Le blog de Dasola
Derniers commentaires
Archives
Challenges terminés

Pour les challenges de l'année en cours, 
voir colonne de droite

2 octobre 2013

Le linguiste était presque parfait - David Carkeet / D'acier - Silvia Avallone

P1040487

Sous ce titre, Le Linguiste était presque parfait de David Carkeet (romancier américain né en 1946), se cache un roman plein d'humour qui se passe aux Etats-Unis dans un institut où des linguistes (dont un dénommé Jeremy Cook - le personnage principal de l'histoire) étudient le langage de bambins âgés de 9 mois à 4 ans. Deux meurtres sont commis au sein de cet institut: un journaliste, et un des linguistes (Arthur Stiph), qui avait rendez-vous avec un "contre-ami" la nuit où il a été tué. C'est grâce à un "mboui" (une locution énigmatique dite par un petit garçon de 16 mois) que le meurtrier sera démasqué après que tout le monde ait soupçonné tout le monde. Pour ceux qui connaissent la langue anglaise, les patronymes de certains personnages sont signifiants: Stiph (Stiff - raide), Wach (Watch - montre), Jeremy Cook (cuisinier) qui est le principal suspect du lieutenant de police Leaf (feuille), etc. J'ai trouvé très plaisant ce roman qui date de 1980 (Editions Monsieur Toussaint Louverture, 286 pages). On retrouve Jeremy Cook dans deux autres romans pas encore traduits en français.

 

P1040496

Avec D'acier de Silvia Avallone (Editions J'ai lu, 400 pages), on fait la connaissance de deux adolescentes de presque 14 ans (quand l'histoire commence), Anna et Francesca, qui vivent avec leurs familles à Piombino, triste ville industrielle de Toscane, face à l'île d'Elbe. L'histoire sur passe entre l'été 2001 et l'été 2002. Francesca et Anna sont amies d'enfance et vivent dans le même immeuble. Inséparables, elles sont jolies comme tout et commencent à attirer les regards concupiscents de la gent masculine alentour. Le père d'Anna est un trafiquant "à la petite semaine", quant au père de Francesca il bat sa femme et sa fille. Pendant ces douze mois, elles vont connaître plusieurs épreuves et entrer de plain-pied dans le monde des adultes. Ce n'est pas de la grande littérature, mais ça se lit agréablement.

23 septembre 2013

Palmer en Bretagne - Pétillon / Silex and the City (4. Autorisation de découverte) - Jul / Le démon du soir - Florence Cestac

Dans Palmer en Bretagne de Pétillon (Editions Dargaud), Jack Palmer, le détective bien connu, surpris par la marée, va rester coincer sur un rocher au large d'une île bretonne entourée d'algues vertes qui puent. Comme personne ne veut aller à sa rescousse, il est obligé d'attendre que la marée redevienne basse. Surnommé "Crétin" par son employeur Maroilles, Palmer va assister de loin à la mort d'un jogger mais il va louper tout le reste des nombreuses péripéties décrites dans les 51 pages de cette BD distrayante. On y parle d'art moderne, de homards bretons et canadiens, d'algues vertes, de cochons et porcelets, de kouign-amann, de "fest-noz", mais aussi de chantage à l'assurance, de pédalo, de cycliste et du temps breton...

P1040505

Voici maintenant Silex and the city, tome 4 (Autorisation de découverte) de Jul, album (publié chez Dargaud) dans lequel on retrouve la famille Dotcom, qui fait face à la maladie de la maman, Spam, qui a un cancer opérable. Les Dotcom doivent trouver l'argent pour financer l'opération. Dans le même temps, la famille pense que Web, la fille, est enceinte, et on découvre que, dans sa jeunesse, le grand-père Julius a vécu un temps en couple avec un homme. Comme pour les trois précédents albums, il y a plein de références à notre monde moderne. J'ai trouvé cet album plus construit que les précédents avec un vrai fil conducteur: je conseille.

P1040504

Je terminerai par un album (encore aux éditions Dargaud mais je ne l'ai pas fait exprès) dessiné par Florence Cestac, Le démon du soir ou la ménopause héroïque. Noémie, presque 60 ans, apprend qu'elle n'a pas de cancer du sein, après plusieurs jours d'angoisse. Elle décide de changer de vie du jour au lendemain en envoyant tout promener: mari, boulot, etc. Car Noémie veut profiter de la vie au maximum. Noémie devient tonique, vit des expériences sexuelles assez intenses. La vie commence vraiment à 60 ans. C'est une BD très optimiste à lire par les femmes de tous âges.

P1040493

20 septembre 2013

Hilarion (L'énigme des fontaines mortes) - Christophe Estrada

Voici un premier billet sur un roman policier français paru chez Actes Sud qui m'a procuré un grand plaisir de lecture et que je vous recommande chaudement. Un ou deux autres suivront.

Hilarion (L'énigme des fontaines mortes) de Christophe Estrada (Babel Noir, 520 pages) se passe à l'automne 1776 à Aix en Provence et à Toulon. Le jeune roi Louis XVI vient d'être couronné. Pour asseoir son autorité, il vient de rétablir les parlements du royaume où siègent nobles et bourgeois (la classe montante). Le chevalier Hilarion de S., jeune homme issu d'une famille noble, a gagné la confiance du roi après avoir démasqué les pénitents rouges (une confrérie aristocratique qui tentait de restaurer la féodalité). A peine Hilarion arrivé à Aix comme missionnaire de Louis XVI, un lieutenant criminel fait appel à lui pour l'aider dans une enquête. Un jeune noble (dernier héritier mâle d'une famille) vient d'être découvert nu, étranglé et émasculé, dans une fontaine asséchée. Deux autres crimes au même modus operandi suivent peu de temps après. Les trois victimes se connaissaient. Les notables de la ville sont en émoi, seuls des gens du peuple peuvent avoir perpétré ces infamies. Treize ans avant la prise de la Bastille, on constate que la noblesse s'accroche à ses privilèges et qu'elle boit du chocolat chaud (boisson en vogue), qu'elle ignore les gens du peuple qui ne font pas partie de son monde, sauf quand elle a besoin d'eux. Estrada, dans ses descriptions, rend vivant la vie quotidienne à cette époque où l'on se couche souvent après minuit. A Aix, en plus du chocolat, on mange des lentilles, du pain blanc (pour la noblesse) et des anchois. Les rues ne sont pas pavées et sont couvertes de boue, sans oublier les odeurs nauséabondes dans plusieurs rues (je vous en laisse deviner l'origine). Quant à Hilarion, et c'est un des nombreux aspects intéressants de ce roman, on ne sait pas grand-chose de ce qui le concerne, sauf que c'est un escrimeur redoutable formé par un maître d'escrime italien. Ce roman historique se lit très vite et vraiment agréablement, il a reçu quelques prix mérités.

Merci beaucoup à Sandrine (Yspadden), qui en parle très bien, pour cet excellent conseil.

P1040484

11 septembre 2013

2666 - Roberto Bolaño

Ca y est, je viens de terminer mon "pavé de l'été" de 1350 pages (initiative très sympathique de Brize): 2666 [c'est le titre!] du Chilien Roberto Bolaño (1953-2003) est un roman foisonnant (éditions Folio), composé de cinq parties (chacune formant un tout) reliées entre elles par un fil plus ou moins ténu. Il a été publié en 2004, plus d'un an après la mort de l'écrivain. Ce roman demande beaucoup de concentration (j'ai mis deux mois à le lire avec des interruptions), car le récit n'est pas vraiment linéaire (contrairement à ce à quoi je m'attendais), il y a beaucoup de digressions (du récit dans le récit) et de nombreux personnages (universitaires, journalistes, truands, policiers, etc.). Chaque partie forme un bloc sans chapitre. L'ensemble commence en 1980 et se termine en 2000 avec une remontée dans le temps à partir de 1920 des deux côtés de l'Atlantique. Je dirais que ma partie préférée (peut-être parce que c'était la première?) est celle appelée "La partie des critiques" (250 pages). Trois hommes et une femme, des universitaires (un Italien, un Espagnol, un Français et une Anglaise), se rencontrent à l'occasion de colloques sur leur passion commune: Benno von Archimboldi, un romancier allemand obscur dans tous les sens du terme: on ne sait pas qui se cache sous ce nom, s'il est mort ou vivant. Leur volonté de découvrir qui est Archimboldi les emmènera jusqu'au Mexique dans une ville (fictive) appelée Santa Teresa, qui s'avère être un lieu de meurtres barbares commis sur plus de 300 femmes dans les années 1990 (voir la 4ème partie, la plus longue, 420 pages). C'est dans la dernière partie (390 pages) que Bolaño nous raconte l'histoire d'Archimboldi qui est bien sûr un nom de plume. On apprendra à la toute fin ce qui relie Archimboldi et les meurtres de la quatrième partie, qui sont énumérés comme une litanie. Le roman s'arrête brusquement, il pourrait se poursuivre. Bolaño nous parle de littérature, de meurtres, du mal, de la 2ème guerre mondiale (et de la "shoah par balles"), de livres, d'édition, du passé, du présent, de la mort et de l'amour. J'avoue ne pas avoir été totalement conquise par 2666, peut-être parce que je ne m'attendais pas à un roman si dense et en même temps si éclaté. Mais je ne regrette pas cette expérience. Lire le billet de Cuné (merci à Clara pour l'info).

P1040361  P1040360

 

2 septembre 2013

Chambre 2 - Julie Bonnie

P1040483

Comme je n'ai pas voulu trop faire trainer les choses, j'ai lu en 2H, dimanche 1er septembre 2013, Chambre 2 de Julie Bonnie (Editions Belfond, 180 pages) un livre qui vient d'être récompensé par le prix du roman Fnac 2013. Dans ce premier roman d'un jeune écrivain née à Tours, la narratrice, Béatrice, est une aide puéricultrice qui exerce dans une maternité. Le moins que l'on puisse dire est que Béatrice ne s'épanouit pas dans ce travail qui est dur psychologiquement (elle souffre de nausées). Aide-puéricultrice depuis presque 10 ans, ce fut une manière de gagner sa vie après avoir abandonné son métier de danseuse nue et après que Gabor (violoniste de jazz de talent) le père de ses deux enfants, l'ait quittée. Pleine d'empathie, Béatrice souffre de plus en plus dans son âme devant la détresse de ces femmes parturientes. Béatrice nous décrit les mères désemparées, rejetant leur nouveau-né, se posant plein de questions pratiques, n'arrivant pas à allaiter leur petit d'homme. Béatrice s'attarde sur le fait que pendant l'accouchement, le corps de la femme subit un bouleversement et/ou une blessure (quand il y a une césarienne). La maternité (où les hommes qui exercent sont peu nombreux) est considérée comme un lieu de solitude où le personnel tient un discours formaté qui ne répond pas forcément à ce qu'attendent les jeunes accouchées. A côté de ça, Béatrice nous décrit la naissance de son fils Roméo, 15 ans auparavant, comme une pure jouissance. J'ai trouvé ce roman maîtrisé et bien écrit. En revanche, il est peut-être à déconseiller aux jeunes femmes sur le point d'accoucher. C'est à vous de juger. Lire les billets enthousiastes de Clara et Cathulu.

30 août 2013

Prix du roman Fnac 2013

Hier soir, jeudi 29 août 2013, j'ai assisté à la remise du prix du roman Fnac qui se passait à Paris, au Théâtre du Châtelet, au 4ème étage dans un espace pas assez grand pour le grand nombre d'invités; mais il y avait une terrasse d'où l'on a une belle vue sur la Tour Saint-Jacques, le Théâtre de la Ville, les tours de Notre-Dame. Il a fallu attendre une heure un quart debout pour avoir le nom du gagnant (de la gagnante), Julie Bonnie, dont c'est le premier roman: Chambre 2 (Editions Belfond). Alexandre Beaupain a interprété deux chansons au piano, accompagné par une violoncelliste - j'avoue que je ne connais pas du tout cet artiste -. Tout de suite après, le nom de la lauréate a été annoncé par Claire Chazal. D'autres personnalités des média étaient présentes: Marc-Olivier Fogiel et Nicolas Demorand (il devait y en avoir d'autres). Tout ceci m'a paru trop "people" à mon goût, clinquant, très bruyant. Je m'attendais à autre chose pour une remise de prix littéraire, plus de simplicité, mais la lauréate était très très émue pendant son discours. L'histoire de son roman se passe dans une maternité avec les expériences que vivent plus ou moins bien les femmes devenues vulnérables après l'accouchement. Le roman semble assez autobiographique pour partie. En partant (j'ai quitté la cérémonie après avoir bu ma deuxième coupe de champagne), on avait droit au roman en version numérique ou papier. J'ai pris la version papier. Et un roman de plus dans ma PAL!

Voici quelques photos:

P1040457  La Seine et les Tours de Notre-Dame

P1040459 La Tour Saint-Jacques

P1040458  Théâtre de la Ville

P1040460 Le Tribunal de commerce

 

Je n'ai pas éprouvé le besoin de photographier Claire Chazal.

En revanche, voici la lauréate.

P1040477  P1040479

 

26 août 2013

La fabrique de crimes - Paul Féval / Tu peux crever! - Howard Fast

En ce dimanche pluvieux de 25 août 2013 pré-rentrée, je [ta d loi du cine] viens de m'avaler successivement ces deux livres, chinés cette semaine pour 2 euros chacun à Bécherel, village breton comportant une douzaine de libraires d'occasion (première cité du livre en France). Hé bien, c'est une expérience extraordinaire, et que je souhaite partager avec les lectrices et lecteurs de ce blog sur lequel il m'arrive parfois de squatter (au grand dam de ses statistiques de commentaires). En fait, je ne parlerai même que tout à fait accessoirement de l'intrigue de chacun des bouquins.

Quand, par la lecture du premier titre évoqué, vous vous êtes bien surexcité vos neurones jusqu'au paroxysme, et avant la "descente", plongez-vous donc (ou replongez-vous) ensuite dans un ce ces polars à l'ancienne (2ème moitié du XXème siècle), avec un héros ou une héroïne (honni soit qui mal y pense!) improbable mais "identifiant(e)" et pétillant(e) d'intelligence, une intrigue réglée comme du papier à musique (invraisemblable bien que plausible, si vous voyez ce que je veux dire), et beaucoup de dialogues "ping-pong". Je pense par exemple à Compartiment tueur (Sébastien Japrisot), ou même aux Agatha Christie avec Tuppence et Tommy, ou encore à du William Irish (que je découvrais il y a plus de 30 ans via le recueil de nouvelles Du crépuscule à l'aube - mais ceci est une autre histoire), ou tout autre choix de revisite répondant aux critères ci-dessus. Et savourez votre nouvelle "grille de lecture".

Pour commencer, sachez que dans La fabrique de crimes rédigé en 1866, Paul Féval (1816-1879) parodie ouvertement le roman feuilleton dont il a été l'un des maîtres incontestés. Au prétexte des aventures d'Elvire et de Fandango, on trouve, à l'excès, tous les rebondissements rocambolesques (Ponçon du Terrail), quelques développements d'ambiance misérabiliste (Hugo), des scènes épiques auprès desquelles les dumasiennes font pâle figure (encore que, dans Le Capitaine Pamphile...). A chaque page et même parfois plus souvent, un coq-à-l'âne jette aux oubliettes l'action en cours pour des péripéties plus incroyables encore, jusqu'à la chute finale de cette pochade, chute par laquelle je vous interdis de commencer (non mais!). Accroché(e) jusqu'au bout, vous serez alors dans l'état d'esprit adéquat afin de savourer votre livre suivant.

Pour ne rien vous cacher (et même si bien d'autres titres peuvent faire l'affaire), Tu peux crever! (titre en français) fait partie de la série d'une douzaine de romans policiers avec comme titre un prénom féminin rédigés par Howard Fast sous le pseudonyme de E.V. Cunningham, à une époque où il figurait sur la liste noire du maccarthysme. Shirley, l'héroïne éponyme (dans la version anglaise), est une secrétaire de 20 ans qui attend plus ou moins le prince charmant. Mais, intelligente comme elle est, elle le démasque rapidement, à peine a-t-il achevé de se présenter. Là, il sort un flingue... avant qu'ils se sauvent par les toits. La fille n'a pas sa langue dans sa poche et fait tourner ces messieurs de la jaquette en bourrique en les ridiculisant (le roman est daté...). Mais tout est bien qui finit mieux, et, après moult aventures, elle renonce à son cri de guerre (j'aimerais assez connaître l'expression anglaise qui a inspiré le titre français de 1965!) pour finir par dire d'accord à son brave chef de service. Mais ça n'en fait pas une harlequinade pour autant (ce n'est pas de la chick lit non plus - à mon avis), il y a eu des morts.

Voilà, j'aimerais bien connaître, maintenant, d'autres récits de "voyages" causés par la lecture à la queue leu leu de livres ayant une influence sur l'humeur et l'état d'esprit... Pas besoin de recourir à des substances illicites, on peut se droguer avec des bouquins (outre l'addiction), si, si!


*****************************************************************************************

P1040456

La fabrique de crimes, Paul Féval, Ouest France, Coll. La crème du crime, 125 pages.
Tu peux crever! (Shirley), Howard Fast (E.V. Cunnigham), Folio Policier, 248 pages.

23 août 2013

Des adhésifs dans le monde moderne - Marina Lewycka

 P1040358

Voici un roman plaisant, le deuxième que je lis de de Marina Lewycka. Paru en 2011, Des adhésifs dans le monde moderne (Editions des 2 Terres, 504 pages) se trouvait dans ma PAL depuis au moins un an et il vient de paraître en édition de poche. A Londres, Georgie Sinclair écrit des articles pour une revue, Les adhésifs sur le monde moderne. Son mari, Rip, vient de la quitter; son fils se pose des questions existentielles sur Dieu et la fin du monde, tandis que sa fille vit au loin. Un jour, Georgie fait la connaissance par hasard d'une vieille dame juive et excentrique, Naomi Shapiro (elle ne veut pas dire son âge), et de ses 7 chats qui lui tiennent compagnie dans une grande maison qu'elle habite depuis 60 ans. L'histoire se passe sur 6 mois et beaucoup de choses vont survenir: Georgie prend un amant (agent immmobilier) pendant que Mme Shapiro se retrouve à l'hôpital plusieurs fois suite à des chutes. Georgie, qui se prend d'amitié pour la vieille dame, s'acharne à éviter qu'une assistance sociale ne place Mme Shapiro dans une maison de retraite, et que des agents immobiliers n'achètent la maison à vil prix. Georgie engage des artisans malheureusement pas très compétents pour retaper des pièces mal entretenues. Je vous dirais que les chats sont des personnages essentiels à l'histoire, l'un (une chatte) s'appelle Violetta, et un autre, Wonder Boy se comporte comme "un vrai caïd". Le récit, qui est enlevé, évoque pas mal la grande Histoire (la Seconde guerre mondiale, la création d'Israël et l'attitude courageuse des Danois qui ont sauvé des Juifs). J'ai lu ce roman en 3 jours et je l'ai même préféré à Une brève histoire du tracteur en Ukraine. Lire le billet de Luocine.

6 août 2013

La couleur de la peau - Ramon Diaz-Eterovic

Voici un roman policier chilien que je vous recommande.

 P1040354

Dans La couleur de la peau de Ramon Diaz-Eterovic (Edition Métailié), j'ai fait la connaissance du détective Hérédia et de son chat Simenon (avec qui il dialogue souvent). A Santiago du Chili, Hérédia travaille comme détective privé. Amoureux de la littérature, il apprécie aussi Mahler et le tango. Héridia est souvent aidé dans ses enquêtes par Campbell, un journaliste, par Seron, un flic à le retraite et par Anselmo, un kiosquier. Ce dernier va même loger un temps chez Hérédia. Dans ce cinquième roman paru en français - il faut que je lise les quatre précédents -, Hérédia est chargé de retrouver Alberto Coiro, un Péruvien de Lima, venu chercher du travail à Santiago et qui a brutalement disparu. C'est après avoir découvert dans une vieille maison abandonnée le corps pendu de Coiro qu'Hérédia devra enquêter dans les trafics de jeux clandestins et autre. Sans dévoiler la fin, Coiro s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Il ne sera pas le seul. Je suis content d'avoir découvert Ramon Diaz-Eterovic qui sait nous raconter des histoires où l'humain prime sur le reste. Il fait preuve de beaucoup d'empathie dans la description de ses personnages humains. J'ai hâte de retrouver Simenon, un chat de bon conseil. Lire le billet très complet de Noëlle.  

31 juillet 2013

Romans lus dans le cadre du prix du Roman Fnac de la rentrée 2013

Comme promis, je vous communique les titres des cinq romans que j'ai reçus dans le cadre du Prix du roman 2013, aucun d'eux ne fait partie des quatre finalistes.

Je les ai mis dans l'ordre où je les ai lus:

Le cas Eduard Einstein de Laurent Seksik (Editions Flammarion) qui est une biographie romancée sur un des deux fils d'Albert Einstein. L'écrivain nous narre la triste de vie d'Eduard, fils cadet d'Albert. Cet homme qui souffrit de schizophrénie toute sa vie a vécu la plupart du temps dans des cliniques psychiatriques en Suisse où il subit des traitements épouvantables. Il est mort à 55 ans. Le récit reste trop superficiel. Je n'ai pas été autant émue que j'aurais pu vu le sujet. Le roman sort fin août.

La nuit en vérité de Véronique Olmi (Albin Michel) est mon préféré des cinq, lire mon billet du 30 juin 2013. Le roman sort le 21/08/13.

La route du salut d'Etienne de Montety (Gallimard) se passe d'abord en France puis en pleine guerre de Bosnie en 1994. On suit quelques Français engagés comme combattants dans ce terrible conflit. Lire mon billet du 06 juillet 2013. Le roman sort fin août.

Ce sera ma vie parfaite de Camille de Villeneuve (Editions Philippe Rey) fut une déception. Pas mal écrit, mais l'histoire n'a ni queue ni tête.

Enfin le roman anglo-saxon du lot: Un parfum de scandale (Editions Belfond) d'Annalena McAfee (l'épouse à la ville de Ian Mc Ewan). Sans être méchante, elle n'a pas le talent de son mari. Son roman est beaucoup trop long. J'ai eu l'impression qu'il y avait beaucoup de redites, c'est assez interminable, et les deux personnages féminins ne m'ont pas beaucoup intéressée. Dommage.

Voici maintenant les quatre romans finalistes, j'espère qu'ils seront plus enthousiasmants.

La Lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson (Editions Zulma)

Trois grands fauves d'Hugo Boris (Editions Belfond)

Chambre 2 de Julie Bonnie (Editions Belfond)

Les Evaporés de Thomas Reverdy (Editions Flammarion)

30 juin 2013

Livre mystère 1 / Toyer - Gardner McKay

J'ai déjà évoqué le fait que j'avais été sélectionnée pour être membre du jury du roman Fnac 2013. J'ai reçu cinq romans : quatre français et un britannique. Trois d'entre eux ont été écrits par des femmes, et j'en retiens particulièrement un qui sortira fin août. La femme qui l'a écrit est la seule dont je connaissais le nom. L'histoire se passe à Paris. un garçon obèse de 12 ans et sa mère sont logés chez des gens aisés (souvent absents) dans le 1er arrondissement. La maman récure pratiquement tous les jours l'appartement de fond en comble. L'enfant devient le souffre-douleur de sa classe dans un collège qui se situe à proximité, mais l'obésité n'est pas la seule raison des quolibets à l'encontre de ce garçon qui est plein de ressources. Il est capable de voir un fantôme du passé. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman bien écrit dans lequel les relations mère-fils m'ont touchée. Peut-être devinerez-vous qui a écrit ce roman édité par les Editions Albin Michel et qui paraîtra fin août 2013? Je vous communiquerai le titre du roman et son auteur fin juillet.

*****************************************************************************************************

P1030562

En attendant, voici une critique sur Toyer de Gardner McGrath (1932-2001), qui vient de paraître en poche. Après l'avoir emprunté à la bibliothèque, j'ai lu la version grand format (Editions du Cherche-Midi). Ces 700 pages se lisent vite car le texte est découpé en petits chapitres de un à trois pages. A Los Angeles, depuis un an, Toyer sévit en lobotomisant des jeunes femmes après avoir eu des rapports intimes avec elles. Face à lui, Maud Garance, une psychiatre qui s'occupe des victimes de Toyer (surnom trouvé par une journaliste), va tout faire pour que cet homme soit mis hors d'état de nuire. En effet, comme les victimes de Toyer ne sont pas mortes mais plongées dans le coma, la police ne semble pas s'intéresser à cette affaire qui a déjà fait 12 victimes. Dans ce roman datant de 1998 (mais publié en français en 2011), il n'est bien évidemment pas fait mention de l'ADN, ni des téléphones portables qui auraient pu empêcher Toyer de rester impuni si longtemps. Le roman est composé de trois grandes parties: le commencement, le milieu et la fin (si, si). C'est ce dernier chapitre que j'ai retenu, car il se déroule dans un laps de temps de douze heures - haletantes. Pour résumer, je dirais cependant que ce thriller n'est pas indispensable à lire. Le reproche que je lui fais est qu'on n'arrive pas à bien cerner certains personnages comme celui de Maud, par exemple.

Lire le billet d'Isa.

24 juin 2013

Les fiancées d'Odessa - Janet Skeslien Charles

P1030560

A mon tour, j'ai décidé de lire Les fiancées d'Odessa de Janet Skeslien Charles (Editions Liana Levi, piccolo), après avoir lu des billets sur des blogs qui en ont parlé en bien (Aifelle, Keisha, Kathel et Theoma par exemple). Dans les années 90, Daria, la narratrice, célibataire et âgée d'une vingtaine d'années, vit avec sa grand-mère Boba en Ukraine, à Odessa sur les bords de la Mer Noire. Occupant un poste d'assistante dans une compagnie israélienne de fret maritime, Daria n'a pas pu trouver mieux comme emploi (elle a pourtant un diplôme d'ingénieur). La ville d'Odessa, outre le fait qu'elle possède le 3ème plus bel opéra du monde (après ceux de Rome et Prague), est célèbre pour son escalier de 132 marches qui mène à la mer. Mais Odessa comme d'autres villes en ex-URSS est gangrénée par la corruption et les trafics en tout genre, dirigés par la mafia locale. Les gens d'Odessa souffrent de privations. D'ailleurs, de nombreuses jeunes femmes de cette ville aspirent à se marier avec un étranger (un Américain de préférence) afin de quitter l'Ukraine. C'est l'opportunité qui s'offre à Daria. Fin de la première partie. La deuxième partie du roman se passe dans la région de San Francisco, où Daria qui a obtenu un "visa fiancée" vit avec Tristan qu'elle épouse. Mais le rêve tourne au cauchemar car Tristan n'est pas celui qu'elle croyait. Je vous passe plein de péripéties, que je vous laisse découvrir. Un très bon roman, léger et grave à la fois, que je vous conseille.

12 juin 2013

400 coups de ciseaux - Thierry Jonquet

P1030558

Voici 400 coups de ciseaux (Policiers Seuil) qui rassemble(nt) vingt nouvelles dont une inédite (elle donne son titre au livre), écrites par Thierry Jonquet disparu trop tôt en 2009. Précédemment publiées dans diverses revues entre 1989 et 2009, elles apparaissent dans l'ordre de leur parution.

Moi qui aime beaucoup les romans de Thierry Jonquet, j'ai été intéressée par ces nouvelles où l'on retrouve des thèmes abordés dans certains romans de l'écrivain: les vampires (Le vrai du faux), les manipulations génétiques (Pas de fleur pour Algernon), les histoires d'amour qui finissent mal (Hambourg, 1er amour). Il y est question aussi de la grande faucheuse incarnée par une femme (Terminus nord), du trafic d'organes de nouveaux-nés (La chaîne du froid entre Calais et Douvres), des SDF (Nadine et Art conceptuel), de Satan (Abel dans les tunnels). La nouvelle 400 coups de ciseaux nous narre l'histoire d'une femme (la narratrice) qui a décidé de tuer son mari (Stéphane), qui la bat et l'humilie. Je note une fois de plus que Jonquet était un pessimiste, un désespéré, qui gardait malgré tout un certain sens de l'humour (L'imprudent est teinté d'humour plutôt salace). Si vous n'avez rien lu de Jonquet, commencez plutôt par un de ses romans, mais je conseille néanmoins ce recueil.

6 juin 2013

Tokyo Zodiac Murders - Soji Shimada

P1030557

Voici un roman policier japonais que je vous recommande absolument: Tokyo Zodiac Murders de Soji Shimada (Rivages Noir, 430 pages). Il s'agit d'une histoire criminelle qui trouvera sa conclusion plus de 40 ans après les faits. En 1936, dans une grande famille, un peintre est assassiné dans son atelier, et plusieurs jours après, ses quatre filles, belle-fille et deux nièces, sont elles aussi assassinées. Le peintre, Heikichi, a été tué dans son atelier, il s'agit d'un crime en "chambre close". En ce qui concerne les jeunes femmes nées sous un signe du zodiaque différent, elles ont été empoisonnées à l'arsenic. Chaque corps a été amputé d'une partie (pour former une entité appelée Azoth) et les cadavres ont été enterrés plus ou moins profondément aux quatre coins du Japon. D'ailleurs, entre la découverte du premier corps et celui du dernier, il se passe presque 1 an. C'est grâce à ses qualités de réflexion et de déduction qu'un astrologue résoudra l'énigme en 1979 (l'astrologie n'y a pas de rôle). Le roman est émaillé de croquis explicatifs sur le pourquoi du comment. C'est ludique et vraiment très bien troussé. L'écrivain est lui-même astrologue. Il est l'auteur de nombreux romans à énigmes. Tokyo Zodiac Murders est le premier publié en français. Je sens que vous êtes intrigués...

3 juin 2013

Moi René Tardi, prisonnier au Stalag IIB - Tardi

P1030556

Moi René Tardi prisonnier au Stalag IIB (Editions Casterman, 190 pages) est une BD dont Yv avait dit beaucoup de bien, et j'en remets une couche. C'est absolument remarquable. Tardi (Jacques) nous retrace ce qu'a vécu son père pendant la seconde guerre mondiale durant 5 ans, dans un stalag en Poméranie, pas loin de la mer Baltique. Il l'a fait grâce aux souvenirs consignés dans des petits carnets par son père, René Tardi. Il s'agit d'une première partie qui commence en 1933 avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir et qui s'arrête en janvier 1945 quand le camp le Stalag IIB est évacué. Tardi lui-même s'y représente en culottes courtes, dialoguant avec son père. Tardi réussit à bien décrire les conditions de (sur)vie épouvantables (le froid, la faim, les privations de toutes sortes, les mauvais traitements, les rats, les poux) qu'a endurées pendant 5 ans son père, qui fut un des 1 600 000 prisonniers de ces camps disséminés en Allemagne et en Pologne. Personnellement, je ne connaissais pas grand-chose à cette triste histoire. Cette BD en noir et blanc avec quelques touches de couleur se lit d'une traite. J'attends la suite avec intérêt. Lire aussi le billet d'Alcapone.


******************************************************************

Sinon, j'ai été sélectionnée pour être membre du Jury de la rentrée littéraire Fnac 2013 (c'est la première fois que je suis choisie pour être membre d'un jury et je suis très contente). Pour ce faire, j'ai reçu début de semaine dernière 5 romans (que j'avais choisis parmi d'autres) à lire d'ici début juillet. En 5 jours, j'en ai déjà lu deux. Je ne peux rien dire pour le moment sur les écrivains, mais je dirais que les romans envoyés sont très différents: quatre romans français et un roman anglais, et je ne connais de nom qu'un écrivain sur les 5. Les romanciers sont deux hommes et trois femmes. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de la suite.

19 mai 2013

Fantôme - Jo Nesbo / Wallflower - William Bayer

Voici deux romans policiers que je vous conseille.

P1030551

D'abord Fantôme, le nouveau roman de l'écrivain norvégien Jo Nesbo (série noire Gallimard, 550 pages intenses). On y retrouve Harry Hole, en costume de lin, 1m93 et les cheveux blonds coupés en brosse. Trois ans après Le Léopard, il est bien abîmé avec sa cicatrice qui lui balafre un côté du visage. Après un exil de quelques années à Hong-Kong, il revient à nouveau à Oslo, car Rakel (la seule femme qui lui est cher) et surtout Oleg, le fils de cette dernière que Hole a connu tout petit, ont besoin de lui. Oleg, 18 ans, a mal tourné, il est en prison préventive pour détention et trafic de drogue et est peut-être responsable du meurtre du garçon avec qui il "dealait". Car à Oslo, une nouvelle drogue fait rage: la fioline. Bien que moins mortelle que d'autres, on en devient "accro" pratiquement tout de suite. Harry Hole, qui est un obstiné, se retrouve menacé de tous les côtés. C'est une enquête qui va le mener vers une issue que je vous laisse découvrir. Jo Nesbo a une façon bien à lui de passer à autre chose. Ce roman noir et violent se lit d'une traite.

 

P1030552

Avec Wallflower de William Bayer (Rivages/Noir, 400 pages), écrit il y a 20 ans mais paru en 2010 en France, on retrouve Janek, lieutenant de police. C'est un personnage qui apparaît dans 4 ou 5 romans de l'écrivain. Personnellement, je vous conseille Switch paru en français sous le titre d'Une tête pour une autre aux édtions J'ai lu en 1986 (excellent roman). Des allusions à l'affaire "Switch" émaillent Wallflower. William Bayer s'attache beaucoup à la psychologie humaine. Wallflower a comme personnage central Beverly Archer, une psychologue machiavélique qui manipule une jeune femme, Diana Proctor, en s'en servant comme bras armé de sa vengeance longuement mûrie contre des gens qui l'ont humiliée. Je raconte tout cela car à la moitié du roman, on sait qui, on sait le "qui, pourquoi, comment", et c'est passionnant. Janek enquête, car sa nièce est une victime innocente de cette vengeance. "Wallflower" désigne en anglais (au sens propre) une plante herbacée type pissenlit (on retrouve ce genre de plante sur les lieux des crimes) et au sens figuré "Wallflower" désigne une personne qui "fait tapisserie" au cours d'une soirée. Si vous ne connaissez pas William Bayer (un Américain, né à Cleveland dans l'Ohio en 1939), je vous conseille de le découvrir, pourquoi pas avec ce roman?

7 mai 2013

Trois livres lus et non commentés depuis le 1er avril 2013 + Pause vacancière

J'en entamé un rythme assez soutenu de lectures depuis le début de l'année pour essayer de diminuer une mes PAL monstrueuses qui prennent des proportions inquiétantes dans une de mes pièces. J'ai promis à mon ami de n'acheter aucun livre jusqu'à fin juillet (je sens que cela va être dur). J'ai lu environ 40 romans ou autres depuis le début de l'année, sans parler des BD que me fournit mon ami.

Toujours est-il que je voudrais faire un billet groupé avec trois romans que j'ai lus depuis au moins un mois.

P1030449

D'abord Comment trouver l'amour à cinquante ans quand on est parisienne de Pascal Morin. Je dois dire que je m'attendais à un genre de livre de recettes pour trouver l'âme soeur. Et ce n'est pas du tout cela. Le personnage principale, Catherine Tournant, a la cinquantaine. Divorcée, mère d'une fille qui vit loin, Catherine est parisienne et prof dans un lycée du "93". Elle va trouver l'amour avec Robert Diop, le père de Dimitri Diop, un jeune plombier noir. Pendant ce temps, Natacha, une ancienne élève de Catherine, va tomber amoureuse de Dimitri, qui fait la connaissance d'une psychanalyste à qui il va se confier. Tout se termine bien dans une maison située dans le Loiret. C'est léger. Une lecture idéale pour les vacances. Lire le billet de Keisha.

P1030455

Poussière tu seras (Editions Point Seuil, 250 pages), de Sam Millar, est un roman policier très très noir. Adrian Calvert, 14 ans, disparait après avoir découvert un os humain dans un bois voisin. Son père Jack, ancien policier devenu peintre (il est aussi alcoolique), mène l'enquête qui le mènera au bout de l'enfer, car suite à une vengeance préméditée depuis longtemps, l'intrigue tourne autour de la pédophilie (en général) et de la violence faite aux enfants dans un orphelinat en Irlande dans les années 60 en particulier. C'est assez insoutenable, mais pourquoi pas? Sam Millar est un ancien combattant de l'IRA qui a été emprisonné plusieurs années.

P1030458

Avec Un festin de hyènes (Editions Point Seuil, 600 pages) de Michael Stanley (c'est le nom de plume de deux professeurs d'université sud-africains, Michael Sears et Stanley Trollip), on se retrouve au Bostwana (mais on est loin de l'univers gentillet de Mma Ramotswe détective (etc.) d'Alexander McCall Smith). Un cadavre d'un homme blanc est retrouvé en plein désert du Kalahari. L'inspecteur Kubu de Gaborone est chargé de l'enquête qui le mène dans le milieu des affaires, en particulier l'industrie du diamant. Au bout du compte, on en revient aux mobiles classiques pour un meurtre: l'argent, le sexe, la jalousie. Et là, tout se passe dans une famille aisée. C'est pas mal du tout pour un premier roman.

Comme je l'annonce dans le titre de mon billet, je me mets en pause jusqu'à la fin de la semaine. Je pars trois jours à Venise (Italie). J'espère avoir beau temps. Je vous dis à bientôt.

1 mai 2013

Le trésor de la baie des orques - Kenneth Cook

P1030448

Dès que j'ai vu Le trésor de la baie des orques (Editions Autrement, 300 pages) chez mon libraire, je n'ai pas résisté à me le procurer dès que possible. En effet, je suis devenue une inconditionnelle de l'écrivain australien Kenneth Cook disparu trop tôt (1929-1987) depuis ma découverte de ses nouvelles: Le koala tueur, La vengeance du wombat et L'ivresse du kangourou, sans oublier ses romans Cinq matins de trop et A coups redoublés. C'est un écrivain qui savait raconter des histoires assez délirantes avec beaucoup d'humour. Dans Le trésor de la baie des orques, il n'y a pas trop d'humour mais le sujet ne s'y prête pas. Au début du XXème siècle, en Australie, Jonathan Church, 28 ans, presque sans argent (il a tout perdu au jeu) arrive dans le petit port de pêche de Three Fold Bay, qui appartient en quasi-totalité à David Hoyle, un être plein de graisse, sans scrupules, très antipathique et qui exploite les pêcheurs qui travaillent pour lui. Car ce roman est avant tout une description détaillée assez terrible de la pêche à la baleine. Pour la pratiquer, les pêcheurs sont aidés efficacement par une colonie d'orques aux dents comme des rasoirs qui servent de rabatteurs. Chaque pauvre baleine qui pèse 100 tonnes est assaillie de toutes parts avec les requins qui arrivent en renfort. Sinon, je vous laisse découvrir :
- quel est le trésor du titre,
- comment Jonathan Church va tomber amoureux d'une jeune Japonaise,
- comment David Hoyle soigne son lumbago,
- et enfin, qui est le vieux "Judas" et de quelle façon il venge un congénère.

Ce roman se lit agréablement vite. Je vous le conseille.

22 avril 2013

Dans l'ombre de la lumière - Claude Pujade-Renaud

P1030440

Suite à un billet récent de Dominique, j'ai acheté Dans l'ombre de la lumière (Actes Sud, 300 pages) de Claude Pujade-Renaud (dont je n'avais jusqu'ici rien lu). Et je l'ai "dévoré" en moins d'une journée avec un immense plaisir. Pendant quelques heures, je me suis immergée dans un passé lointain à Carthage, Thagaste et Rome entre 373 et 430 de notre ère. La narratrice s'appelle Elissa, elle fut l'amante et la concubine d'Augustinus (futur Saint-Augustin) dont elle eu un fils. Cette liaison dura 15 ans. Répudiée par Augustinus, elle suivit cependant de loin en loin le parcours de l'homme qu'elle n'avait jamais cessé d'aimer (elle lui restera fidèle jusqu'au bout) par l'entremise des discours d'Augustinus consignés sur des parchemins. Elle n'éprouve aucune aigreur, ni ressentiment, mais seulement une certaine passion amoureuse pour un homme qui fut un grand orateur et qui se convertit au christianisme après avoir appartenu comme Elissa à la secte des Manichéens. Mme Claude Pujade-Renaud a un beau style clair et son texte permet de connaître un peu de l'histoire de la chute de Rome en 410. Le texte se lit d'autant plus agréablement qu'il est composé de petits chapitres. Merci Dominique pour ce conseil.

13 avril 2013

Deux albums dessinés par Florence Cestac

[Billet de Ta d loi du cine, "squatter" chez dasola]

P1030436
"On" m'a offert tout récemment une bande dessinée, Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps, dessinée par Florence Cestac et scénarisée par Jean Teulé (avec une dédicace de celui-ci). Il s'agit d'une biographie du dessinateur de BD Charlie Schlingo, mort en 2005 à moins de 50 ans (par la faute, ou à cause, de la méchanceté? Si, si), que l'une et l'autre avaient connu. Des interviews facilement trouvables sur internet donnent les témoignages des auteurs lors de la parution de l'album (début 2009). Apparemment, tout est basé sur des faits réels, avec seulement une "licence poétique". Par rapport aux auteurs: j'ai lu quelques albums de Florence Cestac et de ses personnages à gros nez (j'en possède deux autres), notamment quelques-uns de sa série sur Les ado, Laura et Ludo, très différente d'Agrippine de Bretécher - est-ce qu'elle y dépeint mieux la réalité, je ne sais pas. Quant à Jean Teulé, dont j'ai découvert la biographie, je pensais (je ne sais pourquoi) que c'était un romancier âgé d'entre 70 et 80 ans. Hé bien non, il vient juste d'avoir 60 ans, et il a commencé par la bande dessinée (il s'était forgé un style graphique particulier semble-t-il). Pour en revenir à Charlie Schlingo, je n'avais jamais eu envie d'ouvrir un de ses albums. Il a apparemment construit dans ses oeuvres un univers spécial au sein de la BD, tout en vivant sa vie comme s'il était dans une bande dessinée (le titre de sa bio est une citation de ce qu'il disait régulièrement quand on lui demandait comment ça allait, si j'ai bien compris). Je pense avoir maintenant la curiosité, au moins, d'essayer d'en découvrir quelques-uns (on trouve des rééditions).

***************

P1030435

Bon allez, je vais aussi dire quelques mots de Comment faire de la "bédé" sans passer pour un pied-nickelé, de Florence Cestac et Jean-Marc Thévenet. Dans l'édition que je possède (celle en couleur, de 2001, et non celle de 1988 [bichromie ?]), il y a bien, comme annoncé dans la préface, 19 portraits (plus celui de l'éditeur). De l'introverti (qui referme son carton à dessin juste après l'avoir entr'ouvert) à Crazy Popov le graffeur, en passant par le gaffeur, le copain de, les copines, le fils de, etc., tous pensent et/ou parlent sur 2 pages (avant d'entrer dans le bureau de l'Eéééditeur / dans le bureau de l'éditeur - et il faut voir la tête de l'éditeur dans la dernière case!), avec en général, en page introductive, un portait en pied qui les croque bien. C'est beau comme du La Bruyère. On sent qu'il y a du vécu: Cestac (dessinatrice) et Thévenet (scénariste) ont été tous deux directeurs de collection aux éditions Futuropolis dans les années 1980, et ont dû en voir défiler, des auteurs candidats à la publication, dans leurs bureaux... Je cite le communiqué de presse (mise en vente le 20 janvier 2001): "Au fait, parmi tous ces jeunes gens que [Florence] a reçus, il y en a bien qui sont devenus célèbres et qui ont servi de modèles, non? Réponse: Oui... Mais je ne donnerai pas de noms: je risquerais de me fâcher avec tout le monde!". A lire pour rire.

Le blog de Dasola
  • CINEMA, LIVRES, DVD, SPECTACLES, TV - BILLETS DE BONNE ET (parfois) MAUVAISE HUMEUR. Critiques et opinions sur films, livres et spectacles. [Secrétaire de rédaction et statistiques: "ta d loi du cine" (270 commentaires, du 17/01/07 au 31/07/26)].
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Newsletter
80 abonnés
Liens (en cours de mise à jour)

F4aA²** INDEX AUTEURS (LITTÉRATURE), FILMS & REALISATEURS (CINÉMA) **

*** CHALLENGES DE L'ANNEE EN COURS ***


** LE SITE DU STATISTICIEN **


*** LIENS ***
(BLOGUEURS COMMENTANT SOUVENT LE MIEN)

  • = Onze blogueuses et blogueurs ayant fait au moins 500 commentaires chez dasola se présentent =
  • On crée un lien lorsqu'un blogueur a commenté au moins cinq billets en venant à (au moins) deux dates différentes sur ce blog. 
  • Une adresse de mail (xxx@yyy.fr ou com...) [non publiée!] est exigée par Canalblog pour enregistrer votre commentaire. 
  • Vous ne voyez pas tout de suite apparaître votre commentaire, car il doit d'abord être validé (cela peut prendre quelques heures)
 
CINÉMA (23 blogs en activité)

DIVERS - CULTURE (53 blogs en activité)

LIVRES (63 blogs en activité)

QUELQUE TRISTESSE

QUELQUES BLOGS DÉSORMAIS EN PAUSE (À MON GRAND REGRET)

QUELQUES INFIDÈLES (NE ME RENDENT PLUS MES COMMENTAIRES...)

QUELQUES INTROUVABLES (BLOGS SUPPRIMÉS OU DISPARUS?)

SANS BLOG (COMMENTATEURS SUR LE MIEN)

STATISTIQUES, INFORMATIONS, RECORDS (DEPUIS LA CRÉATION DU BLOG)

  • * Blog créé le 09/01/2007, transféré sur Canalblog en juin 2007, migré à l'insu de son plein gré sur l'outil Overblog en février 2024 *
  • 3147 billets (au 11/08/26) dont tous ont eu au moins un commentaire
  • 37 750 commentaires (au 12/08/26 [+ 2 [anciennement 203] "égarés" lors de la migration"]) [dont 273 dasola] par au moins 1304 personnes, dont 95 (re)venues en 2026
  • 425 blogueurs [dont 136 actifs en 2026] m'ont fait au moins 5 et jusqu'à 1338 (au 10/08/2026) commentaires (voir ci-dessus)
  • Abonnés (être prévenu à chaque nouveau billet publié sur le blog): 80 au 21/07/26 (via "Newsletter" ci-dessus)
  • Billet commenté par le plus de personnes: 77 commentaires par autant de commentateurs/trices (billet du 09/01/2014)
  • Billet comptant le plus de commentaires: 123, par 46 commentateurs/trices différent(e)s (billet du 10/06/2023)
  • Record de commentaires en 1 an de date à date par 1 même blogueur-euse: 160 par Manou (du 01/08/23 au 31/07/24)
  • Record de commentaires en un mois: 355 en janvier 2014
  • Record de commentaires en une année civile (même blogueur-euse): 162 par Manou en 2024
  • Record de commentaires en une journée: 44 le 09/04/2009
  • Records de nouveaux commentateurs en un mois: 24 (dont 22 blogueurs) en mai 2008 et mars 2009
Pages