Le blog de Dasola
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cinema francais
26 février 2022

Maigret - Patrice Leconte / Maison de retraite - Thomas Gilou

Je chronique ces deux films sur le même billet car Gérard Depardieu interprète un rôle dans les deux.

Je commence par Maigret de Patrice Leconte, d'après le roman Maigret et la jeune morte écrit en 1954 en une semaine. J'ai aimé l'atmosphère sombre qui sert de décor à une histoire qui se passe dans les années 50. D'après le résumé du roman que j'ai lu sur Wikipedia, il y a beaucoup de différences avec le scénario du film, mais ce n'est pas très grave. L'histoire est resserrée et il y a la création du personnage de Betty qui n'est pas dans le roman. Une jeune femme, Louise, est retrouvée morte, lardée de coups de couteau, sur une place du IXème arrondissement. Maigret (Gérard Depardieu, très bien) enquête. Il faudra un certain temps pour trouver l'identité de la victime. Elle portait une très belle robe de soirée, alors que le reste de son habillement, sous-vêtements ou chaussures étaient usées. Elle a voulu assister au mariage d'une certaine Jeanine, une fille que Louise a connue quand toutes les deux arrivaient de leurs provinces vers Paris. Grâce à une autre jeune fille ressemblant beaucoup à Louise à laquelle Maigret s'attache, l'enquête va progresser et le nombre de suspects se réduit : Jeanine, son fiancé issu de la grande bourgeoisie et la mère du fiancé. Un film qui se laisse voir avec plaisir avec un Depardieu émouvant. Lire les billets d'Henri Golant et Selenie

Dans Maison de retraite, il interprète un boxeur retraité qui vit désormais dans un EHPAD dans lequel Milann Rousseau (Kev Adams) doit s'acquitter d'une peine de travaux d'intérêt général. Il est homme à tout faire. Il découvre assez vite que cet EHPAD est une prison pour les résidents qui ne sortent jamais, qui mangent mal mais qui sont solidaires entre eux. En particulier, on a la bande des sept qui ne s'en laissent pas compter. On a l'occasion de voir, en plus de Gérard Depardieu, Mylène Demongeot, Jean-Luc Bideau, Daniel Prévost, Marthe Villalonga, Firmine Richard et Liliane Rovere. Ce n'est pas toujours d'une grande finesse mais j'ai trouvé l'ensemble sympathique et j'ai énormément aimé la fin. Henri Golant a aussi aimé.

24 février 2022

La vraie famille - Fabien Gorgeart

La vraie famille de Fabien Gorgeart nous fait entrer dans une famille d'accueil très aimante. Au centre, il y a Simon, un petit bonhomme craquant. Anna et Driss, ses parents d'accueil, ne font pas la différence entre Simon et leurs deux enfants biologiques. Mais là où le bât blesse, c'est que Simon appelle Anna "maman". Elle le couve et elle est très proche de lui, peut-être plus que de ses propres enfants. Quand elle a accueilli Simon, il avait 18 mois. Maintenant, il a six ans. Anna n'a pas su mettre une frontière invisible mais réelle entre Simon et elle. Elle n'aurait pas dû accepter que Simon soit aussi familier avec elle. Alors que Simon appelle Driss "Driss" et non "papa". C'est pourquoi, quand l'aide sociale à l'enfance annonce à Anna que le papa de Simon veut le reprendre, elle n'imagine pas que cela puisse arriver. Il faut noter que les institutions en France privilégient les relations des enfants avec leurs parents biologiques, et tant pis pour les famiilles d'accueil. C'est inconcevable pour elle. Melanie Thierry est très bien dans le rôle d'Anna et les autres comédiens aussi. Mention spéciale au petit Gabriel Pavie qui ferait en effet fondre un iceberg (lire le billet de Pascale).

Une histoire émouvante qui se termine heureusement pas si "mal" et non "mai". Merci à Luocine de m'avoir fait corriger ma faute de frappe.

12 février 2022

La panthère des neiges - Marie Amiguet et Vincent Munier

Neuf semaines après sa sortie, La panthère des neiges est encore à l'affiche à Paris. Il faut dire que ce documentaire est de toute beauté avec des paysages des plateaux du Tibet à couper le souffle à 5000 mètres d'altitude. L'écrivain et globe-trotter Sylvain Tesson rêvait de voir une panthère des neiges. Dans sa quête, il est accompagné par un photographe animalier, Vincent Munier, qui se sent revivre dans ces paysages encore sauvages, loin des hommes. Avant que la panthère des neiges n'apparaisse sur l'écran, on aura eu l'occasion de voir comment Vincent Munier initie Sylvain Tesson à l'affût et à la patience dans des conditions climatiques très dures. Munier sait qu'une panthère n'est pas loin car il a repéré des marques de pattes. Les températures peuvent afficher jusqu'à moins 30° Celsius. Mais cela n'empêche pas des troupeaux de yacks noirs de parcourir de longues distances. On admire aussi des antilopes du Tibet, des oiseaux souvent très colorés, un loup gris, un renard du Tibet, trois ours, la maman et ses deux oursons. Personnellement, j'ai été fascinée par un chat de Pallas (ou Manul) qui est assez effrayant avec sa tête hirsute et ses yeux jaunes qui se lèvent vers le ciel. On le voit avaler un oiseau avec bec, plumes et os. On trouve ces chats dans certains zoos. Quand apparaît enfin la panthère des neiges, les deux hommes sont enthousiastes. On la voit dépecer une proie qu'elle a tuée il y a peu de temps. C'est un animal en danger d'extinction. En revanche, les textes en voix off n'ont rien d'exceptionnels. Un très beau documentaire qui dépayse. 

9 février 2022

Petite Solange - Axelle Ropert

Petite Solange d'Axelle Ropert commence sur le gros plan d'une jeune fille assise en classe qui semble avoir du chagrin. Quelques mois plus tôt, les parents de Solange, Antoine (Philippe Katerine) et Aurélia (Léa Drucker) fêtent leur 20 ans de mariage. Tout semble idyllique dans la famille Maserati. Antoine tient un magasin d'instruments de musique et Aurélia est comédienne. Solange qui a treize ans s'entend bien avec son grand-frère Romain de 21 ans. Cependant, peu de temps après, Solange entend ses parents se disputer. Le couple se sépare et le monde de Solange s'écroule. Même la maison où elle vit va être vendue. Elle appelle à l'aide son frère qui a pris la poudre d'escampette vers Madrid. Solange perd ses repères et on a de la peine pour elle. Sinon, les parents et même le frère ne sont pas très sympathiques. Ils ne se rendent pas compte que Solange souffre. Le film montre qu'un divorce peut être une tragédie. A la fin du film, Solange fête ses quatorze ans et elle a beaucoup mûri. Jade Springer qui interprète Solange est très bien. J'espère qu'on la reverra dans d'autres films. Lire le billet de Pascale

3 février 2022

Les jeunes amants - Carine Tardieu

J'ai hésité à voir ce film sorti cette semaine, n'étant pas forcément une grande fan de Fanny Ardant. Et bien j'aurais eu tort de ne pas y aller, car dès les premières images qui se passent dans un hôpital, je me suis dit que Les jeunes amants allait me plaire. L'essentiel de l'histoire se déroule en 2021. Shauna, âgée de 71 ans (Fanny Ardant magnifique), a été architecte. L'histoire de ces deux personnages débute en 2006, à l'hôpital donc. Shauna veille sur une patiente alitée et c'est là qu'elle rencontre Pierre Escande (Melvil Poupaud, assez craquant), interne dans l'hôpital. Ils échangent quelques paroles et puis Shauna disparaît. Quinze ans plus tard, Pierre, qui a maintenant 45 ans, est marié à Jeanne (Cécile de France, très bien) et il est père de famille. Shauna et lui se revoient en Irlande par l'intermédiaire d'un ami commun. Et à partir de là, quelque chose se passe. Pierre tombe amoureux de Shauna et les sentiments vont bientôt être réciproques. J'ai été très sensible au traitement du sujet: ce n'est pas racoleur, ni gênant, ni mièvre. La scène où Pierre dit à Shauna qu'elle le "bouleverse" m'a émue. Il y a beaucoup de pudeur dans certaines scènes et les acteurs y sont pour beaucoup. Une très belle histoire d'amour. Un film que je recommande. 

31 janvier 2022

Les promesses - Thomas Kruithof

Je dirais que Les promesses très bien interprété ne tient pas totalement ses promesses, surtout sur la fin. Dans le 93, une mairesse (ou Madame le maire, je suis d'accord avec Tania, voir son com ci-dessous), Clémence Colombet (Isabelle Huppert) et son "Dircab" Yazid (Reda Kateb) mènent un combat de la dernère chance pour que la cité des Bernardins, dans un état de délabrement inacceptable, puisse bénéficier d'une enveloppe de 63 millions d'euros dans le cadre de travaux de réhabilitation du Grand Paris. C'est une promesse qu'elle fait devant ses administrés, et elle souhaite qu'elle se réalise. Durant le film, on voit comment peuvent se dérouler les négociations au niveau ministériel et jusqu'au cabinet du Premier Ministre. Clémence est à la fin de son deuxième mandat comme maire. Elle compte laisser sa place à son adjointe, Naidra. On assiste à plusieurs retournements de situations et pendant ce temps-là, les copropriétaires et locataires des Bernardins ne veulent plus payer leurs charges. Ils se soutiennent mutuellement. Malheureusement, il y a aussi des "marchands de sommeil" qui ne souhaitent pas qu'il y ait des travaux, car plus la barre d'immeubles se dégradera et plus les appartements pourront se racheter pas chers, et les nouveaux propriétaires en profiteront pour loger de plus en plus de migrants sans papiers dans des conditions indignes. Je trouve dommage que la résolution de l'histoire soit expédiée en même pas cinq minutes. Un film à voir cependant pour les acteurs. 

25 janvier 2022

Adieu Monsieur Haffmann - Fred Cavayé

Voici un film qui m'a remuée. Adieu Monsieur Haffmann de Fred Cavayé est adapté d'une pièce de théâtre que je n'ai pas vue. L'histoire commence à Paris en mai 1941. La première séquence du film se focalise sur un pied appareillé qui avance sur des pavés. Ce pied appartient à un "boiteux", François Mercier (Gilles Lellouche), employé chez Joseph Haffmann (Daniel Auteuil), un bijouter qui crée des modèles. C'est un artisan doué. Malheureusement pour lui et sa famille, du fait qu'ils sont Juifs, ils sont menacés d'être arrêtés sous peu. Très vite, Haffmann convainc sa femme de fuir en zone libre avec leurs enfants. Lui-même les rejoindra plus tard après avoir réglé le sort du magasin. Et pour ce faire, Haffmann fait une proposition étonnante à François Mercier et à sa femme Blanche (Sara Giraudeau). Il va leur vendre le magasin, qu'ils lui rétrocéderont lorsque la guerre sera terminée. Le jour même de sa fuite, Haffmann est obligé de revenir au magasin car il y a des contrôles d'identité dans toute la ville. A partir de là, Joseph s'installe dans le sous-sol et François et sa femme occupent l'étage. Le couple désespère d'avoir un enfant, un jour. Dans l'esprit de François germe une idée pas banale pour que Blanche tombe enceinte mais sans succès. Et puis les mois passent et le comportement de François évolue. Il devient un parfait salaud et il n'a plus aucun scrupules. Les trois acteurs sont bien. A la différence de Pascale, j'ai trouvé Sara Giraudeau très bien (en tout cas mieux que dans d'autres rôles). Gilles Lellouche interprète un rôle difficile et il s'en sort bien. Daniel Auteuil est égal à lui-même. Un film à voir à moins d'attendre sa sortie sur petit écran. En tout cas, pour une séance de début de soirée, un lundi soir à Paris, on était cinq dans la salle. Lire les billets de Pascale, Eimelle et Pierre D.

19 novembre 2021

Les Olympiades - Jacques Audiard / Haute-couture - Sylvie Ohayon

Je me réjouissais d'aller voir deux films dans la même soirée. J'avoue avoir été déçue par les deux.

Haute-couture de Sylvie Ohayon, c'est l'amitié improbable qui va lier Jade, une jeune fille du 93 qui vole des sacs à main ou des guitares dans le métro, et Esther, première d'atelier chez Dior. Esther, qui souffre de diabète, doit être mise à la retraite très bientôt, alors que son métier de couturière était toute sa vie. Jade, éprouvant du remords d'avoir volé le sac d'Esther, va aller lui rendre. Esther ne porte pas plainte mais au contraire va encourager Jade à faire un stage chez Dior. J'ai regretté que l'on voie assez peu (ou bien de loin) le travail des "cousettes". Et comme direait un journal, l'histoire est "cousu de fil blanc".  Je me suis passablement ennuyée.

Je passe à Les Olympiades de Jacques Audiard, qui ne traite pas de Jeux Olympiques mais qui se réfère au quartier des Olympiades à Paris dans le XIIIème arrondissement, à côté du quartier chinois. C'est filmé dans un très beau noir et blanc. On fait la connaissance d'Emilie (Lucie Zhang) qui occupe plusieurs emplois peu qualifiés l'un après l'autre, alors qu'elle est diplômée de Sciences-Po. Pas très farouche, elle va avoir une courte relation avec son colocataire Camille (Makita Samba), un Don Juan. C'est un professeur de lettres qui prépare l'agrégation sans trop de conviction. En revanche, il a une vie sexuelle intense. Nora (Noémie Merlant), elle, a quitté sa province pour reprendre des études de droit à Tolbiac à plus de trente ans, mais les réseaux sociaux vont la "tuer". Elle est confondue avec Amber Sweet, une jeune femme "cam girl" qui vend cher ses prestatations. Nora va croiser Camille et Emilie. Ces personnages évoluent au cours du film. Ce chassé-croisé amoureux ne m'a pas intéressée. Je ne me sens pas proche de cette génération un peu paumée qui n'a pas beaucoup de repère. Le constat est triste. 

Je suis désolée... j'aurais tant aimé apprécier ces deux films. Dommage pour moi.

13 novembre 2021

Films vus et non commentés depuis le 6 octobre 2021

J'ai vu plusieurs films que je n'ai pas commentés pour différentes raisons.

Par exemple, le dernier James Bond, Mourir peut attendre de Cary Joji Fukunaga, m'a déçue comme le précédent, Spectre. Le prologue est interminable et l'histoire m'a paru obscure. Je n'ai pas compris le rôle du méchant. Daniel Craig a pris un coup de vieux. Lui-même n'a pas l'air convaincu par ce qu'il fait. Il fait "la gueule". Les deux points positifs de ce film, c'est la séquence qui se passe à Matera et l'actrice Ana de Armas qui a un sacré tempérament et que l'on voit vraiment trop peu. Elle seule donne un peu de vie dans ce film. Pour moi, le dernier Bond vraiment bien, c'était Skyfall.

Je passe à Eiffel de Martin Bourboulon qui se focalise surtout sur la relation amoureuse entre Gustave Eiffel et Adrienne Bourgès, un amour de jeunesse qu'Eiffel retrouve au moment où la Tour Eiffel est construite entre 1887 et 1889. Eiffel fut un jeune ingénieur plein de fougue qui rencontre dans les années 1860, dans la région de Bordeaux, la jeune Adrienne, fille de notable. Eiffel était en train de superviser la contruction d'un pont passerelle qui enjambe la Garonne. Tous ceux qui s'attendait à voir plus de la construction de la Tour Eiffel seront déçus même si l'élaboration de la tour, le côté financier et les débuts de la construction de l'édifice sont évoqués. Eiffel est interprété par Romain Duris qui n'est pas mal au côté d'Emma Mackey. Nous dirons que le film est plus une comédie sentimentale qu'un film sur la Tour Eiffel.

Julie (en douze chapitres) du norvégien Joachim Trier a permis à Renate Reinsve d'être récompensée du prix d'interprétation féminine au dernier Festival international du film de Cannes 2021. Le film est découpé en 1 prologue, 12 chapitres et 1 épilogue. Julie est une jolie jeune femme trentenaire qui ne sait pas trop ce qu'elle veut faire dans la vie. Après avoir voulu s'occuper des corps comme médecin, elle préfère s'occuper de l'esprit des gens, mais elle gagne sa vie en étant employée de librairie. Sa vie sentimentale manque aussi de simplicité. Elle ne veut pas d'enfant (pas tout de suite) alors qu'Aksel, l'homme avec qui elle vit et qui est âgé de 40 ans, est prêt à fonder une famille. Aksel qui est un auteur de BD pour adultes va laisser partir Julie. En effet, cette dernière n'aime pas assez Aksel pour fonder une famille. J'ai trouvé l'ensemble très triste. Un film à ne pas voir si vous êtes un peu déprimé. Renate Reinsve est bien mais j'ai trouvé Anders Danielsen Lie dans le rôle d'Aksel très émouvant.

Je termine avec La fracture de Catherine Corsini qui se passe dans un service d'urgence d'un hôpital en grève (!) pendant une soirée et une nuit de manifestation de gilets jaunes. Raphaëlle (Raf) et Julie (Marina Fois, très bien) sont au bord de la rupture amoureuse. Raf (Valéria Bruni-Tedeschhi, hilarante) se casse le coude en glissant sur la chaussée. Elle est admise aux urgences ainsi que Yann (Pio Marmaï), chauffeur routier de son état, grièvement blessé à la jambe pendant la manifestation. D'autres patients ont des pathologies plus ou moins graves et le service est débordé par manque de personnel. Il y a des moments comiques, d'autres tragiques. Les infirmières font ce qu'elles peuvent dont Kim (Aissatou Diallo Sagna) qui montre beaucoup de compassion envers les patients. Je pense que ce film illustre pour partie l'état lamentable des services d'urgence des hôpitaux en France. Un film à voir.

5 novembre 2021

Debout les femmes! - François Ruffin et Gilles Perret

Debout les femmes!, le nouveau documentaire de François Ruffin, est prenant et émouvant. Le film traite de la proposition de loi "sur les métiers du lien" déposée à l'Assemblée nationale par François Ruffin et Bruno Bonnell afin de relever les revenus des auxiliaires de vie sociale, femmes de ménage et accompagnants d'élèves en situation de handicap. La tâche n'est pas facile. Les réalisateurs ont choisi de montrer ces métiers non reconnus et payés au lance-pierre. Les femmes qui parlent et agissent devant la caméra sont d'une grande dignité. Elles exposent leur situation, leurs conditions de travail, les grandes amplitudes horaires qu'elles doivent assurer. Elles se lèvent à l'aube et se couchent tard. Elles travaillent à la tâche. Elles sont en CDD et gagnent souvent moins de 1000 euros par mois. Et pourtant, ces femmes ne se plaignent pas car la plupart aiment ce qu'elles font. Elles apprécient le côté humain du travail, le contact avec les autres, et pourtant, la plupart du temps, elles font des toilettes intimes, elles aident à l'habillage. Tout est chronométré mais parfois, elles arrivent à s'occuper des papiers administratifs des personnes âgées qui n'ont pas toujours de famille pour s'occuper d'eux. Les cinéastes ont choisi d'interroger des femmes vivant en particulier à Amiens et Dieppe. A la fin de la projection, la majorité des spectateurs (la salle était pleine) ont applaudi et c'est mérité. Personnellement, j'avais la larme à l'oeil.

30 octobre 2021

Illusions perdues - Xavier Giannoli

J'avoue ne pas avoir lu Illusions perdues de Balzac, mais je pense que ce n'est pas grave pour apprécier le film. Le réalisateur qui est aussi co-scénariste a choisi d'adapter la deuxième partie du roman, Un grand homme de province à Paris. Le spectateur est tout de suite transporté au début du XIXe siècle sous la Restauration (1814-1830), en faisant la connaissance de Lucien Chardon (Benjamin Voisin), qui préfère qu'on l'appelle Lucien Rubempré (le nom de famille de sa mère). Ce jeune homme né à Angoulême écrit des vers et rêve de se faire publier. Il est devenu l'amant de Louise de Bargeton (Cécile de France), une jeune femme noble qui s'ennuie beaucoup auprès de son vieux mari. Louise et Lucien partent à Paris séparément. Louise va vivre chez sa cousine la marquise d'Espard (Jeanne Balibar). Pendant ce temps, Lucien dépense en peu de temps tout l'argent en sa possession. Au jardin du Palais-Royal où la vie parisienne bat son plein entre les prostituées et les maisons d'édition, il espère trouver un éditeur qui le publiera. Il rencontre Lousteau (Vincent Lacoste excellent), un jeune journaliste qui lui fait connaître d'autres journalistes écrivant des critiques qui s'achètent ou se vendent. Ces journalistes sont à l'origine des rumeurs qui peuvent détruire un artiste, un écrivain ou un homme politique. Après avoir été présenté à Raoul Nathan (Xavier Dolan), un écrivain de talent, Lucien fait la connaissance de Doriat (Gérard Depardieu), un éditeur ne sachant ni lire ni écrire (un comble pour un éditeur), comme le dit si bien le narrateur de l'histoire dont on connaitra l'identité vers la fin. Lucien va devenir un journaliste comme ceux qu'il fréquente et il va en perdre son âme et sa crédibilité, passant du camp des royalistes à celui des républicains. Et Lucien va tomber amoureux de Coralie, une ancienne prostituée très jeune qui fait du théâtre. Leur histoire est touchante car on devine que cela va mal se terminer. Ce film tourbillonnant et foisonnant bénéficie de décors et costumes somptueux et d'une distribution de premier ordre. Dans trois ou quatre scènes, on frémit devant Jeanne Balibar qui incarne une femme venimeuse tout en gardant le sourire (du venin sur pied comme je l'ai entendu à la sortie de la projection). Le jeune Rubempré va en subir les conséquences. Le film dure 2H30, il est un peu long mais allez le voir. Il donne en particulier envie de (re)lire le roman de Balzac. Les billets de Pascale, Princecranoir, Henri Golant, Strum et Pierre D en parlent beaucoup mieux que moi. 

16 octobre 2021

Boîte noire - Yann Gozlan/ Shang-chi et la légende des dix anneaux - Destin Daniel Cretton/ Gaza mon amour -Tarzan & Arab Nasser

Je viens de me rendre compte que je suis allée "pas mal" au cinéma et j'ai du retard dans mes billets.

Boîte noire de Yann Gozlan prouve que l'on peut être à la hauteur du cinéma américain dans le cinéma d'action sans temps mort. Matthieu est acousticien au BEA. Après la disparition mystérieuse d'un de ses collègues, on lui demande d'enquêter sur le crash d'un avion dans les Alpess. Il s'agissait d'un vol Dubaï-Paris. L'enquête conclut assez rapidement que cela pourrait être un attentat terroriste dans lequel le terroriste fait partie des victimes. Matthieu n'est pas convaincu par cette conclusion car dans la boîte noire de l'avion, il entend des voix et des bruits qu'il n'arrive pas à identifier. Pierre mène une enquête qui remet en question beaucoup de choses et qui implique sa femme et son meilleur ami. Le film est très bien mené et bien interprété par un Pierre Niney convaincant. André Dussollier qui joue son supérieur hiérarchique est toujours impeccable. Il faut noter le personnage intéressant interprété par Olivier Rabourdin. Lire les billets de Choup, Géraldine, Pierre D, Selenie, Wilyrah, Pascale.

Je passe à Shang-chi et la légende des dix anneaux. Le personnage de Shang-chi est issu des Marvel Comics. Il a été créé dans les années 70. Vous avez l'histoire complète narrée sur Wikipedia. Ce qui m'a plu, ce sont les effets spéciaux assez époustouflants. Un gros serpent surgit de l'eau et tournoie dans le ciel, tandis que le père de Shang-chi fait tout pour abattre une montagne, derrière laquelle il croit qu'il va récupérer sa femme décédée depuis des années. Les dix anneaux du titre lui donnent une force incroyable et la vie éternelle. Tout est chorégraphié avec maîtrise. Visuellement, l'ensemble est superbe et j'ai été très contente de revoir Michèle Yeoh qui joue la tante de Shang-chi, et Tony Leung Chiu Wai en "méchant". Il joue le père de Shang-chi. J'ai trouvé qu'il avait pris un "coup de vieux" depuis In the Mood for Love et 2046. Lire le billet de Wilyrah.

Je termine avec Gaza mon amour, réalisé par deux frères jumeaux, Tarzan et Arab Nasser, qui ont d'ailleurs dédié le film à leur père. Issa, un vieux pêcheur gazaoui, est toujours célibataire mais il est bien décidé à enfin se marier avec Siham, une couturière dont il est tombé amoureux. Siham (Hiam Abbass) est veuve et elle vit avec sa fille, elle-même divorcée. Tous les jours, Issa part pêcher dans les eaux pas très étendues qui sont allouées aux Gazaouis. Sa pêche lui permet de gagner sa vie. Un jour, au lieu de poissons, Issa trouve dans ses filets une belle statue d'Appolon en bronze avec un phallus bien visible. Rentré chez lui avec la lourde statue, il la fait tomber et le phallus se détache de la statue. Les autorités du Hamas se mettent à persécuter Issa et s'emparent de la statue sans son appendice. J'ai aimé le ton du film qui est une comédie sentimentale. La conclusion du film est charmante et sympathique. Lire le billet de Chris.

2 octobre 2021

Eugénie Grandet - Marc Dugain

Après L'échange des princesses d'après Chantal Thomas (récemment diffusé à la télévision), l'écrivain réalisateur Marc Dugain s'est attaqué à un des romans les plus connus de Balzac, Eugénie Grandet, paru en 1834. Marc Dugain s'est aussi chargé de l'adaptation. C'est après avoir vu la bande-annonce que j'ai eu envie de voir ce film tout public qui m'a beaucoup plu. L'histoire se passe pendant la période de la Restauration à Saumur. Dans une demeure austère et froide, on fait la connaissance d'Eugénie Grandet, une belle jeune femme d'une vingtaine d'année en âge de se marier, de son père, Félix Grandet, un homme avare, de sa mère et de la servante Nanon. Félix Grandet, tonnelier, amasse des années de l'argent sans que sa femme ou sa fille soient au courant, car la famille vit chichement. Félix a tout mis sous clé. Les repas se composent de peu de choses et de presque pas de viande. Marié depuis 24 ans, il n'exprime pas beaucoup ses sentiments à sa femme ni à sa fille, qui sans le savoir est le plus beau parti de la ville. Seuls le banquier et le notaire de Grandet connnaissent la situation financière de la famille. Eugénie rêve d'un mariage d'amour et elle croit trouver l'âme soeur quand Charles Grandet, son cousin qui vient de Paris, s'installe un temps chez eux. En effet, François Grandet, le père de Charles et le frère de Felix vient de se donner la mort car il est couvert de dettes. Eugénie irradie au contact de Charles. Cependant, pour Felix, ce neveu n'est pas un gendre valable puisqu'il est pauvre. Felix veut garder sa fille pour lui, il n'a aucune intention de donner une dot. Le film vaut pour l'interprétation magistrale d'Olivier Gourmet dans le rôle de Félix Grandet. Il est exceptionnel dans le rôle de ce personnage tyrannique. Joséphine Japy dans le rôle d'Eugénie Grandet n'est pas en reste. Son beau visage est très expressif. Ce film classique, avec une histoire un brin féministe (Eugénie ne se laisse pas faire et sait tenir tête à son père), devrait plaire aux spectateurs qui iront le voir.

Lire les billets de Wilyrah, Selenie, une interview de M. Dugain par Baz'art sur le film. 

20 septembre 2021

Délicieux - Eric Besnard

Pour mon retour de vacances, et avant d'écrire quelques billets sur les pays baltes, je veux vous conseiller Délicieux d'Eric Besnard que j'avais vu en avant-première en juillet. Cette histoire qui se passe à la veille de la Révolution française m'a plu pour plusieurs raisons dont le sujet: la création du premier restaurant en France. Grégory Gadebois, très crédible dans le rôle de Manceron, un cuisinier au service du duc de Chamfort, est renvoyé après avoir créé sans autorisation un genre de petit pâté appelé "délicieux" à base de truffe et de pomme de terre. Manceron est humilié devant une assemblée de convives car on lui fait remarquer que l'on ne nourrit pas la noblesse avec de la nourriture pour cochon trouvée dans la terre. Manceron part sur les routes avec son fils jusqu'à ce qu'il s'installe dans un relais de poste abandonné. Là, il se met à déprimer jusqu'au jour où une femme nommée Louise (Isabelle Carré) lui demande de l'initier à l'art culinaire. Plus que réticent, Manceron refuse pendant plusieurs jours, et puis il sort de sa déprime. Manceron et Louise vont s'apprivoiser autour de recettes de cuisine en commençant par la base: trouver de quoi manger aux alentours. La cuisine, c'est d'abord goûter les ingrédients et comment les préparer. Benjamin, le fils de Manceron, va être aussi d'un grand soutien. On souhaite que le projet de Manceron se réalise: ouvrir un lieu où on sert de la nourriture variée, avec du choix dans le menu, à la différence des tavernes, des auberges ou des cabarets où l'on servait avant tout des boissons accompagnées éventuellement de nourriture. A propos de nourriture, les plats que Manceron prépare font saliver les spectateurs (enfin moi, j'ai salivé). Un joli film qui fait du bien et que j'ai trouvé original. Lire les billets d'Anne et Selenie

6 septembre 2021

Un triomphe - Emmanuel Courcol / Une histoire de désir et d'amour - Leyla Bouzid

Voici deux films que je conseille. Je les ai vus le même soir.

Je commence donc par Un triomphe d'Emmanuel Courcol dont le scénario s'inspire d'une histoire vraie, qui s'est déroulée en Suède dans les années 80. Etienne (Kad Merad) interprète un acteur en manque de projets. Il accepte de reprendre un atelier de théâtre dans une prison. Cinq détenus sont présents. Ils ont surtout étudié des fables de La Fontaine et ils aimeraient faire des sketchs. Ce n'est pas vraiment du théâtre. Etienne a l'idée de monter En attendant Godot de Samuel Beckett. Il explique aux détenus que c'est "l'histoire de deux mecs dans la m...de qui attendent des jours meilleurs", tout comme eux qui attendent toute la journée. Il se donne six mois pour arriver à présenter la pièce sur une scène. Les répétitions ne sont pas faciles mais Etienne y croit. Des obstacles administratifs sont résolus grâce à la directrice de la maison d'arrêt. J'avoue que je n'avais pas entendu parler de cette histoire et j'ai été surprise par le dénouement qui se passe à Paris au théâtre de l'Odéon. Car non seulement les détenus ont eu du succès dès la première représentation au théâtre de la Croix-Rousse à Lyon, mais d'autres théâtres les ont réclamés. Les détenus sont interprétés par des acteurs épatants. Un film agréable à voir. Lire les billets de missfujii et Rock07.

Mon second film vu la même soirée est Une histoire d'amour et de désir réalisé par une femme, Leyla Bouzid. Le premier plan du film montre un corps sous une douche. Il s'agit du corps d'un jeune homme, Ahmed, d'origine algérienne mais né en France, qui commence son cursus universitaire en littérature comparée à la Sorbonne. C'est son premier jour de fac et dans un des couloirs de l'université, il croise le regard de Farah, une jeune Tunisienne fraîchement débarquée de Tunisie. Elle compte bien découvrir Paris et toutes ses tentations. Ahmed et Farah suivent le même cursus consacré à la poésie arabe séculaire, très versée dans l'érotisme. Ahmed, de par ses convictions et son éducation, a du mal à exprimer ses sentiments et pourtant Farah lui plaît bien. Il est très réservé face à l'exubérance de Farah. Cet amour platonique va évoluer grâce peut-être à un ouvrage que Farah lui offre, Le jardin parfumé, un manuel d'érotologie arabe qui date du XVème. Un très joli film avec deux jeunes acteurs épatants. Lire le billet de Pierre D

***

A partir de ce lundi 6 septembre au soir, je me mets en pause de blog pour une dizaine de jours. Je pars visiter les pays Baltes. Néanmoins, un billet paraîtra le mercredi 15 septembre, il s'agit d'une lecture commune pour rendre hommage à Goran, un blogueur disparu tout récemment. Et ta d loi du cine a prévu de prendre les rênes du blog en mon absence.

31 août 2021

La Terre des hommes - Naël Marandin

La Terre des hommes de Naël Marandin nous emmène dans la campagne bourguignonne de nos jours. On apprend que le quotidien des éleveurs comme ailleurs n'est pas de tout repos. Les temps sont durs, les exploitations fragiles qui ne savent pas s'adapter ou s'agrandir se font acheter par les plus grandes et les plus solides. Dans ce monde dominé par la gent masculine, on trouve quelques femmes, dont Constance, qui vit dans une ferme au bord de la faillite avec son père Bernard (Olivier Gourmet) et son fiancé Bruno (Finnegan Oldfield), avec qui il est prévu qu'elle se marie très bientôt. Malgré les réticences de son père, elle monte un dossier qui permettrait que la ferme soit sauvée. Elle compte sur l'appui de Sylvain Rousseau (Jalil Lespert), qu'elle aperçoit souvent lors du marché aux bestiaux. Marié à une femme vétérinaire, Sylvain a un certain charisme qui ne laisse pas Constance indifférente. Il lui promet de l'aider dans son projet qu'il trouve viable. Mais il est le seul à le penser au sein de la SAFER de la région. Il en est un membre éminent. Un jour, en fin de journée, Constance se rend dans le bureau de Sylvain qui fait tout pour la rassurer. Dans un moment de faiblesse, la jeune femme laisse faire Sylvain qui abuse d'elle malgré qu'elle ait dit non. Quelques jours plus tard, Sylvain va de nouveau abuser de Constance qui ne porte pas plainte immédiatement. Elle n'en parle ni à son père ni à son fiancé. Je n'avais jamais vu Diane Rouxel dans un film, cette actrice de 28 ans porte littéralement le film sur ses épaules. Elle est pratiquement de tous les plans. Rien que pour elle, je vous conseille de voir le film. Vous n'oublierez pas de sitôt son beau visage.

21 août 2021

BAC Nord - Cédric Jimenez

BAC Nord, un film français qui est sorti le mercredi 18 août 2021, évoque la vie de trois flics, Grégory, Antoine et Yassine. Ils appartiennent à la BAC (Brigade Anti Criminalité) Nord et ils opèrent dans les quartiers nord de Marseille qui ressemblent assez à une zone de combat.
En préambule, on voit Grégory (Gilles Lellouche) en mauvaise posture. Il a été arrêté et on le traite comme un criminel. Quelques mois auparavant, les trois policiers, Grégory un homme seul, Antoine (François Civil) qui a un chien et Yassine (Karim Leklou) futur papa grâce à sa compagne Nora (Adèle Exarchopoulos) traquent en voiture ou à pied des "charbonneurs" (dealers). Parfois il y de la casse (la voiture banalisée est très abîmée). Ils reçoivent des remarques désagréables de leur hiérarchie qui trouve que leurs interpellations coûtent cher à la police alors qu'ils sont censés faire du chiffre. Et pour faire du chiffre, qu'importe les méthodes. C'est ce qui va les perdre même si au départ ils sont couverts justement par leur chef. Ils franchissent la ligne jaune entre ce qu'il est permis de faire ou non. Ils en prennent plein la figure malgré leur réussite dans une opération à grande échelle qui permettra de rafler une grande quantité de drogue (et d'argent). 
La réalisation de Cédric Jimenez est nerveuse sans temps mort. Les trois comédiens principaux sont formidables. J'ai apprécié que les personnages (les policiers) ne soient pas ou tout blanc ou tout noir. Un film que je vous conseille. Lire les billets de Baz'art et Selenie.

18 août 2021

Rouge - Farid Bentoumi

Rouge de Farid Bentoumi, qui est inspiré de faits réels, est très intéressant pour son traitement du sujet: très sobre. Nour Hamadi, une jeune femme infirmière, vient de démissionner de son poste dans un hôpital, suite à un drame dont elle n'est pas totalement responsable. Grâce à son père, Slimane Hamadi, elle est engagée dans l'usine chimique où travaille son père depuis 29 ans. Il est responsable syndical. Il semble que, grâce à lui, l'usine n'a pas encore fermé. Cette usine fait vivre 214 familles. Dès qu'elle prend ses fonctions, Nour constate assez vite qu'il y a des anomalies concernant la santé de certains des ouvriers, dont un n'est pas passé devant le médecin du travail depuis 16 ans. Elle apprend que, dans les années 90, les déchets toxiques (boues rouges) de l'usine étaient déversés dans un lac en pleine nature. Désormais, les mêmes déchets sont enterrés dans des cavités souterraines. Avec les dossiers des ouvriers, elle se rend compte qu'il y a des malades chroniques et deux ouvriers décédés de cancer très jeunes. Avec détermination et avec l'aide d'une journaliste indépendante, Nour doit trouver des preuves pour que la terrible vérité éclate. Elle se met à dos son père, son beau-frère et tous les autres ouvriers. J'ai aimé ce film: même s'il n'a pas la force de films américains comme Dark Waters ou Erin Brokovitch, il remplit son rôle d'informer et de distraire. Lire le billet d'Henri Golant. Je suis d'accord avec ce dernier, Rouge risque de ne pas rester longtemps l'affiche, et donc allez-y.

10 août 2021

OSS 117 - Alerte rouge en Afrique noire - Nicolas Bedos

Je n'avais pas beaucoup ri aux deux premiers "OSS 117" avec Dujardin dont j'avais dû voir des extraits plutôt que les films en entier. Cet été, parmi des sorties peu tentantes, je me suis donc décidée malgré tout à aller voir OSS 117 - Alerte rouge en Afrique noire. Nous sommes en janvier 1981, peu de temps avant l'élection de François Mitterrand. OSS 117 alias Hubert Bonisseur de La Bath vient juste de s'évader d'Afghanistan où il était retenu par des militaires Russes qui voulait l'échanger contre des armes. Je rappelle que les Russes ont envahi l'Afghanistan en 1979. Revenu dans les locaux du SDECE à Paris, il est tout de suite appelé dans le bureau de son supérieur, Armand Lesignac. Sur le trajet, il en profite pour mettre la main aux fesses de toutes les femmes qu'il croise dans le bâtiment. Lesignac lui présente un nouvel agent, Serge, alias OSS 1001 (Pierre Niney) à qui on confie une mission en Afrique de l'ouest. On sent qu'Hubert prend en grippe très vite OSS 1001. Pour ce qui concerne OSS 117, il est assigné au traitement informatique des dossiers de l'agence. Dans cette nouvelle tâche, il devient un pro du langage Cobol. Quelque temps après, Lesignac, très inquiet d'être sans nouvelles de OSS 1001, décide d'envoyer Hubert prendre la relève et continuer la mission: mater des rebelles d'un pays où le président en titre doit être réélu avec 84% des suffrages. A partir de là, on se rend compte que non seulement OSS n'est pas futé, mais en plus qu'il est raciste, homophobe, misogyne, qu'il a des pannes sexuelles et qu'il est très jaloux de OSS 1001 pour différentes raisons. Dès son arrivée en Afrique, Hubert (alias Emile Cousin, il opère "undercover", "sous couverture") retrouve OSS 1001. Ce dernier (qui s'était infiltré parmi les rebelles) avait de l'admiration pour OSS 117. Il déchante de plus en plus et à juste titre sur le comportement de son aîné. Je vous laisse découvrir qui est à la tête des rebelles, d'où viennent les armes qui pourraient renverser le pouvoir en place, comment Hubert repousse les assauts d'un tigre et comment le langage Cobol l'aide dans son entreprise de détruire un entrepôt d'armes. Je trouve qu'il y a pas mal d'humour grinçant et Hubert est un personnage pas sympathique (selon moi). Quand on voit le début du générique de fin, on peut supposer qu'il y aura une suite. Un film qui se laisse voir mais pas plus. Lire les billets de Princecranoir, Henri Golant, Pascale.

6 août 2021

Onoda : 10 000 nuits dans la jungle - Arthur Harari

Comme Pascale et Strum, je recommande Onoda: 10 000 nuits dans la jungle, un film de 2H43 réalisé par un Français, Arthur Harari, avec des acteurs japonais. Onoda est un Japonais qui a vraiment existé. En 1944, ce jeune soldat aurait dû être pilote mais, parce qu'il avait le vertige, son destin changea du tout au tout. Il fut envoyé aux Philippines sur la petite île de Lubang avec un bataillon de soldats. En compagnie de quatre d'entre eux, formés à la guerilla comme lui, il commence à parcourir l'île, prêt à retarder l'ennemi. Ils ne sont pas convaincus que la guerre soit terminée. Seul le supérieur d'Onoda pourra le convaincre de se rendre. Il faudra attendre 30 ans, en 1974, pour cela. Entretemps, on suit avec intérêt la vie de ces quatre hommes, puis de ces trois, puis de ces deux, puis d'Onoda tout seul. Pendant toutes ces années, ils vivent sans nourriture ou presque, sans abri digne de ce nom. Les pluies diluviennes au temps de la mousson alternent avec un soleil de plomb. Les armes à la main, ils commettent quelques exactions ou bien ils ripostent quand on leur tire dessus. Car les autochtones les voient de loin d'un très mauvaix oeil. De loin en loin, grâce à un petit poste de radio, ils apprennent qu'en 1969, l'homme a marché sur la Lune. Un film un peu long qui réserve quelques moments forts ou violents. Le vrai Onoda est mort à 91 ans en 2014.

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