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15 juin 2026

La guerre des salamandres - Karel Capek

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) me suis dépêché de finaliser un billet sur cet ouvrage avant de le rendre à la bibliothèque (sans plus de possibilité d'en prolonger l'emprunt...). C'est un titre pionnier dans le domaine de la science-fiction, non dénué de vision politique.

Karel Čapek, La guerre des salamandres, éditions Cambourakis, 2012, 381 pages
trad. Claudia Ancelot en 1960 (EO  en tchèque 1936)

 

Il y a déjà plusieurs mois que j'avais emprunté ce livre dont je me doutais bien, ayant lu quelques billets dessus, qu'il rentrerait dans le thème de la mer. Malheureusement, j'ai remis de semaine en semaine la finalisation du billet en résultant, alors que la lecture de l'ouvrage m'avait plu, de par la variation des thèmes, des personnages, des approches, des modes de narration... C'est vraiment un livre "multiple".

 

Cela commence comme du Jack London (îles des mers du Sud), avec des "indigènes" exploités, moyennant quelques pacotilles de faible valeur, comme main-d'oeuvre au service des "colonisateurs" dans les îles du Pacifique. En fait, c'est un peu plus compliqué que cela: le vieux loup de mer (capitaine Van Toch) qui "crée le lien" n'est pas, rétrospectivement, un personnage si antipathique... comparé à ses successeurs. Et on passe vite du "roman d'aventures" à la satire.

 

Satire sociale, avec la présentation de quelques éléments choisis de la jeunesse américaine, des "fils de famille" qui jettent leur gourme lors d'une croisière en yacht en compagnie de starlettes aux prétentions cinématographiques inversement proportionnelles à leur intelligence (désolé mesdames!). Quand elles font leur "rencontre du troisième type", elles s'avèrent (ces starlettes) moins résilientes que Vivien Leigh dans Autant en emporte le vent...

 

Satire capitaliste (assemblée générale...) lorsque, après la mort du Capitaine qui avait initié le projet de l'exploitation de la salamandre (nous y voilà!) par l'homme, il ne s'agit plus de définir le meilleur accord gagnant-gagnant entre les deux espèces (partenariat artisanal), mais bien d'optimiser la rentabilité financière de la société mise en place à l'échelle industrielle: comment entraîner l'assentiment des actionnaires (chapitre Salamandre syndicats, p.155 et suiv.) pour les investissements nécessaires?

 

Il s'agit de vendre des populations de salamandres comme main-d'oeuvre pour de gros travaux hydrauliques, ce qui est fait, nonobstant les preuves ponctuelles de leur intelligence. Les débats "intellectuels" en découlant m'ont fait songer à la problématique abordée, plus tard, dans le roman Les animaux dénaturés de Vercors (1952).  En tout cas, dans La guerre des salamandres, à un moment, il se produit un "point de basculement", pour cause de croissance démographique, où l'homme sur la terre n'est plus le dominateur de la planète. 

 

Car les salamandres, dont la population s'est démesurément accrue, vont revendiquer leurs droits à un "espace vital" côtier... quitte à entamer de gigantesques travaux "contre" ce qui est notre terre ferme. Les explosifs dont les humains leur ont imprudemment appris à se servir leur servent à combattre les flottes de guerre des nations humaines. Sur notre planète, l'Homme en est réduit à devenir le plus petit dominateur commun sur terre (le pouvoir est passé sous la mer), au point que les habitants de fragments d'anciens continents temporairement épargnés se réjouissent d'être devenus îliens... En politique, cela peut symboliser le soulagement lâche de ceux que le crocodile totalitaire mangera en dernier!
Le livre se finit un peu en queue de poisson, ai-je trouvé.

 

J'ignore bien entendu ce qu'il en est dans l'édition originale ou dans d'autres éditions françaises. Mais en tout cas, l'édition Cambourakis a trouvé le moyen de rendre compte typographiquement des éléments "non-littéraires": présentation de la carte de visite du capitaine par-ci (p.45 - je crois que les maquettistes ne se sont pas foulés pour le visuel de "l'ancre de marine", reprise d'éléments "libres de droits" plutôt que création ex nihilo), extraits de journaux et/ou de rapports d'enquête avec des typos différentes et des "trous de classeurs"...  (pp.132-133)

 

 

Pour ma part, je crois que c'est dans la préface d'une oeuvre de Robert Merle lue il y a des décennies que j'avais dû voir citer pour la première fois La guerre des salamandres (sans doute Un animal doué de raison, lu et relu bien des fois mais que je n'ai pas sous la main?).

 

Le côté science-fiction justifie l'inscription de cette oeuvre au 14e challenge de l'imaginaire, organisé par Tornade. Et le côté maritime à la 3e saison du Book trip en mer de Fanja

Oh, allez, tiens, je vais aussi essayer de le faire passer pour la saison 2 du challenge Littératures européennes chez Cléanthe, dont le thème de juin 2026 est "îles". Après tout, cela commence dans une île du Pacifique, et finit alors que le continent européen est en train d'être morcelé par des "invasions de la mer"... 

Comme toujours, l'avantage de lire tardivement une oeuvre "culte" (hop, inscription au challenge 2026 sera classique aussi! organisé par Nathalie...), c'est que l'on peut citer de nombreux blogs (déjà connus ou non!) en ayant déjà parlé.

Voici une liste (non exhaustive! Certains billets mènent à d'autres...) de chroniques dénichées sur la blogoboule: Jenevelle Laclos récemment, Brumes, Patrice (et si on bouquinait), Anne-yes, Keisha, La bouche à oreille, Sacha, Le chien critique, Hugues (du blog collectif Charybde 27)Pativore a vu une adaptation théâtrale

Edit du 16/06/2026: je rajoute le lien vers Fanja qui avait chroniqué le livre il y a 12 ans sans que son billet contienne les mots "mer", "île" ou "côte"!

12 juin 2026

L'objet du délit - Agnès Jaoui

Pendant mon récent week-end limousin, je suis allée au cinéma et j'ai vu entre autres L'objet du délit d'Agnès Jaoui, un film qui permet d'écouter beaucoup de morceaux des Noces de Figaro. En effet, le film se passe dans le monde de l'opéra où Igor (Daniel Auteuil), un chef d'orchestre reconnu, va diriger pour une soirée en plein air, dans le sud de la France, l'un des chefs d'oeuvre de Mozart. Agnès Jaoui, en plus d'être la réalisatrice, a écrit les dialogues et le scénario. Dans le film, elle tient l'un des rôles principaux, celui de Hannah Liebmann qui doit chanter le rôle de la comtesse Almaviva. Les répétitions sont un peu houleuses car le baryton qui tient le rôle d'Almaviva semble avoir des gestes déplacés pendant les répétitions. Igor pense qu'il va être mis en cause dans une affaire de harcèlement. La metteuse en scène (Mirabelle), novice en la matière, a du mal à faire accepter sa vision de l'oeuvre. Parmi les décors, il y a des phallus géants noirs et flexibles qui donnent lieu à des moments savoureux. Le thème principal du film est le mouvement #MeToo. Au bout du compte, on ne sait pas si le spectacle se tiendra ou non car des personnages comme Cora (Eye Haïdara) qui chante Chérubin et Sophie (Tiphaine Daviot) qui chante Suzanne sont les plus acharnées contre Piazzoni (Vincenzo Amato) qui joue le Comte Almaviva). Le spectacle est menacé. Je vous laisse découvrir ce qui va se passer. Le rythme du film est enlevé et puis quel bonheur d'écouter Mozart. C'est lui le vrai héros du film.

10 juin 2026

Challenge Les épais de l'été 2026 (4e édition) du 21 juin au 22 septembre 2026

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) lance officiellement l'annonce, avec ce billet, de la quatrième édition du challenge "Les Epais de l'été": pour 2026, il faut lire et chroniquer un ou plusieurs livres, avec comme condition qu'il existe pour chacun au moins une édition comptant un minimum de 750 pages (contre 700 pages en 2025, 650 pages en 2024 et 600 pages en 2023). 

[Challenge Les épais de l'été 2026, organisé chez dasola par ta d loi du cine]
(Logo composé avec l'aide de l'IA - mais toujours par mon collègue, merci!)

 

Je rappelle les règles - que connaissent déjà celles et ceux qui ont participé à l'une et/ou l'autre des trois premières éditions des Epais de l'été.

* Votre billet doit paraître entre le 21 juin et le 22 septembre 2026 et annoncer le nombre de pages revendiquées.

* Ce nombre égal ou supérieur à 750 pages peut concerner une autre édition que celle que vous avez eue entre les mains (y compris édition en gros caractères). Si celle-ci est trop mince, il ne vous restera plus qu'à dénicher sur internet l'existence de l'édition en javanais ou autre dialecte improbable... qui comptera plus de 750 pages, selon un site internet de référence. 

* Le volume peut rassembler plusieurs oeuvres (p. ex., un volume de la Pléiade est bienvenu!).

* Les oeuvres en langue originale sont acceptées (que vous l'ayez lue en traduction ou en VO). 

* Si vous lisez sur "liseuse" voire écoutez en audio livre, nous nous fierons, pour le nombre de pages en édition "papier", à ce qu'indiquent les sites internet "fn*c" ou "am*z*n"...

* À part le nombre de pages, le challenge ne comporte aucune contrainte ni suggestion, ni aucun thème imposé (il peut s'agit d'un ou plusieurs romans, d'une biographie, d'un essai... etc.).

* Il est tout à fait possible, autorisé, voire même conseillé, de faire participer un même billet à plusieurs challenges. Voir colonne de droite pour une liste non exhaustive. Voir aussi Sandrine (qui liste les lectures communes proposées). 

 

* Bien entendu, tout livre s'inscrivant ici est invité à s'inscrire aussi au challenge Les Pavés de l'été chez Sibylline (La petite liste), qui accepte cette année encore les participations à partir de 500 pages (et sans limite supérieure bien sûr). Et vous pouvez lui réserver vos lectures qui, tout en dépassant les 500 pages, n'atteignent pas [même en ayant fait des recherches sur toutes les éditions du monde] les 750. 

 

= Cette année, j'aurais bien aimé proposer aussi un "partenariat" (participations croisées...) à un blogueur que j'avais repéré sur la Toile naguère et dont je sais que, depuis au moins 10 ans, il anime un "challenge illimité" qui répertorie les billets sur des livres de plus de 1000 pages. Malheureusement, je n'arrive pas à retrouver son blog! Si cela vous dit quelque chose, je suis preneur de toute information à son sujet. =

 

* Les inscriptions sont acceptées dès aujourd'hui, mais les premiers billets devront paraître à partir du 21 juin pour être comptabilisables. 

* Les parutions de billets seront à mentionner par commentaire sous ce billet-ci. 

* Bien entendu (bis!), n'hésitez pas à aller lire et même commenter les billets des autres participant(e)s! 

* Les chroniques postées uniquement sur les plateformes monopolistiques que sont b*b*lio, livr*ddict et autres b**knode ne sont pas acceptées. Pourquoi ne pas aller "squatter" pour publier votre billet chez l'un ou l'autre blogueur-euse de votre connaissance (cela arrive à des gens très bien...)? Ça peut aussi permettre de se motiver pour des lectures communes, pourquoi pas?

* Je n'utilise pas (ni ne prends donc en compte) Inst*gr*m ni f*c*b**k.

 

Rappel des bilans précédents:

En 2025: 72 "épais" d'au moins 700 pages (dans 71 billets) pour 67 094 pages, par 30 participant(e)s, avec 64 livres différents, par 60 auteurs ou co-auteurs. 

En 2024: 75 "épais" (d'au moins 650 pages) pour 62 012 pages, par 32 participant(e)s, avec 65 livres différents, par 62 auteurs ou co-auteurs.

En 2023: 106 "épais" (d'au moins 600 pages) pour 79 164 pages, par 34 participant(e)s, avec 92 livres différents, par 77 auteurs ou co-auteurs. 

Et en 2026? On verra bien!

 

Pour mémoire, Brize avait assuré onze éditions de son challenge Le pavé de l'été (2012-2022), ne souhaitait pas le poursuivre en 2023, mais en avait accepté la reprise par d'autres blogueurs... Merci à elle!

 

Nota: autant anticiper l'hypothèse où l'on aurait cet été maille à partir avec le fonctionnement estival de la plateforme canalblog (facteur non maîtrisable): si vous n'arrivez vraiment pas à déposer un commentaire ici, vous pourrez l'envoyer par mail à :


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Inscriptions [15 (datées) parfois déjà dans la blogroll], objectifs annoncés à venir (25 pour 19 142 pages, par 15 participantes) : 

* Aliénor (13/06/2026)

* Anne-yes (13/06/2026)

* Athalie (10/06/2026)

* Audrey (Light and Smell) (10/06/2026)

* Belette2911 (13/06/2026): [je la compte parmi les "objectifs" pour un premier "forfait" de 10 volumes au moins!]

* Claudialucia (13/06/2026): George Sand - Histoire de ma vie [864 pages]

* Dasola (14/06/2026): 2 livres

* Dviolante (12/06/2026): Mariam Petrosyan - La maison dans laquelle [1088 pages]

* Eimelle (10/06/2026)

* Keisha (14/06/2026): Victor Hugo - Les Misérables

* Nathalie (14/06/2026)

* Sandrion (15/06/2026)

* Sunalee (10/06/2026)

* Sibylline (13/06/2026)

* Violette (10/06/2026): deux ou trois "pavés"

9 juin 2026

Les villes hanséatiques - 5/5 & Pont-Neuf à Paris

Un Van Gogh et deux Monet vus au musée des Beaux-Arts de Brême.

 Deux Max Liebermann (1847 - 1935) l'un au musée de Brême, l'autre musée des Beaux-Arts de Hambourg.

 Trois tableaux de Caspar David Friedrich (1774-1840) dont deux se trouvent au musée des Beaux-Arts de Hambourg. Le tableau du haut est La mer de glace (1823-1824). Un des deux  tableaux célèbres de Friedrich. Celui en bas à droite est dans un musée suisse. Friedrich est considéré comme l'artiste le plus influent et important de la peinture romantique allemande.

Entrée du musée des Beaux-Arts de Hambourg.

Vous ne voyez pas forcément sur cette photo, mais la pluie nous a accompagnés une grande partie de la journée pour notre visite de Hambourg. Heureusement que ce fut la seule journée pluvieuse sur les huit jours. 

Le voyageur contemplant une mer de nuages  (1818), l'une des deux peintures les plus célèbres de Caspar David Friedrich avec La mer de glace.

On a commencé notre visite avec l'Église Saint-Michel (Der Michel), l'une des cinq églises luthériennes de Hambourg. L'église possède cinq orgues, on en a vu quatre car il y a un orgue à distance dans le grenier. L'église a été construite à la fin du XVIIIème siècle. 

 

Ci-dessus, trois des cinq orgues.

L'hôtel de ville (sous la pluie) siège du Parlement et du sénat de Hambourg

La pluie n'a pas aidé pour apprécier la ville. On a fait un tour en car et on a quand même pu faire une mini croisière en bateau sur l'Elbe qui nous a permis de voir les entrepôts et les immenses porte-conteneurs. 

On est aussi allé à l'Elb philarmonie, une salle de concert et qui est aussi un beau  bâtiment dans lequel on peut voir Hambourg à 360°...

 ...dont la flèche de l'Eglise Saint-Nicolas qui est le seul vestige de l'édifice pratiquement détruit lors des bombardements alliés en 1943.

 

Voici la maison du Chili (Chilehaus) qui fut construite dans les années 20, c'est un exemple d'architecture expressionniste en brique. Il s'agit d'un immeuble de bureaux de 10 étages.

Et nous avons terminé par la visite express du musée maritime international qui a été installé dans un entrepôt. Il retrace plus de 3000 ans d'histoire maritime sur neuf étages. On a vu peu de choses mais j'ai aimé les bateaux en ambre.

Ici se termine le compte-rendu de mon voyage en Allemagne du nord que j'ai beaucoup apprécié.

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Sinon, depuis le 1er juin 2026, je suis en pré-retraite (congé de fin de carrière). Et c'est génial de se balader dans Paris en semaine. Et bien j'ai constaté qu'il y avait beaucoup de touristes en cette période de l'année. J'ai photographié l'installation de JR sur le Pont-Neuf pas encore terminée. A la suite des intempéries, l'installation n'est pas encore ouverte au public. Mais on la voit bien de loin. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais j'avais préféré le Pont-Neuf emballé par Christo en 1985.

 

8 juin 2026

Le garçon qui faisait chanter les collines - Georgi M. Unkovski

Hier, dimanche 7 juin 2026, j'ai vu Le gars qui faisait chanter les collines, le premier long-métrage de Georgi M. Unkovski. J'ai énormément aimé ce film qui se passe en Macédoine du nord dans la communauté des Yörüks, une population nomade ou semi nomade d'origine turkmène et de confession musulmane. Les deux thèmes du film sont: le début de l'émancipation de la jeunesse yöruk grâce aux réseaux sociaux et Internet, et le fait que des jeunes femmes font encore des mariages arrangés par leur famille.
Ahmed (un jeune homme de 15 ans) et son petit frère Naim vivent avec leur père qui est berger (un homme taciturne et dur avec son fils aîné). La maman est décédée et c'est pourquoi Naim, un petit garçon brun aux yeux magnifiques, ne parle plus depuis que sa maman les a quittés. Ahmed est retiré de l'école par son père car il doit s'occuper des vingt brebis et faire la cuisine. Néanmoins, cela n'empêche pas Ahmed d'écouter de la musique techno turque. Et il rencontre une jolie jeune fille, Aya, revenue d'Allemagne pour être mariée. Ahmed tombe amoureux d'Aya et va tout faire pour que cette dernière réalise ses rêves grâce à la danse et à la musique. Il y a des moments très amusants comme quand le Muezzin veut se mettre sur Facebook où il doit changer son mot de passe ou quand Ahmed qui a égaré une brebis en retrouve une (la même?) peinte en rose. J'avais peur que le film se termine mal mais pas du tout. J'espère que vous irez voir ce film dépaysant qui bénéficie de beaux paysages de collines. Dans la salle où j'étais, nous étions cinq. Lire le billet de Dameskarlette.

7 juin 2026

Les socialos - Wolinski

Alors que les grandes et les petites manœuvres ont commencé en vue des élections présidentielles (dans moins d'un an désormais), je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) vous présente un ouvrage que j'ai acheté récemment, d'occasion bien sûr: un vénérable recueil de dessins de Wolinski, publié en 1991.

Wolinski, Les socialos, Albin Michel, 1991, 224 pages
[selon la 4e de couv', car elles ne sont pas numérotées!]
Sous-titre: "10 ans de pouvoir en 400 dessins"

 

Dans ce gros bouquin (de format 24 x 15,5 cm), à part les textes faisant intégralement partie du dessin, il n'y a rien à lire... C'est juste juste un recueil, brut. Pas d'introduction, pas de préface. Ni références (date de parution, titre de presse de première publication...), ni mise en contexte. Les dessins sont classés comme dans un abécédaire (mais pas forcément par ordre chronologique?). La période couverte est la décennie 1981-1991 (en gros... sûrement pas après en tout cas). Des dessins à thèmes sociaux, des approches humoristiques, parfois (faussement) cyniques... Des textes et dessins complémentaires... du Wolinski, quoi!

 

Si j'ai bien compris, sur la période considérée, Wolinski a travaillé pour Charlie Hebdo (dont la première série s'est interrompue en 1982), pour L'Humanité jusqu'en 1984, pour L'Echo des Savanes, pour Phosphore aussi, je crois. Mais il me paraît difficile d'attribuer ici avec certitude tel dessin à tel titre! Selon la page "Du même auteur" en début de livre qui liste ses oeuvres, avant ce titre, Wolinski n'avait plus été édité chez Albin Michel depuis 1985 (entre 1981 et 1985, il y avait publié six albums). En 1986 et 1987, il en a publié quatre chez Denoël, puis trois aux éditions Belfond (1987-1988), et enfin trois chez Flammarion entre 1988 et 1991 (je dois en posséder quelques-uns). 

 

Ci-dessous, comme toujours quand je chronique des recueils de dessins de presse, je me permets de vous en citer quelques-uns. Je pense que mon choix surreprésente l'époque et/ou le thème de la première cohabitation (Chirac premier ministre, 1986-1988) puis la période qui lui a succédé, post-réélection de François Mitterrand (Rocard premier ministre, après mai 1988). Mon choix est subjectif, j'ai surtout apprécié des situations parfois encore savoureuses 35 ans après... (même si Mitterrand ou Rocard ne sont plus là!). Savourons!

Aux armes, contribuables! 2026, le grand réarmement?

Ici, c'était clairement l'époque de la chute du mur...

Tout s'explique: ils n'avaient pas d'intelligence artificielle (seulement la Pascaline, sous-utilisée...). 

Bah non, il en faudra bien trois...  

Aujourd'hui, c'est par tonnes entières que la Marine en intercepte, de la drogue... 

Vaste programme! Déjà, on entend le loup, le renard et la belette chanter...

Retour au cas précédent. 

Désolé, mais ce dessin m'a fait rire... (je sais, j'ai pas de coeur!).

Tout reste bon dans cette page! Juste remplacer Clemenceau par Charles... 

À l'aise, mollahs?

Déjà le capitaliste perçait sous le béret.

Visionnaire...

Le green washing ne date pas d'hier... "L'écologie, ça commence à bien faire" n'était pas encore passé par là!

Pfou... PFAS?

Juste une précision: le personnage de droite, ce n'est ni Macron ni Darmanin!

Je ne sais pas si le personnage qui parle était Tapie ou non?

La rentrée est loin de nous, et le prochain printemps encore plus...

Les deux dessins ci-dessus ont pour caractéristique d'être comme les "ébauches" de dessins de couverture de recueils. À gauche, vous reconnaissez celui utilisé pour le présent ouvrage. J'avais chroniqué C'est la faute à la société (publié en 2006) l'an dernier...

Et encore une curiosité ci-dessous, avec ces extraits de deux recueils... 

À gauche, la version en noir et blanc publiée dans le présent recueil. À droite, une version publiée dans un recueil titré Le bal des ringards (1993) en noir et blanc (et nuances de gris...), mais que je soupçonne d'avoir été aquarellée en couleur dans la publication de presse initiale (en "repasse", donc, avec quelques mini-modifications ici ou là...). Ce recueil, je le chroniquerai sûrement un mois ou l'autre aussi!

 

En tout cas, je suis resté bien au-dessous des 10% de dessins cités! Si vous voulez voir les autres, à vous de jouer.

 

*** Je suis Charlie ***

4 juin 2026

Le virtuose - Daniel Roher

Je viens de voir Le virtuose de Daniel Roher, un film assez sympathique où l'on entend de la musique classique, un peu de jazz et où on a le plaisir de voir Dustin Hoffman (88 ans) dans un petit rôle, celui d'Harry Horowitz, un accordeur de piano qui a pris sous son aile Niki White (Leo Woodall, très bien), un jeune qui a l'oreille absolue. Ce dernier souffre d'hyperacousie et pour cela, il porte des oreillettes et un casque pour atténuer les bruits alentour qu'il ne supporte pas. Il est aussi hypermnésique. Niki est un accordeur de grand talent mais par un concours de circonstances que je ne vous dévoilerai pas, il devient aussi ouvreur de coffres-forts en compagnie d'une bande de malfrats qui s'avèrent violents. Niki accepte ce "travail" car Harry est hospitalisé mais il ne peut pas régler le montant prohibitif des soins. C'est grâce à l'argent gagné de façon malhonnête que l'hôpital peut être payé. Par ailleurs, Niki fait connaissance avec Ruthie, une jeune femme pianiste et compositrice. Je ne vous dirai pas comment le film se termine, cela serait dommage. Ce film très plaisant vaut la peine d'être vu. Lire le billet de Selenie

1 juin 2026

Les villes hanséatiques 4/5

Falaises de craie sur l'île de Rügen

Je continue à vous chroniquer mon escapade dans le nord-est de l'Allemagne. Après Rostock, nous nous sommes dirigés vers l'île de Rügen qui est la plus grande île d'Allemagne. Elle se situe sur la Baltique. Elle fait partie de la région du Mecklembourg-Poméranie occidental (Meck-Pom). On a contourné l'île en bateau en partant de la ville de Sassnitz. J'ai regretté que l'on ne s'approche pas plus de ces falaises mais en revoyant mes photos, c'est assez spectaculaire. Ces falaises font partie du parc national de Jasmund.

 

 

Après notre balade en bateau, nous sommes restés sur l'île qui, jusqu'à la seconde guerre mondiale, était la station de vacances la plus célèbre d'Allemagne. Entre 1936 et 1939, les autorités nazies ont créé sur l'île, Prora, une station de vacances qui se composait d'un immeuble uniforme de 5 km de long (aujourd'hui, sa longueur n'est plus que 2,5 km), les logements et les équipements n'ont jamais été achevés. C'est l'organisation Kraft durch Freude "La force par la joie" qui était à l'origine de Prora. Il fallait occuper le temps libre des ouvriers allemands par groupe de 20 000 personnes.

 

Les bâtiments non restaurés, ils sont à l'abandon avec des vitres cassées

 

Les bâtiments restaurés qui sont devenus des résidences hôtelières.

Juste derrière des rangées d'arbres devant les bâtiments. Une plage de sable à perte de vue.

Après avoir quitté l'île de Rügen, nous sommes partis vers Stralsund qui est aussi une ville hanséatique. Nous ne sommes pas restés longtemps. 

La place principale avec l'église Saint-Nicolas construite sur le modèle de Sainte-Marie de Lübeck et l'hôtel de ville.

Maintenant, voici Schwerin et son château qui date du XIXème siècle. Schwerin est la capitale du land de Mecklembourg-Pomeranie. Le château était la résidence du grand-duc de Mecklembourg. Je trouve que le château a un petit côté Chambord et Saint-Germain-en-Laye.

 

Le château est entouré d'un jardin et de beaux arbres.

Un ginkgo biloba

************************************

Suite et fin de mon voyage avec Hambourg dans un prochain billet

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  • Record de commentaires en une année civile (même blogueur-euse): 162 par Manou en 2024
  • Record de commentaires en une journée: 44 le 09/04/2009
  • Records de nouveaux commentateurs en un mois: 24 (dont 22 blogueurs) en mai 2008 et mars 2009
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