Le blog de Dasola
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18 mai 2023

Le Principal - Chad Chenouga

Dans Le Principal, on a le plaisir de retrouver Roshdy Zem, devenu un acteur incontournable dans le cinéma français (et c'est mérité). Il interprète avec conviction Sabri Lahlali, principal adjoint d'un collège de l'Est de la France. C'est un homme qui a certainement dû beaucoup travailler pour en arriver à ce poste. Il n'a que de bonnes appréciations et d'ailleurs, une promotion l'attend. Il partage la garde de son fils Naël avec Noémie (Marina Hands, lumineuse), son ex-compagne et professeur dans le même collège. Il s'entend très bien avec Estelle (Yolande Moreau, toujours très bien), la Principale du collège, une férue de lecture. Sabri s'occupe aussi de son frère Saïd, un marginal qui a beaucoup de problèmes. Sabri met la pression sur Naël pour que ce dernier, qui est en troisième, réussisse le brevet des collèges. Naël semble relâcher ses efforts, au grand désespoir de son père, qui va commettre un acte répréhensible pouvant remettre en cause son avenir. Le film est court, moins d'une heure trente. Il démarre un peu lentement mais le réalisateur ne lâche jamais Sabri qui est de tous les plans. C'est un film que je conseille, tout comme Pascale.

17 mai 2023

La révole nature - Aline Geller

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) n'ai pas réussi à emmener avec moi la "maîtresse de blog" découvrir dimanche dernier La révole nature, le film documentaire objet du présent billet, au cinéma L'Entrepôt (75014). C'est dommage, car la documentariste était présente, ce que j'ignorais lorsque j'ai décidé d'aller le voir.

Affiche_La-revole-nature_40x60cm-BD_JPG_web_rvb (bande-annonce)

Ce documentaire a pour sujet le vin naturel, c'est-à-dire plus que "Bio": comme il est dit dans le documentaire, le jour où il sera obligatoire d'afficher sur l'étiquette d'une bouteille tous les produits utilisés pour le raisin d'abord, la vinification ensuite (ce qui semble prévu pour fin 2023?), le consommateur sera peut-être quelque peu désabusé par ce produit-phare en France, dont une bonne part de la production française est exportée. Les producteurs de "vin naturel", minoritaires voire marginaux, revendiquent de ne mettre dans leurs bouteilles que du raisin fermenté. Certains s'autorisent du sulfite (?) pour la conservation. L'association des vins SAINS (Sans Aucun Intrant Ni Sulfite), qui compte peut-être une quinzaine de producteurs, se veut encore plus intransigeante. Lors du film, nous assistons aux rencontres avec plusieurs paysans-vignerons, viti-viniculteurs, organisateurs ou -trices de salon professionnels, gérants de bar à vin... Chacun avec leurs personnalités et leurs parcours: beaucoup de barbus (baba cools) d'âge certain, mais aussi de jeunes "chefs d'entreprises" qui ont repris les vignes familiales pour les conduire et vinifier d'une manière différente des pratiques de leurs parents (ce qui n'est pas toujours simple). Tel ne touche pratiquement pas la terre ni les ceps, d'autres pratiquent le labour à traction chevaline, un autre rajoute du compost. La vinification se fait ici "en amphore" (cuve enterrée à côté des vignes), là en cuve de béton... Certains s'interdisent de vinifier d'autres raisins que ceux de leurs propres vignes, d'autres relèvent le "challenge" de chercher à faire quelque chose avec une "matière première" qui ne vient pas de leurs propres terres... ("négoce"). On assiste à plusieurs vendanges (événements festifs compris), à des dégustations (recrachées au seau!). Les producteurs peuvent être écoeurés de voir une bouteille qu'ils ont vendue 20 euros (oui, le vin naturel est plus cher que le "conventionnel" qu'on trouve en Grande Distribution!) revendue à 600 euros sur internet et devenue objet de spéculation au lieu d'être dégustée. La production est parfois confidentielle: 300 bouteilles pour une cuvée. Crève-coeur de refuser un carton de 6 bouteilles à un amateur qui s'est déplacé... Parfois, c'est plus de 75% de la production qui part à l'étranger. Chez certains revendeurs qui ont fait le choix de l'achat en fût et de la revente "à la tireuse", une bouteille peut par contre être vendue à moins de 10 euros aux amateurs peu fortunés. On peut en fin de film percevoir la crainte que cette notion de "vin naturel" finisse par être "récupérée", pour des raisons marketing, par des "marques" qui en feront une niche dans leurs ventes (comme cela s'est produit pour le commerce équitable ou pour le bio).

A l'issue de la projection, la petite trentaine de personnes (dont quelques professionnels!) s'est dirigée vers l'espace "restauration" de L'Entrepôt et a eu la possibilité de déguster telle ou telle production. C'est là que j'ai pu entendre la documentariste parler avec telle ou telle personne, et échanger moi-même durant quelques minutes avec elle. Elle appréciait ces toutes premières projections sur grand écran, dans une vraie salle de cinéma. Au départ, c'est une série qui était prévue, et il a fallu resserrer. Apparemment, par rapport à un montage précédent que certains avaient eu l'occasion de voir, 7 minutes avaient été retirées. Le film a été tourné en équipe très légère (2 ou 3 personnes), sauf pour les événements (salons ou vendanges) pour lesquels il fallait être en place avant, pendant et après, pour être sûr de capter tous imprévus. Je lui ai demandé si le documentaire passerait à la télé, si un DVD était prévu, si un livre serait publié en complément... Elle aimerait bien, mais dans l'immédiat, le film doit "vivre": sortir dans d'autres salles à Paris, puis tourner en province.

Le film devrait encore être visible cette semaine à L'Entrepôt. D'ici quelques semaines, si tout va bien, il devrait sortir dans quelques salles UGC (sauf s'il s'agissait d'une plaisanterie que je n'aurais pas comprise!) et dans quelques salles indépendantes, par exemple le Saint-André des Arts.

Pour ma part, j'apprécie de voir des documentaires et de pouvoir discuter avec l'équipe, même si cela ne donne pas toujours lieu à un billet: Bricks, Des bobines et des hommes (vus avec dasola). Il m'est aussi arrivé de me rendre à des projections-débats "militantes" organisées par telle ou telle association ou AMAP locale (voire d'y être "missionné" au titre  d'intervenant...), pour Traits de vie, Les petits gars de la campagne, La part des autres, ...

Je vais rajouter quelques éléments bibliographique "pour en savoir plus":

Plaidoyer pour le vin naturel, Eric Morain, éd. Nouriturfu, 2019 (que j'avais versé après lecture au système de prêt de livres de l'AMAP dont je fais partie). 
Deux livres de Christophe Beau, dans la collection "Pratiques utopiques" des éditions REPAS: La danse des ceps (1ère éd. 2003) et Pour quelques hectares en plus (2011).

Aline Geller m'a cité Valentin Morel, je pense qu'il s'agit de l'auteur du livre Un autre vin (Flammarion, 2023). Je ne l'ai pas (encore) lu.

27 avril 2023

Le prix du passage - Thierry Binisti

Sur les conseils de Miriam, je suis allée voir Le prix du passage de Thierry Binisti sorti le 12 avril dernier. Nous sommes le 27 avril et le film n'est pratiquement plus projeté en première exclusivité. C'est vraiment dommage car j'ai trouvé ce film très bon avec un suspense haletant jusqu'au bout. Natacha (Alice Isaaz, excellente) est une mère célibataire qui n'arrive plus à joindre les deux bouts. Son petit garçon Enzo, qui a 7 ou 8 ans, est tout pour elle. Elle gère sa vie autour de lui. Le prénom Enzo vient du fait que Natacha est une fan de l'Italie même si elle n'y a jamais été. La mère de Natacha l'aide en gardant Enzo quand c'est nécessaire. Natacha vit du côté de Calais dans une résidence vétuste, elle a deux mois de retard pour son loyer. Par ailleurs, sa chaudière vient de rendre l'âme et elle se fait renvoyer de son travail dans un café (elle piquait dans la caisse). C'est en manquant de renverser Walid, un migrant irakien, que Natacha apprend les sommes astronomiques que les migrants doivent verser pour passer en Angleterre. Natacha ne désire que 2000 euros pour changer sa chaudière. Avec Walid, elle commence à organiser des voyages vers l'Angleterre. Walid trouve les passagers et Natacha les transporte dans le coffre de sa voiture en faisant la traversée en Ferry. On se demande si Natacha va se faire prendre. Et puis Walid de son côté doit craindre les passeurs à la mine patibulaire qui rackettent les migrants. Un film qui m'a agréablement surprise, avec une fin que je vous laisse découvrir.
Lire le billet de Pascale.

18 avril 2023

Je verrai toujours vos visages - Jeanne Herry

J'ai attendu un peu pour évoquer ce film qui m'a plu mais m'a moins émue que Pupille, le film précédent de la réalisatrice. Je verrrai toujours vos visages de Jeanne Herry évoque le sujet de la justice restaurative : des victimes d'agressions et des agresseurs forment un groupe de paroles. Une fois par mois, ils se réunissent dans l'enceinte du prison. Il est prévu cinq séances. Ces rencontres sont encadrées par des professionnels et des bénévoles. En parallèle, on fait la connaissance de Chloé (Adèle Exarchopoulos, lumineuse) qui a été victime d'inceste dans sa jeunesse et qui a décidé de se confronter avec son bourreau. Chloé est aidée dans sa décision par Judith (Elodie Bouchez). Les échanges dans le groupe de paroles commencent de manière calme et pondéré. A tour de rôle, les victimes et les agresseurs s'expriment. On constate que les personnages évoluent. Il y a des moments émouvants comme les interventions de Miou-Miou qui interprète une des victimes. Peut-être parce que Jeanne Herry a choisi des acteurs très connus, j'ai trouvé l'ensemble un peu artificiel. Pour moi, ce sont les scènes avec Chloé et ce qu'elle dit qui m'ont le plus touchée. Un film à voir. Lire les billets enthousiastes de Pascale et Selenie.

12 avril 2023

Les Trois Mousquetaires : d'Artagnan - Martin Bourboulon

Quand vous entrez dans la salle de cinéma, il faut oublier Les Trois Mousquetaires, le roman d'Alexandre Dumas. Et pourtant, les personnages principaux, Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan, ainsi que Milady de Winter, Richelieu, Louis XIII, Anne d'Autriche et Constance Bonacieux sont présents dans le film Les Trois Mousquetaires : d'Artagnan. En revanche il y a quelques arrangements avec l'intrigue du roman, comme le fait que dans le film Athos est protestant et se retrouve victime d'un complot. Un matin, on le retrouve avec une femme ensanglantée dans son lit, il est accusé de l'avoir tuée et est donc condamné à mort. Heureusement que son frère le sauve de l'échafaud et que d'Artagnan a reconnu la victime. On apprend aussi que Porthos est bisexuel. Sinon, pendant deux heures, on suit les aventures des Mousquetaires et ce qu'ils doivent faire pour déjouer les complots ourdis par Milady de Winter, la complice de Richeleu. Louis XIII règne cependant que Richelieu gouverne. On retrouve bien entendu l'épisode des ferrets de la Reine Anne d'Autriche qu'elle a offerts au Duc de Buckingham. Lina Khoudry dans le rôle de Constance Bonacieux est bien charmante. D'ailleurs, les acteurs sont tous très bien. Eva Green en femme fatale a trouvé un rôle qui lui convient. Ce film est le premier d'un diptyque. Il va falloir s'armer de patience jusqu'en décembre 2023 pour voir la deuxième partie appelée Les Trois Mousquetaires : Milady. J'ai hâte. J'ai beaucoup aimé cette première partie. Lire les billets de Pascale et Selenie.

6 avril 2023

Le capitaine Volkonogov s'est échappé - Natalia Merkoulova et Alexei Tchoupov

Après avoir vu la bande-annonce, j'ai voulu voir Le capitaine Volkonogov s'est échappé réalisé par un couple de cinéastes russes. L'histoire se passe en 1938, au moment des purges ordonnées par Staline. Dorénavant, les militaires qui étaient responsables des purges sont eux-mêmes pris pour cible. Arrêtés, ils sont exécutés. Mais le capitaine Volkonogov échappe à la surveillance du garde en bas du bâtiment où il travaillait. Peu de temps après, il revient dans ce bâtiment où se commettent des tortures et des exécutions car il récupère plusieurs dossiers de personnes qui ont eu un "traitement spécifique" et qui en sont morts. Volkonogov (Youri Borissov, déjà vu dans Compartiment 6, est impressionnant) décide de retrouver les familles des victimes afin de leur demander pardon. Il est désormais poursuivi par ses collègues qui ne cherchent qu'à le tuer. Le film devient un thriller haletant, qui permet à Volkonogov de rencontrer les familles, mais on ne peut pas dire que l'accueil soit chaleureux. La première personne qu'il retrouve est une femme médecin généraliste dont le père a été exécuté. Désormais, elle vit dans une morgue. Son lit est à côté des cadavres. Elle l'insulte au lieu de lui pardonner. Toutes les autres familles auront la même réaction (sauf la dernière et pour cause), et pendant ce temps, les collègues de Vokonogov se rapprochent de lui de plus en plus. On devine que tout va mal se terminer. Je n'ai pas réussi à savoir où le film a été tourné: peut-être en Estonie puisque le film est une coproduction entre Russie, Estonie et France. J'ai appris qu'en russe, on dit "aérostat" pour désigner un dirigeable ou un zeppelin. On en voit un dans le film. J'ai trouvé ce film passionnant de bout en bout et j'étais dans une salle pleine. Je recommande ce film qui permet d'écouter parler russe. Lire les billets de Selenie et Choup aussi enthousiastes que moi. 

25 mars 2023

De grandes espérances - Sylvain Desclous

De grandes espérances permet à Rebecca Marder et Emmanuelle Bercot de jouer deux rôles formidables. Emmanuelle Bercot a raté sa vocation, elle devrait se reconvertir dans la politique.

Toujours est-il que je vous conseille d'aller voir De grandes espérances de Sylvain Desclous, sorti le 22 mars 2023. Madeleine Pastor (Rebecca Marder) et son fiancé Antoine Mandeville (Benjamin Lavernhe) passent des vacances en Corse dans une très belle maison louée par le père d'Antoine et où séjourne aussi Gabrielle (Emmanuelle Bercot, formidable), une ex-secrétaire d'Etat. Madeleine et Antoine sont issus de milieu sociaux très différents. Mais tous les deux viennent de passer l'épreuve écrite pour entrer à l'ENA, Madeleine grâce à une bourse. C'est une jeune femme brillante et intelligente. Pendant leur séjour, Antoine et Madeleine se promènent en voiture, Antoine roule très vite, il dépasse un pick-up. Et c'est la tragédie. Revenus à Lyon, Antoine et Madeleine n'ont rien dit de ce qui s'est passé. Antoine part loin sans passer l'oral du concours, Madeleine ne va pas au bout pour l'oral mais elle se fait embaucher par Gabrielle qui continue son combat politique dans l'économie sociale et solidaire. Le couple formé par Antoine et Madeleine a du plomb dans l'aile. C'est lui, Antoine, certainement jaloux de la réussite de Madeleine, qui va faire accélérer les choses pour qu'elle soit inquiétée. Heureusement que cette dernière se souvient qu'elle a un père  (Marc Barbé, très bien), un homme taiseux qui va soutenir sa fille au bon moment. 

Allez voir le film pour les acteurs et pour le suspense qui est tenu jusqu'au bout. Lire les billets de Pascale et Selenie.

22 mars 2023

La Syndicaliste - Jean-Paul Salomé

Je vais régulièrement au cinéma UGC Les Halles à Paris, qui se situe pas très loin de mon travail. Et bien - c'est pratiquement la première fois que je le constate depuis la fin de la covid -, les spectateurs sont revenus en masse et c'est une très bonne nouvelle. Mardi 21 mars 2023 vers 19h, il y a avait un monde fou aux caisses et au contrôle des billets. J'ai vu La Syndicaliste dans une salle pleine.

Concernant La Syndicaliste, j'ai été agréablement surprise par ce film, au suspense assez haletant. En 2012, Maureen Kearney, syndicaliste CFDT à Areva, a voulu mettre au jour les manœuvres politico-économiques qui menaçaient l'avenir d'Areva face à EDF et à une société chinoise, grâce à une dénonciation d'un salarié d'EDF. C'est toute la filière du nucléaire français qui est menacée, et par là même des milliers d'emplois. Maureen Kearney, mariée et mère d'une fille, se fait lanceuse d'alerte avec l'appui d'Anne Lauvergeon, l'ex-numéro 1 d'Areva, mais elle a fort à faire face à des adversaires masculins qui la considèrent comme folle et hystérique. Un jour, elle est attaquée chez elle. Baîllonnée et attachée, elle est violée avec le manche d'un couteau. Assez vite, elle va passer de victime à suspecte. On considère que c'est une affabulatrice. Pendant tout le film, on sent une tension. On a peur pour Maureen Kearney qui apparaît comme une femme forte et fragile en même temps. On se demande ce qui va se passer. Heureusement que son mari et les membres de son syndicat la soutiennent. Sur Wikipedia (consulté ce 22/03/2023), vous pourrez lire toute l'histoire. Il y a quelques personnages qui sont purement fictionnels semble-t-il, mais le réalisateur s'est inspiré du récit d'une journaliste. Pour en venir aux acteurs, j'ai trouvé Isabelle Huppert remarquable de bout en bout. Grégory Gadebois qui interprète son mari est bien. Tous les autres acteurs, Marina Fois et Yvan Attal en tête, jouent très bien leur partition. Un très bon film que je recommande. Lire les billets de Pascale, Henri Golant, Selenie

16 mars 2023

Les petites victoires - Mélanie Auffret

Les petites victoires de Mélanie Auffret se déroule de nos jours en Bretagne dans le département des Côtes d'Armor, dans un petit village appelé Kerguen (je ne sais pas si c'est un nom inventé). Alice Le Guennic (Julia Piaton, très bien), la mairesse du village, est aussi l'institutrice de l'école à la classe unique. Elle essaie d'administrer au mieux ce village qui manque de magasins de proximité et de médecin. Elle écoute les villageois qui viennent se confier à elle pour des problèmes très intimes. Alice ne baisse pas les bras mais c'est dur. Un jour, Emile Menoux (Michel Blanc, excellent), un des villageois, qui ne sait pas lire, décide de venir suivre les cours d'Alice à l'école. La cohabitation n'est pas toujours facile mais avec de la bonne volonté, Emile se fait accepter des autres élèves. Le problème qui surgit est qu'un inspecteur de l'éducation nationale vient faire une inspection et se rend compte qu'il n'y a plus que 10 élèves dans l'école. C'est trop peu. L'école va fermer. Cela n'empêche pas qu'il se passe plein de choses sympathiques que je ne vous raconterai pas. Le film est plein de délicatesse et de moments très amusants. On applaudit à la fin. Ne passez pas à côté. Allez le voir. 

10 mars 2023

Mon crime - François Ozon

J'ai vu Mon crime, le nouveau film de François Ozon, en avant-première avec mon ami, qui a surtout remarqué les belles voitures que l'on peut admirer pendant le film. Mon crime est adapté d'une pièce de théâtre de 1934 de Louis Verneuil et Georges Berr. Mon crime est une comédie policière très distrayante avec deux jeunes actrices épatantes, Nadia Tereszkiewicz et Rebecca Marder. La première joue le rôle de Madeleine Verdier, une jeune actrice qui n'arrive pas à trouver un rôle digne de ce nom, la deuxième interprète Pauline Mauléon, une jeune avocate en quête de clients. Elles partagent le même appartement, dans un sixième étage un peu miteux, et elles dorment dans le même lit en tout bien tout honneur. Par un concours de circonstances, Madeleine est accusée du meurtre d'un producteur de théâtre (un gros cochon) qui venait de la recevoir pour lui offrir un rôle. C'est Pauline qui va se charger de la défense de Madeleine. Face à elles, il y a le juge d'instruction joué par Fabrice Luchini, le procureur Michel Fau, le policier Régis Lespalès et d'autres personnages comme Palmarède (Danny Boon), un entrepreneur avec un accent marseillais à couper au couteau. Acquittée, Madeleine va voir décoller sa carrière. C'est là que surgit un personnage haut en couleur, Odette Chaumette, ancienne actrice du muet qui n'a pas réussi le virage du "parlant". Avec ses cheveux roux ébouriffés et son allure excentrique, Isabelle Huppert fait une entrée remarquée. On va apprendre tout de suite ce qu'elle veut. Tous les acteurs ont l'air de bien s'amuser. Ce n'est pas du grand cinéma mais le côté féministe de l'histoire est sympathique. Lire les billets de Pascale et Selenie

28 février 2023

Le marchand de sable - Steve Achiepo

Le marchand de sable de Steve Achiepo est un film très intéressant sur le problème des logements pour les SDF ou les migrants arrivés à Paris ou ailleurs. Djo, un livreur d'origine ivoirienne, devient marchand de sommeil quand une de ses cousines et ses trois enfants arrivent d'Afrique et qu'ils n'ont nulle part où dormir. Djo vit chez sa mère. Il a la garde de sa fille une semaine sur deux. Chez la maman, la vie n'est pas simple car il y des oncles qui vivent à demeure. C'est pourquoi Djo accepte, après avoir hésité, un logement plus confortable de la part d'un certain Yvan (Benoît Magimel). Yvan est un vrai magouilleur qui n'a aucun état d'âme pour loger et virer aussi rapidement des migrants ou des SDF de logements plus ou moins décents en faisant payer des loyers plus ou moins bas. Je ne dirai rien de la fin où pointe un peu d'espoir. Les acteurs sont tous très bien. Il faut noter que La Fondation Abbé Pierre soutient ce film. C'est un film qui m'a plu et que je conseille. Lire le billet de Pascale

25 février 2023

Tel Aviv-Beyrouth - Michale Boganim

Sur les conseils de Miriam, je suis allée voir Tel Aviv-Beyrouth de la réalisatrice israélienne Michale Boganim. Ce film est prenant et émouvant. L'histoire se passe entre 1984 et 2006 entre le sud Liban et Tel Aviv. En 1984, c'est la guerre au sud Liban. Yossi, officier israélien marié à Myriam et jeune papa d'un petit garçon appelé Gil, va passer presque vingt ans dans un village du sud Liban. Là-bas, il devient l'ami de Fouad et Nour, un couple de chrétiens libanais, parents de deux filles, Jacqueline et Tanya. Youssi qui fait partie des milices chrétiennes va choisir de s'allier avec les Israéliens contre le Hezbollah chiite pro-iranien. Malheureusement, Nour va être tuée par un tir de roquette et Youssi devra élever seul ses deux filles.

En 2000, Israël se retire du sud Liban en abandonnant ceux qui les ont aidés. Youssi et sa fille Tanya s'exilent en Israël, car Youssi ayant collaborer avec Israël risque des années d'emprisonnement au Liban. Ils ne sont pas bien accueillis, ce sont des parias qui vivent dans un mobile home au milieu de nulle part. Le retour de Yossi auprès de sa femme et de son fils ne se passe pas très bien, car Myriam, qui s'est sentie délaissée pendant tout ce temps, a pris un amant et elle obtient le divorce.

En 2006, Gil qui a 22 ans, part faire son service militaire contre l'avis de sa mère. Il venait d'être accepté pour étudier à la Sorbonne. Deux soldats israéliens sont pris en otage au Liban. Une opération miliitaire se prépare. 

Malgré quelques invraisemblances, j'ai aimé ce film pour l'histoire qu'il raconte. Il faut noter que les cercueils seuls peuvent passer les frontières sans problème. Les personnages les plus intéressants sont les femmes qui sont les perdantes de l'histoire. L'actrice qui interprète Tanya s'appelle Zalfa Seurat. C'est une des filles du sociologue Michel Seurat, otage au Liban avec Jean-Paul Kauffmann et mort en captivité en 1986.

Lire le billet d'Henri Golant, très critique envers ce long-métrage.

29 janvier 2023

Divertimento - Marie-Castille Mention-Schaar

Avec Divertimento de Marie-Castille Mention-Schaar, j'ai passé un excellent moment dans une salle de cinéma. Moi qui aime la musique classique, je me suis régalée. L'histoire est inspirée d'une histoire vraie. Deux soeurs jumelles, Zahia et Fettouma Ziouani, nées à Paris en 1978 mais qui ont vécu toute leur vie à Pantin dans le 93, vont devenir respectivement cheffe d'orchestre et violoncelliste. Elles ont la chance d'avoir un père féru de musique classique qui pour éviter de chagriner les voisins va tapisser de cartons d'oeufs une des pièces de l'appartement dans laquelle Fettima répète. Divertimento est devenu le nom d'un orchestre fondé grâce à Zahia en 1998 avec des musiciens d'Île de France. Dans le film, on assiste aux débuts de Zahia et Fettouma qui partagent leur temps entre leurs études et les répétitions de musique dans un lycée à Paris. Les élèves de ce lycée issus d'un milieu aisé ne font pas de cadeau à Zahia qui a décidé de devenir cheffe d'orchestre. Elle va avoir la chance de recevoir l'enseignement du chef d'orchestre Sergiu Celibidache (très bien interprété par Niels Arestrup) qui n'est pourtant pas tendre avec les femmes. Ce film nous donne l'occasion d'entendre la danse Bacchanale tiré de Samson et Dalila de Camille Saint-Saens et en musique finale, le Bolero de Maurice Ravel. Mais il y a plein d'autres extraits de musique dont Romeo et Juliette de Prokofiev, et c'est un vrai bonheur. Il faut noter qu'Oulaya Amamra et Lina El Arabi qui interprètent les deux soeurs sont pleines de fraîcheur. Un film qui fait du bien et quand on sort de la salle, on est de bonne humeur. Lire le billet de Pascale

26 janvier 2023

Caravage - Michele Placido / Tirailleurs - Mathieu Vadepied

J'ai enfin vu Caravage de Michele Placido. J'ai apprécié le film pour les décors, les costumes et l'atmosphère étouffante. Quand le film débute, on est en 1509, Michelangelo Merisi dit Caravage a été condamné à mort pour avoir tué un homme. Caravage attend la grâce du pape mais rien n'est simple. Un homme surnommé l'Ombre enquête pour mieux connaître le peintre né en 1571. Caravage s'agite beaucoup quand il prépare une nouvelle toile. Les modèles dont il se sert pour ses toiles sont des mendiants, des prostituées ou des gens du peuple. C'est ce qui trouble le clergé de l'époque car les thèmes des toiles du Caravage sont souvent d'ordre religieux. Par ailleurs, j'ai trouvé l'ensemble embrouillé à cause des retours en arrière et en avant continuels entre les années et il y a beaucoup de changement de lieux : Rome, Naples, Malte. Les acteurs ne sont pas mal du tout. Louis Garrel dans le rôle de l'Ombre est convaincant. Le film donne envie de (re)découvrir l'oeuvre et la vie du Caravage qui sont très liées. Lire les billets de Matching points et Selenie.

Tirailleurs de Mathieu Vadepied évoque de manière plutôt modeste, et c'est ce qui fait sa qualité, le fait que des centaines de jeunes Noirs d'Afrique ont été enrôlés de force pour aller combattre dans les tranchées pendant la première guerre mondiale. Bakary Diallo ne peut empêcher que son fils Thierno parte sur le front. Il décide de se faire enrôler pour être avec son fils. L'évocation de la guerre des tranchées est plutôt réussie. J'ai trouvé que c'était surtout une belle histoire d'un père et de son fils unis dans le combat. Un seul reviendra vivant. Omar Sy qui ne parle pas français dans le film est vraiment bien. Il est très sobre et ne sourit pas une seule fois. Alassane Diong qui joue le fils est le neveu d'Omar Sy dans la vie, et je trouve que c'est un acteur à suivre. Lire le billet de Pascale.

Les deux films rencontrent un certain succès en salle et c'est mérité.

20 janvier 2023

Grand marin - Dinara Droukarova

J'ai découvert Dinara Droukarova, une Russe de 47 ans, dans Depuis qu'Otar est parti de Julie Bertuccelli. L'actrice-réalisatrice a choisi d'adapter le livre de Catherine Poulain (qui date de 2016) et qui fut un grand succès de librairie (je ne l'ai pas lu). Dinara Droukarova a donc réalisé le film et y interprète Lili (surnommée Moineau) qui est le personnage principal. Lili débarque d'un ferry en Islande, car elle veut à tout prix s'embarquer sur un bateau de pêche. Elle est accepté par Ian, le capitaine / skipper du Rebel. Quatre autres pêcheurs embarquent avec Lili. Avant le départ, on a l'occasion de voir de magnifiques paysages islandais de bord de mer. Lili parle peu, mais elle se met très vite aux différentes tâches. Assez vite, on se rend compte que pêcher est un travail éreintant et qu'il peut être dangereux. La preuve en est quand Lili se fait une coupure profonde avec une épine de nageoire de poisson. Elle risque la septicémie. Malgré tout, Lili continue jusqu'au bout. On voit comment des centaines de poissons sont éviscérés après avoir été pris dans les filets et comment il faut les conserver dans de la glace. Lili devient la "mascotte" du bateau. Elle effectue des quarts et toutes les tâches pénibles comme les autres. Jude, un des membres de l'équipage, tombe amoureux d'elle. Ils passent une nuit ensemble mais ça s'arrête là. C'est un film modeste mais très dépaysant. A la fin, on assiste à une pêche aux crabes dans la mer de Bering de nuit. J'ai passé un bon moment devant ce film même si ce n'est pas un coup de coeur. 

6 janvier 2023

Hinterland - Stefan Ruzowitzky / Choeur de rockers - Ida Techer et Luc Bricault

J'ai suivi une fois de plus les conseils de Pascale et je suis allée voir Hinterland, film gothique et expressionniste absolument somptueux. L'histoire se passe à Vienne en 1921. Quelques soldats autrichiens reviennent de deux ans de captivité en Union Soviétique. Ils sont dans un triste état et sont oubliés de tous. Ils se retrouvent à mendier à l'Armée du Salut. Un seul s'en tire mieux, Peter Perg, qui fut inspecteur de police avant guerre. Il espère retrouver sa femme et sa petite fille Marlène qu'il ne connait pas. Très vite, quelques crimes aux modus operandi assez horribles ont lieu, les victimes sont des vétérans revenus avec Perg. On demande à ce dernier de mener l'enquête. Il est en quelque sorte aidé par la jeune médecin légiste qui ne reste pas insensible au charme de l'inspecteur. Ce film noir se passe dans une ville où tout est de guingois. Les immeubles ne se tiennent pas droit. Il y a de belles profondeurs de champ. La lumière et les couleurs des images sont très travaillées. J'adore ce genre de film et je savais que je ne serai pas déçue. Il faut noter que l'acteur principal d'origine turc et la jeune actrice qui interprète la médecin légiste ne sont pas étrangers au plaisir d'avoir vu ce film. Ils sont beaux à regarder.

Je passe à Choeur de rockers d'Ida Techer et Luc Bricault, qui est un film qui donne la pêche. Le scénario est inspiré d'une histoire vraie. A Dunkerque, Alex (Mathilde Seigner, très bien) est une femme divorcée avec deux enfants qui gagne sa vie en chantant du rock dans des arrière-salles de bars. Elle est plus souvent fauchée qu'autre chose. Un jour, une copine qui travaille à la mairie lui propose d'organiser un concert avec des seniors. Bien entendu, il est question de donner un concert "rassembleur" avec des chansons comme "Sur le pont de Nantes". Mais les seniors ne l'entendent pas de cette oreille. Ils veulent chanter du rock (français ou anglais). Et c'est ce qui va se passer. Après quelques obstacles, leur groupe, les "Salt and Pepper", va se produire devant un public. Les acteurs sont tous épatants: Andréa Ferreol, Anne Benoit (avec une voix très grave), Brigitte Rouan, Myriam Boyer ou Bernard Lecoq. Il y a des moments émouvants comme lorsque le groupe chante "Space Oddity" dans une église. Un film très sympathique que je conseille. Lire le billet d'Henri Golant

14 décembre 2022

Sous les figues - Erige Sehiri / Maestro(s) - Bruno Chiche

Sur les conseils de Miriam, je suis allée voir Sous les figues d'Erige Sehiri. L'histoire se passe dans la campagne tunisienne pendant une journée. Après un parcours cahotique dans des camionnettes, des jeunes filles et d'autres femmes plus âgées, ainsi que quelques hommes jeunes et moins jeunes, sont chargés de cueillir de grosses figues bien mûres. C'est un travail délicat car les branches des figuiers se cassent facilement. Pendant la cueillette, les conversations vont bon train. Les filles qui portent un foulard sur les cheveux bavardent beaucoup. Elles parlent librement sans langue de bois. Elles ne se laissent pas faire par certains ouvriers un peu entreprenants. Elles rêvent au prince charmant. Et pendant une pause, elles se maquillent. Les garçons semblent désabusés par la vie qu'ils mènent. Ils travaillent pour gagner quelques dinars. Les femmes âgeées se plaignent de leurs douleurs ou bien font du thé pendant leur pause. Sur le chemin du retour, tout semble un peu apaisé. J'ai aimé la manière dont la réalisatrice filme les visages au plus près. Ce film permet de côtoyer un échantillon de la population tunisienne aujourd'hui. Un film avec beaucoup de charme. Je conseille moi aussi.

Dans Maestro(s), Yvan Attal joue le rôle d'un chef d'orchestre Denis Dumar qui vient de recevoir un prix lors d'une cérémonie à la télé. Son père, François, est aussi chef d'orchestre. Lors d'une répétition, ce dernier (Pierre Arditi qui "fait la gueule") apprend par un coup de fil qu'il a été choisi pour diriger la Scala de Milan. Malheureusement, suite à un quiproquo, il y a eu une erreur. C'est Denis qui doit diriger l'orchestre et non François. La rivalité entre père et fils restera très feutrée grâce à la présence d'Hélène (Miou Miou), la compagne de François. De son côté, Denis bénéficie de la présence de son ex-femme qui est devenue son agent et il est tombé amoureux d'une femme violoniste qui souffre de surdité. Ce film permet de faire entendre quelques morceaux de musique dont l'ouverture des Noces de Figaro de Mozart en entier. Attendez la sortie du film à la télévision. 

8 décembre 2022

Le torrent - Anne Le Ny / Mes rendez-vous avec Leo - Sophie Hyde

Je suis allée voir ces deux films après avoir vu les bandes-annonces. 

Le torrent d'Anne Le Ny se passe dans le département des Vosges en hiver. Dans une maison d'architecte, vivent Alexandre (José Garcia, à contre-emploi), Juliette et leur fils Darius. Lison, la fille d'Alexandre, s'invite chez eux. Lison est profondément attachée à son père. Le soir de son arrivée, elle va découvrir sur une clé USB quelque chose qu'elle n'aurait jamais dû voir. A partir de là, le drame éclate. Une dispute éclate entre Alexandre et sa femme qui tombe dans un ravin. Plus tard, son corps est emporté par une rivière en crue. Alexandre, complètement désemparé, se sert de sa fille pour se fabriquer un alibi. Ils doivent se serrer les coudes. Mais un grain de sable s'incruste en la personne de Patrick (André Dussollier), le père de Juliette. J'ai noté qu'un petit garçon arrive à se consoler de la mort de sa mère assez vite en adoptant un chien. C'est un film qui se laisse voir mais qu'on oublie relativement vite. 

Mes rendez-vous avec Leo est un film britannique qui se passe presque entièrement dans une chambre d'hôtel "standard supérieur", vraisemblablement à Londres. J'ai voulu voir le film car je suis une inconditionnelle d'Emma Thompson. Dans le film, elle joue sans fard Nancy Stokes, une veuve à la retraite qui a été professeure de religion. Elle vient de louer les services de Leo Grande, un escort boy avec lequel elle espère apprendre des choses sur le sexe, vu comme quelque chose d'épanouissant et non pas de routinier comme ce qu'elle a connu pendant 31 ans avec son mari. Nancy parle beaucoup, elle n'est pas à l'aise. Elle se demande comment elle a pu décider de faire quelque chose de pareil. Pourtant, face à elle, Leo qui est un charmant jeune homme fait tout pour la mettre à l'aise. Il y aura quatre rendez-vous qui permettront de faire évoluer les deux personnages. Vu le sujet, on pouvait s'attendre à du graveleux, et bien pas du tout. Il y a beaucoup de pudeur et les deux acteurs sont vraiment bien. Emma Thompson a été courageuse de se montrer dénudée avec ses défauts. Un film sympathique.

29 novembre 2022

Saint Omer - Alice Diop

Ce n'est pas toujours le cas, mais pour une fois, je suis d'accord avec le billet de Pascale. J'aurais tant voulu aimer plus Saint Omer. Il dure un peu plus de deux heures, 1H20 ou 1H30 aurait suffi. Dommage que la réalisatrice, qui est aussi la scénariste, ne se soit pas concentrée plus sur le procès de Laurence Coli, une femme infanticide. Alice Diop a dilué l'histoire avec d'une part le procès qui est passionnant, et le reste. Le reste, c'est un préambule incompréhensible sur les femmes tondues à la Libération, c'est Rama qui donne un cours sur Marguerite Duras et c'est surtout le mal-être de la même Rama, qui est aussi écrivain et qui pour son nouveau roman suit le procès. Enceinte de 4 mois, elle semble avoir  des problèmes relationnels avec sa mère. Moi, j'ai trouvé le personnage de Laurence Coli, la mère infanticide d'origine africaine qui s'exprime dans un français châtié, très intéressant. Il y a plein de choses qu'elle ne dit pas, dont la raison de son acte. Pendant tout le procès, elle s'exprime avec clarté. Au fur et à mesure que se déroule le film, il semble que cette femme intéresse de moins en moins la réalisatrice. L'un des deux seuls témoins que l'on entend est le père de la petite victime, une petite fille de 15 mois que Laurence a abandonnée une nuit sur une plage de Berck-sur-Mer dans le Pas-de Calais. C'est tiré d'une histoire vraie qui s'est passée en 2013. Guslagie Malanga dans le rôle de Laurence Coli et Aurélia Petit qui interprète l'avocate de la défense sont toutes les deux remarquables. Rien que pour elles, vous pouvez allez voir le film, mais vous allez peut-être vous ennuyer comme certaines personnnes dans la salle où j'ai vu le film. J'ai entendu des soupirs et quelqu'un qui disait qu'elle serait bien partie avant la fin. En tout cas, le film a reçu deux prix à la dernière Mostra de Venise et il représente la France aux prochains Oscars. 

23 novembre 2022

Les femmes du square - Julien Rambaldi

Les femmes du square de Julien Rambaldi est un "feel good movie", comme on dit d'un film qui fait du bien et qui rend heureux quand on en sort. "Les femmes du square" sont les nounous noires, asiatiques ou maghrébines, des employées plus ou moins déclarées pour s'occuper d'enfants des beaux quartiers de la capitale. Grâce à une voisine de son immeuble, Angèle, une femme d'origine ivoirienne avec des faux papiers, pleine de ressources avec du culot et de la tchatche, se fait embaucher et loger chez Hélène, qui est séparée de son mari. Hélène est la mère de deux enfants dont Arthur, 10 ans. Arthur et Angèle vont former un duo inséparable jusqu'à ce que le passé d'Angèle la rattrape. Angèle commence à mener un combat pour que certaines femmes du square se défendent contre les diverses mesquineries que leur font subir leurs employeurs. Et Angèle tombe amoureuse d'Edouard, un jeune avocat qui ne reste pas insensible à cette femme pleine de vie et qui fera beaucoup pour l'aider dans son entreprise. Le film est plein de gags et il est bourré d'humour, il ne tombe jamais dans la niaiserie. Le jeune Vidal Arzoni (un petit Suisse issu d'une famille d'artistes), qui interprète Arthur, est un jeune acteur à suivre, il crève l'écran. Face à lui, Eye Haïdara qui joue Angèle n'est pas en reste. Elle est de presque tous les plans. J'espère que ce film rencontrera du succès. Il le mérite. Lire le billet de Selenie

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