Le blog de Dasola
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cinema francais
29 juin 2020

Les parfums - Grégory Magne

Les parfums de Grégory Magne, dont la sortie initiale était prévue le 25 mars dernier, sort le mercredi 1er juillet 2020. C'est un film comme je les aime. Il donne la part belle aux acteurs: Emmanuelle Devos et Grégory Montel sont vraiment très bien. L'histoire, très originale, nous permet de découvrir un métier peu connu du grand public, celui des "nez". Mademoiselle Anne Walberg (Emmanuelle Devos) est un "nez" qui a créé des parfums. Malheureusement, depuis quelques années,  elle ne crée plus de fragrances. Elle a souffert d'une perte temporaire de l'odorat (anosmie). Désormais, elle fonctionne avec des contrats ponctuels, comme aller dans une grotte pour y recueillir les odeurs qui seront recréées, plus tard, dans une réplique de la grotte pour le grand public. Ou alors, chez un créateur de sacs à main de luxe, elle est chargée de trouver la senteur qui couvrira l'odeur très forte qui se dégage des sacs en cuir. Mon ami et moi avons beaucoup apprécié le film pour le côté très humain qui s'en dégage, car il faut tout de même évoquer Guillaume Favre (Grégory Montel, un acteur à suivre) qui devient le chauffeur d'Anne Walberg. De son côté, il se bat pour avoir la garde alternée de sa fille de 10 ans alors qu'il vit dans un studio et ses revenus ne sont pas fixes. C'est pourquoi il accepte les lubies d'Anne. Il devient son factotum. Une belle relation s'installe entre eux. Je n'en dirai pas plus. Je ne sais pas quels sont les autres films qui sortent cette semaine. En tout cas ce film est à ne pas manquer. 

Baz'art en dit le plus grand bien et sinon, je l'ai vu annoncé ici.

PS suite aux premiers commentaires: oui, je l'ai vu hier dimanche 28 juin 2020 en avant-première avec mon ami.

23 juin 2020

La bonne épouse - Martin Provost

Pour mon retour dans une salle obscure, je suis allée voir La bonne épouse de Martin Provost. J'avoue que j'ai été un peu déçue, je m'attendais à quelque chose de plus pétillant, à du champagne. Là, c'est plutôt de l'eau plate. L'ensemble manque de rythme et de fantaisie. L'histoire commence à l'automne 1967 dans une école ménagère en Alsace, quinze jeunes filles vont, pendant deux ans, devenir de parfaites bonnes épouses. La directrice, Paulette Van der Beck (Juliette Binoche), qui est l'une des trois enseignantes avec sa belle-soeur, Gilberte (Yolande Moreau), et Marie-Thérèse (Noémie Lvovsky), une religieuse, découvre, après le décès subit de son mari (il s'est étouffé avec un os de lapin) que l'institution est en faillite. Turfiste invétéré (et amateur de calendriers coquins), il avait déjà contracté quatre crédits auprès d'une banque, dont un des conseillers se trouve être le premier amour de Paulette. Les trois actrices principales ne déméritent pas. Edouard Baer est toujours aussi irrésistible, mais pour le reste, j'ai trouvé le film un peu "cucul la praline". Et pourtant le sujet sur l'émancipation des femmes reste actuel. La comédie musicale dans la dernière séquence est sympa, mais cela n'a pas suffi à mon bonheur.

Lire les billets plus positifs de Pierre D., Pascale, Neil, Henri Golant, Missfujii et Ffred.

9 mars 2020

Films vus et non commentés en février (2/2)

Un divan à Tunis de Manele Labidi est un film sympathique, qui se passe à Tunis, de nos jours. Selma, qui a fait des études en psychothérapie en France a décidé d'ouvrir un cabinet dans la capitale tunisienne. Les gens la regardent avec suspicion, ne sachant pas trop de quoi il s'agit. Grâce à une amie coiffeuse, elle réussit à trouver des clients, mais elle rencontre des difficultés à exercer à cause d'un policier obtus. Par ailleurs, l'administration est très lente pour lui accorder un permis pour travailler, car son diplôme obtenu en France n'est pas trop reconnu en Tunisie. Cette histoire avec des personnages hauts en couleur permet de passer un bon moment.

Je suis allée voir Wet season d'Anthony Chen car Pascale me l'a conseillé. Je l'en remercie. A Singapour, Ling, mariée depuis plus de huit ans, est professeur de chinois dans un lycée de garçons. Cette langue est considérée comme sans intérêt. L'anglais ou les mathématiques ont nettement plus la cote. Du point de vue de sa vie personnelle, Ling, qui désespère d'avoir un enfant, suit un lourd traitement afin de subir une FIV. Le mari de Ling, que je n'ai pas trouvé très sympathique, délaisse sa femme. En plus de tout ce qu'elle a à faire, Ling s'occupe avec abnégation de son beau-père grabataire qui est un monsieur attachant avec des yeux expressifs. Parmi les élèves de Ling, il y a Weilin qui s'attache à elle. Je n'en dirai pas plus, si ce n'est qu'il y a une très belle séquence où Ling et son beau-père assistent à un concours d'art martial dans lequel Weilin se distigue. Un beau film avec une fin très ouverte.

Cyrille, agriculteur, 30 ans, 20 vaches, du lait, du beurre, des dettes de Rudolph Marconi est un documentaire français qui m'a émue. Cyrille, 32 ans, n'aurait pas dû reprendre la ferme de ses parents, et a du mal à joindre les deux bouts. Cyrille, qui prèfère les garçons aux filles, se lève tous les jours à 6 heures du matin, 365 jours par an. Il doit s'occuper de son troupeau de 20 vaches, un mélange de Charolaises et de Montbéliardes. Le film se passe en Auvergne. On assiste à la traite des vaches qu'il appelle par leur prénom. Une fois par mois ou parfois moins, le soir, il fabrique du beurre à la baratte. Et ces soirs-là, il se couche vers 2 ou 3 heures du matin pour se relever à 6h. Ses finances sont mauvaises car il s'est beaucoup endetté avec la construction d'un bâtiment. Il n'arrive pas à payer ses factures: vétérinaire ou compléments alimentaires pour animaux. Il avait aussi investi dans l'achat de 10 vaches supplémentaires et 8 sont mortes. Même s'il a accepté d'être aidé par des bénévoles d'une association pour sa comptabilité, il est au bord de la liquidation judiciaire. Il faut dire qu'on lui achète 30 centimes d'euros son litre de lait, qui sera revendu 1,50 euro (!). Il vend son beurre sur les marchés, 3 euros les 250 grammes. Bien entendu, il ne se paye pas de salaire. Et il semble que quand il a des veaux, il les confie à un revendeur qui ne le paye pas tout de suite. Le réalisateur lui demande s'il pense au suicide. Cyrille, qui est croyant, dit que cela n'est pas son état d'esprit. Toujours est-il que Cyrille qui s'est séparé de ses vaches, cherche désormais un emploi. Triste constat mais un documentaire à voir.

26 février 2020

Mine de rien - Mathias Mlekuz

Aujourd'hui, mercredi 26 février 2020, parmi les nombreuses sorties cinéma, je vous recommande d'aller voir Mine de rien qui est une comédie dramatique dans la lignée de Discount ou Les invisibles. L'histoire se passe dans le nord de la France, région qui fut le fleuron de l'industrie minière. Des chômeurs longue durée ne se laissent pas abattre. Il règne une certaine solidarité entre eux malgré des vies personnelles chaotiques. Arnault, qui a la charge de sa mère atteinte de la maladie d'Alzheimer, est séparé de sa femme et il voit peu ses deux garçons qui le méprisent quelque peu. Son ami Di Lello, lui, a des problèmes avec sa femme et il a du mal à s'occuper de sa fille. Il y a aussi Bernadette et son fils trisomique et tous les autres qui survivent grâce aux allocations chômage et au RSA. Un jour, une idée germe dans l'esprit d'Arnault et Di Lello: créer et ouvrir à Noël un parc d'attractions dans l'enceinte d'une ancienne mine de charbon désaffectée. Réussiront-ils dans leur entreprise malgré Madame le Maire qui leur met des bâtons dans les roues? Je vous laisse le découvrir. On rit et sourit souvent. C'est un film très sympa. Les comédiens plus ou moins connus sont tous épatants comme Hélène Vincent, Rufus ou Philippe Rebbot.

23 février 2020

La cravate - Etienne Chaillou et Mathias Théry

Et voici la chronique "Cinéma" annoncée hier.

La cravate est un documentaire qui brosse le portrait de Bastien, un jeune homme d'une vingtaine d'années, entre octobre 2016 et juillet 2017, pendant la campagne présidentielle. A Amiens, il distribue des tracts et colle des affiches pour le Front National. C'est un fan de Marine. Il a même un poster de son idole au-dessus de son lit. C'est un garçon dont les parents sont agriculteurs. Malgré qu'il ait fait des études dans un collège privé, il n'a pas été un bon élève. Il avoue devant la caméra qu'il est devenu un skinhead au côté de néonazis. Il avait 14 ans. Maintenant, avec son unique costume et une cravate, il veut faire bonne figure devant les huiles du parti. Il devient même proche de Florian Philippot, le n°2 du parti à l'époque. Le parti pris des réalisateurs est d'alterner les séquences où l'on voit Bastien, militant actif, et les séquences avec Bastien dans un fauteuil, qui lit un texte littéraire écrit par les auteurs. Ce texte rassemblerait des réflexions de Bastien dites avant et pendant le tournage. On voit Bastien souvent étonné et ne reconnaissant pas toujours ce qu'il a dit. J'ai un sentiment mitigé sur ce film qui n'est pas dérangeant, qui pose des questions et ne donne pas beaucoup de réponses. Un film intéressant.

16 février 2020

La fille au bracelet - Stéphane Demoustiers

La fille au bracelet commence avec une séquence sur une plage. On voit une famille de loin, le père, la mère et les enfants, dont une fille adolescente. Deux policiers arrivent. On ne comprend pas ce qu'ils disent mais l'adolescente se rhabille et suit les policiers sans protester. Deux ans plus tard, Lise Bataille, âgée désormais de 18 ans et qui porte un bracelet électronique, attend de passer en jugement. Elle est accusée d'avoir poignardée à mort Flora, sa meilleure amie. On assiste à des moments du procès assez passionnants. On ne sait pas vraiment ce que ressent Lise. Elle ne réagit pas beaucoup, sauf juste avant le verdict. Ses parents, très bien interprétés par Roschdy Zem (décidément, il n'arrête pas de tourner) et Chiara Mastroianni, la soutiennent comme ils peuvent même si la mère prend du recul sur l'affaire. Ils ne reconnaissent pas leur fille qui, avant le drame, était a priori joyeuse et sociable et qui désormais est devenue renfermée et peu causante. J'ai beaucoup aimé l'avocate de la défense, très humaine. En revanche, la procureure, interprétée par Anaïs Demoustiers (la soeur du réalisateur) m'a paru très antipathique. Il faut noter le jeu sobre de Melissa Guers qui interprète Lise. Tout au long du film, le mystère reste entier, et ce jusqu'au terme de l'histoire, même si on assiste au verdict final sur lequel je ne vous dirai rien. Un très bon film. Lire le billet de Baz'art.

29 janvier 2020

La Llorona - Jayro Bustamante / Une belle équipe - Mohammed Hamidi

Le film guatémaltèque La Llorona raconte une histoire étrange baignée dans le surnaturel qui se passe en vase clos, un film qui m'a beaucoup plu. Enrique, un général responsable dans les années 80 d'un génocide contre des Indiens, passe en jugement. Il est acquitté malgré les témoignages accablants contre lui. Il attend maintenant un nouveau procès en vivant reclus avec sa femme, sa fille et sa petite-fille dans sa maison encerclée par des manifestants qui demandent justice. Après que les domestiques soient tous partis, seule une gouvernante reste fidèle. C'est elle qui embauche Alma, une jeune Amérindienne mutique aux cheveux longs et noirs. La nuit, le général se met à entendre des pleurs, il croit que c'est Alma, la Llorona (la pleureuse). Cela le rend fou. Il est vrai qu'Alma est une jeune femme étrange entourée de grenouilles. Pendant ce temps, les femmes de la famille s'entraident, elles sont soudées face à la violence dont fait preuve Enrique. J'ai aimé l'atmosphère de ce film. On sent la menace et la peur. On se demande ce qui va arriver. Le réalisateur Jayro Bustamante a gagné en maîtrise dans son métier de réalisateur. Et j'avais déjà bien apprécié Ixcanul, un de ses films précédents.

Avant qu'il ne disparaisse des écrans faute de spectateurs, je vous conseille, comme Pascale, d'aller voir Une belle équipe de Mohammed Hamidi. A Clourrières, une petite ville des Haut de France, l'équipe de foot locale se fait suspendre à cause d'une bagarre. Il lui restait trois matchs à jouer pour essayer de gagner un point qui lui permettrait de ne pas disparaître. Marco (Kad Merad), l'entraîneur de l'équipe, ne sait pas quoi faire jusqu'à ce que sa fille lui suggère de créer une équipe féminine de remplacement. Bien évidemment, rien ne sera simple. En particulier, le comportement macho voire sexiste des maris de quelques joueuses. Et justement, elles se serrent les coudes, toutes ces femmes. Elles ne s'en laissent pas conter malgré tous les obstacles qu'elles rencontrent. Et puis la Fédération de football ne compte pas valider ces matchs entre hommes et femmes. Les acteurs sont tous épatants. Je ne m'attendais à voir Céline Sallette dans ce genre de film, elle est très bien. Un film sympathique qui fait du bien. 

26 janvier 2020

Les siffleurs - Corneliu Porumboiu / Les filles du Dr March - Greta Gerwig / Un vrai bonhomme - Benjamin Parent

J'ai voulu voir le film roumain Les Siflleurs car j'ai trouvé la bande-annonce pas mal du tout, et bien je n'ai absolument rien compris. Cela se passe entre la Roumanie et les Canaries. Il y quelques millions d'Euro en jeu. On entend une langue sifflée, le silbo, qui sert de langue de communication entre quelques personnages. Et sinon, je retiens l'actrice principale et la musique d'Offenbach, les Contes d'Hoffmann, ainsi que l'air de Casta Diva dans Norma de Bellini. Il y aussi une scène d'une violence inouÏe (un homme égorgé), un matelas rempli d'Euro et puis c'est tout. Il faut peut-être voir le film deux fois pour le comprendre.

Je passe aux Filles du Dr March, énième adaptation du roman publié en 1868 par l'Américaine Louisa May Alcott. Les quatre filles vivent avec leur mère et la domestique pendant que le père s'est engagé dans le conflit de la guerre de Sécession. Le film est composé de nombreux flash-backs qui nous présentent plusieurs moments dans la vie de de cette famille soudée malgré quelques jalousies entre filles. Meg, qui rêve de faire du théâtre, se marie avec un homme aimant mais sans le sou, Jo, le garçon manqué de la famille, écrit en comptant se faire publier et jure de ne jamais se marier, Beth à la santé fragile, joue du piano, et Amy dessine et peint. C'est un film plein de bons sentiments. Il y a un clin d'oeil à la France avec les acteurs Louis Garrel et Timothée Chalamet. Saoirse Ronan qui interprète Jo confirme être une actrice à suivre. Je l'avais bien appréciée dans Reviens-moi, Hannah, Brooklyn et Lady Bird. Il faut noter que, plus de trois semaines après sa sortie, le public est toujours au rendez-vous. J'ai vu le film dans une salle pleine.

Je termine avec un film que sans l'avis de Pascale je ne serais pas forcément allée voir, Un vrai bonhomme de Benjamin Parent. Il s'agit d'une comédie française très enlevée avec deux jeunes comédiens épatants. Tom (Thomas Guy) et Leo (Benjamin Voisin) sont des frères inséparables jusqu'à ce qu'un accident de voiture les sépare, même s'ils continuent à se parler. C'est l'histoire de l'émancipation de Tom, le jeune frère, qui va arriver grâce à de belles rencontres à se dégager de l'influence de Léo, son frère aîné et adoré. Je trouve dommage que le titre du film ne soit pas à la hauteur de cette histoire émouvante et pas mièvre du tout. Une jolie surprise à ne pas manquer.

17 décembre 2019

Seules les bêtes - Dominik Moll

Après douze jours de privation de cinéma causée par la grève, je suis allée voir Seules les bêtes de Dominique Moll. J'ai été tentée d'y aller après avoir lu quelques bonnes critiques et des billets positifs comme ceux de Pascale, Anne, Henri Golant ou Ffred. Seules les bêtes est une adaptation d'un roman de Colin Niel connu pour ses romans policiers qui se passent en Guyane. Seules les bêtes se déroule entre les Causses en Lozère par temps de neige et Abidjan, capitale de la Côte d'Ivoire. Le film se découpe en cinq parties, ce qui permet de nous présenter des personnages dans une histoire énigmatique: une voiture abandonnée sur une route enneigée avec la disparition de la conductrice, Evelyne Ducat, une épouse de notable (interprétée par Valéria Bruni Tedeschi qui m'a agréablement surprise). Nous faisons d'abord connaissance de Valérie dont le mari, Michel, dirige une exploitation bovine et ovine. Il va disparaître à la fin de cette première partie. Valérie est une employée d'une mutuelle. Elle va d'une ferme à l'autre pour aider les gens isolés dont Joseph, un paysan taiseux qui aime la solitude et le silence. Justement, dans la deuxième partie, on commence à comprendre des choses vues dans la première partie. Dans la troisième partie, on assiste à la rencontre entre Evelyne et Marion, une jeune serveuse fougueuse qui tombe amoureuse d'Evelyne. Dans la 4ème partie, l'action se transporte à Abidjan où la cybercriminalité est très présente. Quand à la cinquième et dernière partie où l'on assiste à des allers retours entre la Lozère et la Côte d'Ivoire, on comprend l'enchaînement de tout ce qui est arrivé précédemment, les malentendus et certains événements qui ont abouti à une tragédie. La conclusion est bien trouvée. Ce film à voir m'a donné envie de lire le roman qui vient de paraître en poche chez Actes Sud - Actes noirs.

4 décembre 2019

Hors normes - Olivier Nakache et Eric Toledano

Depuis le 23 octobre 2019, Hors normes, le film d'Olivier Nakache et Eric Toledano, attire des milliers de personnes, et c'est amplement justifié. La salle où j'étais hier soir était comble et des spectateurs ont applaudi à la fin. Hors normes raconte l'histoire de Bruno (Vincent Cassel) et Malik (Reda Kateb), qui consacrent leur vie à d'autres, ceux dont personne ne s'occupe ni ne veut, des autistes sévères qui vivent pendant des années en milieu fermé. Nos deux héros ont créé en dehors de tout cadre légal des structures qui accueillent des dizaines de jeunes malades. Ils sont aidés par des jeunes, eux-même issus de quartiers difficiles. Bruno est toujours positif en clamant qu'"on va trouver une solution" dès qu'un problème survient: manque d'argent, de moyens et de logement. L'histoire s'attache plus particulièrement à Joseph, dont la mère, jouée par Hélène Vincent, est contente qu'une structure comme celle de Bruno existe. Joseph a la manie de tirer sur les sonnettes d'alarme dans le métro. Et puis il y a Valentin qui porte une protection sur la tête comme un boxeur car il se tape souvent la tête contre les murs. Le traitement du sujet est remarquable. Et pendant ce temps là, l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance) fait une inspection qui risque peut-être de leur mettre des bâtons dans les roues. On ne tombe jamais dans le larmoyant. C'est un film optimiste qui fait du bien.

Lire les billets de Géraldine, Pascale, Anne, Ffred et MissFujii.

28 novembre 2019

Gloria Mundi - Robert Guediguian

Quand j'ai vu l'affiche de Gloria Mundi de Robert Guediguian, je ne m'attendais pas à un film si noir. L'histoire se passe de nos jours à Marseille de nos jours (une ville que je ne connais pas du tout). Mathilda (Anaïs Desmoutier) accouche d'une petite Gloria. Son mari Nicolas (Robinson Stevenin), son beau-père Richard (Jean-Pierre Darroussin) et sa mère Sylvie (Ariane Ascaride) sont heureux pour elle. Gloria est pratiquement le seul rayon de soleil du film avec Daniel Ortega, le père biologique de Mathilda. Il sort tout juste de prison après avoir purgé une lourde peine. Il avait tué des gens pour se défendre comme le déclare Sylvie. C'est elle qui lui annonce qu'il est grand-père après de longues années de silence. Et puis il y a Bruno (Grégoire Leprince-Ringuet), le compagnon d'Aurore (Lola Naymark) qui est la demi-soeur de Mathilda et la fille de Richard et Sylvie. Ce jeune couple est cynique, jouisseur, déplaisant à tout point de vue. Dans un quartier pauvre de Marseille, ils ont ouvert une boutique qui rachète et revend des produits à bas prix. Ils exploitent des sans-papiers en les faisant travailler "au noir": ils sont tenus de réparer le matériel racheté quand c'est nécessaire. Aurore est jalouse de sa soeur qui était la préférée de la famille et pourtant... Mathilda est vendeuse dans un magasin de vêtements. Elle ne reste jamais longtemps dans un poste. Nicolas essaye de devenir un chauffeur "Uber". Quant à Sylvie, elle fait des ménages de nuit, là où on lui dit d'aller, et Richard est conducteur de bus. Daniel est très content de connaître Gloria dont il commence à s'occuper et il écrit des haïkus. J'en ai déjà écrit beaucoup sur ce film qui ne m'a pas totalement convaincue. Les comédiens sont bien. Ariane Ascaride a été récompensée du prix d'interprétation féminine au dernier festival du cinéma de Venise. Guediguian a une vision très pessimiste sur notre monde d'aujourd'hui. La fin m'a paru logique, mais tout reste en suspens. Un film un peu déprimant au final, ai-je trouvé.

25 novembre 2019

Les Misérables - Ladj Ly

Je me suis décidée à aller voir Les Misérables, le film dont tout le monde parle, sorti mercredi 20 novembre 2019, et qui a été récompensé par le prix du Jury au festival de Cannes 2019 et vient d'être sélectionné pour représenter la France aux prochains Oscars en 2020. Les critiques sont unanimes pour dire que le film est extraordinaire.
Il faut reconnaître que c'est un très bon film tant du point de vue de la réalisation que de l'interprétation: les enfants sont formidables et les adultes aussi. Après, j'ai des interrogations sur le scénario, sur ce qu'il raconte. Ce film se regarde comme un thriller haletant mais au bout d'1H20 (le film dure 1H42), j'étais un peu saturée à cause de la violence sur l'écran. Le dernier quart d'heure m'a paru insoutenable. Le réalisateur a certainement voulu montrer que dans certaines cités du grand Paris, les habitants ne sont pas à la fête, mais ce n'est pas un scoop, et que faire? Il ne propose pas de solutions. A Montfermeil, dans le quartier des Bosquets, on aperçoit les "grands frères Musulmans", ceux qui font le relais entre les gens de la cité et la police, comme un qui se fait appeler "Le Maire" ainsi que quelques mères de familles confinées chez elles qui ne se préoccupent guère de ce que font leurs enfants mais sont vindicatives à l'égard des violences policières. Et pendant ce temps là, les gamins, les "microbes", désoeuvrés pendant l'été où se passe l'histoire, s'occupent comme ils peuvent. L'un d'entre eux, Buzz, mate les filles grâce un drone, et un autre, Issa, dérobe un lionceau, appelé Johnny, appartenant à un cirque gitan itinérant. C'est ce vol qui va mettre le feu au poudre car les trois flics, Chris (le Blanc) Pento (le nouveau arrivé de Cherbourg) et Gwada (le Noir) appartenant à la "Bac" (Brigade anti-criminalité), vont commettre une bavure au "flashball" qui sera filmée par le drone. Un film à voir certainement. Après, est-ce que cela va faire changer les choses, je ne sais pas.
Notons encore que Les Misérables de Victor Hugo n'a pas été écrit à Montfermeil comme c'est dit dans le film, mais l'auberge des Thenardier et la fontaine devant laquelle Jean Valjean et Cosette se rencontrent se situent à Montfermeil.

Lire les billets de Pascale, Ffred, Anne, Mymp, Chris, Strum.

19 novembre 2019

J'accuse - Roman Polanski

Les réalisateurs octogénaires sont décidément en forme, après Marco Bellochio (80 ans), Le traître et Costa-Gavras (86 ans), Adults in the Room, c'est au tour de Roman Polanski (86 ans) de nous délivrer un très grand film, J'accuse, sur l'Affaire Dreyfus. Le film est l'occasion de mettre en lumière un militaire, Marie-Georges Picquart (1854-1914), qui s'est battu pour faire reconnaitre l'innocence du capitaine Dreyfus, condamné pour haute trahison, dégradé et déporté à perpétuité à l'ïle du Diable en Guyane en 1895. Libéré au bout de 4 ans, Dreyfus a été rejugé en 1899 pour haute trahison avant d'être gracié en 1906. Le film commence par une séquence impressionnante dans la cour des Invalides qui paraît vide, un panoramique nous fait découvrir des centaines de militaires dont des haut gradés qui assistent à l'humiliation de Dreyfus, dégradé. A partir de là, l'histoire continue avec Marie-Georges Picquard, lieutenant-colonel nommé au service du contre-espionnage, qui va mener son enquête, affronter les militaires qui restent sur leur position, à savoir que Dreyfus, un Juif, est coupable d'avoir révélé des secrets militaires aux Allemands. Même si on connait la fin, le film est passionnant, haletant et servi par une distribution de premier ordre dont Jean Dujardin, absolument remarquable. Les décors et les costumes contribuent à la réussite de l'ensemble. Le succès a l'air d'être au rendez-vous et c'est mérité. Lire les billets d'Anne, Ffred et Pascale.

16 novembre 2019

J'ai perdu mon corps - Jérémy Clapin

J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin est un film d'animation français à voir, même si je n'ai pas adhéré complètement à l'histoire, dont la conclusion m'a laissée sur ma faim. L'histoire se déroule en deux temps : d'une part, une main autonome s'échappe d'un frigo dans un laboratoire. Elle avance telle une araignée en contournant tous  les obstacles. On sent qu'elle veut atteindre une destination. D'autre part, Naoufel, un jeune homme à lunettes qui rêvait d'être astronaute et pianiste est très maladroit en livreur de pizzas, mais un jour lors d'une livraison, il tombe amoureux d'une voix, celle de Gabrielle à qui il s'adresse par l'intermédiaire de l'interphone de l'immeuble. De là, Naoufel va devenir apprenti menuisier et sa vie va basculer. L'image, la couleur, l'animation, tout est réussi dans ce film visuellement beau. Il n'est cependant pas recommandé aux jeunes enfants, du fait de quelques moments assez effrayants. Pascale en dit beaucoup de bien, tout comme Ffred.

10 novembre 2019

Adults in the room - Costa Gavras

Avec Adults in the room d'après le livre de Yanis Varoufakis, le réalisateur d'origine grecque Costa-Gavras se penche sur le problème de la crise de la dette publique grecque qui a commencé en 2008. L'histoire qui nous est racontée se passe en 2015. Yanis Varoufakis, le ministre des finances du gouvernement d'Alexis Tsipras, va essayer de renégocier la dette pharaonique –320 milliards d’euros– et tenter de mettre fin à l’austérité et à la crise qui touche son pays. Il affronte la troïka, constituée par la BCE (Banque centrale européenne), le FMI (Fonds monétaire international) et la Commission européenne, au cours de différentes rencontres. Il veut tout faire pour sortir la Grèce de l'Euro et aboutir à un "Grexit". Je trouve le sujet passionnant, mais j'ai trouvé que le film de Costa-Gavras l'était nettement moins (passionnant). Les séquences de débats se suivent mais cela reste un peu statique. On assiste aux rencontres entre Varoufakis et des Français comme Michel Sapin, Pierre Moscovoci ou même un certain Emmanuel M., ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique à l'époque. Le film se termine avec le résultat du référendum de juillet 2015, où le "non" l'a emporté sur les propositions faites par la troïka. Il n'y a pas de suspense, de coup de théâtre. J'ai trouvé l'ensemble un peu "plan plan", sauf une séquence à la fin qui détonne. Sinon, le titre du film se réfère à une phrase prononcée en juin 2015 par Christine Lagarde qui, à force d'assister à toutes ces commissions a dit qu'il fallait "restore the dialogue with adults in the room"  (restaurer le dialogue avec des adultes dans la salle) car elle trouvait que les présents avaient un comportement enfantin voire infantile.

4 octobre 2019

Alice et le maire - Nicolas Pariser

Je me réjouissais d'aller voir Alice et le maire de Nicolas Pariser, un film qui a été présenté à Cannes dans la section "Quinzaine des réalisateurs" en 2019. J'avoue que je m'attendais à mieux. Fabrice Luchini dans le rôle du maire de gauche de Lyon était a priori une bonne idée, et puis non. Paul Theraneau, le maire de Lyon est à bout de souffle, il n'a plus d'idées, il s'ennuie et nous avec. J'ai trouvé que Luchini avait l'air las. Par deux fois, il a un air songeur comme s'il se demandait pourquoi il avait accepté le rôle. Face à lui, Alice Heiman (Anaïs Desmoutiers, charmante), une jeune Normalienne, est chargée de lui redonner l'élan, de lui souffler des idées. Elle écrit des notes dont le maire s'inspire pour ses discours. Une de ces notes traite de la modestie. Alice n'est pas familière des codes au sein de la mairie. Elle se ne se sent pas à l'aise parmi ces personnes qui ne sont pas des "intellectuels". Je retiendrai le discours qu'Alice et Theraneau écrivent à deux vers la fin du film. Je m'attendais à ce qu'il soit mis en valeur. Et bien c'est raté. J'espérais un film passionnant, j'ai été déçue.

10 septembre 2019

Les hirondelles de Kaboul - Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec / Andy - Julien Weill

Après avoir vu la bande-annonce des Hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman qui a écrit le scénario et Eléa Gobbé-Mévellec qui est la dessinatrice, je n'ai pas hésité à aller voir ce superbe film d'animation. Il s'agit d'une adaptation du roman de Yasmina Khadra (que je n'ai pas lu). J'ai adoré les dessins (des aquarelles) dans lesquels les personnages bougent ou parlent dans un décor très éclairé. Cela se passe à Kaboul en Afghanistan sous le règne des Talibans à la fin des années 1990. Ils font régner la terreur, ils exécutent sommairement tout individu qui ne se conforme à leur diktat. Ce sont surtout les femme qui sont les victimes. La musique et tout ce qui ressemble à un divertissement est interdit, les femmes sortent entièrement voilées. Les hommes sont obligés d'aller à la mosquée plusieurs fois par jour. Un jeune couple attendrissant, Zunaira (très jolie jeune femme) et Mohsen, qui sont très amoureux, ont du mal à joindre les deux bouts. Zunaira est douée en dessin mais ne travaille pas et Mohsen voudrait enseigner mais pas dans une école coranique. Ils se chamaillent souvent concernant leur avenir et c'est au cours d'une dispute sur un acte inacceptable qu'a commis Moshen que leur destin va basculer. Zunaira va croiser le chemin d'Atiq dont la femme est en train de mourir. Atiq est l'un des gardiens de la prison pour femmes de Kaboul. C'est plus un film plus pour adultes que pour enfants, dans la lignée du Chat du Rabbin ou de Parvana. L'histoire est triste mais j'ai perçu une lueur d'espoir au bout.

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Je voudrais évoquer maintenant une comédie douce-amère très sympathique, Andy. Sortie le 4 septembre 2019, elle risque de passer inaperçue. Thomas, un quadragénaire qui vient de se faire virer de chez sa n-ième copine est un homme qui considère que le travail, c'est fatigant (au point de le rendre physiquement malade). Il trouve refuge dans un foyer du SAMU social grâce à l'aide d'une de ses ex. Il veut trouver de l'argent vite gagné. Il devient "escort-boy" sous le nom d'Andy. Ce n'est pas un métier aussi facile et agréable que l'on pense. Ses débuts sont un fiasco et la suite aussi d'ailleurs. Heureusement qu'avec l'aide de Margaux, qui travaille au foyer, il met au point une combine que je vous laisse découvrir. Ce film sans prétention fait passer un bon moment grâce à Vincent Elbaz et Alice Taglioni.

25 août 2019

Roubaix, une lumière - Arnaud Desplechin

Je viens de lire quelques articles mitigés sur Roubaix, une lumière. Je trouve cela bien dommage car j'ai trouvé le nouveau film d'Arnaud Desplechin très réussi. Comme le titre l'indique, le film se passe à Roubaix de nos jours. Roubaix, coincée entre Lille et Tourcoing et située pas très loin de la Belgique. Roubaix, qui est en zone urbaine sensible avec plus de 40% de la population vivant sous le seuil de pauvreté, est la ville natale du réalisateur. L'histoire se passe pendant la période de Noël dans un commissariat de quartier. Un commissaire, Yacoub Daoud (Roschdy Zem, extraordinaire), est un homme calme qui ne s'énerve pas. Il est le seul à ne pas être rentré au bled. Le seul parent qui lui reste sur place, c'est son neveu incarcéré dans une prison, qui le hait parce qu'il est flic. Yacoub est attaché à cette ville de Roubaix où il a grandi. Il a une passion pour les chevaux de course même s'il ne parie jamais. Le film montre, dans une première partie, le quotidien d'un commissariat. Yacoub a plusieurs policiers sous ses ordres à qui il distribue les dossiers d'affaires en cours : vol, viol, incendie volontaire, etc. Dans la deuxième partie, l'intrigue se resserre sur un crime, une octogénaire est retrouvé étranglée dans son lit. Deux jeunes femmes, Claude et Marie, habitant dans une maison mitoyenne, sont suspectées, bien qu'elles-mêmes aient tout d'abord accusé des délinquants qui auraient pu commettre ce forfait. J'ai trouvé cette partie passionnante, entre les auditions, la manière qu'a Yacoub d'interroger les suspectes aux personnalités très différentes. Claude (Léa Seydoux) nie tout en faisant porter toute la responsabilité sur Marie (Sara Forestier). La plus grande partie du film se passe de nuit ou alors dans des intérieurs peu éclairés. Cela donne une atmosphère particulière. Une très bonne surprise avec, je le répète, un Roschdy Zem qui mériterait d'être récompensé aux Césars de l'an prochain. Lire le billet de ffred.

2 juillet 2019

Noureev - Ralph Fiennes / Nevada - Laure de Clermont-Tonnerre

Par ces temps de canicule et pendant la fête du cinéma qui dure jusqu'au 3 juillet 2019, je vous conseille d'aller voir au moins deux films: Noureev (Le corbeau blanc) de Ralph Fiennes, et Nevada de Laure de Clermont-Tonnerre.

Le premier est un très honnête "biopic" (qui m'a fait passer un bon moment) sur le danseur russe né en 1938 dans un train sur la route d'Irkoutsk. Le film se concentre sur les débuts de danseur de Noureev jusqu'à sa demande d'asile politique en 1961 en France à l'aéroport du Bourget. L'atout principal du film, assez classique dans sa réalisation, est Oleg Ivenko, qui interprète Rudolph Noureev. Même si le personnage est parfois antipathique, l'acteur/danseur est sensationnel. Danseur de formation, il incarne Noureev avec beaucoup de talent. Un jeune homme à suivre. Le film comporte quelques flashback en noir et blanc sur l'enfance de Noureev en Sibérie, qui n'expliquent rien, mais ce n'est pas grave. J'ai trouvé que les scènes de danse étaient bien filmées. A vous de juger. Lire l'avis de Pascale et d'Anne.

Nevada, comme le titre l'indique, se passe dans l'Etat américain du Nevada, dans une prison. Roman Coleman (Mathias Schoenaerts, très bien) purge une peine de prison depuis 12 ans. Il décide d'intégrer un programme de dressage de chevaux. En effet, au Nevada comme dans d'autres Etats, les mustangs sont très nombreux et vivent à l'état sauvage. Le gouvernement américain font un contrôle sur leur population. De temps en temps, ils arrivent à les regrouper pour les mener dans des enclos proches de prisons. C'est là que des prisonniers se frottent à eux pour les dresser afin qu'ils soient vendus aux enchères après quelques semaines de dresssage. Roman est chargé de dresser le plus rétif de tous. Il le nomme Marquis. Les paysages arides sont bien filmés. Les chevaux, crinière au vent, sont magnifiques, et Roman va être transformé par cette expérience. J'ai baucoup aimé la fin. Et c'est toujours un plaisir de voir Bruce Dern. Un joli film. Lire le billet de Pascale.

19 juin 2019

Roxane - Mélanie Auffret

Je ne suis pas sûre que Roxane de Mélanie Auffret rencontre beaucoup de succès (hier, nous étions cinq dans la salle où le film était projeté), mais personnellement, ainsi que mon ami, nous avons bien apprécié ce conte. Près de Vannes, dans les Côtes d'Armor, Raymond (Guillaume de Tonquedec) est éleveur de poules pondeuses. Elles vivent au grand air et produisent des oeufs bio. Raymond a une poule nommée Roxane qui l'accompagne partout. Il a l'habitude de lui lire (ainsi qu'aux autres poules) des extraits de Cyrano de Bergerac, comme la tirade du nez ou celle du balcon. Raymond, père de trois enfants a la chance d'avoir une femme patiente (Léa Drucker) qui travaille dans la banque de la ville voisine. Raymond et d'autres éleveurs aux alentours revendent leurs oeufs à la coopérative du coin jusqu'au jour où celle-ci décide de s'approvisionner auprès d'un seul gros éleveur au détriment de tous les autres. Raymond est désespéré, mais, grâce à Roxane, il a une idée. Il va demander de l'aide à Wendy, la "rosbif" qui tient un "Bed and Breakfast". C'est une Anglaise avec un délicieux accent. Jusqu'à présent, ils ne s'appréciaient pas trop, mais elle accepte de lui donner des cours de diction. Elle est actrice à ses heures. Raymond fait des petites vidéos sur son portable en se mettant en scène dans des fables de La Fontaine ou des extraits de Molière afin que la coopérative change d'avis. Au début, les gens se moquent de ces vidéos pas très réussies et puis petit à petit, elles commencent à faire le "buzz" sur "youtube".  Même si à la fin, Raymond est obligé de se débarrasser de ses poules, pour, pense-t-il, la dernière fois ("Elles sont parties en vacances", comme il a l'habitude de le dire à son petit garçon), ses affaires vont prendre un tour nouveau que je vous laisse découvrir. Un "petit" film qui risque de passer inaperçu mais que vous aurez peut-être la chance de voir à la télé un jour. J'ai trouvé le film modeste et cela fait du bien. Je conseille, et puis Roxane et les autres poules sont bonnes actrices.

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