Le blog de Dasola
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4 octobre 2025

Marche ou crève - Francis Lawrence

Voici un film qui semble parti pour rencontrer du succès et pourtant il est interdit aux moins de 16 ans (ce que je n'avais pas tout d'abord noté). Marche ou crève (A long walk en VO) de Francis Lawrence (qui a réalisé les Hunger Games 2 et 3 ainsi que le "prequel") se passe dans un futur plus ou moins proche aux Etats-Unis qui semblent être devenue une dictature. L'histoire est une adaptation d'un des premiers romans de Stephen King, qui l'a publié sous le pseudonyme de Richard Bachman en 1979. Les Etats-Unis sont en guerre depuis 19 ans. Tous les ans, des candidats de sexe masculin sont sélectionnés pour participer à une longue marche qui débute un 1er mai à 8h00. Elle doit être filmée et diffusée pour des millions de téléspectateurs. Le dernier qui restera en vie gagnera beaucoup d'argent et il pourra faire un voeu. Dans le roman, ils sont 100, dans le film, ils ne sont que 32. Ils doivent marcher à la vitesse d'environ 5km/heure. Ils ne faut pas qu'ils s'arrêtent sous peine d'être exécutés après trois avertissements. La marche durera cinq jours et les derniers auront parcouru presque 600 km. Parmi les marcheurs, certains sortent du lot : Ray Garraty (Cooper Hoffman) qui a vu son père exécuté devant lui, Peter McVries (David Jonsson), un Afro-Américain très humain que j'ai trouvé sympathique tout comme Ray. Il y aussi Billy Stebbins, Gary Barkovitch et Collie Parker. L'histoire m'a fait penser à On achève bien les chevaux (en plus sanglant) ou même à Hunger Games. Et malheureusement aussi aux différentes marches de la mort : les déportés quittant Auschwitz pour aller vers l'ouest ou les prisonniers de guerre Américains et Philippins lors de la marche de la mort de Bataan. J'ai trouvé le film prenant, un peu sanglant (mais j'ai vu pire). Un film de genre réussi. Et je ne vous dirai évidemment pas qui est le vainqueur de cette marche. Lire le billet de Selenie.

29 septembre 2025

Kontinental '25 - Radu Jude

J'ai constaté que Kontinental '25 du Roumain Radu Jude (qui a été récompensé de l'ours d'argent du meilleur scénario à la Berlinale 2025) ne se donnait que dans deux salles dans Paris intra-muros la semaine de sa sortie et c'est un peu dommage. Je ne connais aucun autre film de ce réalisateur. Kontinental '25 se déroule à Cluj en Transylvanie dans un parc d'attractions désert avec des T-Rex et autres dinosaures en plastique. Seul un homme misérable, Ionescu, qui parle tout seul, arpente cet endroit avant de quémander un peu de monnaie, de se nourrir comme il peut et de retourner dans un sous-sol obscur pour y dormir. Il a une semaine pour quitter les lieux. Orsolya, l'huissière, est désolée mais elle ne peut rien pour lui à part l'aider à trouver un autre logement. Ionescu se pend à un radiateur. Orsolya s'en veut, elle se sent coupable de ce suicide. Pendant tout le reste du film, plutôt que de partir en voyage avec son mari et ses enfants, elle se lamente auprès de différentes personnes dont une collègue, ainsi qu'auprès de sa mère et d'un prêtre orthodoxe. Elle rencontre un de ses anciens élèves devenu livreur (genre Uber) après qu'il ait suivi des études de droit. Ce film m'a permis d'apprendre qu'avant d'être roumaine, la Transylvanie était hongroise. D'ailleurs Orsolya qui parle roumain, magyar et allemand est issue de la minorité hongroise. Mais elle ne veut pas partir en Hongrie à cause de Victor Orban. Il est dit aussi que le PIB de Roumanie est supérieur à celui de la Hongrie. Le bâtiment qu'occupait Ionescu doit être démoli pour être remplacé par un hôtel de luxe. Les derniers plans du film nous montrent que Cluj est en partie aux mains de promoteurs immobiliers qui construisent à tout-va. Le film est intéressant mais j'ai trouvé le personnage principal un peu geignard.

26 septembre 2025

Dalloway - Yann Gozlan

Dalloway du réalisateur Yann Gozlan traite d'une histoire dans un futur malheureusement proche où la température à Paris atteint les 50°, où les drones sont omniprésents et où l'Intelligence Artificielle régit la vie des gens en général et celle d'artistes dans une résidence végétalisée en particulier. Le scénario est adapté d'un roman de Tatiana de Rosnay. L'histoire se passe essentiellement dans un immeuble très impersonnel où des artistes : peintres, musiciens, écrivains demeurent "en résidence" (tous frais payés et défrayés) pendant un temps plus ou moins long. On s'attache surtout à Clarissa (Cécile de France) qui n'a pas écrit depuis six ans et qui essaye d'écrire un livre sur les derniers jours de Virginia Woolf. Pour celles et ceux qui l'ignorent, Clarissa est le prénom de l'héroïne de Mrs Dalloway (1925) de Virginia Woolf qui elle-même s'est suicidée en se noyant en 1941. On est tout de suite dans l'ambiance de ce qui sera peut-être notre futur avec une voix d'IA (Mylène Farmer) qui s'occupe intégralement du quotidien de Clarissa du lever au coucher. Clarissa occupe un appartement high tech mais impersonnel. Dans ce futur, en plus de la canicule, une pandémie sévit à nouveau et Clarissa doit faire des tests journaliers. Au début, tout semble être bien réglé sans problème et puis petit à petit, la vie de Clarisse se dérègle. Elle est perturbée. Elle prend un médicament. Un climat anxiogène s'installe. Je vous laisse découvrir pourquoi et comment. C'est un film un peu perturbant, j'espère ne pas connaître tout de suite ce genre de vie. Mon ami Ta d loi du cine qui l'a vu avec moi m'a dit qu'il ne le reverrait pas de sitôt. Lire le billet de Selenie.

24 septembre 2025

Les tourmentés - Lucas Belvaux

Les tourmentés de Lucas Belvaux m'a plu. J'ai aimé l'atmosphère et la montée du suspense. Le scénario est adapté du roman que le réalisateur a publié en 2022. Skander (Niels Schneider), un ancien soldat mercenaire devenu SDF, est approché par Max (Ramzy Bedia, très très bien), son ancien chef dans l'armée. Celui-ci est devenu le soutien et l'homme à tout faire d'une Vietnamienne qu'il appelle Madame. Cette dernière est devenue très riche depuis qu'elle est veuve. Elle a une lubie: faire une chasse à l'homme. Max a tout de suite pensé à Skender, sachant qu'il pourra peut-être survivre 30 jours (le temps imparti) dans une forêt des Carpathes. Mais Max sait aussi que Madame est très douée et déterminée. Elle pense qu'elle pourra tuer Skander. Le deal est qu'elle versera 3 millions d'euros dont 1 million tout de suite. N'ayant rien à perdre, Skander, qui veut reconquérir l'affection de sa femme Manon et de ses deux fils, n'hésite pas une seconde. Car s'il meurt, l'argent ira quand même à sa famille. C'est un film très psychologique car jusqu'au bout on se demande si cette chasse à l'homme aura lieu. Il y a quelques flash-back qui racontent l'histoire de Madame d'un côté et de Skender de l'autre. Le personnage le plus intéressant est Max et Ramzy Bedia lui donne toute son humanité, il est étonnant. Je lirai peut-être le roman un jour.

20 septembre 2025

L'intérêt d'Adam - Laura Wandel

Je ne connaissais pas Laura Wandel, une réalisatrice belge. L'intérêt d'Adam est a priori son deuxième long-métrage. Ce film qui ne dure qu'1h13 ne laisse pas de répit aux spectateurs. L'histoire se passe dans le service de pédiatrie d'un hôpital. Adam, un petit garçon de 4 ans, est hospitalisé car il souffre de malnutrition qui a provoqué des fractures. Il ne veut rien d'autre que sa maman Rebecca (Anamaria Vartolomei) qui est pour beaucoup responsable de l'état de son petit garçon. Rebecca est à la limite de l'hystérie. Une médiatrice décide qu'elle doit être éloignée de son fils mais ce dernier refuse de manger si sa mère n'est pas là. Face à Rebecca, il y a Lucie (Léa Drucker absolument magistrale), qui interprète une infirmière en chef dans ce service. Elle fait tout pour qu'Adam ne soit pas éloigné de sa mère. Pour ce faire, elle doit affronter les membres masculins du service qui ne veulent rien entendre. La manière de filmer de la réalisatrice, caméra à l'épaule, permet de suivre Lucie dans tous les gestes qu'une infirmière pratique en passant d'un patient à l'autre, gardant tout le temps son self-control. J'ai eu l'impression que Léa Drucker avait été infirmière toute sa vie. Rien que pour elle, il faut voir le film. 
Pour répondre au commentaire de Pascale, ce n'est pas qu'un film d'hôpital, c'est surtout le face à face de deux femmes, l'une qui veut sauver un jeune garçon et l'autre complètement perdue qui se sent acculée et qui ne veut pas perdre la garde de son petit garçon. L'histoire pourrait se passer dans un autre contexte.

16 septembre 2025

Sirât - Oliver Laxe

Je viens de voir Sirât du franco-espagnol Oliver Laxe, un réalisateur que je ne connaissais pas. Pour résumer: Sirât, j'ai aimé mais ce n'est vraiment pas gai. Luis (Sergi Lopez, très bien) et son fils Esteban âgé d'une dizaine d'années arrivent dans une rave au sud du Maroc dans les monts Atlas. Ils sont à la recherche de Mar, la fille et soeur des deux protagonistes. Elle a disparu depuis cinq mois. Il semblerait qu'elle fréquente ce genre de manifestation. Luis et Esteban distribuent la photo de Mar mais sans succès. On les informe qu'une autre rave va bientôt avoir lieu plus au sud vers la Mauritanie. Alors qu'y partent cinq personnes, deux femmes et trois hommes (dont un unijambiste et un manchot) qui ont deux grosses camionnettes,  Luis et Esteban les suivent avec leur petite voiture et cheminent vers le sud. Ils traversent des paysages grandioses mais sans âme qui vive sauf, à un moment donné, un jeune berger effrayé. La route très accidentée et dangereuse va les emmener vers leur destin que je vous laisse découvrir. On s'attache aux personnages en se demandant quelles sont leurs vraies motivations à part aller d'une rave à l'autre. Deux ou trois séquences nous laissent tétanisés. Un film que l'on n'oublie pas de sitôt. Il faut noter que la musique fait beaucoup pour l'ambiance stressante et hypnotisante de l'ensemble. 

13 septembre 2025

Hommage à Paul Newman qui aurait eu 100 ans cette année

Vendredi 12 septembre 2025 au soir, j'avais réservé au Balzac, un cinéma Art et Essai des Champs Elysées, une place pour une soirée consacrée à Paul Newman (1925-2008) qui aurait eu 100 ans. La soirée clôturait une semaine d'hommage à l'acteur lors du festival du cinéma américain de Deauville. Cette soirée fut en particulier l'occasion d'évoquer l'action de Paul Newman envers les enfants malades. La soirée était introduite par la présidente de l'association L'envol qui est membre du réseau SeriousFun Children's network initié par Paul Newman en 1988. L'envol a été créé en 1997. Avant de revoir La chatte sur un toit brûlant, Cléa Newman (la benjamine des enfants Newman) et Brigitte Fossey nous ont fait partager quelques anecdotes et une femme dont je n'ai pas retenu le nom a évoqué le livre de mémoires de Paul Newman que j'avais bien apprécié.

Cléa Newman

Cléa Newman et Brigitte Fossey

Personnellement, j'étais surtout venue pour La chatte sur un toit brûlant de Richard Brooks (1958) que je n'avais pas vu depuis longtemps. Revoir ce film sur grand écran, qu'est-ce que c'était bien. Liz Taylor (magnifique) donnant la réplique à Paul Newman (avec ses beaux yeux bleus et son plâtre à la jambe droite) dans plusieurs scènes sont des moments magiques. Je ne me rappelais plus toute l'histoire. La chatte sur un toit brûlant est adaptée d'une pièce de Tennessee Williams et j'ai bien ressenti le côté théâtral pendant tout le film. Il y a une unité de temps, de lieu et d'action. Le couple Newman (33 ans) / Taylor (26 ans) était vraiment glamour et les autres acteurs sont tous très bien, en particulier Burl Ives qui interprète le rôle du père (Big Daddy). Et je ne me rappelais plus que le film avait autant de moments humoristiques grâce à certaines scènes et répliques. Un film à (re)voir sur petit ou grand écran.

10 septembre 2025

Chroniques d'Haïfa. Histoires palestiniennes - Scandar Copti

Parmi les sorties cinéma de cette rentrée, je conseille Chroniques d'Haïfa. Histoires palestiniennes du réalisateur Scandar Copti qui est arabe israélien né à Jaffa. Les interprètes sont tous des non-professionnels mais ils jouent tous avec talent, en particulier Manar Shehab qui interprète le rôle de Fifi, la plus jeune des enfants d'une famille palestinienne bien intégrée dans la ville de Haïfa. Cependant, on apprend que le père a beaucoup de dettes et devra peut-être vendre le bel appartement où vit la famille. La mère, Hanan, très protectrice, est soucieuse de sauvegarder les apparences. Rami, le fils aîné, voudrait que sa petite amie juive avorte alors que cette dernière n'y tient pas. La première fille de la famille doit se marier et Hanan veut ce qu'il y a de mieux pour la cérémonie; quant à Fifi, la petite dernière, très émancipée, elle ne tient pas à ce que son dossier médical s'ébruite car sa mère apprendrait quelque chose qu'elle ne doit pas connaître. Ces chroniques avec quelques retours en arrière tournent donc autour d'une famille palestinienne. On découvre que le qu'en-dira-t-on et le poids des traditions sont très forts dans cette société gouvernée par les interdits et les haines de chaque culture. Les Juifs et les Arabes ne font que cohabiter, ils se tolèrent mais cela ne va pas plus loin. La caméra suit les acteurs au plus près. J'ai été captivée pendant deux heures. Il n'y a pas de temps mort. Un film à voir s'il passe par chez vous. 

7 septembre 2025

Je ne veux plus y aller maman - Antonio Fischetti

C'est en février 2025 que j'ai (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) commandé le DVD du film que j'évoque aujourd'hui. Celui-ci n'est passé en salle en IdF que très brièvement. Je l'avais vu annoncé dans Charlie Hebdo (qui évoquait également des séances commentées dans certains cinémas de province notamment). Il m'a fallu du temps pour arriver à en tirer une chronique. 

Antonio Fischetti, Je ne veux plus y aller maman, 2024, 110 minutes

 

J'avais donc contacté par mail Les films de la Boussole (producteur), qui avaient répercuté mon mail à Aktis cinéma (distributeur), qui m'a indiqué que le DVD était disponible à la commande via Helloasso, par lequel je suis passé pour le recevoir chez moi. Je ne sais pas si on peut désormais se le procurer autrement ou non. 

 

C'était près de 10 ans après le massacre d'une grande partie de la rédaction de Charlie Hebdo (dessinateurs et chroniqueurs), dont Elsa Cayat, qu'Antonio Fischetti a été amené à reprendre des "rushes" filmés longtemps auparavant, pour en tirer ce film, à la fois documentaire, hommage et introspection. Lui-même travaille à Charlie depuis 1997. Il y a une vingtaine d'années, il avait eu un projet de film pour interroger son propre rapport à la prostitution, ce qui l'avait amené à rencontrer Elsa Cayat (j'avais évoqué en mai 2020 le livre-entretien qui en était résulté).

 

Le film commence par un trajet à moto en "caméra subjective", accompagné de voix "off". Il y aura bien d'autres déplacements et trajets à moto d'Antonio Fischetti dans son film, fragmenté et kaléidoscopique. Certains de ces "fragments" dévoilent le contenu d'une dizaine de cassettes VHS d'échanges avec la psychanalyste Elsa Cayat, qui avait donc accepté, 20 ans avant, sa proposition pour un projet un peu fou de film (bien avant qu'elle devienne collaboratrice de Charlie et la seule femme assassinée le 7 janvier 2015). On y aperçoit aussi son "héroïne, la prostituée "Momo" (aujourd'hui décédée). Le lien avec la psychanalyse demeure essentiel: les différents entretiens (séances?) avec Yann Diener, qui tient aujourd'hui la rubrique psy dans Charlie, reviennent à plusieurs reprises. Du coup, une des interrogations semble être la raison de la participation à Charlie: peut-elle être vue comme une démarche "psychanalytique"? Elle est faite en tout cas d'exigence et de remise en cause, pour être sur d'avoir quelque chose de pertinent à dire (comme le dit une des interventions): "il faut accepter que, quand on dessine ou quand on rédige dans Charlie, on montre un peu son cul à tous les passants".

 

Ce que j'ai perçu entre les images, les voix off et les entretiens, c'est qu'Antonio Fischetti a longtemps été obsédé par le hasard d'avoir échappé au massacre parce qu'il était à l'enterrement de la soeur de sa mère d'une part, et par le fait que c'était lui qui avait amené Elsa Cayat à travailler à Charlie, d'autre part. Quand il a commencé à travailler sur ce documentaire, il a recouru à un financement participatif avec près d'un millier de donateurs ("je ne sais pas où je vais aller avec ce film, mais est-ce que vous voulez m'accompagner?").

 

Je dirais que le fond du film représente, à côté de cette introspection personnelle, un beau travail de mémoire incluant des opérations-hommages: demander au dessinateur Foolz de rajouter Elsa qui manquait sur une fresque de rue, filmer les autocollants que la fille d'Honoré colle pour que continuent à vivre les dessins de son père... Des sortes de "pèlerinages" vers les différents locaux qu'a connus le journal. Ainsi, il retourne avec l'ancienne attachée de presse de Charlie vers ceux de la rue Turbigo (ils croisent le patron du troquet où l'équipe déjeunait). On voit ses soeurs, qui ramenaient l'hebdomadaire d'humour contestataire à la maison au début des années 70, quand elles étaient en fac et que lui-même avait une dizaine d'années (il le lisait en mangeant ses tartines de goûter). Il évoque Cavanna et leurs origines "ritales" communes. Il va voir chez lui Willem, dernier survivant de l'équipe mythique, "dernier pont vers [son] enfance" (AF a pris conscience qu'il a aujourd'hui passé l'âge qu'avaient les dessinateurs qu'il découvrait dans son enfance...). Il se rappelle que, dans sa jeunesse, il était fasciné par les images "transgressives" de Charlie liées au sexe. Plus tard, la criminalisation est venue par Mahomet... 

 

La forme de Je ne veux plus y aller maman pourra en désorienter certains (c'est sans doute fait exprès). Ce "film-concept", j'ai voulu le voir, mais je trouve difficile d'en parler à qui ne l'a pas vu. Je n'ai pas pu visionner les bonus qui ne semblent pas fonctionner avec mon lecteur de DVD (à moins qu'il faille être connecté d'une manière ou d'une autre?). Je me sens en tout cas tout à fait en accord avec ce qu'AF dit dans le petit livret qui accompagne le film: "être Charlie, c'est brandir le droit républicain d'être athée et de blasphémer". 

 

*** Je suis Charlie ***

31 août 2025

La femme qui en savait trop - Nader Saeivar

Sorti le mercredi 27 août 2025, je vous conseille fortement d'aller voir La femme qui en savait trop (Shahed pour le titre original) qui est un film germano-autrichien réalisé par Nader Saeivar qui l'a co-écrit avec Jafar Panahi (lequel a aussi fait le montage). Je rappelle que Jafar Panahi a reçu la Palme d'or à Cannes en 2025 pour son film Un simple accident qui sortira le 1er octobre prochain (et que j'ai eu la chance de voir fin mai 2025). La femme qui en savait trop (le film n'a rien à voir avec un film d'Alfred Hitchcock) met en lumière la corruption des hommes et les violences faites aux femmes en Iran de nos jours. Tarlan, une professeure de danse et d'histoire à la retraite et qui a aussi fait de la prison, est très attachée à sa fille adoptive, Zara, passionnée de danse et qui a ouvert une école. Zara est mariée à Salat, un cadre du régime qui voit d'un très mauvais oeil la profession de sa femme. Il voudrait qu'elle (1) lui obéisse et qu'elle ferme l'école. Il la bat régulièrement. La petite-fille de Tarlan et belle-fille de Salat est témoin comme sa grand-mère, à un autre moment, d'une scène qu'elles n'auraient pas dû voir. Pendant tout le film, les hommes n'ont pas le beau rôle. Le propre fils de Tarlan qui a fait aussi de la prison pour malversations financières est un lâche comme tous les autres. On assiste à la pression psychologique exercée sur Tarlan et sa petite-fille par tous ces hommes. C'est terrifiant. On sent une menace constante envers ces femmes. L'atmosphère générale est pesante dans un pays où les gens sont épiés. La scène qui clôt le film est très belle et amène un peu d'espoir. Il faut noter l'interprétation de premier ordre de Maryam Boubani qui joue Tarlan. Le réalisateur qui a tourné en Iran dans la clandestinité vit désormais en Allemagne. Lire le billet de Baz'art

(1) et non "il" (merci Pascale!)

27 août 2025

Trois films de guerre vus en DVD

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) vous présente trois films récemment chinés dans des bacs d'occasions. Dasola était plutôt dubitative au départ (elle n'aime guère l'idée que j'encombre encore plus ses étagères...). Après visionnage, je dirais que ces films américains de "série B" (je suppose) ont quand même quelques qualités. Ils sont tous construits autour d'une vedette. Et ce n'est pas leur seul point commun: soleil, sable et eau... et la guerre par-dessus tout cela (la Seconde Guerre mondiale).

Les éditions Atlas ont cessé leur activité en 2019.

 

Sahara, réalisé par Zoltan Korda, est sorti en 1943 (en pleine guerre), avec en vedette Humphrey Bogart, qui joue le rôle d'un chef de char. Après avoir recueilli des soldats alliés de différentes unités ainsi que deux prisonniers (l'un italien et l'autre allemand), il va défendre un fortin présenté comme seul point d'eau dans le désert contre une nombreuse troupe allemande assoiffée. Quelques grands moments. Tous ne verront pas la fin de la bataille (quant à la fin de la guerre, il n'en était pas vraiment question bien sûr). 

En ont parlé bien mieux que moi: Shangols, L'oeil sur l'écran, Play it again, Platinoch, Le cinéphile stakhanoviste.

 

L'île des braves, sorti en 1965, est le seul film réalisé par Frank Sinatra (qui y tient aussi un rôle - pas forcément la vedette). Dans une île du Pacifique occupée par une petite garnison japonaise isolée, en 1943 (la bataille de Guadalcanal semble terminée), se "crashe" un C-47 américain (version militaire de l'avion de transport DC3) mitraillé par un chasseur japonais, qui lui-même fait "match nul" avec le chasseur d'escorte américain (pas de survivant des deux chasseurs). Dans l'avion de transport, par contre, seuls le copilote et le mécanicien ont été tués. Une section de "bleus" Marine commandés par un jeune lieutenant, l'infirmier de bord (Frank Sinatra) et le pilote (qui a grade de capitaine) vont devoir s'organiser, chercher à réparer la radio de l'appareil... Ils découvrent vite qu'ils ne sont pas seuls: l'ennemi se manifeste à l'approche d'un navire américain, qui repart sans avoir aperçu les naufragés de l'air. Les ennemis vont devoir co-exister, concrétiser une trêve sans fraterniser, protéger ensemble leur unique source d'eau potable contre les éléments déchaînés. Mais la guerre reprendra finalement tous ses droits jusqu'à extermination totale de l'un des deux camps. À la fin du film, le drapeau japonais flotte toujours sur l'île.

Voir aussi Le blog du West

 

Le cinquième commando est le plus tardif des trois films (1971, réalisé par Henry Hathaway). Ici, la dimension héroïque du film d'aventures de guerre se développe sans contraintes. Richard Burton incarne un chef de commando (SAS) qui ne s'embarrasse guère de scrupules pour utiliser des "ruses de guerre" susceptibles de le faire fusiller comme espion: nécessité fait loi, pour une mission faisant songer à ce que l'on peut lire ou voir dans Les Canons de Navarone, même si elle se déroule à proximité de Tobrouk en 1942. La femme de service (une "proche" de l'état-major italien) sert, quant à elle, de sauf-conduit involontaire, grâce aux piqures qui la maintiennent hébétée. Rommel discute philatélie... 

Voir encore Platinoch

 

Sauf erreur de ma part, aucune des trois vedettes n'a combattu durant la Seconde guerre mondiale (Bogart a été timonier sur un transport de troupes lors de la Première guerre mondiale). Dasola n'a pas réussi à me dire l'ordre dans lequel elle avait préféré - ou pas ces trois films. On n'a plus qu'à les revoir?

22 août 2025

Evanouis - Zach Cregger

Evanouis de Zach Cregger est un conte horrifique qui m'a plu. 2h17 du matin, 17 enfants, des écoliers d'une même classe d'un collège sur la côte est des Etats-Unis, quittent en courant, leur domicile. Que se passe-t-il? Ils se sont littéralement évanouis dans la nature. Justine, la maîtresse de cette classe, est désemparée. Il ne reste plus qu'un élève dans la classe déserte, Alex Lilly, qui ne dit rien. Le film est découpé en plusieurs chapitres dont chacun a comme titre le nom d'un des personnages de l'histoire. Justine (la maîtresse), Archer (un des parents d'élèves), Marcus (le directeur de l'école), Paul (un policier et l'ex-petit ami de Justine) et James (un cambrioleur toxicomane). Chaque chapitre fait avancer le récit et souvent l'un chevauche l'autre. La construction du récit est bien faite. Justine a des problèmes avec l'alcool et elle est accusée par toute la communauté d'être responsables de ces disparitions. Elle suit de loin Alex qui rentre chez lui. Il vit dans une grande bâtisse avec ses deux parents et une tante souffrante qui est arrivée de manière impromptue. Je ne vous dis rien de la suite qui fait peur mais pas trop. Un film que je suis contente d'avoir vu alors que je ne suis pas forcément fan de ce genre. Lire le billet de Jenevelle Laclos

13 août 2025

Last Stop : Yuma County - Francis Gallupi

J'ai bien apprécié ce petit film de l'été qui lorgne vers les frères Coen ou Quentin Tarantino mais qui a son style propre. Last Stop : Yuma County de Francis Gallupi nous transporte dans les années 60 ou 70 dans un café (avec un air conditionné en panne) accolé à une station service qui est en rupture d'essence. La prochaine station se trouve à 150 km. A un moment, on voit que le camion-citerne n'est pas près d'arriver. Un VRP en couteaux arrive le premier dans le café (dinner en anglais) tenu par une serveuse charmante épouse du shérif du comté voisin (un peu balourd). D'autres clients suivent. Ils risquent d'attendre longtemps. En particulier, deux braqueurs de banque; ils ont dérobé 700 000 dollars et leur voiture verte est bien amochée. Un jeune couple va semer le chaos par un malheureux concours de circonstances où l'on se rend compte que les Américains vivent avec une arme à la main (ou presque). Sur la fin, il y a un jeu de massacre assez réjouissant selon moi, même si tout le monde ne mérite pas son sort. Je vous laisse découvrir quel sera le bilan final. Un film que je recommande pendant cette période avec peu de sorties passionnantes. Lire les billets de Selenie et Marcorèle

6 août 2025

Gangs of Taïwan - Keff

Gangs of Taïwan de Keff est un premier film qui ne m'a pas déplu, même si je l'ai trouvé un peu long. L'action aurait pu être plus resserrée. Le film dure plus de 2h. Néanmoins, l'histoire est prenante. Elle se passe en juillet 2019 à Taipei, capitale de Taïwan. Des gangs de jeunes taïwanais rackettent certains commerçants. Parmi ces jeunes, il y a Zhong-Han, un grand jeune homme muet mais pas sourd. Le jour, il aide un couple qui l'a pratiquement adopté. Le couple tient un petit restaurant qui vivote mais ne perd pas d'argent. Ce restaurant existe depuis 70 ans. Mais un jour, le propriétaire des murs vend le restaurant à un homme d'affaires véreux. Ce dernier quadruple le montant du loyer et en même temps, il fait une offre pour que le couple quitte les lieux le plus rapidement possible. Ha-Rong, le restaurateur, accompagné par Zhong-Han, refuse avec courage la proposition. Et c'est à partir de ce moment que les choses vont aller de mal en pis pour Ha-Rong et sa femme. Zhong-Han assiste impuissant à tout ce qui arrive jusqu'à ce qu'il prenne une décision radicale. J'avais deviné l'issue de cette histoire avec quelques flottements mais c'est bien joué et j'ai aimé le personnage de Ha-Rong qui est très humain. Un premier film réussi. Keff est un réalisateur américano-taÏwanais à suivre. Lire le billet de Selenie

17 juillet 2025

Once upon in Gaza - Arab et Tarzan Nasser / Des feux dans la plaine - Ji Zhang

Après avoir lu le billet de Miriam, je me suis décidée à aller voir Once Upon in Gaza des réalisateurs palestiniens jumeaux Arab et et Tarzan Nasser (nés à Gaza), et je la remercie. Once Upon in Gaza a été réalisé en Jordanie. C'est une histoire tragi-comique avec trois morts: Abou (un policier véreux) tue Osama (un dealer de médicaments), mais Yahya, un étudiant idéaliste devenu complice d'Osama et engagé dans un film comme acteur par hasard, tue Abou avant d'être tué lui-même (je vous laisse découvrir comment). Yahya a été témoin du meurtre d'Osama. À Gaza, c'est la guerre et on a des images terribles qui ponctuent le film. Ce western urbain en territoire palestinien bénéficie d'un scénario solide, très bien interprété. J'ai noté qu'en voix off au tout début du film, il y a l'intervention de D. Trump, sur le fait que ce serait une bonne idée de transformer la bande de Gaza en Riviera de luxe... (sans commentaire). Un très bon film qui, j'espère, passera par chez vous.


Je passe à Des feux dans la plaine, un film chinois de Ji Zhang, qui date de 2021 mais qui est sorti seulement le 9 juillet 2025. L'histoire se déroule à Fentun en 1999 et 2007, dans un décor sinistre qui m'a fait penser à celui de Black Dog. Fentun, c'est une ville ouvrière dans le nord-est de la Chine avec des usines qui ferment et des ouvriers qui restent sur le carreau. Li Fei, une jeune femme dont le père vient d'être licencié, rêve de partir à Canton, loin de cette ville où les chauffeurs de taxi sont étranglés et les véhicules brûlés. Li Fei essaye en vain de convaincre son amoureux Zhuang Shu de venir avec elle. J'avoue que je n'ai pas forcément compris qui était qui, en particulier le méchant de l'histoire et le mobile pour ces meurtres. Li a un destin tragique, comme les autres principaux protagonistes de ce film très sombre avec des éclairs de couleurs (les taxis en feu). Avec ce film, on a à nouveau une vision pas très gaie de la Chine. Lire le billet d'Henri Golant.

10 juillet 2025

Jurassic World Renaissance - Gareth Edwards

Le film divise la critique. Des blogueurs ne sont pas fans non plus. Personnellement avec Ta d loi du cine on a bien apprécié le septième film de la série qui se passe au large de la Guyane française sur l'île de Saint-Hubert (île fictive). On retrouve les grosses bébêtes parfois mutantes. Il y a même une petite Dolorès, mignonne et facétieuse comme tout (je vous laisse découvrir qui c'est). Parmi les humains qui sont chargés de récupérer de l'ADN d'un dino marin, d'un dino terrestre et d'un dino aérien, il y a bien entendu le très méchant qui travaille pour un labo, un scientifique plutôt sympa et des mercenaires dont la charmante Scarlett Johansson. Il y a aussi une famille: le père, ses deux filles et le copain de l'aînée. Ils vont montrer un certain sang-froid face au T-Rex qui est capable de chasser sous l'eau. Le film comporte de très belles scènes comme la parade amoureuse de deux titanosaures (des herbivores à longue queue). Il y a des moments qui font peur. C'est amusant de voir un T-Rex faire la sieste et puis il y a un dinosaure mutant très méchant. J'ai passé un bon moment. Lire les billets de Pascale (qui a aimé), d'Henri Golant qui n'a pas trop aimé, ou de Selenie (un peu plus).

6 juillet 2025

Films vus et non commentés en juin 2025 (2/2)

Suite à mon billet d'hier, je continue avec deux autres films français.

Le grand déplacement de Jean-Pascal Zadi est plutôt une comédie même si on n'éclate pas de rire. En effet, en Côte d'Ivoire, plusieurs pays africains s'unissent pour lancer la première mission spatiale africaine. Leur destination, l'exo-planète Nardal, qui pourrait accueillir nombre d'Africains quand la planète Terre serait devenue inhabitable. En attendant, les membres de l'équipage qui sont sélectionnés ont de forts caractères et il n'est pas facile pour eux de s'entendre. La mission se passe plus ou moins bien, après un entraînement intensif. Zadi qui joue un des membres de l'équipage a des réparties pas toujours aimables mais c'est bien tourné. Je n'ai pas vu le film précédent de Zadi qui est paraît-il supérieur. Personnellement, j'ai passé un bon moment avec ce grand déplacement. Lire le billet de Pascale.
 

Je termine avec Rapaces de Peter Dourountzis que j'ai vu en avant-première dimanche 29 juin 2025. Il est sorti le 2 juillet. J'ai eu peur pendant les 15 premières minutes que le film ne me plaise pas et puis ça s'est arrangé. Samuel, un journaliste qui travaille à Détective, est accompagnée de sa fille Ava qui fait un stage. Ils enquêtent sur le meurtre de Jessica, une jeune fille de 16 ans qui été vitriolée et tuée. Un homme avait été arrêté et jugé. Il s'est pendu dans sa cellule. Samuel n'est pas convaincu de sa culpabilité. Ses investigations le mène à suivre des personnes qui communiquent grâce à la CB (radio à ondes courtes), en particulier les routiers. L'histoire est bien menée et le film bénéficie d'une belle distribution : Samy Bouajila, Jean-PIerre Darroussin, Andréa Bescond, Valérie Donzelli. 

5 juillet 2025

Films vus et non commentés en juin 2025 (1/2)

J'ai vu plusieurs films français pas désagréable à regarder en juin 2025 et à propos desquels je n'avais pas encore écrit de billet. 

 

Avignon de Johann Dionnet tombe à pic avec le début du festival. Le réalisateur joue aussi un rôle. J'ai trouvé qu'il avait un faux air de Pio Marmaï. Le film est sorti le 18 juin 2025 et il se passe vraiment dans la ville d'Avignon pendant le festival. Il est fait mention en particulier du théâtre du Chêne noir. Stéphane, un acteur qui n'a pas beaucoup de propositions, part à Avignon pour jouer "Ma soeur s'incruste", une pièce de boulevard. Sur place, il croise la route de Fanny, une actrice de sa connaissance, qui joue Ruy Blas. Stéphane tombe instantanément sous le charme de Fanny. Il va s'ensuivre un chassé-croisé amoureux car il lui fait croire qu'il joue dans Le Cid. Il y a plein de rebondissements, parfois un peu beaucoup, mais le film se laisse voir. Lire les billets de Mariette et Eimelle

 

Sur la route de Papa de Nabil Aitakkaouali et Olivier Dacourt raconte le voyage de Kamel, sa femme, ses deux enfants et sa mère qui sont en route pour le fin fond du Maroc avec la vieille Renault 21 du père (décédé). La maman, Mima, a un sacré caractère et une idée fixe. Elle avait promis à son défunt mari de ramener la Renault dans sa famille au Maroc. Kamel, son fils, qui a réussi professionnellement (il est devenu architecte sur des grands projets) traverse une crise conjugale avec son épouse Sophie (qui est écrivain). Il se demande comment il va pouvoir s'envoler à Los Angeles pour défendre un projet dans trois jours alors qu'il ne veut pas laisser sa mère partir toute seule. Elle ne sait pratiquement pas conduire. Un "road movie" plutôt sympa avec une voiture qui traverse la France, l'Espagne et qui passe par le détroit de Gibraltar. Et ce voyage permet à cette famille de se retrouver. 

 

Mon second billet sur deux autres films paraîtra demain.

28 juin 2025

13 jours, 13 nuits - Martin Bourboulon

Après Eiffel, très moyen, et Les Trois Mousquetaires, plutôt réussi, Martin Bourboulon s'est attaqué avec 13 jours, 13 nuits à une période contemporaine tragique. Il a adapté le récit écrit par le commandant Mohamed Bida qui a fait partie des français à l'origine de l'évacuation de plus de 2800 personnes, hommes, femmes et enfants de la ville de Kaboul, capitale de l'Afghanistan, entre le 15 et 23 août 2021, quand les Talibans ont repris le pouvoir par la force. Mo(hamed) Bida, consul à l'ambassade de France et membre de la police nationale, décide presque tout seul de sauver des civils afghans qui veulent fuir le pays. La tension est palpable dès le début. L'ambassade de France est la dernière encore ouverte et des centaines d'Afghans se sont massés devant elle. Les Talibans ne sont pas loin et ils se servent beaucoup de fusils d'assaut AK 47. Après avoir fait entrer plus de 400 personnes dans l'ambassade, Mo avec l'aide d'Eva, une jeune femme franco-afghane qui lui sert d'interprète, va mettre au point un plan pour que ces réfugiés (dont la mère d'Eva) et une journaliste puissent s'enfuir par avion. Mais avant d'atteindre l'aéroport, un parcours semé d'embûches les attendra. J'ai trouvé qu'il y avait du suspense et une certaine tension. On ne nous raconte pas toutes les négociations qui ont pu se faire entre les Français, les Américains et les autorités afghanes. Mais cette opération a été approuvée par l'Elysée. Roschdy Zem dans le rôle de Bida est très bien, tout comme Lyna Khoudri dans le rôle d'Eva, et j'ai été contente de voir Sidse Babett Knudsen dans le rôle de la reporter de presse. Ce film qui est sorti hier, vendredi 27 juin 2025, est tout à fait recommandable. 

22 juin 2025

Enzo - Laurent Cantet / Robin Campillo

Enzo sorti le 18 juin 2025 est un film de Laurent Cantet (il a écrit le scénario) mais qui a été réalisé par Robin Campillo. Laurent Cantet est décédé prématurément et n'a donc pu réalisé ce long-métrage. Je dis tout de suite que le film ne m'a pas emballée plus que cela à cause du personnage d'Enzo qui m'a crispée. Ce jeune de 16 ans est à baffer. Enzo est le fils cadet d'un couple CSP++ (gagnant plus de 11 000 euros par mois, c'est dit dans le film). La famille vit dans une superbe villa qui domine la Mediterranée. Enzo est en train de faire un stage de maçon où il s'abîme les mains. Il rejette la condition sociale de ses parents et la société de consommation en général, en étant conscient des changements climatiques. Cela ne l'empêche pas de rentrer le soir auprès de ses parents (tout au moins au début). Sur le chantier où il travaille, il n'est pas très doué en maçonnerie mais il se lie d'amitié avec deux Ukrainiens, en particulier un, Vlad. Auprès de ce dernier, Enzo croit avoir trouvé un ami et peut-être plus. Enzo ne sait pas vraiment ce qu'il veut ou pas, c'est certainement de son âge. Son père Paolo (Pierfrancesco Favino, très bien) est inquiet du comportement de son fils. La mère, Marion (Elodie Bouchez très bien mais le personnage est peu présent), essaye d'aplanir les relations tendues entre le père et le fils. Les critiques sont dans l'ensemble très bonnes, moi je suis plus dubitative. Lire les billets de Le bleu du miroir et Luc Schweitzer

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