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cinema francais
20 septembre 2025

L'intérêt d'Adam - Laura Wandel

Je ne connaissais pas Laura Wandel, une réalisatrice belge. L'intérêt d'Adam est a priori son deuxième long-métrage. Ce film qui ne dure qu'1h13 ne laisse pas de répit aux spectateurs. L'histoire se passe dans le service de pédiatrie d'un hôpital. Adam, un petit garçon de 4 ans, est hospitalisé car il souffre de malnutrition qui a provoqué des fractures. Il ne veut rien d'autre que sa maman Rebecca (Anamaria Vartolomei) qui est pour beaucoup responsable de l'état de son petit garçon. Rebecca est à la limite de l'hystérie. Une médiatrice décide qu'elle doit être éloignée de son fils mais ce dernier refuse de manger si sa mère n'est pas là. Face à Rebecca, il y a Lucie (Léa Drucker absolument magistrale), qui interprète une infirmière en chef dans ce service. Elle fait tout pour qu'Adam ne soit pas éloigné de sa mère. Pour ce faire, elle doit affronter les membres masculins du service qui ne veulent rien entendre. La manière de filmer de la réalisatrice, caméra à l'épaule, permet de suivre Lucie dans tous les gestes qu'une infirmière pratique en passant d'un patient à l'autre, gardant tout le temps son self-control. J'ai eu l'impression que Léa Drucker avait été infirmière toute sa vie. Rien que pour elle, il faut voir le film. 
Pour répondre au commentaire de Pascale, ce n'est pas qu'un film d'hôpital, c'est surtout le face à face de deux femmes, l'une qui veut sauver un jeune garçon et l'autre complètement perdue qui se sent acculée et qui ne veut pas perdre la garde de son petit garçon. L'histoire pourrait se passer dans un autre contexte.

10 septembre 2025

Chroniques d'Haïfa. Histoires palestiniennes - Scandar Copti

Parmi les sorties cinéma de cette rentrée, je conseille Chroniques d'Haïfa. Histoires palestiniennes du réalisateur Scandar Copti qui est arabe israélien né à Jaffa. Les interprètes sont tous des non-professionnels mais ils jouent tous avec talent, en particulier Manar Shehab qui interprète le rôle de Fifi, la plus jeune des enfants d'une famille palestinienne bien intégrée dans la ville de Haïfa. Cependant, on apprend que le père a beaucoup de dettes et devra peut-être vendre le bel appartement où vit la famille. La mère, Hanan, très protectrice, est soucieuse de sauvegarder les apparences. Rami, le fils aîné, voudrait que sa petite amie juive avorte alors que cette dernière n'y tient pas. La première fille de la famille doit se marier et Hanan veut ce qu'il y a de mieux pour la cérémonie; quant à Fifi, la petite dernière, très émancipée, elle ne tient pas à ce que son dossier médical s'ébruite car sa mère apprendrait quelque chose qu'elle ne doit pas connaître. Ces chroniques avec quelques retours en arrière tournent donc autour d'une famille palestinienne. On découvre que le qu'en-dira-t-on et le poids des traditions sont très forts dans cette société gouvernée par les interdits et les haines de chaque culture. Les Juifs et les Arabes ne font que cohabiter, ils se tolèrent mais cela ne va pas plus loin. La caméra suit les acteurs au plus près. J'ai été captivée pendant deux heures. Il n'y a pas de temps mort. Un film à voir s'il passe par chez vous. 

7 septembre 2025

Je ne veux plus y aller maman - Antonio Fischetti

C'est en février 2025 que j'ai (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) commandé le DVD du film que j'évoque aujourd'hui. Celui-ci n'est passé en salle en IdF que très brièvement. Je l'avais vu annoncé dans Charlie Hebdo (qui évoquait également des séances commentées dans certains cinémas de province notamment). Il m'a fallu du temps pour arriver à en tirer une chronique. 

Antonio Fischetti, Je ne veux plus y aller maman, 2024, 110 minutes

 

J'avais donc contacté par mail Les films de la Boussole (producteur), qui avaient répercuté mon mail à Aktis cinéma (distributeur), qui m'a indiqué que le DVD était disponible à la commande via Helloasso, par lequel je suis passé pour le recevoir chez moi. Je ne sais pas si on peut désormais se le procurer autrement ou non. 

 

C'était près de 10 ans après le massacre d'une grande partie de la rédaction de Charlie Hebdo (dessinateurs et chroniqueurs), dont Elsa Cayat, qu'Antonio Fischetti a été amené à reprendre des "rushes" filmés longtemps auparavant, pour en tirer ce film, à la fois documentaire, hommage et introspection. Lui-même travaille à Charlie depuis 1997. Il y a une vingtaine d'années, il avait eu un projet de film pour interroger son propre rapport à la prostitution, ce qui l'avait amené à rencontrer Elsa Cayat (j'avais évoqué en mai 2020 le livre-entretien qui en était résulté).

 

Le film commence par un trajet à moto en "caméra subjective", accompagné de voix "off". Il y aura bien d'autres déplacements et trajets à moto d'Antonio Fischetti dans son film, fragmenté et kaléidoscopique. Certains de ces "fragments" dévoilent le contenu d'une dizaine de cassettes VHS d'échanges avec la psychanalyste Elsa Cayat, qui avait donc accepté, 20 ans avant, sa proposition pour un projet un peu fou de film (bien avant qu'elle devienne collaboratrice de Charlie et la seule femme assassinée le 7 janvier 2015). On y aperçoit aussi son "héroïne, la prostituée "Momo" (aujourd'hui décédée). Le lien avec la psychanalyse demeure essentiel: les différents entretiens (séances?) avec Yann Diener, qui tient aujourd'hui la rubrique psy dans Charlie, reviennent à plusieurs reprises. Du coup, une des interrogations semble être la raison de la participation à Charlie: peut-elle être vue comme une démarche "psychanalytique"? Elle est faite en tout cas d'exigence et de remise en cause, pour être sur d'avoir quelque chose de pertinent à dire (comme le dit une des interventions): "il faut accepter que, quand on dessine ou quand on rédige dans Charlie, on montre un peu son cul à tous les passants".

 

Ce que j'ai perçu entre les images, les voix off et les entretiens, c'est qu'Antonio Fischetti a longtemps été obsédé par le hasard d'avoir échappé au massacre parce qu'il était à l'enterrement de la soeur de sa mère d'une part, et par le fait que c'était lui qui avait amené Elsa Cayat à travailler à Charlie, d'autre part. Quand il a commencé à travailler sur ce documentaire, il a recouru à un financement participatif avec près d'un millier de donateurs ("je ne sais pas où je vais aller avec ce film, mais est-ce que vous voulez m'accompagner?").

 

Je dirais que le fond du film représente, à côté de cette introspection personnelle, un beau travail de mémoire incluant des opérations-hommages: demander au dessinateur Foolz de rajouter Elsa qui manquait sur une fresque de rue, filmer les autocollants que la fille d'Honoré colle pour que continuent à vivre les dessins de son père... Des sortes de "pèlerinages" vers les différents locaux qu'a connus le journal. Ainsi, il retourne avec l'ancienne attachée de presse de Charlie vers ceux de la rue Turbigo (ils croisent le patron du troquet où l'équipe déjeunait). On voit ses soeurs, qui ramenaient l'hebdomadaire d'humour contestataire à la maison au début des années 70, quand elles étaient en fac et que lui-même avait une dizaine d'années (il le lisait en mangeant ses tartines de goûter). Il évoque Cavanna et leurs origines "ritales" communes. Il va voir chez lui Willem, dernier survivant de l'équipe mythique, "dernier pont vers [son] enfance" (AF a pris conscience qu'il a aujourd'hui passé l'âge qu'avaient les dessinateurs qu'il découvrait dans son enfance...). Il se rappelle que, dans sa jeunesse, il était fasciné par les images "transgressives" de Charlie liées au sexe. Plus tard, la criminalisation est venue par Mahomet... 

 

La forme de Je ne veux plus y aller maman pourra en désorienter certains (c'est sans doute fait exprès). Ce "film-concept", j'ai voulu le voir, mais je trouve difficile d'en parler à qui ne l'a pas vu. Je n'ai pas pu visionner les bonus qui ne semblent pas fonctionner avec mon lecteur de DVD (à moins qu'il faille être connecté d'une manière ou d'une autre?). Je me sens en tout cas tout à fait en accord avec ce qu'AF dit dans le petit livret qui accompagne le film: "être Charlie, c'est brandir le droit républicain d'être athée et de blasphémer". 

 

*** Je suis Charlie ***

6 juillet 2025

Films vus et non commentés en juin 2025 (2/2)

Suite à mon billet d'hier, je continue avec deux autres films français.

Le grand déplacement de Jean-Pascal Zadi est plutôt une comédie même si on n'éclate pas de rire. En effet, en Côte d'Ivoire, plusieurs pays africains s'unissent pour lancer la première mission spatiale africaine. Leur destination, l'exo-planète Nardal, qui pourrait accueillir nombre d'Africains quand la planète Terre serait devenue inhabitable. En attendant, les membres de l'équipage qui sont sélectionnés ont de forts caractères et il n'est pas facile pour eux de s'entendre. La mission se passe plus ou moins bien, après un entraînement intensif. Zadi qui joue un des membres de l'équipage a des réparties pas toujours aimables mais c'est bien tourné. Je n'ai pas vu le film précédent de Zadi qui est paraît-il supérieur. Personnellement, j'ai passé un bon moment avec ce grand déplacement. Lire le billet de Pascale.
 

Je termine avec Rapaces de Peter Dourountzis que j'ai vu en avant-première dimanche 29 juin 2025. Il est sorti le 2 juillet. J'ai eu peur pendant les 15 premières minutes que le film ne me plaise pas et puis ça s'est arrangé. Samuel, un journaliste qui travaille à Détective, est accompagnée de sa fille Ava qui fait un stage. Ils enquêtent sur le meurtre de Jessica, une jeune fille de 16 ans qui été vitriolée et tuée. Un homme avait été arrêté et jugé. Il s'est pendu dans sa cellule. Samuel n'est pas convaincu de sa culpabilité. Ses investigations le mène à suivre des personnes qui communiquent grâce à la CB (radio à ondes courtes), en particulier les routiers. L'histoire est bien menée et le film bénéficie d'une belle distribution : Samy Bouajila, Jean-PIerre Darroussin, Andréa Bescond, Valérie Donzelli. 

5 juillet 2025

Films vus et non commentés en juin 2025 (1/2)

J'ai vu plusieurs films français pas désagréable à regarder en juin 2025 et à propos desquels je n'avais pas encore écrit de billet. 

 

Avignon de Johann Dionnet tombe à pic avec le début du festival. Le réalisateur joue aussi un rôle. J'ai trouvé qu'il avait un faux air de Pio Marmaï. Le film est sorti le 18 juin 2025 et il se passe vraiment dans la ville d'Avignon pendant le festival. Il est fait mention en particulier du théâtre du Chêne noir. Stéphane, un acteur qui n'a pas beaucoup de propositions, part à Avignon pour jouer "Ma soeur s'incruste", une pièce de boulevard. Sur place, il croise la route de Fanny, une actrice de sa connaissance, qui joue Ruy Blas. Stéphane tombe instantanément sous le charme de Fanny. Il va s'ensuivre un chassé-croisé amoureux car il lui fait croire qu'il joue dans Le Cid. Il y a plein de rebondissements, parfois un peu beaucoup, mais le film se laisse voir. Lire les billets de Mariette et Eimelle

 

Sur la route de Papa de Nabil Aitakkaouali et Olivier Dacourt raconte le voyage de Kamel, sa femme, ses deux enfants et sa mère qui sont en route pour le fin fond du Maroc avec la vieille Renault 21 du père (décédé). La maman, Mima, a un sacré caractère et une idée fixe. Elle avait promis à son défunt mari de ramener la Renault dans sa famille au Maroc. Kamel, son fils, qui a réussi professionnellement (il est devenu architecte sur des grands projets) traverse une crise conjugale avec son épouse Sophie (qui est écrivain). Il se demande comment il va pouvoir s'envoler à Los Angeles pour défendre un projet dans trois jours alors qu'il ne veut pas laisser sa mère partir toute seule. Elle ne sait pratiquement pas conduire. Un "road movie" plutôt sympa avec une voiture qui traverse la France, l'Espagne et qui passe par le détroit de Gibraltar. Et ce voyage permet à cette famille de se retrouver. 

 

Mon second billet sur deux autres films paraîtra demain.

28 juin 2025

13 jours, 13 nuits - Martin Bourboulon

Après Eiffel, très moyen, et Les Trois Mousquetaires, plutôt réussi, Martin Bourboulon s'est attaqué avec 13 jours, 13 nuits à une période contemporaine tragique. Il a adapté le récit écrit par le commandant Mohamed Bida qui a fait partie des français à l'origine de l'évacuation de plus de 2800 personnes, hommes, femmes et enfants de la ville de Kaboul, capitale de l'Afghanistan, entre le 15 et 23 août 2021, quand les Talibans ont repris le pouvoir par la force. Mo(hamed) Bida, consul à l'ambassade de France et membre de la police nationale, décide presque tout seul de sauver des civils afghans qui veulent fuir le pays. La tension est palpable dès le début. L'ambassade de France est la dernière encore ouverte et des centaines d'Afghans se sont massés devant elle. Les Talibans ne sont pas loin et ils se servent beaucoup de fusils d'assaut AK 47. Après avoir fait entrer plus de 400 personnes dans l'ambassade, Mo avec l'aide d'Eva, une jeune femme franco-afghane qui lui sert d'interprète, va mettre au point un plan pour que ces réfugiés (dont la mère d'Eva) et une journaliste puissent s'enfuir par avion. Mais avant d'atteindre l'aéroport, un parcours semé d'embûches les attendra. J'ai trouvé qu'il y avait du suspense et une certaine tension. On ne nous raconte pas toutes les négociations qui ont pu se faire entre les Français, les Américains et les autorités afghanes. Mais cette opération a été approuvée par l'Elysée. Roschdy Zem dans le rôle de Bida est très bien, tout comme Lyna Khoudri dans le rôle d'Eva, et j'ai été contente de voir Sidse Babett Knudsen dans le rôle de la reporter de presse. Ce film qui est sorti hier, vendredi 27 juin 2025, est tout à fait recommandable. 

22 juin 2025

Enzo - Laurent Cantet / Robin Campillo

Enzo sorti le 18 juin 2025 est un film de Laurent Cantet (il a écrit le scénario) mais qui a été réalisé par Robin Campillo. Laurent Cantet est décédé prématurément et n'a donc pu réalisé ce long-métrage. Je dis tout de suite que le film ne m'a pas emballée plus que cela à cause du personnage d'Enzo qui m'a crispée. Ce jeune de 16 ans est à baffer. Enzo est le fils cadet d'un couple CSP++ (gagnant plus de 11 000 euros par mois, c'est dit dans le film). La famille vit dans une superbe villa qui domine la Mediterranée. Enzo est en train de faire un stage de maçon où il s'abîme les mains. Il rejette la condition sociale de ses parents et la société de consommation en général, en étant conscient des changements climatiques. Cela ne l'empêche pas de rentrer le soir auprès de ses parents (tout au moins au début). Sur le chantier où il travaille, il n'est pas très doué en maçonnerie mais il se lie d'amitié avec deux Ukrainiens, en particulier un, Vlad. Auprès de ce dernier, Enzo croit avoir trouvé un ami et peut-être plus. Enzo ne sait pas vraiment ce qu'il veut ou pas, c'est certainement de son âge. Son père Paolo (Pierfrancesco Favino, très bien) est inquiet du comportement de son fils. La mère, Marion (Elodie Bouchez très bien mais le personnage est peu présent), essaye d'aplanir les relations tendues entre le père et le fils. Les critiques sont dans l'ensemble très bonnes, moi je suis plus dubitative. Lire les billets de Le bleu du miroir et Luc Schweitzer

14 juin 2025

Indomptables - Thomas Ngijol

Je suis allée voir Indomptables, sorti le 11 juin 2025, après avoir entendu et lu de bonnes critiques. Je dis tout de suite que je n'avais jamais entendu parler de Thomas Ngijol, qui est le réalisateur et qui joue le rôle principal. Et puis j'ai été attirée par le fait que c'était un film policier qui se passait à Yaoundé au Cameroun. Toujours est-il que le film se laisse voir, il dure une heure vingt. Plus qu'un film policier, c'est le portrait d'un policier en costume cravate qui a du mal à mener de front sa vie professionnelle et sa vie de famille dans cette ville d'Afrique à la chaleur harassante. Le commissaire Billong (Thomas Ngijol, très bien) est chargé d'une enquête. Un policier vient d'être abattu d'une balle de pistolet. On ne saura pas très bien pourquoi à la fin il y a eu crime. L'enquête permet de constater que les conditions pour travailler ne sont pas simples: coupures de courant constantes, pas d'ordinateur, pas beaucoup de papier non plus. C'est vraiment une enquête sur le terrain, où les suspects voire les témoins ne sont pas ménagés. Il y en a même un qui meurt faute de soins. Le commissaire a les mêmes manières brusques et musclées avec sa famille. Père d'une fille et de quatre garçons, sa femme est enceinte d'un sixième enfant, il a des relations conflictuelles avec eux. Il y a tout de même de l'humour. Le scénario est adapté d'un documentaire, Un crime à Abidjan. Un film que je conseille, tout comme Selenie.

25 mai 2025

La Venue de l'avenir - Cedric Klapisch

Même si ce n'est pas le meilleur film de Cedric Klapisch, le film La Venue de l'avenir sorti le 22 mai 2025 se laisse voir pour plusieurs raisons dont la réalisation, qui alterne de manière fluide deux époques: de nos jours et en 1895 (avec une incursion en 1873). Quand le film démarre, de nos jours, une généalogiste a réussi à retrouver et à rassembler les descendants d'une certaine Adèle Vermillard, née en 1873 en Normandie. Devant notaire, ils doivent décider de la vente ou non d'une vieille demeure inhabitée depuis 1944 et entourée d'un immense terrain en bord de mer. Quatre personnes parmi les héritiers sont désignées pour rouvrir la maison. Ce sont Seb (Abraham Wapler), Céline (Julia Piaton), Guy (Vincent Macaigne) et Abdel (Zinedine Soualem). Dès qu'ils sont entrés dans la maison, on nous transporte dans le passé à la fin du XIXème siècle quand Adèle (Suzanne Lindon) quitte momentanément son amoureux Gaspard pour retrouver sa mère Odette (Sara Giraudeau) à Paris. Le voyage se fait en bateau sur la Seine. Adèle y rencontre Anatole (Paul Kircher) qui peint et Lucien (Vassili Schneider), qui, lui, est photographe. Il faut saluer la qualité du travail numérique qui permet d'admirer la Tour Eiffel toute neuve (en 1895, elle a 6 ans). Le quartier de Montmartre est un vaste champ avec des fermes. L'histoire nous fait croiser Sarah Bernhardt, Félix Nadar et Claude Monet jeune et vieillissant à Giverny. Il est même question des début du cinéma avec de l'image animée. Je vous laisse découvrir comment les personnages contemporains vont saluer Victor Hugo. Les deux époques s'entremêlent avec bonheur. On passe un bon moment même si Suzanne Lindon manque un peu de personnalité. Ce film était présenté hors compétition cette année au Festival du film de Cannes. 

Justement, à propos des films de Cannes, certains seront ou ont été projetés entre le 23 et 27 mai 2025 à Paris et dans quelques grandes villes de France. Personnellement, je vais normalement en voir cinq en avant-première. Celui des Frères Dardenne est déjà en salle. Hier, samedi 24 mai, j'ai déjà vu deux films : Connemara d'Alex Lutz avec Mélanie Thierry et Bastien Bouillon d'après le roman de Nicolas Mathieu. Ce n'est pas mal mais j'ai eu mal aux yeux au bout de minutes à cause de la manière de filmer: la caméra qui bouge beaucoup et la manière de voir très nettement les acteurs en gros plan alors que le reste de l'image est floue. Cela m'a beaucoup perturbée. À part ça, Mélanie Thierry et Bastien Bouillon sont très bien, ainsi que Jacques Gamblin. Le film sort le 10 septembre 2025. Et j'ai vu Vie privée de Rebecca Zlotowski (3 étoiles sur Télérama), avec Jodie Foster et Daniel Auteuil. J'ai été déçue et la salle archi-bondée semble l'avoir été aussi. J'ai lu que l'on pouvait comparer Vie privée à Meurtre mystérieux à Manhattan de Woody Allen: pour moi, on en est très loin. C'est bourré d'invraisemblances et cela manque de légèreté Je vous en dirai plus quand le film sortira le 26 novembre prochain. Le film était présenté hors compétition. Quant aux trois autres films, je vous en parlerai une fois que je les aurai vus. 

25 mai 2025

Dossier 137 - Dominik Moll

== Comme je l'avais annoncé, aujourd'hui mercredi 19 novembre 2025, sort un film très réussi: Dossier 137 de Dominik Moll que pour ma part, je viens de revoir. Cliquez pour voir à nouveau mon billet paru le 25 mai 2025 dernier. ==

 

Reparti bredouille du dernier festival de Cannes, Dossier 137 était en compétition officielle. J'ai vraiment énormément aimé ce film de Dominik Moll, qui a aussi écrit le scénario en collaboration avec Gilles Marchand. Léa Drucker aurait mérité un prix. Elle est sensationnelle dans le rôle de Stéphanie, une enquêtrice de l'IGPN (la Police des polices). L'histoire se passe entre décembre 2018 et début 2019. Il s'agit d'une fiction inspirée de faits réels. Pour rappel, on était en plein mouvement des Gilets jaunes. Deux jeunes venus de Saint-Dizier avec leur famille se font courser dans le quartier des Champs-Elysées par cinq membres de la BRI (Brigade de Recherche et d'Intervention) qui se croient menacer. L'un des jeunes, appelé Guillaume, est atteint par un Flash-Ball (LBD). Il est grièvement blessé à la tête. La mère de ce jeune vient porter plainte auprès de l'IGPN, en l'occurence auprès de Stéphanie. L'enquête de cette dernière est semée d'embûches. C'est grâce à la femme de chambre d'un hôtel de luxe voisin que Stéphanie va peut-être conclure cette affaire. Face à elle, les présumés innocents sont d'une parfaite mauvaise foi. J'ai aimé le personnage de Stéphanie, née à Saint-Dizier, divorcée d'un policier et mère d'un adolescent. Elle se retrouve à recueillir un chaton blanc qu'elle nomme Yaourt. Tout du long, elle garde un sans-froid admirable. Dans ce film haletant, il n'y a aucun temps mort. Ne le manquez pas. d'ailleurs, je ferai une piqûre de rappel quand il sortira le 19 novembre 2025.

8 mai 2025

Little Jaffna - Lawrence Valins

Je suis allée voir très confiante Little Jaffna et ma déception a été à la hauteur de mes attentes. Lawrence Valin, d'origine sri lankaise, qui interprète le rôle principal (Michael, un gardien de la paix infiltré dans la communauté tamoule du nord de Paris), est aussi le réalisateur. L'histoire se passe à la fin des années 2000 à Paris, pendant qu'il y a la guerre civile au Sri Lanka. Un groupe de Tamouls extorque de l'argent auprès des commerçants de la communauté. L'argent récolté et blanchi est envoyé aux rebelles séparatistes au Sri Lanka. J'ai trouvé que le film se composait de plusieurs séquences qui ne se terminent pas vraiment, dont une course-poursuite. Si j'ai bien compris, Michael est chargé de trouver et faire saisir les marchandises et pour ce faire, il se rapproche d'Aya, le patriarche qui fait la pluie et le beau temps dans la communauté. Avec son regard perçant, il est impressionnant. A part ça, j'ai aimé le personnage de la grand-mère de Michaël. Un film qui bénéficie de bonnes critiques et je ne sais pas pourquoi. Pascale n'est pas enthousiaste non plus. 

1 mai 2025

The Amateur - James Hawes / Des jours meilleurs - Elsa Bennett & Hippolyte Dard

Voici deux films vus récemment que j'ai bien appréciés. 

Le premier, The Amateur, est une adaptation d'un roman de Robert Littell. Charles Heller (Rami Malek, qui est aussi coproducteur du film) est un cryptographe doué à la CIA qui perd sa femme dans un attentat terroriste à Londres. Il se rend compte que des moutons noirs font partie de l'Agence et qu'il ne doit compter que sur lui-même pour venger sa femme. Le thème m'a fait penser un peu aux films avec John Wick sans les combats rapprochés et les échanges de coups de feu, mais on assiste à des scènes spectaculaires que je vous laisse découvrir. Charles Heller est plutôt fluet et paie pas de mine. Grâce à son habileté avec les ordinateurs et à une brève formation, il va se venger des meurtriers de sa femme. Un bon film d'action plutôt bien fait. Lire les billets de Selenie et Henri Golant.

Je passe à Des jours meilleurs qui divise la critique. Personnellement, j'ai trouvé les actrices formidables et le thème de l'alcoolisme chez les femmes très intéressant. C'est rarement traité au cinéma sauf peut-être Une femme en enfer de Daniel Mann (1955) avec Susan Hayward. Dans Des jours meilleurs, Suzanne (Valérie Bonneton, très bien) est alcoolique (elle boit de la vodka au goulot). Veuve avec trois enfants qui sont tout pour elle, elle provoque un accident. On lui enlève ses enfants et elle se retrouve dans un centre qui s'occupe de femmes alcooliques comme elle. Parmi les femmes qu'elle va côtoyer, il y a Alice (Sabrina Ouazani) et Diane (Michèle Laroque). Et puis, il y a Denis (Clovis Cornillac), un éducateur qui veut faire participer quelques femmes au rallye des dunes au Maroc. J'ai trouvé l'histoire touchante avec des inserts d'entretiens de patientes qui expliquent ou pas comment elles en sont arrivées là. Je conseille. 

21 avril 2025

Doux Jésus - Frédéric Quiring / Piégé - David Yarovesky

Voici deux films vus récemment qui ne révolutionneront pas le cinéma mais en tout cas le premier, Doux Jésus de Frédéric Quiring (que Télérama considère être de la guimauve) m'a fait passer un bon moment.

Quand le film commence, un petit garçon appelé Gabriel fait les quatre cents coups dans un couvent. Dans un long flash-back qui se passe quelques années plus tôt, on va apprendre pourquoi Gabriel est là. Comme tous les ans, les soeurs d'un couvent assez fermé vont à leur visite médicale à pied. Elles sont tenues de ne pas regarder ce qui se passe aux alentours, Mère Henriette (Isabelle Nanty, impayable) y veille. C'est compter sans le comportement impulsif de Soeur Lucie (Marilou Berry, très bien) qui sur un coup de tête prend un bus. Et voilà Soeur Lucie qui s'embarque dans une aventure inattendue et qui lui réserve plein de surprises. Et elle en profite pour essayer de retrouver son amoureux qui l'avait laissée tomber vingt ans auparavant. C'est un film sympa, plutôt amusant, avec des bons sentiments et pas vulgaire. C'est peut-être de la guimauve mais de temps en temps, cela fait du bien. A vous de voir. Lire le billet d'Henri Golant.

Je passe à Piégé de David Yorvesky que j'ai trouvé très violent. Je trouve que c'est un film un peu nauséeux. J'ai été contente qu'il se termine. Eddie, un trentenaire sans le sou qui doit de l'argent partout ne peut pas régler la réparation de sa fourgonnette. Il erre dans les rues à la recherche d'une voiture à voler. Au milieu d'un parking entouré d'immeubles, il ouvre la portière d'un beau SUV d'une marque fictive, Dolus. A partir de là, le cauchemar commence pour Eddie car la voiture est piégée, il ne peut plus en sortir et une voix sort de l'habitacle. Il s'agit de William (Anthony Hopkins, terrifiant), le propriétaire du véhicule, qui veut faire payer à Eddie toutes les dégradations et vols de ses véhicules précédents. C'est un homme qui va mourir et qui n'a rien à perdre depuis que sa fille est morte. L'histoire se passe sur cinq jours avec un homme enfermé dans une voiture avec le manque de nourriture, de boissons, etc. - je vous passe les détails. Je reconnais que le film est bien joué par Bill Skarsgard (qui est coproducteur du film). L'ayant vu une fois, je ne le reverrai pas. Lire à nouveau un billet d'Henri Golant

15 avril 2025

Bergers - Sophie Deraspe

Je n'ai pas attendu le conseil de Pascale (que je remercie) pour aller voir Bergers de la québécoise Sophie Deraspe. Avec Ta d loi du cine, on a assisté à une avant-première il y 9 jours. On avait vu la bande-annonce qui nous avait plu. Et donc, dans une salle à moitié pleine, un dimanche soir, on est parti avec Mathyas (Félix-Antoine Duval, mignon comme tout), un Québécois qui a laissé sa vie professionnelle de publicitaire derrière lui à Montréal afin de vivre une expérience hors du commun avec des brebis. Quand on n'a jamais été berger comme Mathyas qui en plus ne possède pas de permis de séjour longue durée en France, les choses s'annoncent compliquées pour travailler. Il propose ses services à différents éleveurs. Le premier le prend à l'essai mais il renonce vite à former un néophyte car il n'a pas de temps pour cela. Le deuxième est un homme qui a des problèmes financiers et comportementaux. C'est la troisième personne qui semble la bonne. Une femme qui est propriétaire de plus de 800 brebis et qui lui fait confiance pour emmener les ovins en transhumance dans les montagnes des Alpes de Haute Provence. Mathyas a la chance d'être accompagné par Elise (Solène Rigot, charmante), une jeune fonctionnaire qui laisse tout tomber pour le suivre. La dernière partie du film nous montre le dur métier de berger à flanc de montagne avec les intempéries comme l'orage et la foudre, et les loups. Mais il y a de magnifiques nuits étoilées. Mathyas et Elise forment un joli couple inséparable. Leur chien Hola ne les quitte pas. Mon ami Ta d loi du cine s'est procuré dans une bibliothèque parisienne le livre de Mathyas Lefebure dont le film est une adaptation. Il compte écrire un billet dessus dès qu'il l'aura terminé [chroniqué le 28/04/2025].

6 avril 2025

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan - Ken Scott / Lire Lolita à Téhéran - Eran Riklis,

Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan de Ken Scott est une comédie sympathique d'après un récit autobiographique de Roland Perez (dont je n'avais pas entendu parler). En 1963, Roland, le 6ème enfant d'une fratrie, naît avec un pied bot. Sa mère Esther prend les choses en main car pour elle, son fils pourra marcher et aller tout seul à l'école malgré son handicap qui, pour elle, n'existe pas. Roland, qui est le narrateur du film, se déplace assis car sa mère refuse qu'il soit appareillé. Elle a une foi qui déplace les montagnes. Elle arrive même à faire patienter et attendrir une assistante sociale (Jeanne Balibar, très bien) alors que Roland à 5 ou 6 ans, ne va pas à l'école et ne sait pas lire. Ce qui va tout changer, c'est l'incursion des chansons de Sylvie Vartan dans la vie de cette famille. Grâce aux chansons de Sylvie Vartan et à un des frères de Roland, ce dernier apprend à lire. Devenu adulte, Roland se marie et devient père de famille mais sa mère n'est jamais loin, elle veille sur lui. Elle a tout sacrifié pour lui, même sa vie de couple. Le film vaut pour la prestation de Leïla Bekhti dans le rôle de la mère. Elle crève l'écran. Elle est drôle, touchante, crispante, envahissante. Elle est l'incarnation de la mère juive surprotectrice. J'ai entendu des critiques mitigées. C'est vrai que ce n'est pas le film de l'année mais il fait passer un bon moment. Lire les billets de Pascale, Selenie.

Au contraire de Lire Lolita à Téhéran du réalisateur israélien Eran Riklis que j'ai trouvé ennuyeux, mou, pas intéressant malgré le sujet. C'est plan plan au possible. Les actrices font ce qu'elles peuvent mais elles ne sont pas aidées par le scénario et la réalisation. L'histoire qui est tirée d'un récit autobiographique se passe entre 1979, avec l'arrivée de l'Ayatollah Khomeini au pouvoir, et 1997 lorsque Azir Nafisi, le personnage principal, repart avec mari et enfants aux Etats-Unis. Cette professeure d'université pense qu'avec la chute du Shah en 1978, les choses vont changer en Iran. Et bien a priori, les choses ne s'améliorent pas, en particulier pour les femmes qui sont obligées d'être voilées. Le film se découpe en au moins quatre parties avec des titres comme Gatsby le Magnifique, Lolita, Daisy Miller et Orgueil et préjugés. On peut s'attendre à ce que ce soit un film qui parle de littérature, et bien pas vraiment ou si peu. Il y a des débuts de scène qui ne vont pas au bout de leur propos. Une grande déception en ce qui me concerne et je ne sais pas ce que vaut le livre d'Azir Nafisi. Lire les billets de Pascale, Selenie (qui a aimé). 

23 mars 2025

On ira - Enya Baroux

Je viens de voir On ira d'Enya Baroux avec mon ami Ta d loi du cine qui a été secoué par l'histoire. Marie, une octogénaire (Hélène Vincent, épatante) souffrant d'un cancer en stade terminal, a décidé de mettre fin à sa vie dans le cadre du protocole du droit de mourir dans la dignité. Ce suicide assisté encore interdit en France aura lieu dans la banlieue de Zürich. Pour ce dernier voyage, elle est accompagnée par Rudy (Pierre Lottin, épatant lui aussi) qui est au courant de sa démarche. Rudy est un auxiliaire de vie en pleine galère qui a un unique compagnon, Lennon, un rat noir. Rudy n'a pas d'illusion sur sa condition, lui, le fils de médecins. En tant qu'auxiliaire de vie, c'est comme s'il était le petit gros dans une équipe de sportifs. Bruno (David Ayala) et Anna (Juliette Gasquet), le fils et la petite-fille de Marie, sont du voyage mais ils ignorent longtemps la vraie raison de ce déplacement. Ils vont faire de belles rencontres comme un groupe de gens du voyage. Ce périple va permettre aussi une meilleure entente entre un père et sa fille car Bruno est un immature toujours entre deux combines pour gagner sa vie. C'est un très joli film plein d'émotion que je conseille rien que pour Hélène Vincent et Pierre Lottin. Lire les billets de Pascale, Henri Golant et Selenie

11 mars 2025

Dis-moi juste que tu m'aimes - Anne Le Ny / Mercato - Tristan Séguéla / Le secret de Khéops - Barbara Schulz

Un billet sur trois films français qui se regardent agréablement. 

 

Avec Dis-moi juste que tu m'aimes, la réalisatrice, Anne Le Ny, a de nouveau donné un rôle inquiétant à José Garcia qui excelle dans ce registre. Directeur financier d'une entreprise à Vannes, Thomas (José Garcia), lors d'un audit, jette son dévolu sur Marie, une femme mariée depuis plusieurs années à Julien (Omar Sy). En effet, Marie est perturbée en apprenant le retour d'Annaëlle (Vanessa Paradis) qui fut le premier amour de Julien. Bien entendu, Thomas va semer le désordre, il devient envahissant et menaçant envers Marie envers laquelle il fait une fixation. J'ai trouvé ce film très regardable grâce aux acteurs, en particulier Omar Sy qui est très sobre et à l'aise dans son rôle. Il m'a agréablement surprise... 

 

Tout comme Jamel Debbouze qui tient le film Mercato de Tristan Séguéla de bout en bout. Il joue le rôle d'un agent de joueurs de foot pendant la période de "mercato" où les joueurs sont transférés d'un club à l'autre à coup de millions d'euros. Driss (Jamel Debbouze) est dans la panade car il doit une grosse somme d'argent à des associés alors que lui-même est en faillite et dort dans son bureau. Il faut voir la course effrénée qu'il mène pour trouver de l'argent. Dans ce film, il ne fait pas dans l'humour, il reste sérieux. On se demande comment il va s'en sortir. Le film est très rythmé. Je n'ai pas regretté de le voir même si le sujet à la base ne m'attirait pas plus que cela. 

 

Je passe, pour terminer, au Secret de Khéops de Barbara Schulz qui est plutôt une fantaisie, une course au trésor du pharaon Khéops. Quand le film débute, Christian Robinson (Fabrice Luchini), un archéologue reconnu, est au Caire avec un collègue égyptien. Puis grâce à des notes laissées par Dominique Vivant-Denon ("DVD", 1747-1825) qui a participé à la campagne d'Egypte avec Bonaparte, Robinson revient à Paris après quatre d'absence. Il retrouve sa fille et son petit-fils. Sa quête l'emmène au château de Malmaison, puis dans des coins mystérieux de Paris. Il est poursuivi par de méchants trafiquants d'oeuvres archéologiques. Un film sympa à voir éventuellement. Lire le billet d'Anne.

23 février 2025

L'attachement - Carine Tardieu / Haut les mains - Julie Manoukian

Après avoir lu une critique dithyrambique dans un hebdo télé que je lis et une bande-annonce prometteuse, je viens d'aller voir L'attachement de Carine Tardieu et j'ai beaucoup aimé, surtout la prestation de Valeria Bruni-Tedeschi (qui à elle seule vaut la peine d'aller voir le film). Heureusement que je n'avais pas encore lu le billet de Pascale. Alex (Pio Marmaï) accompagne sa femme qui est sur le point d'accoucher. Elliot, le garçon de la famille âgé de 6 ou 7 ans, est confié momentanément à Sandra (Valeria Bruni Tedeschi), la voisine de palier. Cette dernière n'est pas mariée, n'a pas d'enfant et elle s'occupe d'une librairie féministe. Donc, la vie de cette famille est loin de son univers. La parturiente décède subitement et Alex se retrouve à devoir élever tout seul Lucille, la nouvelle-née, et Elliot. Heureusement que Sandra est là car Elliot s'est très vite attaché à elle. Le film se déroule sur pendant les deux premières années de Lucille où on la voir grandir à la différence d'Elliott (le seul bémol du film). C'est une histoire sur la vie qui aborde de nombreux sujets sur le deuil, de la résilience, le bonheur, l'amour. J'ai passé un bon très moment sans m'ennuyer. 
Je voudrais vous narrer sur ce qui s'est passé pendant la projection à laquelle j'ai assisté. À peine cinq minutes après le début du film, j'entends un ronflement (je me suis dit, le film semble ennuyer quelqu'un!) et ce ronflement a duré presque toute la projection. Je n'ai pas osé émettre une remarque derrière mon dos. A la fin de la projection, je me lève et que vois-je? Un labrador ou un golden retriever avec ses deux maîtresses. Il avait dormi comme un bienheureux pendant la projection avec un ronflement régulier. Je pense que c'est un chien d'aveugle (?) en période de dressage. Je n'ai pas eu la présence d'esprit de demander.

 

Je passe à Haut les mains de Julie Manoukian, une petite comédie très sympathique avec Vincent Elbaz, qui interprète le rôle de Bernard, un veuf inconsolable qui joue au cambrioleur, un as de l'ouverture de coffres. Il n'est plus de la première jeunesse pour escalader des murs. Lors d'un cambriolage, il fait la connaissance d'un trio qui se livrait à la même activité: les "Green Panthers", deux femmes et un homme qui font tout pour dénoncer les ravages que certaines sociétés capitalistes font subir à la nature sous couvert d'écologie et accessoirement, l'abus de pouvoir contre les femmes. Vincent et les trois autres vont devoir affronter Kramer, un flic ripoux relégué aux archives de la police, qui rêve d'appréhender les trois Green Panthers. Il a un vieux compte à régler que je vous laisse découvrir. Je crains malheureusement que le film ne reste pas longtemps à l'affiche et c'est bien dommage. Lire le billet d'Henri Golant.

31 janvier 2025

La pie voleuse - Robert Guediguian

Voici un film dont on ressort rendu heureux. Enfin, c'est ce que j'ai ressenti. La pie voleuse de Robert Guediguian est d'abord le nom d'un magasin qui vend et loue des instruments de musique à Marseille de nos jours. La pie voleuse, c'est certainement aussi Maria (Ariane Ascaride), une aide-ménagère qui s'occupe de personnes âgées ou handicapées. Elle les aime. Elle leur fait les courses et le ménage. Maria n'a qu'un défaut, elle garde la monnaie qu'elle devrait rendre et elle vole des chèques en imitant les signatures. Elle fait tout ceci pour payer des leçons de piano à son petit-fils qui est tout pour elle. En effet, Maria tire le diable par la queue avec son petit salaire et son mari Bruno (Gérard Meylan), retraité qui est un joueur de cartes et qui perd beaucoup. Parmi les personnes dont Maria s'occupe, il y a Monsieur Moreau (Jean-Pierre Darroussin), en fauteuil roulant. Il voit très peu son fils Laurent (Grégoire Leprince-Ringuet). Ce dernier qui est agent immobilier en veut à son père depuis longtemps, il voudrait que son père (ancien instituteur) vende sa maison trop grande pour lui (pour toucher sa part d'héritage) et il s'interroge sur le fait que son père loue un piano au magasin "La pie voleuse". De fil en aiguille, on fait la connaissance de Jennifer (la fille de Maria - jouée par Marilou Aussilloux) caissière de supermarché, de son mari Kevin (Robinson Stevenin), chauffeur poids lourds. C'est aussi l'histoire d'un coup de foudre (je vous laisse découvrir entre qui et qui). Ce moment m'a surprise mais enchantée en même temps. Un film qui m'a mis de très bonne humeur et que je vous recommande. 

28 janvier 2025

Jouer avec le feu - Delphine et Muriel Coulon

Jouer avec le feu de Delphine et Muriel Coulin, sorti le 22 janvier 2025, est un drame familial dans lequel Pierre (Vincent Lindon qui a reçu un prix d'interprétation au dernier festival de Venise en 2024), un caténairiste veuf depuis plusieurs années, a élevé tout seul ses deux fils, "Fus" (Felix - joué par Benjamin Voisin) et Louis (Stefan Crépon). Les deux sont désormais adultes et libres de faire ce qu'ils veulent. Les trois habitent une grande maison dans l'Est de la Francen, pas loin de Nancy. J'ai été frappée par le fait qu'il n'y ait aucune figure féminine dans le décor et pas de petite amie en vue. Fus, passionné de football, fait une formation en métallurgie mais il n'est pas encore diplômé. Louis, le cadet, fait des études littéraires et il vient d'être admis à la Sorbonne à Paris. On comprend assez vite que Fus se détache du cocon familial. Il fréquente depuis peu des personnes qui ne plaisent pas à Pierre. En effet, Fus s'est lié d'amitié avec des "potes" d'extrême-droite qui n'hésitent pas à commettre des exactions contre des grévistes ou des syndicalistes de gauche. Fus, quand il s'adresse à son père, tient un discours assez inquiétant. Et Pierre se demandera jusqu'au bout, car il se sent responsable, pourquoi Fus est devenu ainsi. Pierre sent qu'il a raté quelque chose. La fin m'a plutôt surprise. Je ne m'attendais pas à ce que l'histoire aille dans cette direction. Personnellement, j'ai aimé ce film bien joué mais vu le sujet, j'ai trouvé qu'il manquait un peu d'émotion, un peu de chair. Lire les billets de Pascale et Selenie.

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