Le blog de Dasola
Derniers commentaires
Archives
Challenges terminés

Pour les challenges de l'année en cours, 
voir colonne de droite

11 novembre 2011

Films vus et non commentés depuis le 03/10/11

Voici un billet sur trois films qui m'ont marquée pour différentes raisons.

D'abord We need to know about Kevin de Lynn Ramsay qui est adapté d'un roman de Lionel Schriver que je n'ai pas lu. Je suis allée voir ce film sachant que Tilda Swinton tenait le rôle principal. Elle est magistrale dans le rôle de cette mère qui a enfanté un monstre. C'est un film anxiogène car on devine dès le départ (l'histoire est racontée en flash-back) qu'il manque à un moment donné des personnages au tableau: le père et la petite soeur. Eva (Tilda Swinton) semble être la seule à voir que son fils de 16 ans, Kevin, a un comportement à part depuis qu'il est bébé. La scène d'ouverture, rouge sang, m'a beaucoup déroutée. Je me suis demandée ce que j'allais voir. Puis on se rend compte que la réalisatrice raconte l'histoire d'une femme, d'une mère, Eva, qui expie les péchés de son fils, même si Dieu est absent du film. D'ailleurs, Eva est sûre d'aller brûler en enfer (comme elle l'annonce à des évangélistes qui font du porte-à-porte). C'est son fils Kevin qui fait le mal, et pourtant c'est Eva qui est stigmatisée par les voisins, les collègues. Ils la rendent responsable de ce qui s'est passé. Le film ne donne aucune explication sur la raison (?) pour laquelle Kevin, qui a un rapport d'amour-haine avec sa mère, commet l'irréparable. C'est peut-être cela qui est le plus terrible. Mon bémol sur ce film, c'est le personnage de Kevin, un peu monolithique, et je me suis demandé pendant le film pourquoi Eva ne l'emmène pas chez un psy? En tout cas, un film à voir.

Il était une fois en Anatolie du cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan a reçu le Grand Prix au dernier festival de Cannes 2011. Pour ceux qui aiment les films longs dans lesquels il ne se passe pas grand-chose, ce film est fait pour vous. Ce que je retiens le mieux du film, c'est le travail sur l'éclairage, puisque les 3/4 du film sont éclairés grâce à des phares de voitures et à des lampes à gaz. Après une première longue séquence filmée derrière une vitre embuée, au cours de laquelle on voit trois hommes discuter dans un bar, on suit, dans le crépuscule de ce paysage désolé d'Anatolie, trois voitures qui roulent lentement, dans lesquelles un procureur, un médecin, un commissaire, deux prisonniers et quelques gendarmes sont entassés. Ils sont à la recherche d'un cadavre enterré. Le réalisateur est arrivé à m'intéresser à cette histoire même si j'ai eu parfois du mal à rester attentive. Mais j'ai été fascinée par certains plans, par la séquence où la fille du maire ressemble à une Madone face à ces hommes qui la regardent. Un film qu'il faut voir quand on est bien reposé et pas après une dure journée de boulot comme moi. Voir aussi mon billet sur Les trois singes du même réalisateur.

The Artist de Michel Hazanavicius qui a fait gagner le prix d'interprétation masculine à Jean Dujardin au dernier Festival de Cannes est un film muet en noir et blanc. Je dirais que ce n'est pas mal, surtout la séquence finale et les scènes avec le chien, mais je ne comprends pas la démarche du réalisateur: qu'a-t-il voulu nous raconter, nous prouver? En 1927, Georges Valentin, acteur star du muet, est au sommet de sa gloire. Il rencontre une jeune ingénue, Peppy Miller, qui va devenir célèbre à la venue du cinéma parlant. Georges Valentin ne croit pas à ce changement dans le cinéma. Il se ruine à filmer son propre film qui s'avère un "bide". Sa femme le quitte, sa maison brûle, mais la descente aux enfers de Georges n'émeut pas vraiment. Jusqu'à la fin, le film reste muet (sauf deux répliques échangées) mais sonore. C'est un hommage sympathique au cinéma d'antan mais ce n'est pas un film exceptionnel. En revanche, Bérénice Bejo aurait mérité d'avoir un prix: elle est vraiment très bien. 

Commentaires
D
Il a tenté de recréer les conditions du muet. On parle en ouvrant bien la bouche, on fait beaucoup de gestes éloquents, on grimace parfois, on a des tenues d’époques.<br /> <br /> il y a une histoire d’amour entre un réalisateur qui sombre dans l’alcoolisme après un échec financier et artistique, et une étoile qui naît. Il y a un chien très sympa. C’est noir et blanc. Mais le rythme saccadé et rude du muet n’y est pas. La lenteur et l’accélération tranchées non plus. Les transitions sont souples, la narration coule et l’image est plus lisse. Ce n’est donc pas un film « muet ». Et pourquoi faudrait-il se remettre au « muet » ? Il y a eu assez de chefs d’œuvre dans ce domaine, si on est en manque, pourquoi ne pas se les repasser ? <br /> <br /> The Artist est un bel objet fait pour avoir un Oscar. Et qui l’a obtenu.
Répondre
R
The artist : d'accord avec toi, j'ai été assez déçue... Ce n'est pas un film exceptionnel
Répondre
V
Ah, enfin un film sur lequel je peux contribuer, étant en ce moment dans une période de vaches très maigres côté sorties: The Artist. Personnellement, j'ai bcp plus aimé que toi, et justement le manque de clarté sur les objectifs de l'auteur m'a donné le sentiment d'une bulle purement gratuite, une espèce de voyage "ailleurs", complètement dans l'inconnu, et donc le pur divertissement - qui nous divertit, nous sort de nos préoccupations. Au même moment sortaient des films sur la raison d'état et le pouvoir, ou encore Polisse et d'autres réflexions ancrées dans le socila concret, et là, l'évaison totale. J'imagine que c'est ce dont j'avais besoin à ce moment-là. Peut-être qu'à ujn uatre moment, j'aurais réagi comme toi. Plus de compliments sur le film dans mon billet, s'il en est besoin.<br /> :-)<br /> Bonne coninuation, Dasola!
Répondre
V
Avais-tu lu le roman? Car dans Il faut qu'on parle de Kévin, l'un des romans qui m'a le plus marqué, on peut comprendre (même si tout n'est que suggestion) que le monstre n'est pas le fils mais la mère qui n'a pas su l'aimer. Ce n'est pas le cas dans le film?
Répondre
T
Comme toi, pas vraiment convaincu par The Artist !
Répondre
M
Ah quand même, la voilà donc la critique de WNTTAK ! J'ai trouvé la scène d'ouverture très forte, très intrigante. Elle met directement dans l'ambiance... Pour ce qui est d'Ezra Miller, il fait très bien le fils pas net, allons ! Certes, c'est limite un rôle caricatural (d'où peut-être le fait que beaucoup aient trouvé son jeu forcé), mais je trouve qu'il s'en sort avec beaucoup de talent.<br /> Je me suis acheté le livre que j'ai hâte de dévorer, dès que j'aurai terminé Un employé modèle (très bien).
Répondre
L
Je suis beaucoup plus enthousiaste que vous sur "The Artist" (voir mon billet). Par contre, d'accord avec vous pour Bérénice Béjo.
Répondre
K
Voilà, vu et chroniqué. <br /> J'ai vraiment aimé, pas de réticences.
Répondre
A
Tu es taguée chez moi :-)
Répondre
M
Je suis de ton avis en ce qui concerne The artist : j'ai été un peu déçue, après toutes les éloges que l'on peut lire ou entendre ici ou là. Je m'attendais à quelque chose d'exceptionnel, ce ne fut pas le cas pour moi.<br /> Je pensais retrouver l'athmosphère des "vrais" films muets, c'est cette absence qui m'a manquée.<br /> Mais bon, j'ai passé un bon moment quand même, surtout que j'étais dans un cinéma à 5€ la place :-) : donc, pas de regret.
Répondre
N
J'ai beaucoup aimé We need to talk about Kevin. Le film m'a fortement remué, dans le bon sens du terme.<br /> The artist m'a un peu moins emballé : tout comme toi, je l'ai trouvé bien mais sans plus.<br /> Quant à Il était une fois en Anatolie, je l'ai trouvé beaucoup trop long et trop lent. Il est très bien fait mais je trouve qu'il oublie le spectateur en cours de route.
Répondre
A
je n'ai toujours pas vu The Artist, qui semble faire partie des films français du moment. Les critiques sont élogieuses dans l'ensemble mais tu sembles un peu plus mitigée.
Répondre
M
en ce qui concerne The artist, j'hésite à aller le voir en revanche, le film de Lynn Ramsay, je n'en ai pas du tout entendu parler mais j'aimerai bien le voir car je trouve tout ça très mystérieux.
Répondre
K
Ah, il était une fois en Anatolie est le prochain que nous irons voir. Impasse pour les deux autres !
Répondre
A
J'ai vu le premier pour Tilda Swinton. La scène d'ouverture est en effet très déroutante. La suite aussi .. mais j'ai aimé le tout. Le roman a rejoint ma PAL, je crois qu'il ne donne pas non plus les clés du comportement de Kevin. Les deux autres ne me tentent pas.
Répondre
Le blog de Dasola
  • CINEMA, LIVRES, DVD, SPECTACLES, TV - BILLETS DE BONNE ET (parfois) MAUVAISE HUMEUR. Critiques et opinions sur films, livres et spectacles. [Secrétaire de rédaction et statistiques: "ta d loi du cine" (262 commentaires, du 17/01/07 au 31/03/26)].
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Newsletter
81 abonnés
Liens (en cours de mise à jour)

** INDEX AUTEURS (LITTÉRATURE), FILMS & REALISATEURS (CINÉMA) **

*** CHALLENGES DE L'ANNEE EN COURS ***


** LE SITE DU STATISTICIEN **


*** LIENS ***
(BLOGUEURS COMMENTANT SOUVENT LE MIEN)

  • = Onze blogueuses et blogueurs ayant fait au moins 500 commentaires chez dasola se présentent =
  • On crée un lien lorsqu'un blogueur a commenté au moins cinq billets en venant à (au moins) deux dates différentes sur ce blog. 
  • Une adresse de mail (xxx@yyy.fr ou com...) [non publiée!] est exigée par Canalblog pour enregistrer votre commentaire. 
  • Vous ne voyez pas tout de suite apparaître votre commentaire, car il doit d'abord être validé (cela peut prendre quelques heures)
 
CINÉMA (23 blogs en activité)

DIVERS - CULTURE (51 blogs en activité)

LIVRES (63 blogs en activité)

QUELQUE TRISTESSE

QUELQUES BLOGS DÉSORMAIS EN PAUSE (À MON GRAND REGRET)

QUELQUES INFIDÈLES (NE ME RENDENT PLUS MES COMMENTAIRES...)

QUELQUES INTROUVABLES (BLOGS SUPPRIMÉS OU DISPARUS?)

SANS BLOG (COMMENTATEURS SUR LE MIEN)

STATISTIQUES, INFORMATIONS, RECORDS (DEPUIS LA CRÉATION DU BLOG)

  • * Blog créé le 09/01/2007, transféré sur Canalblog en juin 2007, migré à l'insu de son plein gré sur l'outil Overblog en février 2024 *
  • 3085 billets (au 12/04/26) dont tous ont eu au moins un commentaire
  • 37 139 commentaires (au 12/04/26 [+ 2 [anciennement 203] "égarés" lors de la migration"]) [dont 269 dasola] par au moins 1300 personnes, dont 74 (re)venues en 2026
  • 423 blogueurs [dont 137 actifs en 2026] m'ont fait au moins 5 et jusqu'à 1329 (au 03/04/2026) commentaires (voir ci-dessus)
  • Abonnés (être prévenu à chaque nouveau billet publié sur le blog): 81 au 31/03/26 (via "Newsletter" ci-dessus)
  • Billet commenté par le plus de personnes: 77 commentaires par autant de commentateurs/trices (billet du 09/01/2014)
  • Billet comptant le plus de commentaires: 123, par 46 commentateurs/trices différent(e)s (billet du 10/06/2023)
  • Record de commentaires en 1 an de date à date par 1 même blogueur-euse: 160 par Manou (du 01/08/23 au 31/07/24)
  • Record de commentaires en un mois: 355 en janvier 2014
  • Record de commentaires en une année civile (même blogueur-euse): 162 par Manou en 2024
  • Record de commentaires en une journée: 44 le 09/04/2009
  • Records de nouveaux commentateurs en un mois: 24 (dont 22 blogueurs) en mai 2008 et mars 2009
Pages