Le blog de Dasola
Derniers commentaires
Archives
Challenges terminés

Pour les challenges de l'année en cours, 
voir colonne de droite

18 août 2012

Le prénom - Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte

Voici un billet que je publie en retard pour cause de 15 août prolongé sur quelques champs de bataille 14-18 autour de Verdun (peut-être en parlerai-je une autre fois). Après moult hésitations, je me suis décidée à aller voir la semaine dernière, plus de trois mois après sa sortie, la comédie Le prénom d'Alexandre de la Patellière et Matthieu Lamotte. Aifelle en avait dit beaucoup de bien en son temps. Cette pièce de théâtre adaptée au cinéma (on retrouve l'unité de temps, de lieu et d'action) a bien mérité son succès public. A Paris, lors d'un dîner en famille, Vincent Larcher (Patrick Bruel), qui va bientôt être papa d'un garçon, essaie de faire deviner quel prénom ont choisi sa douce et tendre et lui. De prime abord, cette devinette anodine va avoir des répercussions non négligeables, des propos aigre-doux vont s'échanger ainsi qu'une révélation vers la fin du dîner. Les cinq acteurs qui ont l'air de beaucoup s'amuser prennent plaisir à dire le texte. Du point de vue mise en scène, on sent que c'est du théâtre filmé quand il y a quelques silences entre deux répliques. Pour les retardataires qui ne l'ont pas encore vu, allez-y.

12 août 2012

Terri - Azazel Jacobs / Laurence Anyways - Xavier Dolan

Voici deux films vus très récemment. Je n'ai eu de coup de foudre pour aucun des deux malgré de bonnes critiques.

Je commencerais tout d'abord avec Terri d'Azazel Jacobs sorti le mercredi 8 août dernier, dans quelques salles à Paris. Je m'attendais à autre chose au sujet de cette histoire sur ce grand garçon obèse. Terri ne sait pas ce que sont devenus ses parents, il va au collège en pyjama (ce vêtement dissimule ses rondeurs) et vit avec son oncle dont il s'occupe (ce dernier souffrant d'un début de maladie d'Alzheimer semble-t-il). Garçon sensible, Terri reste malgré tout assez imperméable aux quolibets dont il est l'objet de la part de certains de ses camarades. En revanche, à l'occasion de cette année scolaire, il trouve quelques alliés comme le directeur du collège et deux élèves, dont une fille, Heather qui le fascine. C'est un film qui dure 1H45 sans qu'il se passe grand-chose même si on peut deviner qu'au contact d'Heather, Terri quittera peut-être son pyjama. Cette histoire m'a laissée indifférente.

Maintenant, Laurence Anyways, qui est le troisième film du québecois Xavier Dolan (je n'ai pas vu les deux autres) qui a aussi écrit le scénario et monté ce long-métrage (2H50). Agé de 23 ans, ce réalisateur maîtrise son sujet, mais j'avoue n'avoir pas trop "accroché" à cette histoire qui se déroule sur 10 ans (entre 1989 et 1999), et où Laurence Alia (Melvil Poupaud), professeur de lettres, poète et marié, décide du jour au lendemain de s'habiller en femme car il ne se sent pas bien dans sa peau d'homme. Bien évidemment, sa vie va en être bouleversée: renvoyé du collège, il va devenir écrivain à temps complet. Il se sépare de sa compagne, Fred (formidable Suzanne Clément). Cet amour fusionnel qui ne peut durer entre ces deux êtres est au coeur du film. Mais je n'ai malheureusement pas été bouleversée (à la différence d'une collègue qui a déjà vu le film deux fois). Je pense que c'est peut-être le fait d'avoir croisé deux ou trois fois dans la rue des hommes habillés en femme (ils n'avaient pas l'air heureux). Cette vision m'avait paru pathétique. Et ils n'avaient pas le physique agréable de Melvil Poupaud.

3 août 2012

La vie sans principe - Johnny To / Rebelle - Mark Andrews et Brenda Chapman

Avant qu'il ne disparaisse définitivement des écrans, je veux évoquer La vie sans principe (1) du réalisateur hong-kongais Johnny To, un film assez jubilatoire (si, si) sur un sujet grave. En effet, en 2010, Hong-Kong est frappée de plein fouet par la crise financière européenne et surtout grecque car la bourse de Hong-Kong a spéculé sur l'Euro. L'essentiel de l'intrigue se passe dans une banque où des épargnants plus ou moins fortunés essaient de perdre le moins possible. Comme l'a très bien dit Alain Riou dans une récente émission récente du Masque et la Plume, ce film parle très bien de la cupidité humaine. Le film, qui m'a paru au début un peu confus, est constitué d'une suite de séquences qui forment un tout cohérent à la fin. J'ai surtout suivi le parcours de Theresa, une jeune employée de la banque. Sur le point d'être virée (elle ne fait pas assez de "chiffre", et pourtant elle ne ménage pas ses heures), elle va parvenir à s'en sortir grâce à une manne financière inespérée. C'est le premier film que je voyais de ce réalisateur. Je vous le conseille vraiment. Voir le billet très complet d'Oriane.

Et maintenant, voici Rebelle, le dernier né des studios Disney-Pixar, qui donne les deux rôles principaux à deux femmes: la mère, la reine Elinor, et sa fille, la princesse Merida, jolie rousse flamboyante et très bouclée. J'avais vu la bande-annonce qui m'avait moyennement attirée. Le film vaut nettement mieux que cela. En Ecosse, à une époque indéfinie, Merida, jeune princesse impétueuse, très douée à l'arc, va se rebeller contre sa mère, Elinor, qui veut qu'elle devienne une vraie jeune fille à marier. Le roi Angus, mari d'Elinor, regarde cela de loin. Pour tout compliquer, en Ecosse, dans cette période reculée, les légendes, les sorcières, les ours, les feux follets, les rivalités entre clans vont s'en mêler. Je ne vous dévoilerai rien de plus pour vous laisser la surprise. C'est un film qui peut plaire aux petits et aux grands. Je voudrais faire remarquer la grande qualité de l'animation. Les animaux comme les ours et le cheval Fergus sont très réussis. Le scénario original bien écrit n'est pas niais. Vraiment bien en 2D, mais la 3D existe. J'ai malheureusement vu le film en VF. Je pense que la VO vaut la peine d'être vue et entendue, car les acteurs qui font les "voix" sont tous d'origine écossaise.

(1) et non "Une vie sans principe" comme j'avais écrit initialement

28 juillet 2012

The Dark Knight rises - Christopher Nolan

Comme je prends du retard dans mes lectures, voici encore un billet cinéma. Après quelques films "confidentiels" sortis dans peu de salles, je suis allée voir le dernier "Batman". En préambule, j'aimerais dire que le film va à mon avis bien être un triomphe au box-office, vu la marée humaine qui a assisté à la séance à laquelle nous étions, mon ami et moi. En revanche, je ne pense pas que le tragique fait divers survenu aux Etats-Unis il y a quelques jours y soit pour quelque chose. Avant que le film ne démarre, un brouhaha continu dans l'immense salle où nous avions pris place m'a empêchée de bien profiter des bandes-annonces et des pubs (c'est dire). Que retenir du film? Que c'est du "lourd". C'est le troisième opus de la série réalisé par le britannique Christopher Nolan. On ne peut qu'être époustouflé par quelques séquences spectaculaires comme celle d'ouverture où l'on voit un avion, pris d'assaut par un autre, se désintégrer sous nos yeux. Bruce Wayne alias Batman va mal, il vit reclus depuis sa dernière aventure pendant laquelle il avait perdu la femme qu'il aimait. Le méchant de l'épisode, "Bane", dont on n'arrive pas à voir le visage ceint d'un genre de muselière, veut détruire Gotham City avec une bombe nucléaire. Je ne vous dévoilerai pas toutes les péripéties mais je relèverai que, pour une fois, deux femmes, "Catwoman" (Anne Hathaway, charmante) et Miranda Tate (Marion Cotillard, troublante dans tous les sens du terme) jouent autre chose que les utilités. Batman n'est pas un surhomme mais un homme comme les autres qui se bat souvent à mains nues. Il faut noter  que le film parle d'argent et du fait que par un simple "clic" d'ordinateur, on peut tout perdre. Une fois de plus, on nous assène que les Américains en général et les habitants de Gotham City en particulier sont les plus forts. Ces quelques remarques mises à part, vous pouvez aller voir ce film qui dure 2H45, vous ne regretterez ni le prix de votre place ni le temps passé dans la queue, ni celui que vous passerez en compagnie de Batman. Voir le billet de Wilyrah.

25 juillet 2012

Film vus et non commentés depuis le 29/05/12 (suite)

Voici trois films français que je ne conseillerais pas vraiment, à moins que vous ne sachiez pas trop quoi faire pendant vos vacances.

Mains armées de Pierre Jolivet, qui se passe entre Marseille et Paris, se suit sans déplaisir, mais l'histoire m'a paru un peu embrouillée avec la collusion entre services (banditisme et stupéfiants). Il y a de très méchants Serbes dont un qui tue un jeune flic, plus, parmi les "méchants", un flic pas très net, et, côté "gentils" deux flics, dont un père (Roschdy Zem) qui retrouve sa fille fliquette (Leïla Bekhti) après qu'il l'ait abandonné pratiquement à sa naissance, ne s'étant pas senti prêt pour être père. Faute de mieux.

Bowling de Marie-Castille Mention-Schaar, pour le plaisir de voir la région de Carhaix (Les Vieilles Charrues). Le scénario qui est tiré d'une idée (sic) manque de profondeur, de fantaisie, de quelque chose. La maternité de Carhaix est condamnée à la fermeture, et, pour ce faire, une DRH (Catherine Frot), envoyée de Paris, est chargée de mener à bien cette triste tâche. C'est sans compter que les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu et que le bowling qui est un vrai sport va jouer un rôle important. Même si le film nous montre la magnifique campagne bretonne vue du ciel, je le trouve dispensable à moins d'être une grande fan de Catherine Frot comme moi. C'est une idée de film avec une idée de scénario. Voir aussi le billet de Clara.

Paris-Manhattan, le premier film de Sophie Lellouche. Cette comédie qui se passe dans un milieu huppé où la mère a des problèmes d'alcool ne m'a pas parlé du tout. On voit une Alice (Alice Tagkoni), jeune pharmacienne fan des films de Woody Allen (à qui elle fait la conversation quand elle est toute seule) vieillir de 15 ans sans prendre une ride. Ses parents cherchent désespéremant à la marier depuis qu'Alice s'est fait "piquer" l'homme de ses rêves sous le nez par sa soeur, avocate. Nous assistons à la rencontre improbable d'Alice avec Victor (Patrick Bruel) un installateur en système d'alarme. Son personnage conquiert sa belle en la faisant rencontrer fortuitement Woody Allen himself à l'hôtel Plaza Athénée. Tout cela ne va pas bien loin. Très dispensable (à mon avis).

22 juillet 2012

Films vus et non commentés depuis le 29/05/12

Voici trois films vus très récemment. Je vous conseille vraiment les deux derniers.

Autant j'étais sortie enchantée de Midnight in Paris, autant To Rome with love de Woody Allen a été une grosse déception dans l'ensemble, par la faute d'un scénario un peu faiblard. On assiste à une suite de saynètes pas très drôles sans liens véritables. Je ferais une exception avec les séquences où Roberto Benigni, un monsieur Tout-le-monde, se retrouve sous les feux des projecteurs de télévision et puis retombe dans l'oubli très vite (c'est vraiment très bien vu). Il faut noter que le film parle autant italien qu'anglais, et Woody filme relativement peu Rome.

Summertime (The Dynamiter) est un de mes coups de coeur estival. C'est le premier long-métrage d'un réalisateur à suivre, Matthew Gordon. Le film qui dure 1H15 suit au plus près des acteurs non-professionnels, dont William Ruffin, qui interprète Robbie Hendrick, le personnage central de l'histoire, un garçon de presque 15 ans. L'histoire se déroule de nos jours, pendant l'été au début des vacances scolaires, dans l'état du Mississipi (très pauvre). Dépressive, la mère de Robbie et de son petit frère Fess les a pratiquement abandonnés pour partir en Californie refaire peut-être sa vie. Livrés à eux-mêmes, ils  partagent une masure avec leur grand-mère mutique et un chien. Le film qui a été primé au dernier festival du film américain de Deauville ne tombe jamais dans le misérabilisme, bien au contraire. Il faut dire que Robbie est un garçon qui garde l'espoir que tout peut s'arranger. C'est lui qui tient sa famille à bout de bras. Il accepte un travail saisonnier fatigant dans une station-service. Il ne s'abandonne jamais au désespoir. Je vous laisse découvrir ce film qui en vaut vraiment la peine car on voit l'Amérique des gens de peu.

Quand je suis sortie de la projection d'Historias (des histoires qui n'existent que lorsque l'on s'en souvient) de Julia Murat, film franco-brésilo-argentin (sorti cette semaine dans deux salles à Paris), je me suis sentie agressée par les bruits de la ville. En effet, pendant 1H30, Historias nous plonge dans une histoire hors du temps qui se passe quelque part dans un paysage brésilien verdoyant où les seuls bruits sont ceux des insectes, des oiseaux et de la cloche de l'église. La dizaine d'habitants d'un hameau oublié du monde, Jotuomba, vivent au rythme de la messe quotidienne et du repas partagé avec le prêtre. Madalena est celle qui pétrit la pâte la veille pour livrer des petits pains (faits avec des oeufs et de la farine) dans le magasin d'Antonio le lendemain matin. Il faut la voir installer les petits pains dans une niche du magasin réservée à cet effet. Pendant ce temps-là, Antonio prépare le café (pas bon paraît-il) qu'ils boivent avant d'assister à la messe. Madalena, la soixantaine, veuve, écrit tous les soirs à la lumière d'une lampe à pétrole des lettres à son mari disparu. L'arrivée inattendue de Rita, une jeune femme photographe, ne va pas trop déranger ce rythme de vie immuable où quelques interrogations affleurent comme le fait que personne ne peut plus entrer dans le cimetière et que depuis plus de trente ans, le nom des personnes décédées ne sont plus inscrites sur un panneau de l'église. C'est un film magnifique sur le temps qui passe, la vieillesse, l'oubli et le souvenir. Je me suis sentie dans un état de "zenitude" quand le film s'est terminé. Cela m'arrive rarement.

16 juillet 2012

Les enfants de Belle Ville - Asghar Farhadi / Hommage à Patrick Dewaere

P1030047

Suite aux bons conseils d'Oriane (que je remercie) et du Canard Enchaîné, je suis allée voir, ce week-end, Les enfants de Belle Ville, le deuxième film (qu'il a tourné en 2004 et inédit en France) d'Asghar Farhadi (Une séparation, A propos d'Elly). Courez voir cet excellent film que je recommande aussi. De nos jours, à Téhéran, Belle Ville est un établissement pour mineurs délinquants où Akbar, qui vient de fêter ses 18 ans, est détenu depuis deux ans. Quand le film commence, il est transféré dans une prison d'adultes dans l'attente de son exécution. En effet on apprend qu'Akbar a tué une jeune fille quand il avait 16 ans. Son meilleur ami, A'la, qui lui vient d'être libéré après avoir purgé sa peine, décide d'obtenir le pardon auprès du père de la jeune morte. Il est aidé en cela par Firouzeh, la soeur d'Akbar, mère d'un petit garçon. Ce pardon permettrait qu'Akbar soit libéré. Malheureusement le père, Rahmati Abolghassem, homme très croyant, semble rester inflexible dans sa décision. Il est pour la loi du Talion. C'est vraiment un film magnifique qui émeut beaucoup et j'ai appris que dans le système juridique iranien, il existe le prix du sang (une sorte de dédommagement que l'auteur d'un crime peut payer à la famille de sa victime afin de se libérer de sa peine). Il faut noter que ce prix du sang est deux fois moindre si la victime est une femme que si la victime est un homme... (sans commentaire). Les acteurs sont tous magnifiques, mention à Taraneh Alidoosti (Firouzeh) qui joue aussi dans A propos d'Elly. Comme dans Une séparation, le film se termine par une interrogation.

___________________________________________________________________________________________________

Ce 16 juillet 2012, je voulais rappeler qu'il y a exactement 30 ans, le 16 juillet 1982, disparaissait Patrick Dewaere, qui s'est suicidé d'un coup de carabine. Il avait 35 ans. Il avait mené une vie pleine d'excès dont ceux de la drogue. C'était un acteur de talent, fort et fragile à la fois, que j'avais beaucoup apprécié dans Série Noire, Beau-Père, Un mauvais fils, F. comme Fairbanks, Le juge Fayard dit "Le shériff", Coup de tête, Préparez vos mouchoirs (pour Les Valseuses, bizarrement, je n'en ai jamais vu l'intégralité). Il n'a jamais été récompensé par un César ou un prix d'interprétation alors qu'aujourd'hui un prix porte son nom. Il est une référence pour beaucoup de jeunes comédiens. Il est mort trop tôt mais on ne l'oublie pas. Je viens de lire, en une demi-journée, un livre qui lui est consacré, écrit par un journaliste, Christophe Carrière (Editions Balland, juin 2012). Je ne pense pas avoir appris grand-chose car il ne fait que survoler son sujet (à mon avis), mais il donne envie de revoir les films de l'acteur.

P1030045

10 juillet 2012

L'âge de glace 4 (la dérive des continents) - Steve Martino

Et bien oui, je n'ai pas résisté et je suis allée voir (en 2D bien sûr) L'âge de glace 4 de Steve Martino, dessin animé bourré de trouvailles, dont Scrat l'écureuil et sa noisette qui provoque à lui seul les pires catastrophes naturelles imaginables. Il mériterait un long-métrage dédié. Ici, il est tout simplement responsable de la dérive des continents en allant au centre de la terre jouer au flipper avec sa graine. Je tiens à préciser que j'ai vu les 3 premiers opus. On retrouve dans celui-ci les mammouths Manny, Ellie (sa compagne), qui dort comme un oppossum, et leur fille Pêche qui commence à vouloir s'émanciper de ses parents. Diego, le tigre aux dents de sabre, est toujours célibataire et continue à se chamailler avec Sid, un paresseux nauséabond, gaffeur mais très sympa. La preuve, sa famille qui ne l'a pas revu depuis longtemps lui confie la grand-mère, édentée mais au caractère bien trempé. Autour de cette horde amicale gravitent quelques animaux comme Louie la taupe, éperdu d'admiration devant Pèche, et deux oppossums. La cataclysmique dérive des continents menace l'existence de tout ce petit monde. Je vous laisse découvrir les nombreuses péripéties et les clins d'oeil à Homère et à ses sirènes (les Américains connaissent l'Odyssée?) sans parler de la baleine de Jonas. Le "méchant" de l'histoire est un gros singe avec une dent en or, digne ancêtre du capitaine Crochet. Vous découvrirez l'énigme de la "Scratlantide" (comment et pourquoi elle a disparu) et je vous apprends que Diego va rencontrer une tigresse des neiges. Très très amusant. Comme mon ami, j'attends L'Age de glace 5 avec impatience (d'ici 2015?).

4 juillet 2012

Starbuck - Ken Scott

Comme, en ce moment, je suis un peu paresseuse pour chroniquer des livres (et vu que je n'ai eu aucun vrai coup de coeur), je continue avec un billet cinéma. Surtout qu'actuellement, il y a sur les écrans quelques films assez divertissants: la preuve en est avec Starbuck (sans le "s" à la fin), surnom de David Wosniak, le père aux 533 enfants dont 142 qui veulent connaître ce géniteur inconnu. Dans la province de Québec, le David en question, 42 ans, fils d'un émigré polonais, est endetté jusqu'au cou et est poursuivi par des créanciers peu recommandables. David Wosniak travaille dans la boucherie familiale: il charge et décharge la viande (il oublie d'ailleurs souvent d'effectuer une tâche ou l'autre). A part ça, David est amoureux d'une charmante petite fliquette qui tombe enceinte de ses oeuvres. Monsieur Wosniak, qui aime faire le bien autour de lui, devient l'ange gardien de ces jeunes adultes (ils ont tous entre 18 et 20 ans) nés grâce aux dons de sperme que le jeune David a fait dans une clinique pendant deux ans presque 20 ans auparavant (cela lui a rapporté pas mal d'argent à l'époque). Je ne saurais trop vous conseiller ce film très sympathique, qui ne tombe jamais dans la niaiserie, et vous apprécierez les sous-titres qui émaillent le film... car la langue québécoise, ce n'est pas de la tarte, quand on n'est pas habitué. Film idéal à voir en ce début d'été.

Sinon, 4 ans et demi après mon billet sur la pub au cinéma, je trouve que la situation est bloquée à un pitoyable statu quo. Les pubs sont toujours les mêmes ou presque et elles sont toujours aussi laides. Je suis souvent excédée avant même que le film ne commence. Mention spéciale du mauvais goût à la pub Orangina.

1 juillet 2012

The Deep Blue Sea - Terence Davis / La part des anges - Kenneth Loach

Heureusement qu'il y a Rachel Weisz dans The Deep Blue Sea de Terence Davies car j'ai trouvé la musique assez insupportable (un peu solennelle à mon goût) surtout pendant les 5 premières minutes du film où le réalisateur filme une suite de plans sans paroles. Je me suis demandée si je ne m'étais pas trompée de film et si j'allais rester jusqu'au bout (c'est dire). L'histoire d'amour déchirante ne m'a pas émue une minute. C'est trop cérébral pour moi. Je n'ai rien ressenti devant le malheur de cette femme en proie à la passion et son amour vain. En revanche, j'aime bien quand Terence Davis fait chanter les gens dans les pubs. Là, il y a quelque chose qui se passe. Pour résumer l'histoire qui est l'adaptation d'une pièce de théâtre de Terence Ratigan: au début des années 50 à Londres, une femme mariée à un homme riche (qui refuse de divorcer) aime d'un amour fou un pilote de la Royal Air Force (qui a combattu pendant la seconde guerre mondiale) qui lui ne l'aime déjà plus. La seule raison d'aller voir ce film est donc pour moi Rachel Weisz qui interprète magnifiquement cette femme. Mais après tout, peut-être apprécierez-vous ce film autant que Ffred.

Pour rester dans le cinéma britannique, voici La part des anges de Kenneth Loach (le film était en compétition au festival de Cannes, cette année, où il a été récompensé du Prix du Jury). C'est un film certainement mineur dans la filmographie du réalisateur, mais on passe un bon moment en compagnie de quatre Ecossais, trois hommes et une jeune femme, chômeurs sans avenir, condamnés à plusieurs heures de travaux d'intérêt général (pour des délits plus ou moins graves). Entre Glasgow et Edimbourg, ils se retrouvent à visiter une distillerie de whisky, à faire des dégustations et à cotoyer des connaisseurs qui acceptent de payer une fortune pour un whisky parfait. Je vous laisse devenir ce qui va arriver. Moi qui n'y connais rien en cette matière, j'ai découvert que chaque whisky a un goût particulier, et comment on ouvre un fût en donnant des coups de masse autour du bouchon. Sinon, l'histoire se termine plutôt bien. Film sympathique. Voir le billet d'Alex.

28 juin 2012

L'assassin - Elio Petri / Adieu Berthe - Bruno Podalydès

J'espère que vous aurez profité de la fête du cinéma pour aller voir un film jamais sorti en salle en France qui bénéficie d'une version restaurée remastérisée, L'assassin d'Elio Petri (1961), le premier long-métrage du réalisateur (1929-1982). Personnellement, ce fut une découverte assez enthousiasmante. Marcello Mastroianni et Micheline Presle interprètent les deux rôles principaux. Ce film est d'abord une ambiance, une musique très "jazzy années 60". Un matin de bonne heure, à Rome, Alfredo Martelli revient chez lui, prend un bain, semble insouciant. Peu après, il est arrêté pour être interrogé par des membres de la police. On l'accuse d'avoir assassiné sa maîtresse, Adalgisa de Matteis (Micheline Presle) que l'on retrouve dans des scènes en flash-back. C'est un film au rythme alerte sans temps mort. La copie restaurée est superbe et met bien en valeur les comédiens. Marcello Mastroianni est à l'aise dans un rôle inattendu, et Micheline Presle, que j'ai peu vue au cinéma, est vraiment très bien (dans ce film, ce n'est pas elle qui parle, elle est doublée en italien). Le rire de Marcello quand le film se termine est assez réjouissant. Si vous en avez l'occasion, allez le voir.

Sinon, vous pouvez à mon avis vous dispenser d'aller voir Adieu Berthe (l'enterrement de mémé) de Bruno Podalydès, qui ne casse pas trois pattes à un canard (bien que j'aie lu et entendu de très bonnes critiques). C'est une "fantaisie mortuaire" qui m'a presque ennuyée. Valérie Lemercier n'est pas drôle, surtout dans sa scène au cimetière. Bruno Podalydès est égal à lui-même en interprétant un rôle, qui lui ressemble, d'homme indécis qui n'arrive pas à choisir entre deux femmes et deux maisons dans sa banlieue proprette. Son moyen de locomotion est une trottinette, et des textos ponctuent le film. J'ai retenu que Haroun Tazieff s'appelait en réalité Haroun Taziouff (cela ne vous fait pas rire? Moi non plus). Je passe.

25 juin 2012

La petite Venise - Andrea Segre

Si le film est projeté dans votre région, essayez d'aller voir La petite Venise d'Andrea Segre (sorti depuis deux semaines) car, une fois de plus, un réalisateur (c'est son premier film) arrive à filmer Venise (et sa région) et la lagune de façon intimiste. L'image et l'éclairage sont éblouissants (avec des couchers ou levers de soleil magnifiques). Li, une jeune Chinoise arrivée depuis quelque temps de Chine, travaille avec acharnement d'abord dans la région de Venise dans un atelier de couture puis par la suite dans un bar au bord de la lagune. Car Li n'a qu'un rêve, que son fils de 8 ans, resté en Chine, la rejoigne le plus vite possible. Il vit chez son grand-père. Mais avant que son souhait ne se réalise, Li doit travailler encore et encore car elle doit beaucoup d'argent à ceux qui lui ont permis de venir en Europe. Dans le bar, avec son italien hésitant, elle arrive à se lier d'amitié avec Bepi, un vieux pêcheur d'origine yougoslave arrivé dans la région depuis 30 ans. L'histoire entre ces deux êtres empreinte de poésie est très touchante. Il n'y a pas de vrai ambiguïté dans leur relation qui n'est malheureusement pas vu toujours d'un bon oeil par l'entourage. Je suis sortie de la projection de ce film absolument enchantée. Je vous le conseille.

19 juin 2012

La colline des potences - Delmer Daves

Mon ami a voulu revoir récemment (en DVD) La colline des potences (The Hanging tree) de Delmer Daves (1959) car il gardait un bon souvenir de la chanson du générique interprétée en anglais (ou en français selon que l'on regarde le film en VO ou en VF). Cette chanson est une sorte de synthèse de l'histoire qui nous est racontée. La colline des potences qui est, selon nous (mon ami et moi), un très bon western, réunit Gary Cooper, Maria Schell, Karl Malden, et George C. Scott dans un rôle de prédicateur plus intéressé par l'or que par Dieu. L'histoire se passe en 1873 pendant la ruée vers l'or dans le Montana (The golden Trail). Le docteur Joseph Frail (Gary Cooper), arrivé en même temps que des chercheurs d'or, ouvre un cabinet de consultations. C'est un homme tourmenté qui cache un secret. Une diligence qui transporte quelques passagers voulant s'installer dans la région est attaquée par des bandits. Tous les passagers sauf un sont tués. En l'occurrence, la survivante s'appelle Elizabeth Mahler, émigrée de Suisse qui voulait s'installer dans la région avec son père. Elle n'est retrouvé qu'au bout de quelques jours, devenue temporairement aveugle à cause des brûlures du soleil. Soignée par Frail, elle décide d'acheter un bout de terrain et se met aussi à chercher de l'or. Elle est aidée dans sa tâche par un jeune homme qui est l'homme à tout faire du docteur, et par Frenchy Plante (Karl Malden) qui a des vues sur elle. Le film est une réussite grâce à la très bonne interprétation des acteurs principaux avec un Gary Cooper impérial, Maria Schell émouvante et très à l'aise et Karl Malden qui joue "le méchant" de façon convaincante. Je vous recommande La colline des potences.

16 juin 2012

Une seconde femme - Umut Dag

Le film Une seconde femme s'ouvre sur une séquence de mariage en Anatolie et se clôt peut-être par une réconciliation. Entre les deux, le réalisateur autrichien (peut-être d'origine turque?) nous raconte l'histoire d'Ayse, une jeune femme qui, par son mariage, devient la deuxième épouse de Mustapha, un homme nettement plus âgé. C'est Fatma, la première épouse, gravement malade, qui a décidé cet arrangement pour le cas où elle disparaîtrait: Ayse deviendrait une mère de substitution. De Turquie, toute la famille revient à Vienne en Autriche où elle est installée. Parmi les six enfants du couple, trois sont adultes, dont Hasan qui a accepté un subterfuge pour que Ayse puisse quitter la Turquie. C'est une famille traditionnaliste où toutes les femmes portent le foulard. Le premier tiers du film se déroule dans une atmosphère calme et paisible, même si Ayse, si jeune et si jolie, n'est pas acceptée par les filles de la famille. Juste après qu'Ayse ait accouché d'une petite fille, un événement tragique survient. Des secrets sont révélés ou découverts, la violence surgit mais la vie reprend son rythme. Il faut noter que la moitié du film se passe dans l'appartement familial. C'est un huis-clos mais qui n'est pas étouffant. Un film intéressant, très bien joué, et dont je suis loin de vous avoir tout raconté. Je le conseille.

13 juin 2012

Le grand soir - Benoît Délepine et Gustave Kervern

Après Louise Michel et Mammuth, voici Le grand soir, le troisième film que je vois du duo "grolandais" Delépine/Kervern. Je voudrais tout d'abord dire que dans la séance à laquelle j'ai assisté, j'ai évité les bandes-annonces mais surtout les pub. En effet, Gustave de Kervern est venu impromptu présenter son film juste avant la projection. Il nous a livré quelques anecdotes, par exemple: Dupontel et Poelvoorde s'étaient brouillés avant le début du tournage, et se sont réconciliés à la dernière minute (au point que de Kervern et Delépine avaient envisagé de s'attribuer eux-mêmes les rôles). Le chien que tient en laisse Benoît Poelvoorde dans le film a mordu un des techniciens qui s'est retrouvé avec cinq points de suture. Les figurants du film ont tous été soigneusement choisis: ce sont des personnes que connaissait de Kervern. Brigitte Fontaine, cette grande artiste, est une personnalité extraordinaire qui voulait que dans son texte soit mentionné qu'elle était une sorcière (?). Avant d'accepter le scénario, Dupontel avait envisagé d'abandonner le métier d'acteur. Il a fallu aussi gérer Benoît Poolvoerde avec ses addictions. Néanmoins, tout s'est bien passé. Certains dialogues étaient parfois donnés au jour le jour aux acteurs. Concernant les morceaux musicaux, les réalisateurs ont demandé à la veuve d'Alain Bashung l'autorisation d'utiliser un morceau de musique joué à l'harmonica. Gustave de Kervern nous a répété que ce film, qui est avant tout une comédie, n'est pas toujours drôle, et c'est volontaire. C'est l'époque dans laquelle nous vivons qui veut ça.

J'ai écrit ce long préambule pour vous dire d'aller voir Le grand soir, qui est donc une comédie douce-amère de notre époque très réussie. L'histoire se passe dans une zone commerciale du sud-ouest de la France. "Not" (Benoît Poelvoorde), "le dernier punk avec chien", déambule dans cette zone qu'il n'arrive pas à quitter. Ses parents y tiennent un restaurant, "La pataterie", et son frère, Jean-Pierre, futur "Dead" (Albert Dupontel), est vendeur-démonstrateur dans un magasin de matelas. Il faut noter les apparitions dans des petits rôles de Gérard Dépardieu, qui lit l'avenir dans un petit verre japonais, et de Yolande Moreau, cheveux gris et courts et mère d'une punkette. On sent que les réalisateurs aiment tous leurs personnages. Le film qui dure 1H30 est une suite de saynètes formant un tout. Je dirais que la fin se termine en apothéose avec cette phrase écrite en anglais: "We are not dead" (Nous ne sommes pas morts). Le film en dit beaucoup sur notre monde d'aujourd'hui et le constat est assez triste. C'est un film formidable. Voir les billets enthousiastes de ffred et de Pascale.

7 juin 2012

Les femmes du bus 678 - Mohamed Diab

Même s'il comporte de nombreuses imperfections et quelques facilités, essayez d'aller voir Les femmes du bus 678, un premier film d'un réalisateur égyptien, Mohamed Diab. L'histoire tirée de faits réels se passe en 2009. Trois femmes issues de milieux socio-économiques différents sont agressées sexuellement à un moment donné: Seba, à l'issue d'un match de football; Nelly, traînée par un conducteur de voiture qui semble faire des gestes obscènes; et la troisième, Fayza, qui fait partie de ces femmes subissant des attouchements réguliers dans les bus bondés (dont le 678) qui parcourent Le Caire. Toutes les trois décident de contre-attaquer chacune à leur façon.
En plus du harcèlement sexuel est évoqué le fait que les hommes qui ne sont pas capables de subvenir aux besoins d'une famille ne peuvent pas se marier avant longtemps et sont donc frustrés sexuellement. Il est dit aussi que des enfants sont punis quand leurs parents oublient de payer l'école (privée). Enfin, le poids des traditions est tel que les femmes agressées hésitent à porter plainte car les familles se sentent humiliées. J'ai également été frappée en constatant que si une épouse est agressée, c'est le mari qui se sent souillé: un comble! Les hommes ne sortent pas grandis de ce film, sauf peut-être un inspecteur de police qui verse des larmes quand il tient sa dernière-née, lui qui a toujours eu des garçons. Le réalisateur agence habilement les scènes du point de vue chronologique. Il semble que ce film ait peut-être fait bouger les choses, car l'agression sexuelle est désormais punie par la loi en Egypte (le film date de 2010). Malheureusement, il y a peu de plaintes. Les trois actrices principales sont vraiment très bien. Je vous recommande ce film.

1 juin 2012

Prometheus - Ridley Scott

Avant de refaire un billet sur une de mes dernières lectures, en voici un sur Prometheus, le film dont on parle beaucoup et qu'il faudra avoir vu. Il s'agit du "prequel" d'Alien réalisé par Ridley Scott. Je dirais tout suite que ce film va certainement en décevoir certains, car il faut avouer que le scénario est assez peu novateur (selon mon ami, il y a même un traitement assez naïf du sujet, que, pour ma part, je peux résumer par "Qui sommes-nous et d'où venons-nous?"). Ridley Scott s'est inspiré de pas mal d'idées voire de scènes de son film Alien qui date de 1979. L'histoire débute en 2089 dans une grotte où des scientifiques trouvent des peintures rupestres dont une avec des humains pointant du doigt 5 planètes formant un cercle. Quatre ans plus tard, une navette spatiale en route depuis plus de deux ans, avec un certain nombre de passagers, arrive à destination sur une planète où ils pensent trouver l'origine de l'humanité. Le reproche que l'on peut faire à Prometheus, c'est qu'il n'y a pas la dimension métaphysique que l'on trouve dans 2001, Odyssée de l'espace. Tout cela reste très "terre-à-terre". A la fin, les membres de l'équipage sont presque tous décimés d'une façon ou d'une autre. Mais on ne ressent pas la menace ou la peur insidieuse instillées comme dans Alien qui montrait peu et suggérait beaucoup. C'était un film qui a vraiment marqué à l'époque, je ne suis pas sûre que cela soit le cas de Prometheus. Il faut noter néanmoins qu'il y a de très belles scènes comme celle d'ouverture où la nature est splendide (le film a été tourné en Islande) et on peut imaginer sans trop de peine une suite à ce "prequel". Noomi Rapace est très bien. A vous de voir.

PS du 2 juin 2012: je voudrais préciser que nous avons vu le film en 2D (je n'apprécie pas la 3D), et j'estime que c'était tout à fait suffisant.

29 mai 2012

Films vus et non commentés depuis le 26/04/12

Voici quatre films que je n'avais pas encore chroniqués.

Pour un premier long-métrage, Margin call de J. C. Chandor est une réussite. Il nous fait découvrir les prémices de la crise financière de 2008 au sein d'une grande banque d'investissement où interviennent des licenciements secs (aux Etats-Unis, la façon de faire est brutale). Juste avant de quitter les lieux, un des licenciés qui fut à la tête du département "management des risques" prévient qu'un gros problème va arriver, la banque est proche de la banqueroute. En 24 heures, on peut voir quelques personnages importants de cette banque essayer de s'en sortir au mieux et tant pis pour les autres. C'est un film qui prend son temps, il n'y a aucune agitation, on parle beaucoup autour d'une table ou ailleurs. Cela pourrait se jouer au théâtre. Les personnages sont tous plus cyniques les uns que les autres. Ce n'est jamais qu'une histoire d'argent comme dit le directeur joué impeccablement par Jeremy Irons. Les autres acteurs sont tout aussi excellents: Stanley Tucci, Kevin Spacey, Simon Baker (vu dans The Mentalist), Paul Bettany et Demi Moore. Un bon film.

Dark Shadows de Tim Burton (qui semble beaucoup s'être inspiré de la famille Addams) se regarde avec plaisir, mais la fantaisie y fait défaut. Exceptés Angélique (la sorcière) et Barnabas Collins (le vampire, revenu d'entre les morts au bout de 200 ans), les autres personnages manquent de consistance. La mort d'Angelique est un moment très poétique: elle se fèle comme une poupée de porcelaine. J'ai retenu deux autres scènes notables: quand Barnabas très pâle se lave les deux canines devant une glace avec une brosse à dent et la scène "torride" entre Angélique et Barnabas: ça déménage! A part ça, une grande partie de l'histoire que je ne raconte pas se passe surtout dans un manoir gothique en 1752 puis en 1972, où vivent les Collins qui forment une famille décomposée constituée par Elizabeth (Michelle Pfeiffer) et de son frère Roger (Johnny Lee Miller), père lâche et indigne, tandis que les deux enfants de la maisonnée sont perturbés l'un et l'autre pour des raisons différentes. Vit aussi là, une psychologue, Helen Bonham-Carter qui se met à rêver d'immortalité. Ce n'est pas forcément le meilleur film de Tim Burton pour ceux qui ne le connaissent pas encore.

Babycall du Norvégien Pål Sletaune est un thriller qui commence de façon plutôt banale, et qui, au fur et à mesure, change de ton pour entrer dans le genre paranormal et fantastique. Le film est porté par Noomi Rapace qui interprète Anna, une maman inquiète pour Anders, son petit garçon de 8 ans. Elle a quitté le domicile conjugal car son mari les battait, elle et son garçon. Elle loge dans l'appartement qu'on lui a alloué, situé dans une espèce de HLM impersonnel et très laid. N'étant pas tranquille la nuit, elle achète un "babycall" (autrement dit un interphone bébé) qui intercepte des cris et des pleurs venant d'ailleurs dans l'immeuble. Le fantastique intervient par petites touches et la fin assez inattendue qui lorgne vers Le 6ème sens est très réussie. Le réalisateur nous a bien manipulés. C'est un film que je vous recommande. (Lire le billet enthousiaste de ffred).

Moonrise Kingdom de Wes Anderson est le premier film que je vois de ce réalisateur. C'est en lisant un billet de Wilyrah que j'ai eu envie de le découvrir. Je n'ai pas été déçue car le film dégage un charme poétique et champêtre. En 1965 (on entend une chanson de Françoise Hardy), deux jeunes adolescents vivent une jolie histoire d'amour sur une île au large de la côte est des Etats-Unis. Le garçon est un scout rebelle qui n'a plus ses parents, la jeune fille est l'ainée d'une famille de quatre enfants qui vivent avec leurs deux parents un peu excentriques. Une des tempêtes du siècle qui va balayer tout sur son passage va aussi jouer un grand rôle. Il faut noter le casting impressionnant: Bill Murray, Frances Mc Dormand, Edward Norton, Bruce Willis, Tilda Swinton et en grand chef scout: Harvey Keitel! C'est un film pour petits et grands. Lire le billet enthousiaste de Wilyrah.

23 mai 2012

I Wish - Hirokazu Kore-Eda / 11 fleurs - Wang Xiaoshuai

Je voudrais évoquer deux films venus d'Asie, ayant comme point commun que les rôles principaux y sont tenus par des enfants.

Tout d'abord, I Wish, du Japonais Hirokazu Kore-Eda (le réalisateur du sublime Nobody Knows), qui dirige à nouveau des enfants avec talent et délicatesse. Au Japon, sur l’île de Kyushu, deux frères sont séparés par une distance de plus de 500 km après le divorce de leurs parents. Koïchi, l'ainé, vit au sud de l'île avec sa mère et ses grands-parents au pied d'un volcan en activité qui rejette des nuages de cendres. Ryunosuke, le plus jeune, vit avec son père, guitariste de rock un peu bohême, dans le nord de l'île. Koïchi souhaite (wish) que sa famille soit à nouveau réunie. Lorsqu’un nouveau TGV relie enfin les deux régions, Koïchi et son jeune frère organisent clandestinement un voyage avec quelques copains de classe jusqu’au point de croisement des trains où, dit‐on, il suffit de formuler un souhait pour qu'il se réalise. C'est un très beau film sur l'enfance insouciante malgré le divorce, la séparation et le volcan en éruption. Toute l'histoire se focalise sur ce voyage effectué par des enfants sans qu'aucun adulte ou presque n'intervienne. Je ne vous dirai pas si les souhaits se réalisent ou non, mais peut-être que quelque chose va se passer. J'ai été un peu moins convaincue que pour Nobody Knows et même Still walking. J'ai trouvé le film un peu (trop?) léger. Mais il vaut la peine d'être vu pour ceux qui ne connaissent pas ce réalisateur, qui sait très bien diriger les enfants.

Maintenant, 11 fleurs du Chinois Wang Xiaoshuai, vu grâce au conseil avisé d'Aifelle (qui n'a pas écrit de billet sur ce film) que je remercie. Voici un film dont l'histoire, tirée d'un souvenir du cinéaste, se passe en 1975, un an avant la fin de la "Révolution culturelle" et la mort du grand Timonier Mao Tsé-toung. L'action se situe dans un village ouvrier situé au sud-ouest de la Chine, niché dans un décor magnifique de collines et de rivières Les habitants vivent au rythme des paroles et des chants révolutionnaires diffusés par des haut-parleurs. Wang, un gamin de 11 ans, qui vit entre une mère assez dure et un père féru de peinture impressionniste, est toujours fourré avec une bande de trois copains inséparables. Une belle chemise blanche dont le tissu a été acheté et cousu par sa mère (grâce à des tickets de rationnement) va faire basculer la vie de ce jeune garçon dans le monde des adultes, où il va connaître la violence et le crime. En 1H50, le réalisateur ne fait qu'évoquer la Chine sous Mao, mais on sent que la vie de ces gens est dure, même s'ils ne se révoltent pas: peu d'électricité, rarement de la viande, pas de loisirs. Et l'on voit un homme pleurer car sa fille a été violentée et que son fils est devenu un meurtrier. Tout est décrit par petites touches comme chez les impressionnistes. C'est un film prenant que je vous conseille.

20 mai 2012

De rouille et d'os - Jacques Audiard

Etant une grande admiratrice du cinéma de Jacques Audiard (voir ici et ) depuis Regarde les hommes tomber, j'avais hâte de découvrir son nouveau film (son sixième). Le scénario est tiré d'une nouvelle d'un écrivain canadien, Craig Davidson (le recueil est paru aux Editions Albin Michel). L'argument de ce film, c'est le destin de deux personnes, Ali et Stéphanie, qui n'étaient pas fait pour se rencontrer, et pourtant la vie en a décidé autrement. Ali et Sam, son petit garçon de cinq ans, quittent le nord de la France pour partir vers Antibes, chez la soeur d'Ali, caissière dans une grande surface. Ali (Matthias Schoenaerts découvert dans Bullhead) est pauvre, il vole pour donner à manger à son petit garçon, et se bat à mains nues dans des combats clandestins qui lui font gagner de l'argent. Avec ses relations féminines, Ali fait l'amour comme il combat, vigoureusement. Pour lui, c'est un exercice hygiénique. Arrivé à Antibes, Ali se met à travailler comme agent de sécurité la nuit après avoir été "videur" d'une boîte de nuit (c'est là qu'il fait la connaissance de Stéphanie). Par ailleurs, Ali se comporte parfois assez brutalement envers son petit garçon mais sans penser à mal. Il ne connaît pas sa force. De son côté, Stéphanie (Marion Cotillard, qui retrouve enfin un grand premier rôle) travaille au Marineland d'Antibes, elle se produit avec des orques. Un jour, Stéphanie perd ses deux jambes lors d'une démonstration. Très seule, elle contacte Ali qui n'éprouve pas de la pitié pour elle mais lui montre beaucoup de délicatesse et c'est ce qu'elle apprécie. Il faut retenir quelques belles scènes dont celles où Stéphanie refait, assise sur son fauteuil roulant, les gestes pour attirer l'orque, et quand elle appelle l'orque en tapant sur l'immense aquarium. Je n'ai pas trouvé cette histoire d'amour aussi bouleversante que je m'y attendais, mais Audiard prouve une fois de plus qu'il est un formidable directeur d'acteurs; et il arrive à montrer un lourd handicap sans que cela tombe dans le voyeurisme. Si j'ai bien lu quelque part, De rouille et d'os fait allusion au goût du sang et aux dents que l'on peut perdre lors de combats. Ce film n'est pas mon préféré de ce cinéaste, mais je vous le conseille bien évidemment. Je pense qu'il gagnera peut-être un prix à Cannes où il est en compétition. Voir les billets d'Alex, de Wilyrah et de Claire.

Le blog de Dasola
  • CINEMA, LIVRES, DVD, SPECTACLES, TV - BILLETS DE BONNE ET (parfois) MAUVAISE HUMEUR. Critiques et opinions sur films, livres et spectacles. [Secrétaire de rédaction et statistiques: "ta d loi du cine" (272 commentaires, du 17/01/07 au 26/08/26)].
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Newsletter
80 abonnés
Liens (en cours de mise à jour)

F4aA²** INDEX AUTEURS (LITTÉRATURE), FILMS & REALISATEURS (CINÉMA) **

*** CHALLENGES DE L'ANNEE EN COURS ***


** LE SITE DU STATISTICIEN **


*** LIENS ***
(BLOGUEURS COMMENTANT SOUVENT LE MIEN)

  • = Onze blogueuses et blogueurs ayant fait au moins 500 commentaires chez dasola se présentent =
  • On crée un lien lorsqu'un blogueur a commenté au moins cinq billets en venant à (au moins) deux dates différentes sur ce blog. 
  • Une adresse de mail (xxx@yyy.fr ou com...) [non publiée!] est exigée par Canalblog pour enregistrer votre commentaire. 
  • Vous ne voyez pas tout de suite apparaître votre commentaire, car il doit d'abord être validé (cela peut prendre quelques heures)
 
CINÉMA (23 blogs en activité)

DIVERS - CULTURE (53 blogs en activité)

LIVRES (63 blogs en activité)

QUELQUE TRISTESSE

QUELQUES BLOGS DÉSORMAIS EN PAUSE (À MON GRAND REGRET)

QUELQUES INFIDÈLES (NE ME RENDENT PLUS MES COMMENTAIRES...)

QUELQUES INTROUVABLES (BLOGS SUPPRIMÉS OU DISPARUS?)

SANS BLOG (COMMENTATEURS SUR LE MIEN)

STATISTIQUES, INFORMATIONS, RECORDS (DEPUIS LA CRÉATION DU BLOG)

  • * Blog créé le 09/01/2007, transféré sur Canalblog en juin 2007, migré à l'insu de son plein gré sur l'outil Overblog en février 2024 *
  • 3163 billets (au 09/09/26) dont tous ont eu au moins un commentaire
  • 37 908 commentaires (au 10/09/26 [+ 2 [anciennement 203] "égarés" lors de la migration"]) [dont 274 dasola] par au moins 1304 personnes, dont 98 (re)venues en 2026
  • 425 blogueurs [dont 136 actifs en 2026] m'ont fait au moins 5 et jusqu'à 1338 (au 10/08/2026) commentaires (voir ci-dessus)
  • Abonnés (être prévenu à chaque nouveau billet publié sur le blog): 80 au 21/07/26 (via "Newsletter" ci-dessus)
  • Billet commenté par le plus de personnes: 77 commentaires par autant de commentateurs/trices (billet du 09/01/2014)
  • Billet comptant le plus de commentaires: 123, par 46 commentateurs/trices différent(e)s (billet du 10/06/2023)
  • Record de commentaires en 1 an de date à date par 1 même blogueur-euse: 160 par Manou (du 01/08/23 au 31/07/24)
  • Record de commentaires en un mois: 355 en janvier 2014
  • Record de commentaires en une année civile (même blogueur-euse): 162 par Manou en 2024
  • Record de commentaires en une journée: 44 le 09/04/2009
  • Records de nouveaux commentateurs en un mois: 24 (dont 22 blogueurs) en mai 2008 et mars 2009
Pages