Le blog de Dasola
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3 juillet 2024

Le comte de Monte Cristo - Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière

Que vous ayez lu (comme Ta d loi du cine) ou pas (comme moi) Le comte de Monte Cristo, le roman fleuve d'Alexandre Dumas paru en 1844, allez voir Le comte de Monte Cristo de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, un film haletant, très bien joué avec une direction artistique assez exceptionnelle tant pour les costumes que pour les décors et les maquillages. Le scénario a pris quelques libertés par rapport au roman : une intrigue resserrée, quelques nouveaux personnages comme Angèle (je vous laisse découvrir qui elle est), des personnages comme Morrel ou Caderousse qui sont peu présents, des destins de personnages différents de ce que l'on peut lire dans le roman. J'ai vu quelques adaptations cinéma comme celles avec Jean Marais, Louis Jourdan ou même Jacques Weber qui m'avaient plus ou moins emballée. Dans cette nouvelle adaptation, j'ai trouvé que le personnage d'Edmond Dantès était plus antipathique que dans d'autres films. C'est une des premières choses qui m'a frappée. Les personnages féminins ne sont pas trop sacrifiées, Anaïs Desmoutiers et Anamaria Vartolomei sont éblouissantes. Quant aux "méchants" de l'histoire, Laurent Lafitte, Bastien Bouillon et Patrick Mille dans les rôles respectifs de Villefort, Morcerf et Danglars, ils ont l'air d'apprécier d'interpréter des fripouilles. Je n'oublie pas l'acteur italien Pierfrancesco Favino qui interprète l'abbé Faria avec talent. Dommage qu'il disparaisse si vite. Et bien entendu, Pierre Niney dans le rôle de Dantès est vraiment très bien. Le film dure trois heures, il n'y aura pas de suite (pour l'instant) et c'est très bien comme cela. Le film de l'été. Lire les billets de Pascale, Selenie et Rock07.

8 juin 2024

La petite vadrouille - Bruno Podalydès

En ces temps de disette cinématographique (il y a peu de films intéressants sortis ces semaines d'après-Cannes), je suis allée voir La petite vadrouille de Bruno Podalydès après avoir été attirée par la bande-annonce (le meilleur du film). A la différence de Pascale, je n'ai pas été enthousiasmée plus que cela par ce film sympathique mais sans plus. Sandrine Kiberlain (Justine) est toujours très bien, Daniel Auteuil fait son âge (il a pris un petit coup de vieux). Denis Podalydès (Albin) est égal à lui-même et l'on retrouve des acteurs fidèles au réalisateur comme Isabelle Candelier (Sandra), Jean-Noël Brouté (Caramel) ou Florence Muller (Rosine). La petite vadrouille raconte comment un groupe d'amis très fauchés, avec à sa tête Justine, va organiser une mini-croisière en péniche pendant un week-end pour Franck, le patron de Justine justement. Cet homme veut éblouir la femme qu'il aime mais qu'il connaît si peu et pour ce faire, il confie 14 000 euros à Justine. La péniche ne peut pas aller à plus de 9km/h et cela se ressent dans le rythme très lent du film. On aurait envie que ça s'accélère. On se demande jusqu'au bout si Franck est aussi naïf qu'il le parait. Un film que j'aurais eu envie de davantage aimer. 

24 mai 2024

Les Trois Fantastiques - Michaël Dichter

Quand j'ai décidé d'aller voir Les Trois Fantastiques de Michaël Dichter, je ne m'attendais pas à un film aussi dur. Dans les Ardennes, trois adolescents d'environ 13 ans, Max, Thomas et Vivian, sont dans la même classe et sont inséparables même s'ils sont Issus de milieux sociaux différents. L'histoire se concentre sur la famille de Max avec sa mère Aude (Emmanuelle Bercot) qui semble dépassée par la vie. Elle végète. Lorsque le fils ainé, Seb (Raphaël Quenard), est libéré de prison plus tôt que prévu (il porte un bracelet électronique à la cheville), les vies de Max et Aude sont bouleversées. En effet Max adore son frère et il ferait tout pour qu'il ne retourne pas en prison. De fil en aiguille, la vie des trois garçons va être perturbée et ils vont perdre leur innocence. Je répète, certaines scènes sont perturbantes et la tension va crescendo mais les trois jeunes acteurs sont formidables. Un premier film qui vaut le détour. Lire les billets de Baz'art, Selenie, Pascale.  

14 mai 2024

Un homme en fuite - Baptiste Debraux / Un p'tit truc en plus - Artus

Le même après-midi, j'ai vu deux films dont un (Un p'tit truc en plus) a déjà réuni plus d'un million de spectateurs (j'avoue que je suis un peu perplexe). 

 

Je commencerai donc par Un homme en fuite, un film franco-belge de Baptiste Debraux qui se passe dans les Ardennes à Rochebrune (ville fictive). Paul Ligre (Bastien Bouillon vu dans La nuit du 12 de Dominique Möll) revient après 15 ans d'absence. C'est un écrivain à succès qui s'est beaucoup inspiré de sa vie et de quelques proches. Rochebrune est proche du chaos à cause d'une grève à la scierie de la ville qui emploie 300 personnes. L'usine est menacée de fermeture. Dans le même temps, un certain Johnny, ami d'enfance de Paul, vient de braquer un fourgon qui contenait presque 4 millions d'euros. Un homme est mort et un autre est blessé, et Johnny demeure introuvable. C'est presque un héros dans cette ville car il a souvent aidé les ouvriers dans leur lutte. Dans quelques flash-back qui se déroulent vingt ans plus tôt, on voit Paul et Johnny très copains malgré la différence de leur milieu social et on les suit dans une île connue seulement d'eux où Paul lit des passages de L'île au trésor de Robert Louis Stevenson. Ils se baptisent Jim et Billy comme les héros du roman. C'est une histoire d'amitié et de trahison dans un décor très triste. Paul est rongé par le remords de ne pas avoir fait ce qu'il fallait 15 ans plus tôt. C'est un film qui prend son temps et qui est très bien interprété aussi par Pierre Lottin (vu également dans La nuit du 12) et par Léa Drucker (très bien en gendarmette). Lire le billet de Henri Golant (pas convaincu), Pascale dans son commentaire sur ce film a trouvé que le film était raté.

 

Je passe au phénomène (dans tous les sens du terme) Un petit truc en plus d'Artus, qui fait un carton depuis deux semaines que le film est sorti. Il a réuni plus d'un million de spectateurs. Je trouve que les personnages en situation de handicap que l'on voit dans le film auraient mérité mieux comme dialogues que ceux auxquels on assiste, qui tournent autour de "pipi, caca, zizi". Personnellement, cela ne me fait pas spécialement rire. Le film est une suite de saynètes dans lesquelles Clovis Cornillac fait ce qu'il peut. Tout commence par un braquage d'une bijouterie, une voiture mal garée (et enlevée par la fourrière) sur une place pour personne handicapée. Pour éviter d'être arrêtés, La Fraise (Clovis Cornillac) et son fils Paulo (Artus) se font passer pour un éducateur et son patient et montent dans un car qui emmène plusieurs personnes en situation de handicap dans un gite pour une semaine de vacances. J'ai trouvé l'ensemble très lourd et pas très drôle. Seule la fin remonte le niveau. Lire le billet de Selenie

6 mai 2024

Petites mains - Nessim Chikhaoui

Avec Petites mains de Nessim Chikhaoui, j’ai passé un bon moment en compagnie de quelques femmes de chambre très sympathiques travaillant dans un palace à Paris. On ne voit aucun client mais les femmes de chambre sont bien là, travaillant à des cadences infernales pour des clopinettes. Elles doivent nettoyer et préparer une chambre en moins de trois quarts d’heure. Quand je dis chambre, il s'agit plutôt de suites immenses qui coûtent pour une nuit l’équivalent de presque un an de salaire d’une de ces femmes courageuses. Certaines sont en CDI et d’autres des externes employées par des sous-traitants. Ces « externalisées » souhaiteraient être « internalisées » pour vivre moins dans la précarité ou pour obtenir des papiers en règle. Il faut noter que ces femmes sont pour la plupart africaines ou antillaises. On remarque que ces «invisibles», ces «petites mains» ont leurs quartiers au sous-sol du palace. Quand Eva, une jeune femme blonde, trouve un emploi dans l’établissement (elle doit passer par la porte de service), c’est pour remplacer une femme de chambre en grève. En effet, la colère gronde. Plusieurs femmes de chambre manifestent devant l’hôtel mais cela n’a pas beaucoup d’effet. Elles réclament de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. Quant à Simone (Corinne Masiero, vraiment très bien), elle va être reconnue inapte au travail à cause de son dos en compote. C’est elle qui forme Eva quand cette dernière est embauchée. J’ai trouvé le film sympathique avec un moment savoureux quand les femmes de chambre défilent devant l’hôtel dans de belles tenues au moment de la « fashion week ». Si vous avez un moment, allez voir ce film. 

Dameskarlette en a parlé. Lire un entretien avec le réalisateur sur le "webzine" Baz'Art. Pour le blog "Où va la CGT?", au terme d'une longue critique, c'est "un film à voir".

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Ceci n’ayant rien à voir avec cela, je viens d’apprendre la disparition de Bernard Pivot (1935-2024) le lendemain de ses 89 ans. C’était un homme qui en animant l’émission « Apostrophe » entre 1975 et 1990 a fait connaître la littérature au plus grand nombre. C’était au temps où la télévision ne prenait pas les téléspectateurs pour des idiots. 

30 avril 2024

Pas de vagues - Teddy Lussi-Modeste

Voici un film qui nous a secoués, Ta d loi du cine et moi. Je n'étais pas forcément encline à voir ce film avec un sujet dans l'air du temps mais c'est lui qui m'y a emmenée. Le sujet du harcèlement y est traité de manière abrupte. Julien Keller (François Civil, très convaincant), un jeune professeur de français fraîchement nommé dans un collège de banlieue, semble s'être bien intégré dans l'établissement jusqu'à ce qu'il fasse une remarque à Leslie, la meilleure élève de sa classe. Il s'agit d'un compliment mais la jeune fille le prend mal. Elle se plaint par un courrier avant de porter plainte à la police et là tout se dérègle dans la vie de Julien qui, après avoir été soutenu par ses collègues, est mis sur le banc de touche, d'autant plus que le proviseur du collège ne veut "pas de vagues". Par ailleurs, le grand frère de Leslie, un garçon terrifiant, s'en mêle. Même si la fin reste ouverte, on se demande ce que va devenir Julien. Personnellement, je trouve que ce film ne donne pas du tout envie d'être professeur même si je peux me tromper. Lire les billets de Pascale, Miriam, Djayesse, Géraldine, Carole Nipette.

25 avril 2024

Borgo - Stéphane Demoustier

Borgo réalisé par Stéphane Demoustiers est un film plutôt réussi avec un suspense qui tient en haleine jusqu’au bout. L’histoire se passe de nos jours en Corse du côté d’Ajaccio. Melissa, son compagnon et ses deux enfants sont venus sur l’île de Beauté pour prendre un nouveau départ. Melissa est « matonne » dans une prison où ce sont les prisonniers qui surveillent les gardiens. Elle est la seule femme parmi les gardiens. Elle prend ses marques rapidement. Un jeune détenu, Severiu, qu’elle a connu dans un autre centre de détention, se rappelle à son bon souvenir. Quand il est libéré, il la contacte pour lui demander « un service ». En parallèle, on assiste à l’assassinat de deux hommes qui sont tués à bout portant au moment où ils sortent de l’aéroport d’Ajaccio. Pendant un moment, on croit qu’il y a deux histoires séparées et pourtant elles se rejoignent et n’en font qu’une que je vous laisse découvrir. Hafsia Herzi domine le film de bout en bout avec son air buté et déterminé en même temps. Un film que je vous conseille vraiment tout comme Pascale et Selenie.

14 avril 2024

Boléro - Anne Fontaine

Je pense que la mutation du canalblog avec la migration forcée vers overblog fait que je souffre de "flemmingite " aiguë pour rédiger des billets. Toujours est-il que voici, tout de même, un billet sur un film que j'ai bien apprécié... en attendant que j'aie le courage d'en rédiger sur une demi-douzaine d'autres.

Je commence donc avec Boléro d'Anne Fontaine, vu il y a 3 semaines, qui est une évocation de la vie de Maurice Ravel en général et de la création du Boléro, "tube" mondialement célèbre du compositeur, en particulier. J'avais lu Ravel, le livre de Jean Echenoz (que je vous conseille), mais Anne Fontaine s'est inspirée d'une biographie écrite par un musicologue et journaliste, Marcel Marnat. Le film grâce à des flash-back évoque l'enfance de Maurice Ravel (1875-1937) qui a été couvé par sa maman (Anne Alvaro, très bien). Devenu adulte, Ravel a échoué au Prix de Rome, mais il ne se décourage pas. On le voit entouré de femmes comme Ida Rubinstein (Jeanne Balibar, égale à elle-même) grâce à qui Boléro fut créé. Il tombe amoureux de Misia Sert (Dora Tillier), déjà mariée, tandis que Marguerite Long (Emmanuelle Devos), la célèbre pianiste, est souvent là pour l'encourager. C'est en 1928 que Ravel compose enfin le Boléro qui est un triomphe, puis c'est le Concerto en sol majeur et le Concerto pour la main gauche, et après c'est fini. Maurice Ravel souffre d'une maladie qui le prive de l'usage de ses mains, de sa motricité et du langage, alors qu'il avait gardé ses facultés intellectuelles. J'ai beaucoup aimé l'interprétation de Raphaël Personnaz dans le rôle de Ravel, et on a le plaisir d'écouter des extraits du Boléro et d'autres oeuvres comme La Valse. Un film que je conseille. 

Pascale en avait parlé le mois dernier. Voir aussi les billets de Selenie, Princecranoir, Martin.

10 avril 2024

La promesse verte - Edouard Bergeon

J'ai été tentée de voir La promesse verte d'Edouard Bergeon, ayant été attirée par la bande-annonce, et je n'ai pas regretté d'y être allée. L'histoire se passe de nos jours entre l'Indonésie, Paris et la Vendée. Carole (Alexandra Lamy) a un grand fils, Martin (Félix Moati), qui est parti en Indonésie sur l'île de Bornéo, pour travailler dans une ONG qui gère un dispensaire. Martin est bien reçu par Paul Lepage (d'origine québecoise) qui y travaille. Martin fait la connaissance de Nila Jawad, une activiste qui lutte contre la déforestation des forêts primaires de la région. Un soir, le village où habitent Nila et son cousin est attaqué. Les maisons sont brûlées et il y a au moins un mort. Martin filme tout avec son appareil. Peu de temps auparavant, une milice privée au service d'une entreprise fabriquant de l'huile de palme avait proféré des menaces envers les villageois pour les obliger à partir. Quand Martin décide de quitter l'Indonésie, son cauchemar commence, car il se trouve que l'on trouve 600 grammes de cocaïne dans son sac à dos. Il est arrêté, jugé et condamné à mort. Comme par hasard, la carte mémoire de son appareil photo a été détruite. Il ne peut pas prouver son innocence et montrer ce qu'il a vu. Sa mère fait tout pour le faire libérer mais Felix devient un pion dans un bras de fer économique à l'échelle internationale, car on trouve de l'huile de palme dans presque tous les aliments, cela sert aussi d'énergie verte. L'impact financier est énorme. J'ai trouvé le film bien fait avec un scénario solide avec plein de rebondissements en 2H04 minutes. Un film que je conseille, servi par des acteurs bien dans leur rôle. 

6 avril 2024

Heureux gagnants - Maxime Govare et Romain Choay

Je ne m'attendais pas à voir un film aussi "trash" après avoir vu la bande-annonce d'Heureux gagnants où il est montré que gagner de l'argent au loto ne fait pas forcément le bonheur et peut virer au cauchemar. En quatre sketches à l'humour noir et où les gains vont crescendo (5, 10, 40 et 60 millions d'euros à "Top millions"), un couple fauché avec deux enfants, une jeune femme en mal d'amour un peu naïve, trois apprentis terroristes et cinq personnes d'un Ehpad, vont vivre des émotions fortes qui ne se terminent pas forcément très bien. Le film va à tout allure comme la voiture du couple dans le premier sketch. C'est plutôt bien joué. Les scénarios des quatre sketches tiennent bien la route car le constat de départ est crédible.

Et personnellement, je me pose la question : admettons que quelqu'un meurt devant vous avec un ticket de loto gagnant à la main : qu'est-ce que vous faites? Vous prenez le ticket ou pas? Après tout, le gagnant est mort. Il  n'est pas évident de choisir. J'ai passé un bon moment (on sourit souvent) mais je ne suis pas sûre de revoir le film. Lire le billet d'Henri Golant et celui de Selenie.

27 mars 2024

Comme un fils - Nicolas Boukhrief

Comme un fils de Nicolas Boukhrief n'est déjà presque plus à l'affiche et c'est bien dommage. Jacques Romand (Vincent Lindon, très bien comme souvent) est un professeur qui vient de se mettre en retrait de l'enseignement suite à une rixe qui s'est mal terminée entre élèves. Il est désabusé et n'a plus la "niaque" pour enseigner. Ce veuf qui a une fille qui vit à Toronto est bien seul dans sa grande maison. Sa fille voudrait qu'il s'en sépare mais lui hésite encore. Un jour, il fait des courses dans un supermarché et il se trouve mêler à un vol à l'étalage dont lequel Victor, un jeune de 14 ans, est impliqué. Victor, qui est déscolarisé, est arrivé en France avec son oncle qui le bat comme plâtre au cas où le garçon ne ramène pas d'argent. Et par ailleurs, Victor qui est très intelligent et observateur, est mal considéré par ceux qui cohabitent avec lui car il est né d'un père Roumain et d'une mère Rom. Jacques et Victor vont se retrouver à différentes reprises car Jacques voudrait faire quelque chose pour sortir Victor de sa condition mais ce n'est pas facile car le garçon ne se laisse pas faire. J'ai trouvé l'histoire intéressante. Cela se laisse voir. Lire le billet de Pascale (qui en dit beaucoup).

25 février 2024

La ferme des Bertrand - Gilles Perret

Mon ami Ta d loi du cine m'a emmenée voir La ferme des Bertrand de Gilles Perret le 10 février dernier et je l'en remercie. A l'heure où le monde paysan est en émoi et revendique à juste raison, le film montre une certaine réalité sur le monde paysan depuis 50 ans. C’est un film documentaire sur la transmission de génération en génération. La ferme s'est concentrée sur l'élevage d'une centaine de vaches laitières. Elle se situe en Haute-Savoie et le lait sert à la fabrication du reblochon.

Ta d loi du cine: j'ai retenu que la filière de valorisation du lait s'est organisée après la guerre (AOC Roblochon en 1958), sous forme de coopérative qui achète le lait et le transforme (avec des statuts faisant qu'aucun acteur de la filière ne puisse à lui seul peser trop lourd aujourd'hui). 

Il y cinq générations: le grand-père, trois de ses fils (André, Joseph et Jean), leur neveu Patrick (et sa femme Hélène qui en 2022, va partir à la retraite), les trois enfants du couple (seul le fils, Marc, travaille à la ferme avec le gendre, Alex) et les petits-enfants. Pour illustrer ces diverses époques, il y a trois films en un. Les images sont en format carré ou format rectangulaire selon que le tournage date de 2022, 1997 (le premier documentaire du réalisateur qui est voisin des Bertrand) ou 1972 (des extraits d’un film réalisé par Marcel Trillat). Les intervenants principaux sont donc, en 1972 et 1997, les trois oncles, des frères restés célibataires. Deux des oncles connaissaient le prénom de chaque vache (presque une centaine). Le troisième qui a fait la guerre d’Algérie pendant son service militaire réparait les clôtures et faisait d’autres travaux (réparations mécaniques...).

Ta d loi du cine: d'une ferme familiale, les trois frères, par leur travail acharné, ont développé leur exploitation agricole. Dans le reportage de 1972, on les voir construire de leurs mains, cassant des cailloux comme des forçats, une grande étable neuve. Ils ont pu récupérer les terres d'autres fermiers qui, eux, partaient à la retraite sans reprise familiale derrière eux. 

Même s'ils ne se plaignent pas, André, celui qui parle le plus, révèle que leur vie (celle des trois oncles) a été difficile. Les trois frères ont les souvenirs de l'Occupation et de la vie en autarcie, quand leur fratrie (ils étaient sept enfants) vivait de rien. Dans tout le film, il est peu question du côté financier ou des relations avec les industriels comme Lactalis. On ne parle pas de chiffre. Ils ne se payent pas vraiment de salaire mais ils vivent correctement sans faire de folie. L’argent qu’ils gagnent sert à investir (dans la terre ou dans l'outillage indispensable). À l'époque, le travail était harassant: les vieillards ont les épaules et les mains abimées. André, l’oncle survivant est tout courbé, les deux autres sont morts relativement jeunes.

Ta d loi du cine: c'est touchant de voir comme la jeune génération prend soin de mettre des copeaux sur la pente enneigée qui conduit à l'étable pour qu'il puisse, ensuite, grimper tout seul (sans qu'on ait à lui tenir le bras) mais sans risque. Le côté financier est abordé sous l'angle de la valeur du "patrimoine foncier" accumulé et conservé au fil des décennies, malgré les pressions financières liées à la spéculation sur ces terres aujourd'hui agricoles en Haute-Savoie.

Il considère que ce n’est pas un travail pour les femmes même s’ils ont bien accepté que la femme de Patrick les aide pour les veaux. En 2022, il est question de traite avec des robots mais Hélène continue le nourrissage des veaux au biberon avec le lait de leur mère. On garde les génisses mais les veaux partent pour l’abattoir. Dans la partie filmée en 2022, André, l’un de trois oncles, le seul survivant, n’aime pas regarder en arrière. Désormais, il s’occupe de ses poules, et il admire la nouvelle génération. Ils ont repris à leur compte le fait de ne pas abîmer le paysage. 

Ta d loi du cine: j'ai noté la reprise de gestes similaires, d'une génération à l'autre, mais avec des outils différents: le "fauchage-débroussaillage" autour des pieds des arbres au milieu des pâturages, à la faux pour les premières générations, avec une débroussailleuse à fil ensuite. Mais on retrouve le même geste de l'outil porté par-dessus l'épaule pendant la marche. Ou bien, le foin fané au râteau et à la fourche d'abord, de manière mécanisée ensuite. 

L’entretien des pâturages avec le tracteur est aussi important que la traite des vaches. On ne voit pas les femmes de la famille, elles doivent travailler ailleurs. On voit un peu la ferme sous la neige avec les vaches mais surtout au printemps et en été. Pendant l’hiver (plus de 4 mois), les bêtes sont confinées dans un immense hangar. À certaines périodes, il faut se lever à 5h du matin. A l’heure actuelle, les fermiers peuvent s'accorder une semaine de vacances dans l’année maximum. Dommage que l’on ne voit pas assez les filles du neveu (mort à 50 ans) même si elles interviennent deux fois, en 1997 et 25 ans plus tard. En tout cas, la 5ème génération fera ce qu’elle veut: continuer ou arrêter. 

Ta d loi du cine: j'aimerais vraiment qu'il y ait un quatrième volet, en 2047. Je ne suis pas certain d'être encore là pour le voir... Parmi les critères pour le maintien de l'intérêt pour ce métier, il y aura sans doute l'assurance d'un revenu décent, et la possibilité de passer à une vie avec moins de contraintes (et davantage de congés possibles qu'une seule semaine par an?). 

D'autres billets sur le film: Pascale, Henri Golant, Chris, ou Wilyrah (chez qui, depuis bien longtemps, on ne peut plus mettre de commentaires). Et sinon, le lien à propos du film avec en particulier le dossier de presse. 

Et voici le logo de l'activité chez Ingannmic sur le monde ouvrier et les mondes du travail
(lire, mais aussi voir, donc):
 
LOGO_MONDE_OUVRIER_&_MONDES_DU_TRAVAIL

17 février 2024

Daaaaaali! - Quentin Dupieux

Autant je n'ai pas trop apprécié Yannick, autant j'ai souvent souri en visionnant Daaaaaali! *, le nouveau film du réalisateur Quentin Dupieux qui a aussi écrit, monté et éclairé le film qui dure 1H19. Judith (Anaïs Demoustiers), une jeune journaliste travaillant pour un magazine, est arrivée à obtenir un interview de Salvador Dali qui a accepté. La première séquence est irrésistible car Judith attend le maître dans une chambre d'hôtel. Le couloir est interminable pour parvenir à la chambre. Et l'on voit Salvador Dali marcher et avancer mais il n'approche pas vraiment, d'un plan à l'autre, on le voit toujours au fond du couloir. La séquence dure plus de cinq minutes et c'est très amusant. C'est le premier Dali interprété par Edouard Baer (très bien). Il y en a trois autres (interprétés par Pio Marmaï, Jonathan Cohen et Gilles Lellouche) et un Dali âgé (d'où certainement les 6 "a" du titre). Dali s'attendant à être filmé repart comme il est venu laissant la pauvre Judith désemparée. Dans ce film surréaliste, on assiste au déroulement d'un cauchemar qui débute en enfer, on voit un cow-boy tirer sur un évêque et d'autres péripéties. En parallèle, Judith arrive à obtenir un nouvel entretien cette fois-ci filmé, mais rien ne se déroule comme prévu. Sous son aspect brouillon, le scénario tient la route. Le film est réjouissant. Un bon moment de cinéma où l'on voit Romain Duris manger des pâtes comme un cochon et jouer un producteur de film assez détestable en traitant Judith de boulangère (une insulte dans sa bouche) alors qu'elle a été pharmacienne pendant quatre ans avant de changer de voie.

Lire les billets de Pascale, Selenie et Princecranoir et je n'oublie pas Henri Golant.

* avec six "a" [Edit du 22/02/2024]

1 février 2024

Captives - Arnaud des Pallières

Je suis allée voir Captives d'Arnaud des Pallières après avoir vu la bande-annonce et pour les actrices présentes au générique. 

Ce film fut une vraie déception car je me demande ce que le réalisateur a voulu nous raconter. Il paraît que c'est inspiré d'une histoire vraie. Cela se passe en 1893-1894 à Paris dans un asile où il y a 5000 femmes (on n'en voit que peu), des folles, des idiotes, des hystériques, des prostituées, etc. Fanni, âgée d'une trentaine d'années, se fait interner volontairement. Elle espère retrouver sa mère internée depuis 29 ans. A l'arrivée, les femmes sont déshabillées, comme dans une prison. Elles ont droit à la baignoire d'eau glacée. Elles dorment dans une soupente à plusieurs. La nourriture est peu ragoûtante. Les femmes enceintes accouchent toutes seules et leurs bébés "disparaissent" pour être baptisés. Quand Fanni arrive, il est question d'organiser le bal annuel à l'occasion duquel les femmes de l'asile et les notables de la ville se rencontrent. L'ensemble est décousu, Fanni retrouvera peut-être sa mère. Marina Foïs joue un personnage très antipathique, Yolande Moreau fait du Yolande Moreau, un peu rêveuse. Josiane Balasko est bien en surveillante-chef qui se trouve être plus humaine que prévu. Un film que vous pouvez éviter de voir (selon moi). Lire les billets de Pascale et Selenie

20 janvier 2024

La tête froide - Stéphane Marchetti

Après Le prix du passage de Thierry Binisti vu en avril 2023 sur un sujet ressemblant, je suis allée voir La tête froide, le premier long-métrage de fiction de Stéphane Marchetti. L'histoire se situe dans les Hautes-Alpes du côté de Briançon, pas loin de la frontière italienne. Marie (Florence Loiret-Caille, très bien), la quarantaine, vit seule dans un mobil home à l'année, dans un camping au milieu des bois. Elle a du mal à régler son loyer malgré son travail dans un bar la nuit et le fait qu'elle fasse du trafic de cigarettes entre la France et l'Italie. Pour éviter les contrôles, elle est aidée par son amant Alex qui est policier des douanes. Une nuit, au retour d'un voyage d'Italie, elle manque de renverser Souleymane, un immigrant clandestin qui souhaite rejoindre Calais pour retrouver sa petite soeur Awa. Souleymane n'est pas un garçon facile, il a du caractère et il arrive à convaincre Marie de faire passer des clandestins d'Italie vers la France avec sa petite voiture. Marie accepte pour une seule fois, uniquement parce qu'elle a besoin d'argent. Mais bien entendu, il y aura d'autres passages et les choses vont se dégrader pour Marie, car elle se met à dos Alex, et sa fille, qui ne vit pas avec elle, lui en veut beaucoup. Le paysage enneigé donne un côté sombre et angoissant à l'ensemble. J'ai aimé le film très bien interprété, mais la fin que je ne dévoilerai pas m'a laissée perplexe car on ne s'y attend pas du tout, après une séquence qui se passe dans une tempête de neige en montagne. Il y a une vraie ellipse avant l'épilogue. 

17 janvier 2024

Bonnard, Pierre et Marthe - Martin Provost

En ayant vu la bande-annonce, j'ai eu envie de voir Bonnard, Pierre et Marthe, le nouveau film de Martin Provost. J'avoue ne pas connaître les peintures de Pierre Bonnard (1867-1947). Ce n'est pas bien grave, car plus qu'un film sur un peintre ou la peinture, c'est l'histoire d'un couple, Pierre et Marthe (1869-1942), qui ont vécu 49 ans ensemble avec des hauts et des bas à partir de 1893. Ils se sont mariés en 1925 jusqu'à la mort de Marthe. Ils se sont rencontrés dans la rue, il lui a demandé de poser pour lui, elle a accepté et leur histoire d'amour a commencé. Pierre Bonnard, à la différence de Claude Monet qu'il connaissait, peignait en intérieur, et Marthe a servi de modèle dans beaucoup de ses oeuvres, avant qu'elle ne se mette elle-même à la peinture. Tout n'a pas toujours été rose dans leur union, quand par exemple Pierre a rencontré Renée qui est tombée amoureuse de lui. Marthe était une personne fragile et asthmatique. Pierre Bonnard a cotoyé Vuillard, Signac et Monet ainsi que Misia, mécène de nombreux peintres et accessoirement pianiste à ses heures. Pierre et Marthe ont vécu longtemps dans une jolie maison en bord de Seine, un fleuve dans lequel Pierre et Marthe se baignaient tout nus. Pierre ne désirait pas d'enfant, alors Marthe a adopté des teckels. Cette histoire d'amour m'a beaucoup touchée, j'ai eu presque la larme à l'oeil à la fin. Je voudrais saluer tout particulier les deux acteurs principaux, Vincent Macaigne et Cécile de France, qui sont absolumemt formidables. Rien que pour eux, il faut aller voir le film. Lire les billets de Pascale et Selenie.

4 janvier 2024

Une affaire d'honneur - Vincent Perez / Chasse gardée - Antonin Fourlon et Frédéric Forestier

Voici deux films vus à la toute fin de 2023 et qui m'ont plu tous les deux, chacun dans leur genre.

Je commence par Une affaire d'honneur de Vincent Perez (vu le 31/12/2023) qui interprète un des rôles principaux. En 1887, les duels sont monnaie courante, même s'ils sont plus ou moins interdits, car ils permettaient de laver différents affronts. Les duellistes étaient souvent des militaires et des gens de la presse, en tout cas pas des prolétaires. Pendant le film, on assiste à quatre duels, deux à l'épée, un au pistolet et un au sabre. Dans trois d'entre eux, il y a le colonel Berchère (Vincent Perez), un militaire vindicatif qui par jalousie va affronter dans un premier duel un jeune homme de 19 ans qui a eu le malheur de le gifler. Le duel devra s'arrêter au premier sang. Ce jeune homme est le neveu de Clément Lacaze (Roschdy Zem), un maître d'armes aguerri. Ce maître d'armes va provoquer à son tour Berchère qui ayant eu le choix des armes, choisit le pistolet. Dans le troisième duel, une femme entre en jeu, il s'agit de Marie-Rose Astié de Valsayre (Doria Tillier), une femme ayant existé, qui a milité entre autre pour le port du pantalon par la gente féminine, car c'était interdit à l'époque. Le quatrième duel voit s'affronter à nouveau Berchère et Lacaze. J'ai aimé ce film ponctué par ces duels très bien filmés. Il y a une belle reconstitution d'époque. Un film agréable à voir qui ne m'a pas ennuyée et que je conseille tout comme Selenie. En revanche, Pascale l'a peu apprécié. 

Je passe à Chasse gardée, film (vu le 29/12/2023) auquel la bande-annonce ne rend pas justice. J'ai trouvé le film plus subtil, bon enfant et beaucoup mieux que ce à quoi je m'attendais. J'ai d'abord trouvé le film très amusant. Il se passe dans l'Orne. Un couple de Parisiens, Adélaïde et Simon, leurs deux enfants turbulents et une chatte appellée Cachette s'installent dans une vieille maison à retaper. Cette maison a un jardin et elle est attenante à un bois où abondent des sangliers et autre gibier. L'agente immobilière a omis de dire que le bois était une servitude de chasse pour les chasseurs du village voisin. Pendant cinq mois, les chasseurs ne manquent pas de venir tous les jours et de tirer à tout-va. Bien entendu, la famille est affolée et Adélaïde fait appel à son père pour résoudre le problème. Bien entendu, rien ne se passe comme prévu. J'ai trouvé le film amusant avec des moments touchants. C'est un film très sympathique qui vous permettra de faire la connaissance de Moshe. Je vous laisse découvrir qui c'est. 

21 décembre 2023

Les Trois Mousquetaires : Milady - Martin Bourboulon

Après Les Trois Mousquetaires : d'Artagnan sorti en avril 2023 et qui m'avait plu malgré les libertés prises avec le roman original, j'avais hâte de voir la suite annoncée. J''ai donc vu Les Trois Mousquetaires : Milady qui comme son titre l'indique se focalise sur Milady de Winter, la "méchante" de l'histoire. Le film débute par un résumé du film précédent qui n'est pas inutile. Nous sommes en 1627 et Louis XIII règne pendant que Richelieu dirige le pays. Quand ...Milady commence, d'Artagnan est à la recherche de Constance de Bonacieux qui a été enlevée car elle a entendu quelque chose qu'elle n'aurait pas dû. Pendant ce temps-là, Athos, Porthos et Aramis se dirigent vers la région de la Rochelle au moment du siège (1627-1628) où les Protestants combattent le pouvoir royal. Et Milady me direz-vous,? D'Artagnan fait alliance avec elle pour retrouver Constance. Cette entente improbable permet de montrer Milady sous un nouveau jour, plus humaine avec ses failles. Elle se défend comme elle peut de la domination masculine. On apprend beaucoup de choses de son passé. Mais dans l'ensemble, le récit a du mal à avancer. Il y a moins de duels d'escrime mais plus de tirs de canon. Certains personnages sont plus présents comme Gaston d'Orléans (le frère de Louis XIII) et le comte de Chalais. Et on apprend que Porthos et Aramis vont devenir beaux-frères. Quand le film se termine, on pressent qu'il y aura une suite. Je ne sais pas ce qu'il en est d'un troisième film. Sinon, j'ai aimé mais sans plus. Lire les billets de Selenie, Géraldine, Princecranoir et Pascale.

Nota bene. Je n'ai pas été très présente sur les blogs depuis quelques jours et je m'en excuse : les causes sont la surcharge de travail, la fatigue et une petite intervention chirurgicale. 

16 décembre 2023

Mars express - Jérémie Perin

Avant Migration, film tous publics, j'avais vu avec mon ami Ta d loi du cine Mars Express, un film d'animation français de Jérémie Perrin qui se passe dans le futur, en 2200. Celui-ci, je ne le conseille pas aux enfants à cause du thème et de l'histoire qui se termine mal pour certains personnages, et il y a des moments assez violents. Il s'agit d'un scénario original co-écrit par le réalisateur et Laurent Sarfati. Nous sommes donc en 2220 où les humains, les androïdes et les robots cyber-tueurs se côtoient en bonne intelligence, semble-t-il. Je dis tout de suite que je n'ai pas forcément bien compris le début du film, ne sachant pas qui était qui. Aline Ruby, une humaine, et son collègue Carlos, une réplique androïde du partenaire d'Aline décédé cinq plus tôt, sont chargés de trouver sur terre une hackeuse de génie. L'ayant retrouvée, ils arrivent sur Mars mais ils sont obligés de la relâcher, car le mandat d'arrêt a disparu. Presque tout de suite après, on leur demande de retrouver Jun Chow, une jeune étudiante en cybernétique qui a disparu en même temps que sa colocataire. Jun Chow est poursuivie par des robots tueurs. L'essentiel de l'histoire se passe donc sur Mars à Noctis, la capitale martienne, une immense ville créée pour les terriens grâce au progrès de la robotique. Lentement, on se rend compte que quelque chose se dérègle dans les relations entre les humains, les androïdes et les robots. Je vous laisse découvrir pourquoi. L'image est belle, mais j'ai trouvé l'animation un peu statique par moment même si cela ne nuit pas à l'ensemble. Le réalisateur s'est inspiré entre autre de 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, de Blade Runner de Ridley Scott, de Terminator 2 de James Cameron, de RoboCop de Paul Verhoeven. Nous avons vu le film dans une salle pleine (uniquement des adultes plutôt jeunes). Il est encore à l'affiche dans de nombreuses salles, à vous de voir. Lire le billet de Henri Golant et Le bleu du miroir.

13 décembre 2023

Migration - Benjamin Renner et Guylo Homsy

Migration est un film distrayant qui plaira aux petits et aux grands, pas forcément aux mêmes moments. L'animation est très réussie et nous permet de faire connaissance avec une famille de canards colvert: le père Zack, très casanier pantouflard, la mère Pam plus aventureuse, Dax et Gwen, leur deux enfants (qui n'ont pas le même âge) et l'oncle Dan un peu avachi. A l'occasion d'une rencontre avec des canards migrateurs, Pam pousse son mari à partir en Jamaïque plutôt que de rester tranquillement dans leur étang de Nouvelle-Angleterre. Et voilà les cinq canards partis pour l'inconnu. Leur première rencontre avec un couple de vieux hérons un peu inquiétants les perturbe. On ne sait pas ce qu'Erin, la vieille héronne, mijote. Puis la famille arrive, sans le savoir, à New-York, ville dangereuse pour les volatiles de toutes plumes. Ils y font connaissance de La cruche, une pigeonne plus très fraîche qui veille sur une bande de pigeons. La querelle pour savoir comment partager un sandwich trouvé dans une poubelle est savoureuse. Après, ils vont découvrir un ara en cage retenu prisonnier par un chef pas sympa du tout, spécialiste du canard à l'orange. C'est l'occasion de quelques gags amusants. Sur la route de la Jamaïque, Zack, Pam, Dax, Gwen et Dan vont vivre des moments plein de dangers auxquels ils ne s'attendaient pas. Je vous conseille ce film de Benjamin Renner et Guylo Homsy qui a très bien démarré au box-office en France. Lire le billet d'Henri Golant

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