des allégories et du symbole. Le butor étoilé, que l'héroïne cherche tellement à "observer", n'est-il pas lui-même une personnification de l'homme qu'elle attend (p.67)? Je l'ai lu jusqu'au bout. Mais l'abondance d'image a sans doute saturé ma mémoire: je n'en ai rien retenu. À la fin, on apprend une mort.
En fait, si j'ai lu ce livre, c'est que je souhaitais évoquer une oeuvre de Sigolène Vinson dont je connaissais seulement le nom au titre de sa participation passée à Charlie Hebdo (jusqu'à l'attentat de 2015). Je l'avais déjà citée à l'occasion du récit de "l'opération commando" montée pour rajouter le portrait en "pochoir" du dessinateur Honoré à une oeuvre de rue qui avait uniquement cité les quatre autres dessinateurs de Charlie assassinés. Je pense que j'attendrai une éventuelle reprise en recueil de ses chroniques judiciaires pour le journal avant de revenir vers elle... à moins que je tente tout de même Courir après les ombres, dont Manou parle de manière alléchante ici?
Plus fort que moi de Kirk Jones permet de découvrir ce qu'est le syndrome de Gilles de la Tourette, une maladie neurologique caractérisée par des tics moteurs et vocaux. Le film qui est basé sur des faits réels débute en Ecosse dans les années 80 et il est centré sur le personnage de John Davidson qui a commencé à avoir les premiers symptômes de ce mal pas très connu vers l'âge de 13 ans. Ce sont surtout les écarts de langage qui frappent son entourage. Il se met à dire des grossièretés à son corps défendant et c'est accompagné de tics nerveux. Sa famille est dévastée. Elle croit qu'il simule, qu'il le fait exprès. Ses camarades de classe se moquent de lui et le directeur de l'école où il est inscrit lui inflige des punitions corporelles. Dans ces années 80, on connaît mal cette maladie qui touche surtout les garçons. Le jeune acteur qui interprète John jeune est remarquable et Robert Aramayo qui incarne John Davidson adulte est exceptionnel. Deux personnes vont le soutenir, dont Dottie, une infirmière qui le prend sous son aile. Elle a beaucoup d'empathie en ce qui le concerne. Tommy Trotter (Peter Mullan, vraiment bien) va l'engager pour un emploi. Mais bien évidemment, John ne fait pas d'études supérieures mais il va faire connaître sa maladie à un grand nombre de personnes lors de réunions. Ce film britannique vaut la peine d'être vu. Pascale et Henri Golant l'ont aussi bien apprécié.
Choup, dans un de ses commentaires sur mon blog, le conseille aussi. Je la cite: "J'ai pour ma part été voir hier Plus fort que moi, un super film, histoire vrai de John Davidson, atteint du syndrome Gilles de la Tourette et qui dédie sa vie à éduquer les gens sur ce syndrome et tout ce qu'il implique pour les personnes qui en sont atteintes et leurs familles. Un film formidable et l'acteur principal est phénoménal".
Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) vais encore publier un article sur un recueil de nouvelles, mais cette fois-ci un peu plus récent (même si je ne l'avais jamais lu jusqu'à aujourd'hui). Malgré son demi-siècle "bon poids", cet ouvrage est trop "récent" pour pouvoir figurer parmi les "classiques" de Nathalie... même si, m'a-t-il semblé, les saynètes qui le composent évoquent plutôt la fin des années 1950 ou les années 1960 que les années 1970.
Gilbert Cesbron, La ville couronnée d'épines, Robert Laffont, J'ai lu N°979, 219 pages,
1979 (EO 1974), illustration de couverture de Gyula Konkoly
Gilbert Cesbron (1913-1979) a toujours revendiqué haut et fort son catholicisme (déjà, un titre pareil est forcément christique, non?). Disons que, tout comptes faits, j'aime bien le lire "malgré cela" (même s'il m'agace parfois avec son insistance...). Dans mon enfance, je m'étais approprié le volume Chiens perdus sans collier qui était dans la bibliothèque familiale, puis ai mis quelques années avant d'en découvrir d'autres. Aujourd'hui, c'est en écumant les bacs d'occasion (à quelques dizaines de centimes d'euros le volume) que j'ai l'occasion d'en lire que je ne connaissais pas, avant de les verser dans telle ou telle bibliothèque partagée. Mais je n'en tire pas toujours un billet...
Chacune des 15 nouvelles est précédée d'un petit texte en italiques. Préface ou introduction? Souvent petite méditation philosophique, plutôt. Parfois, souvenir personnel (ou donné comme tel)...
Ces courts "récits" (terme qui figure en sous-titre dans l'une des pages intérieures) se donnent en point commun d'évoquer la banlieue et les deux classes sociales susceptibles de l'occuper: la nouvelle, celle des prolétaires et/ou ouvriers pauvres, d'une part. Et l'ancienne (en voie de disparition) constituée de ceux qui étaient sur place (à la campagne, alors) avant la construction des "cités". Quelques mots pour vous les présenter (en toute subjectivité!) ci-dessous.
* Un roman de poche (p.7): histoire douce-amère de jeunes déboussolés... la banlieue ouvrière et la ruralité semblent, tous comptes faits, peu miscibles.
* Carrosse d'un vieux roi (p.25): une jolie histoire de gain à une émission de radio (et de temps qui passe!), qui m'a rappelé Si j'avais un château.
* La petite Agnès (p.34): ce "fait divers" terrible et l'analyse psy du personnage principal ne m'ont pas vraiment plu...
* La fiche (p.50): un retraité qui s'ennuie tellement qu'il se cherche, chaque matin, une liste de "quelques choses à faire" pour s'occuper est absolument ravi que le destin lui en envoie une palanquée!
* L'enfant de l'autoroute (p.57): un joli conte qui m'a bien plu. L'autoroute en construction qui traverse sa cité forme une voie d'accès (goudronnée pour la partie finie, de sable jaune pour celle que les engins tracent) qui permet à un gamin de découvrir, à quelques kilomètres de chez lui, campagne, ferme et vache, à l'insu de ses parents, les mercredis où il est censé rester seul à la maison...
* Le poids du monde (p.74): Brr... Crédible, trop crédible (même avec la pincée de bondieuserie que je trouve personnellement en trop).
* Le plus fidèle ami du chien (p.86): une nouvelle presque fantastique (sinon science-frictionnelle), à front renversé... pauvre bête!
* "Mame Denis" (p.86): cette nouvelle mettant en scène des militaires (anciens d'Afrique) a sonné, pour moi, comme certaines nouvelles de Joseph Kessel (Le coup de grâce?)
* Pavillon perdu (p.116): encore un conte, avec un côté pathétique, quelque chose du roman d'Alain-Fournier Le grand Meaulne, ai-je trouvé: une rencontre "par hasard". Pour le malheureux héros, "cela a commencé pendant une triste nuit, le long d'une route solitaire de [banlieue], alors qu'il cherchait un raccourci que [malheureusement] il trouva [le lendemain]"... Bon, on peut espérer que, des lendemains de recherche, il y en aura encore d'autres!
* Le 8 juin (p.138): cette histoire amère qui se déroule dans un "mouroir" (qu'on n'appelait pas encore EHPAD) m'a évoqué" une atmosphère à la Alphonse Daudet... Une fête organisée théoriquement en l'honneur d'une centenaire démontre tragiquement qu'elle n'était pas au coeur des préoccupations, en fait!
* L'enfant prodigue revient toujours trop tôt (p.148): extrait de la spirituelle introduction (p.147). "Neuilly a toujours joué sur les deux tableaux: "je suis la ville, voyez mes pierres; je suis banlieue, voyez mes arbres...". Un "fils de famille" a encore besoin de bouffer un peu de vache enragée avant de "rentrer dans le moule"!
* Ci-gît(p.163): je n'ai pas réussi à comprendre la morale qui peut être sous-jacente dans cette histoire, celle d'une tombe abandonnée dans un cimetière depuis plus d'un siècle... auquel un inconnu redonne vie? Je n'ai pas vu venir la chute, non plus.
* L'autre chemin (p.167): un conte... avec un autobus à plateforme auquel chauffeur et receveur font prendre, un beau soir, le chemin des écoliers. Je doute (hélas!) qu'il soit basé sur une histoire vraie!
* Les amoureux de Garches (p.179): analyse amère de la différence entre infirmité (permanente) et blessure accidentelle (dont on se remet), croisée avec, là encore, une différence de classe sociale... tragique.
* La châtelaine de Gentilly (p.206): j'ai perçu dans cette nouvelle "aristocratique" comme un pâle reflet de certaines de Jean de La Varende... Description d'un monde figé dans le passé, suranné, d'une "vieille dame" qui traverse les années sans accepter le changement... J'ai apprécié la rencontre avec le jeune curé nommé pour remplacer celui avec qui, depuis des décennies, elle s'occupait de "ses pauvres" (en se privant pour eux), qui essaie en vain de lui ouvrir les yeux et l'esprit concernant toute "la pauvreté" de na nouvelle cité - qu'elle repousse... Cela m'a un peu rappelé Les clés du royaume de A.J. Cronin.
J'ai appris (ce dont je ne me serais pas douté!) que Gyula Konkoly, né en 1941, est un (et non une) peintre hongrois, qu a demandé l'asile politique en France en 1970. Il a illustré couvertures de livres et affiches de livres entre 1874 et 1987, et a enfin a retrouvé la citoyenneté hongroise en 1991.
C'est vrai que je dois posséder quelques "Cesbron" achetés ces dernières années et qui figurent encore, non lus, dans l'une ou l'autre PAL. Mais, pour répondre à des blogueuses qui s'étonnent parfois que je chronique des livres en signalant que je les ai achetés il y a plusieurs décennies, je précise que, dans ces cas-là, en général, ce sont des rayonnages de ma bibliothèque de livres lus il y a fort longtemps mais conservés depuis, que je les tire (et non de piles de "jamais lus encore et restant à lire", bref, de PAL!).
Le crime du 3ème étage de Rémi Bezançon est un hommage sympathique au film d'Alfred Hitchcock, Fenêtre sur cour, de 1954, avec Grace Kelly et James Stewart. Dans Le crime du 3ème étage, Laetitia Casta interprète Colette, une professeure d'université de l'histoire du cinéma et spécialiste d'Alfred Hitchcock. Gilles Lellouche, lui est François, un écrivain de romans policiers historiques. Ils vivent en couple mais leur vie intime est un peu en berne. Ils habitent un appartement sur cour avec de grandes baies vitrées. En face de chez eux, se sont installés de nouveaux voisins, Yann Kerbec (Guillaume Gallienne) et sa compagne sourde-muette directrice d'un théâtre. Un soir, Colette assiste derrière ses fenêtres à une scène de ménage qui la laisse perplexe. Elle est persuadée que Kerbec a tué sa femme. De fil en aiguille, Colette entraîne François à enquêter sur ce voisin inquiétant, un acteur qui joue Hamlet. L'action est bien menée mais il y a quelques longueurs tout de même. Cela manque un peu de "peps". L'ensemble se laisse voir mais le film m'a paru un peu trop gentillet. J'y suis surtout allée pour Laetitia Casta qui est très bien. Lire le billet de Pascale.
Je passe à Ceux qui comptent de Jean-Baptiste Leonetti. Ce film raconte une histoire assez triste. En tout cas, c'est ce que deux spectatrices et moi-même nous sommes dits en sortant de la projection. Cela commence comme une comédie avec l'histoire de Rose (Sandrine Kiberlain) et de ses trois enfants qui vivent dans un hôtel désaffecté. Rose déclare qu'ils ne sont pas pauvres mais qu'ils sont fauchés. Il faut voir comment Rose remplit son caddie à l'hypermarché du coin et part sans payer. C'est lors d'une de ses virées au magasin qu'elle fait la connaissance de Jean (Pierre Lottin) qui vit dans une caravane au bord d'une route. Rose se prend d'amitié pour lui. Elle a un côté déterminé qui force le respect. Elle veut surtout que ses trois enfants, un garçon et deux filles, ne soient pas séparés. Il y a beaucoup de pudeur dans les relations entre Rose et Jean. Je ne vous raconterai bien évidemment pas la fin. Un film très bien interprété (surtout par les deux adultes). Lire le billet de Selenie pas très enthousiaste.
Je viens de terminer Le crépuscule des hommes d'Alfred de Montesquiou (Edition Pavillons - Robert Laffont, 383 pages dont 20 pages de notes biographiques et une bibliographie générale).
Ce récit très vivant retrace l'année qu'a duré le procès de Nuremberg entre novembre 1945 et fin septembre 1946. Dans Nuremberg pratiquement détruite, quelques bâtiments sont cependant restés intacts, dont le palais de justice et le château Faber appartenant à la famille von Faber-Castells qui s'est enrichie grâce leurs crayons. Dans le château, les journalistes et les photographes qui ont suivi le procès se partageaient des chambres. Les hommes d'un côté et les femmes de l'autre (il y eut très peu de femmes à suivre le procès). Ce récit rappelle que des personnes célèbres sont venues plus ou moins longtemps pour suivre de près ou de loin les débats, écouter les témoignages la plupart du temps poignants. Pour les Français, Joseph Kessel, Elsa Triolet et Madeleine Jacob ainsi que Didier Lazard. Il y eut aussi le romancier américain John Dos Passos, Erika Mann, la fille de Thomas Mann, Walter Cronkite, un journaliste vedette de la chaîne CBS aux Etats-Unis. Il y a eu bien entendu quelques Russes qui appartenaient parfois au NKVD. C'était les plus virulents contre les accusés. Ils voulaient que tous soient condamnés à mort. Parmi les photographes, on retient surtout le nom de Ray d'Addario qui a photographié tout le procès de Nuremberg et tous les procès annexes. De Montesquiou rend toutes ces personnes proches de nous avec leurs qualités et leurs défauts. Le récit s'arrête avec l'exécution par pendaison de onze condamnés à mort. Le douzième, Goering, s'est empoisonné avec une capsule de cyanure avant son exécution. Ce livre est une bonne révision pour celles et ceux qui connaissent le sujet, et, pour les autres, un livre facile à lire et très intéressant.
Le blog de Dasola
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