Le blog de Dasola
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cinema francais
25 juillet 2021

Benedetta - Paul Verhoeven

N'étant pas entièrement vaccinée, il faut que j'attende la fin de la première semaine d'août pour retourner au cinéma. (-:..
Je peux tout de même vous écrire quelques mots sur Benedetta de Paul Verhoeven. Un film qui m'a un peu déçue malgré les bonnes critiques. Je ne l'ai pas trouvé sulfureux du tout. Je m'attendais vraiment à autre chose. A la fin du XVIème siècle, Benedetta, une petite fille âgée de 9 ans issue de la noblesse, entre dans un couvent toscan moyennant une grosse somme versée au couvent. Benedetta a beaucoup d'aplomb et n'a peur de rien. Jésus s'adresse à elle sans intermédiaire. Dix-huit ans passent et Benedetta (Virginie Efira) est devenue une belle jeune femme pétante de santé qui s'adresse toujours directement à Jésus. Le couvent dirigé par Soeur Felicita (Charlotte Rampling) accueille une nouvelle jeune fille, qui devient Soeur Bartolomea, fuyant la violence de son père et de ses frères. Entre Benedetta et Bartolomea, c'est le coup de foudre qui va perturber la routine du couvent. Je ne m'étendrai pas sur leurs relations intimes. En revanche, Benedetta a de plus en plus souvent des crises de mysticisme, elle prend une voix d'homme (j'ai trouvé les scènes un peu grotesque), elle présente les stigmates du Christ, et pendant ce temps, la peste frappe Florence et les environs. Vous pouvez aller voir le film ou pas, c'est à vous de juger. Lire les billets de Pascale et Christoblog

13 juillet 2021

Présidents - Anne Fontaine

Présidents d'Anne Fontaine est une belle fable dans laquelle on cotoie deux anciens présidents de la république, Nicolas et François. Et l'on rit beaucoup. Nicolas (Jean Dujardin, très bien) s'occupe de passer l'aspirateur chez lui (il s'ennuie) tandis que sa femme est chanteuse lyrique. François (Grégory Gadebois, excellent), lui, vit une petite vie tranquille auprès d'Isabelle (Pascale Arbillot, qui a les répliques les plus amusantes), sa femme vétérinaire, en Corrèze, près d'Uzerche. Les prochaines élections présidentielles approchent et Nicolas craint que le RN ne gagne. Il aimerait éviter à nouveau un deuxième tour entre Emmanuel et Marine. Nicolas décide de prendre le train pour aller visiter François et le sortir de sa retraite. François est apaisé mais il a eu mal à se remettre de la trahison de Macron (le nom du président de la république en exercice est explicitement nommé). Nicolas a l'idée de créer un nouveau parti, "La France pour toujours", qui s'allierait avec le parti EELV (Europe Ecologie Les Verts). Nicolas a un mal fou à prononcer le nom de ce parti car il bute sur les mots de manière cocasse. J'ai aimé ce film pour les personnages jamais caricaturaux. Les femmes ont le beau rôle. La fin optimiste m'a plu et j'ai trouvé qu'Anne Fontaine avait beaucoup d'empathie et de tendresse pour les personnages. Un joli film. Lire les billets de Pascale et Henri Golant

5 juillet 2021

Gagarine - Fanny Liatard et Jérémy Trouilh / La fine fleur - Pierre Pinaud

Je veux chroniquer deux films français qui m'ont beaucoup plu, chacun dans leur genre.

Gagarine de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh est un film poétique à la limite du documentaire. D'ailleurs, avant de tourner ce long-métrage, les deux réalisateurs avaient réalisé un court-métrage documentaire sur les habitants de la cité Gagarine en 2015. Ce court-métrage de 16 minutes s'est transformé en long. Ils ont tourné en 2019 à la veille de la destruction de la Cité Gagarine à Ivry sur Seine. Cette cité construite au début des années 60 et inaugurée par Youri Gagarine lui-même constituait un ensemble résidentiel d'HLM où ont vécu des centaines de familles. La destruction de la cité après 55 ans d'existence a été décidée car la cité construite en briques présentait des fissures et était devenue vétuste. La mort dans l'âme, les habitants ont quitté la cité pour habiter ailleurs. Seul Youri, un jeune Noir âgé d'environ 16 ans, fait de la résistance. Sa famille est partie mais lui reste. Très attiré par le ciel et les étoiles, il rêve d'être astronaute. Il transforme un des appartements de la cité en vaisseau spatial. Diana (Lyna Khoudri) dont il est amoureux et Hassam (un copain) l'aident au mieux. Il y a de très beaux moments comme celui celui vers la fin: c'est la nuit, la cité doit être détruite, et tout à coup des lumières clignotent dans les bâtiments. C'est du morse et on a l'impression que la cité décolle. Elle ressemble à un vaisseau spatial. Je recommande chaudement ce film.

Dans La Fine fleur de Pierre Pinaud, j'ai eu le plaisir de voir Catherine Frot dans le rôle d'Eve Vernet, créatrice de roses. L'histoire m'a beaucoup fait penser à celle du film Les parfums avec Emmanuelle Devos. Cela fait plusieurs années qu'Eve se bat pour ne pas vendre son entreprise familiale qui périclite. Elle n'arrive pas à créer LA rose qui pourrait lui faire gagner un prix au concours international de Bagatelle. Lamarzelle, un concurrent, lorgne sur son exploitation de roses. Heureusement Véra, l'employée comptable d'Eve, la soutient depuis toujours. C'est elle qui a l'idée d'embaucher trois personnes en insertion. Fred, un jeune délinquant, a une rose tatouée sur son bras. Il cherche désespérément à  renouer avec ses parents qui ont perdu leur autorité parentale. Samir, lui, est un cinquantenaire qui rêve de trouver un CDI. Quant à Nadège, c'est une jeune fille d'une timidité maladive. Tous les trois n'ont bien évidemment aucune connaissance en horticulture en général et sur les roses en particulier. Les vies de toutes ces personnes vont changer. Je conseille absolument ce film que le réalisateur a dédié à sa mère. Il y a une chanson pendant le générique de fin que je ne connaissais pas: La rose et l'armure d'Antoine Elie. J'ai adoré. 

27 juin 2021

Médecin de nuit - Elie Wajeman

Médecin de nuit, qui dure 1H22, permet à Vincent Macaigne de trouver un rôle qui lui convient bien. Il interprète avec talent Mickaël, un médecin pris dans un engrenage infernal par la faute de Dimitri (Pio Marmaï), son cousin pharmacien, criblé de dettes. A la demande de ce dernier, il prescrit du subutex à des toxicomanes. Mais on apprend que le subutex fait l'objet d'un marché noir dans d'autres pays où il se revend très cher. Quand le film commence, Mickaël est convoqué par une inspectrice de la sécurité sociale qui s'interroge sur les nombreuses prescriptions de ce médicament. Il risque d'être radié de l'ordre des médecins. En tant que médecin de nuit, Mickaël est un brave type dévoué à ses patients avec qui il prend le temps de parler. Dans sa vie personnelle, Mickaël a des problèmes de couple avec sa femme Sacha, qui lui reproche de ne pas être assez présent pour elle et leurs deux filles. Mickaël retrouve de temps en temps sa maîtresse Sonia (Sara Giraudeau), qui travaille dans la pharmacie de Dimitri. Ce dernier, de plus en plus endetté, demande à Mickaël de prescrire du fentanyl (un médicament qui fait des ravages aux Etats-Unis). Mickaël refuse. Je ne vous dévoilerai pas la fin qui est logique. On ressent de l'empathie pour Mickaël grâce à l'interprétation de Vincent Macaigne. Rien que pour lui, le film, qui comporte des scènes violentes, vaut la peine d'être vu. 

PS : Je suis d'accord avec Pascale pour dire que le rôle de Sara Giraudeau n'apporte rien au film et aurait pu être coupé. 

24 juin 2021

Les deux Alfred - Bruno Podalydès

En général, je ne suis pas trop fan des films de Bruno Podalydès mais j'avoue avoir beaucoup apprécié Les 2 Alfred (ce sont deux petits singes en peluche qui forment un "doudou").  Et j'ai souvent ri. Alexandre Duveteux (Denis Podalydès) est marié à une sous-marinière partie pour quelques mois. Leur couple semble battre de l'aile car Alexandre a trompé sa femme. Il s'occupe seul de ses deux enfants, un petit garçon de cinq ou six ans et une petite fille encore bébé appelée Ernestine. Alexandre qui est au chômage a un découvert bancaire. Heureusement, il décroche un job de "Reacting process" dans une start-up appelée "The Box" où les employés ne doivent pas avoir d'enfants. "No Child" (pas d'enfant) est leur devise. Disponible H24, chaque employé fixe lui-même son salaire. Alexandre s'adapte au mieux à sa nouvelle situation grâce à un certain Arcimboldo (il a un nez en forme de courgette), qu'Alexandre a rencontré dans une crèche. Arcimboldo (Bruno Podalydès lui-même) accepte de s'occuper des enfants d'Alexandre pendant que ce dernier travaille même s'il ne sait pas trop ce qu'il doit faire à son poste. Tout en s'occupant des enfants, Arcimboldo récupère des drones tombés du ciel après qu'ils (les drones) aient fait des livraisons. Il revend plein de choses sur "Ebay". Chez "The box", Alexandre fait la connaissance de Séverine (Sandrine Kiberlain, excellente) sa supérieure hiérarchique, stressée comme tout. Le téléphone greffé à l'oreille, elle se déplace en voiture autonome qui ne lui obéit pas tout le temps. L'histoire nous entraîne dans un monde hyperconnecté et uberisé mais où restent présentes la poésie, un peu de folie, de la magie et de la tendresse. J'ai passé un excellent moment devant ce film que je conseille.

18 juin 2021

Films vus et non encore commentés depuis le 19 mai 2021 (réouverture des salles de cinéma) - 3/3

Le Discours de Laurent Tirard est tiré du roman éponyme de Fabcaro (que je n'ai pas lu). Adrien, jeune trentenaire, s'adresse aux spectateurs en disant ce qui va suivre. Adoptant le point de vue d'Adrien, le récit alterne voix off et confession face caméra. Il y a aussi des flash-back. Quand l'histoire commence, Adrien attend désespérément que sa compagne Sonia (Sara Giraudeau), qui voulait faire une "pause" dans leur relation, réponde à un SMS qu'il lui a envoyé peu de temps auparavant. Adrien s'interroge sur sa vie sentimentale et a du mal à participer aux échanges pendant un des nombreux dîners familiaux entre ses parents, sa soeur Sophie, et Ludo, son futur beau-frère, qui parlent de choses passionnantes comme les avantages du chauffage au sol. Le père d'Adrien évoque toujours les mêmes anecdotes. Le discours du titre est celui que Ludo a l'idée de demander à Adrien à l'occasion de son futur mariage avec Sophie. Adrien est pris de court, ne s'attendant pas du tout à cette demande. Vu il y a une semaine, j'avoue que j'ai déjà presque oublié ce film dont on peut attendre la sortie télé. J'espère que le roman est mieux. 

200 mètres d'Ameen Nefeh raconte l'histoire poignante de Mustafa, séparé de sa famille par le mur dressé entre la Cisjordanie et Jérusalem est. La femme de Mustafa et ses trois enfants vivent du côté Jérusalem est, tandis que Mustapha et sa vieille mère vivent du côté palestinien. 200 mètres les séparent. Mustafa n'a pas voulu prendre la nationalité israélienne. Sa femme et ses enfants font régulièrement l'aller-retour entre Jérusalem et la Cisjordanie, en passant les checkpoints, pour voir Mustafa. Les habitations de chaque côté du mur se font face à face. C'est chaque fois une attraction pour les enfants de voir au loin leur père qui s'amuse à éteindre et allumer des lumières sur la terrasse familiale. Mustafa ne se plaint pas quand il est obligé de passer les postes de contrôle pour passer en Israël afin de travailler sur des chantiers. Jusqu'au jour où il apprend que son fils aîné, âgé d'une dizaine d'années, a été renversé par une voiture et qu'il a été hospitalisé. Il veut à tout prix aller voir son fils. Et c'est là que son odyssée commence. Son badge magnétique qui lui permet de passer le mur ayant expiré, il découvre le monde des passeurs qui emmènent des Palestiniens vers la zone israélienne. Le voyage est interminable. Différents passagers embarquent dans une camionnette. Parmi eux, il y a une jeune femme blonde et son compagnon. Elle tourne un reportage. Le voyage est périlleux. On sent une montée du suspense et de l'angoisse. J'ai apprécié que le film ne soit pas manichéen. Je le conseille.

Je termine avec Un printemps à Hong-Kong de Ray Yeung, qui se passe de nos jours. Deux hommes d'un certain âge font connaissance dans un jardin. L'un est divorcé et a élévé seul son fils. Il est grand-père d'une petite fille dont il s'occupe beaucoup. L'autre, chauffeur de taxi, est marié depuis plusieurs années. Père de deux enfants adultes, il est aussi grand-père d'une petite fille. D'un simple coup d'oeil, ils savent ce qu'ils sont vraiment : deux homosexuels qui n'ont jamais fait leur "coming out". On suit ces deux hommes qui se retrouvent dans un sauna fréquenté par des hommes, dans des groupes de paroles. Ils sont touchants. On sent qu'ils sont contents de se fréquenter même si c'est éphémère. Un film pudique. 

15 juin 2021

Films vus et non encore commentés depuis le 19 mai 2021 (réouverture des salles de cinéma) - 2/3

Villa Caprice de Bernard Stora m'a laissé un étrange sentiment : d'avoir été manipulée, comme Niels Arestrup qui joue le rôle d'un avocat. Villa Caprice raconte la rencontre entre Luc Germon, un des meilleurs avocats de France, et Gilles Fontaine (Patrick Bruel), un homme d'affaires. Germon a accepté de défendre Fontaine accusé d'avoir acquis, sur la Côte d'Azur, une sublime villa (Villa Caprice) de manière pas très honnête. Assez rapidement, l'histoire bifurque dans un face-à-face non dénué d'arrière-pensées entre l'avocat et son client, qui l'invite dans la villa et le fait profiter de son bateau mené par Jérémie, un  jeune homme un peu mystérieux. Germon est un homme seul qui n'a jamais été marié. Il vit avec son vieux père acariâtre (Michel Bouquet, très bien). J'ai été émue par les relations Germon et son père, et l'attitude de Germon quand son père décède. La fin inattendue m'a prise par surprise. Un film qui se voit mais qui peut attendre son passage sur petit écran. Sinon, j'ai fait une recherche sur Wikipedia, la villa que l'on voit à l'écran est le château Volterra, un domaine viticole français situé à Ramatuelle qui domine la baie de Saint-Tropez. Le domaine appartient depuis vingt ans à un groupe d'investisseurs canadiens. Lire le billet de Ffred.

Avec Nobody d'Ilya Naishuller, on change totalement de registre. L'histoire n'est pas très importante mais l'intérêt du film réside dans le personnage de Hutch Mensell, un ancien des services spéciaux du FBI. Un de ceux qui font le "ménage" quand c'est nécessaire. Désormais, Hutch Mensell est une sorte d'agent dormant qui mène une vie monotone, "métro, boulot, dodo", avec sa femme et ses deux enfants, dans un pavillon banal au premier abord. Et Hutch a la fâcheuse habitude de louper le passage des éboueurs. Une nuit, deux personnes s'introduisent dans sa villa. Ils ne dérobent pas grand-chose mais ils ont le toupet de prendre le bracelet à tête de chat de sa fille. Sans que soient prises des mesures radicales, les deux cambrioleurs vont se souvenir de leur rencontre avec Mensell. Tout comme les cinq hommes qui montent dans un bus où se trouve justement Mensell. A part lui, dans ce bus, il y a deux autres passagers dont une jeune fille, dont on s'attend à ce qu'elle passe un mauvais quart d'heure. Mais Mensell est là et la castagne commence. Parmi les cinq hommes qui ne vont pas sortir bien vaillants de cette bagarre, il y a le jeune frère de Julian, un "très méchant" appartenant à la Mafia russe. C'est l'engrenage et la multiplication des morts, mais Hutch ne sera plus considéré comme un "pas grand-chose". Je vous laisse découvrir toutes les péripéties qui, malgré les cadavres, sont teintées d'humour. Il faut voir le film comme il est : un bon moment à passer dans une salle. Il faut noter que le scénariste est celui de la série John Wick. Lire les billets d'Henri Golant, Trillian et Ffred.

6 juin 2021

Des hommes - Lucas Belvaux

A la différence de Pascale et Ffred, j'ai beaucoup aimé ce film même si l'on n'a pas toutes les réponses aux questions que l'on peut se poser. Les ellipses ne m'ont pas dérangée du tout. Bernard (Depardieu imposant, au sens propre et au figuré) arrive comme un éléphant dans un magasin de porcelaine dans la salle des fêtes du village du Morvan où il habite. Il a tenu à remettre un cadeau à sa soeur Solange (Catherine Frot) pour son anniversaire. Tout le village a été invité sauf lui. Lui, Bernard, qui se fait remarquer par ses remarques racistes envers le Maghrébin qui a aidé Solange pour l'événement. Bernard qui est ivre est mis à la porte de la fête. Il rentre chez lui et à partir de là, on commence à entendre les voix "off" des personnages, comme celle de Jean-Pierrre Darroussin qui interprète Rabut, le cousin de Bernard (alias Feu-de-bois). Cette altercation nous fait remonter plus de 60 ans en arrière quand Bernard, Rabut et quelques autres ont été en Algérie dans le cadre de leur service militaire qui à l'époque durait encore deux ans. Et cette guerre en Algérie a laissé un traumatisme indélébile à ces jeunes hommes. Les acteurs qui interprètent Depardieu et Darroussin jeunes (pour moi, ce sont des inconnus) sont remarquables. La guerre est vu à hauteur de ces jeunes soldats qui, parce qu'une nuit, ils reviennent trop tard d'une permission, provoquent un massacre. J'ai apprécié que Lucas Belvaux ne prenne pas trop partie: les "méchants" et les "gentils" sont dans les deux camps. Il n'y a pas de scène gratuite. Un film que je conseille absolument et qui m'a donné envie de lire le roman éponyme de Laurent Mauvignier dont le film est adapté.

12 mai 2021

Un flic - Jean-Pierre Melville

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Un flic est le dernier film qu'ait réalisé Jean-Pierre Melville en 1972. Je ne l'avais jamais vu. Je dirais que ce n'est pas son meilleur mais il y a des séquences marquantes comme la scène d'ouverture qui se passe en décembre quelque part dans une ville balnéaire battue par les vents et la pluie. Il se dégage une atmosphère lugubre. Quatre hommes pas très jeunes sortent d'une voiture, ils vont braquer une banque. Plus tard dans l'histoire, la nuit un train est survolé par un hélicoptère à bord duquel se trouve un homme, Simon, l'un des quatre braqueurs. Il descend avec un treuil pour s'introduire dans le train. Il va s'emparer d'une mallette pleine de drogue. Pendant ce temps-là, Edouard Coleman (Alain Delon), un flic austère, commence ses journées en parcourant l'avenue des Champs-Elysées déserte en voiture. Il est l'amant de Cathy (Catherine Deneuve) qui est aussi la maîtresse de Simon (sans forcément que l'un et l'autre le sachent). Comme souvent, chez Melville, on trouve une séquence se déroulant dans un night-club. Une fois de plus, il faut noter le peu de dialogues réduits au minimum. Plus que le film, j'ai beaucoup apprécié le documentaire de 25 minutes en bonus où sont interviewés Florence Moncorgé-Gabin et Jean-François Delon (le demi-frère). Elle débutait comme script-girl et lui était assistant-réalisateur sur le film de Melville. Ils racontent diverses anecdotes intéressantes.

6 mai 2021

La piscine - Jacques Deray / Max et les ferrailleurs - Claude Sautet

Dans treize jours, les salles de cinéma devraient rouvrir, hip hip hip, hourra!!!

En attendant, je continue à revoir quelques films qui sont devenus des classiques. Ce billet est une sorte de mini-hommage à Romy Schneider (disparue le 29 mai 1982) qui joue dans les deux films chroniqués.

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La piscine de Jacques Deray, sorti en France en janvier 1969 (il a été tourné en 1968), a permis à Romy Schneider de relancer sa carrière. Elle interprète Marianne qui file le parfait amour avec Jean-Paul (Alain Delon), un agent publicitaire. Ils passent des vacances idylliques dans une superbe villa au-dessus de Saint-Tropez. Ils reçoivent un coup de fil inattendu d'Harry Lannier (Maurice Ronet), qui a l'intention de venir avec sa fille Pénélope (Jane Birkin).  Harry, au sourire charmeur, arrive en Maserati, accompagné de Pénélope. Harry est le meilleur ami de Jean-Paul et l'ancien amant de Marianne. Petit à petit, un malaise s'installe au sein de ce quatuor, dans lequel Pénélope, qui parle peu va provoquer le chaos. Quelqu'un est assassiné, noyé dans la piscine, l'enquête n'aboutit à rien (dans la version que j'ai vue). Mais il existe une fin alternative. J'ai beaucoup aimé revoir ce film pour les acteurs qui sont tous magnifiquement filmés sous le soleil de Saint-Tropez dans une villa de rêve. Voir le billet d'Armelle. Le film a été redifffusé récemment sur Arte en hommage à Jean-Claude Carrière qui a co-écrit le scénario.

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Je passse à Max et les Ferrailleurs dont Strum a tiré un très beau billet. J'ai eu envie de revoir ce film de Claude Sautet sorti en 1971 et qui réunit une brochette d'acteurs français comme il n'y en a plus beaucoup: Bernard Fresson, François Périer, Georges Wilson, Phlippe Léotard, Bobby Lapointe (dans un petit rôle). Et bien entendu le couple de Les Choses de la vie, Michel Piccoli et Romy Schneider. Max (Michel Piccoli) est un inspecteur de police qui rêve d'attraper des gangsters en flagrant délit lors d'un casse. C'est un homme d'un abord froid au visage blafard à l'air inquiétant qui porte un chapeau et un costume sombre. Il rencontre fortuitement Abel, un ancien camarade de régiment (Bernard Fresson) qui est ferrailleur, pillant les chantiers avec toute une bande de petits truands aux casiers judiciaires plus ou moins chargés. Abel vit avec Lily (Romy Schneider), une prostituée d'origine allemande. De manière préméditée, Max fait la connaissance de Lily, dont il devient un des clients sans jamais coucher avec elle. Il se fait passer pour un banquier et arrive à influencer les ferrailleurs, par l'intermédiaire de Lily, pour organiser un futur hold-up. Michel Piccoli est absolument remarquable dans le rôle de Max et Romy Schneider est bien charmante. Un film à (re)voir.

23 avril 2021

Compartiment tueurs - Constantin Costa-Gavras

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Je n'avais jamais vu Compartiment tueurs, le premier long-métrage de Costa-Gavras qui est sorti en 1965, un film policier sur le ton de la comédie malgré les nombreux cadavres. Le film se caractérise par sa distribution: Yves Montand, Simone Signoret, Jacques Perrin, Catherine Allegret, Jean-Louis Trintignant, Pierre Mondy et quelques seconds rôles que l'on remarque comme le regretté Charles Denner, ou encore Bernadette Lafont, Michel Piccoli, Claude Mann, Christian Marin, Monique Chaumette, Pascale Roberts, André Valmy et Jacques Dynam (ouf!). C'est adapté d'un roman de Sébastien Japrisot que je n'ai pas encore lu. Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, je résume: sur la ligne Marseille-Paris, dans un wagon-couchette à six places, une passagère est retrouvée morte à l'arrivée en Gare de Lyon. Pendant le voyage, on fait la connaissance des passagers, une actrice sur le retour (Simone Signoret), un père de famille, un représentant de commerce (Michel Piccoli), Georgette (Pascale Roberts), une jeune femme aux jolies jambes un peu aguicheuse, Benjamine Bombat dite "Bambi" (Catherine Allégret) et un passager clandestin, Daniel (Jacques Perrin) qui n'est pas insensible au charme de Bambi et réciproquement. Et donc, une fois le train arrivé, Georgette est retrouvée étranglée. L'inspecteur Graziani (Montand) est chargé de l'enquête. Pour l'occasion, l'acteur a repris un accent du sud assez prononcé. Le rythme du film est haletant ; Simone Signoret qui interprète une actrice parle des fonctionnaires de manière irrésistible. Il faut noter la prestation haute en couleur "et tout le toutim" de Pierre Mondy en supérieur hiérarchique de Graziani et celle de Charles Denner en amant de la victime: très drôles tous les deux. J'ai écouté une émission récente Le Masque et la Plume dans laquelle l'un des critiques a dit que Japrisot pouvait s'être inspiré d'ABC contre Poirot d'Agatha Christie. Cela peut vous donner un indice sur le mobile du ou des tueurs.

Un film divertissant que j'ai eu grand plaisir à découvrir. Je le conseille vivement.

25 mars 2021

Bertrand Tavernier est décédé...

 ... et je suis triste. Je viens d'apprendre cette très mauvaise nouvelle. Il est décédé 1 mois avant ses 80 ans.

 J'ai beaucoup apprécié les films de ce réalisateur qui a été attaché de presse, critique de cinéma dans plusieurs revues et producteur de ses films. 

Justement, parmi ses films, je retiens: L'horloger de Saint-Paul (1974), Que la fête commence (1975), Le juge et l'assassin (1976), Une semaine de vacances (1980), Coup de torchon (1981), Un dimanche à la campagne (1984), La vie et rien d'autre, un chef d'oeuvre (1989), L627 (1992), L'appât (1995) et plus récemment Quai d'Orsay (2013).

Bertrand Tavernier était un passionné de cinéma en général et du cinéma américain du XXème siècle en particulier. Il a d'ailleurs écrit un ou deux gros ouvrages sur le sujet. Et on l'entendait souvent présenter des westerns ou d'autres films dans des bonus de DVD. Ce Lyonnais était aussi le président de l'Institut Louis Lumière à Lyon. Avec sa disparition, c'est une mémoire du cinéma qui s'en est allé.

Voir le petit rappel d'Ideyvonne

24 mars 2021

Raphaël ou le débauché - Michel Deville

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En ce moment, je suis d'humeur à visionner des films comme celui de Michel Deville sorti en 1971. Raphaël ou le débauché est un film qui me touche énormément. Pour me procurer le DVD il y a quelques années, il a fallu que j'achète un coffret de six long-métrages de Deville dont celui-ci que l'on ne trouve pas séparé. Je trouve cela très dommage. Cela faisait quelque temps que je ne l'avais plus vu et mon plaisir est intact. Cette histoire à la "Alfred de Musset" a été écrite et dialoguée par Nina Companeez avant qu'elle ne devienne réalisatrice. Ce fut sa dernière collaboration avec Michel Deville. Elle a aussi fait le montage du film. Quelque part en France dans les années 1830, une jolie veuve, Aurore de Charoy (Françoise Fabian), vit dans une gentilhommière en compagnie de son oncle, de deux amies et de sa cousine. Quand le film commence, les quatre femmes arrivent trop tard au bord d'un lac pour voir le soleil se lever ce dernier jour de l'été. Aurore est très belle mais elle n'attend rien des hommes qui la courtisent. Très pieuse, elle rend visite aux malades dans l'hôpital de la ville. Lors d'un bal donné en ville, elle va croiser le regard de Raphaël de Loris (Maurice Ronet), un bel homme brun aux yeux bleus qui ne fait rien de sa vie à part séduire les femmes, aller au bordel avec ses trois amis et boire du vin. Il cause des ravages parmi la gente féminine. Il y en a même une qui se pend à cause de lui. Il l'annonce souvent qu'il ne désire plus les femmes qu'il a eues. La vie l'ennuie, il se complaît dans la fange car il ne s'aime pas. C'est pourquoi cette rencontre entre Raphaël et Aurore va les bouleverser tous les deux, d'abord lui et ensuite elle. Après avoir repoussé ses avances, elle commence à éprouver des sentiments mais lui ne veut pas changer, il n'a plus quinze ans. Il a choisi cette vie dans laquelle Aurore n'a pas sa place. Il lui dit bien qu'il ne franchira jamais la ligne qu'il a tracée entre lui et elle. Et pourtant, elle est suffisamment amoureuse pour s'avilir. Je ne dirai rien de plus à part que les dialogues sont étincelants. C'est un très beau mélodrame qui ne peut qu'émouvoir. Françoise Fabian et Maurice Ronet sont magnifiques. Je les trouve inoubliables dans les rôles d'Aurore et Raphaël. J'imagine mal Alain Delon et Catherine Deneuve jouer dans ce film alors qu'ils étaient les premiers choix de Michel Deville et Nina Companeez. A mon avis, on l'a échappé belle. Il faut noter que la musique de Bellini apporte un plus au film. On reconnait des extraits des opéras Norma (1831) et de La sonnanbula (1831). Et enfin, Jean Vilar, en vieux sénateur libidineux, joue dans trois scènes marquantes. Lire le billet de Cinéluctable.

27 octobre 2020

Miss - Ruben Alves

J'espère que ce film ne passera pas inaperçu. Miss, c'est Alex Dufresnoy, un garçon androgyne qui rêve depuis tout gamin de devenir Miss France. Devenu adulte, il vit dans une chambre d'une grande maison de ville appartenant à Yolande (Isabelle Nanty, toujours aussi bien), qui, sous des dehors "grippe-sou", a un coeur d'or. Dans cette maison vivent aussi Lola, un travesti (Thibault de Montalembert, excellent) qui parcourt les allées du bois de Boulogne, Ahmed et Randy, ainsi que des femmes indiennes qui cousent dans la clandestinité. Alex est décidé à devenir Miss France 2020 et il demande de l'aide à tout ce petit monde. Le réalisateur va droit à l'essentiel, les éliminatoires, l'entrainement sportif des Miss, la préparation psychologique des demoiselles. Alex s'en sort plutôt bien et on le voit évoluer, lui qui veut devenir quelqu'un. Il implique toute sa "famille" dans cette entreprise. On pourra dire que c'est bourré de "bons sentiments", mais personnelllement, j'ai aimé ce film qui ne tombe pas dans le graveleux ni dans l'outrance. Pascale Arbillot, qui joue Amanda, la "coach" de toutes ces Miss, est très bien. La fin est très émouvante. Je recommande ce film.

25 septembre 2020

Antoinette dans les Cévennes - Caroline Vignal

Voici un film qui m'a permis de prolonger mes vacances. Malgré les critiques mitigées entendues au Masque et la plume, j'ai été contente de voir Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal. Antoinette Pouge (formidable Laure Calamy) est une institutrice pas encore mariée mais qui a eu quelques liaisons amoureuses. Le dernier amant en date s'appelle Vladimir. Il est le père d'une élève d'Antoinette. Quand le film commence, les vacances scolaires débutent et Antoinette se réjouit de partir une semaine avec Vladimir. Malheureusement, il a d'autres projets : faire de la randonnée avec sa femme et sa fille en Lozère sur le chemin de Stevenson. Je rappelle que le romancier écossais Robert Louis Stevenson (1850-1894) parcourut, à l'automne 1878, 200 km en 12 jours dans les Cévennes en plein pays camisard. Il était accompagné d'une ânesse, Modestine. Ni une, ni deux, Antoinette arrive dans les Cévennes et loue un âne appelé Patrick. Comme pour Stevenson, les relations entre Antoinette et Patrick sont un peu compliquées au début, puis les choses s'arrangent quand Antoinette raconte sa vie amoureuse à Patrick. Les soirées étapes qui jalonnent la randonnée permettent à Antoinette de faire connaissance avec des randonneurs plutôt curieux et inquisiteurs. A un moment donné, Antoinette croise le chemin de Vladimir et de sa famille ce qui amène à une scène clé entre Antoinette et la femme de Vladimir. Je regrette que les Cévennes ne soient pas mieux mises en valeur, mais le film est vraiment sympathique et fait passer un bon moment.

10 septembre 2020

La daronne - Jean-Paul Salomé

Après avoir beaucoup aimé le roman La daronne d'Hannelore Cayre, j'ai tenu à voir l'adaptation cinéma avec Isabelle Huppert en "daronne". Même si le film est en un peu en deçà du roman, l'essentiel de l'histoire y est. Patience Portefeux travaille dans un commissariat comme interprète franco-arabe, et elle fait de la transcription d'écoutes pour la brigade des stups dirigé par Philippe, amoureux de Patience. Elle est veuve depuis plus de 25 ans, a deux filles, et elle paye l'hébergement de sa mère atteinte d'alzheimer dans un EHPAD. Elle s'entend bien avec Khadija, l'aide-soignante qui s'occupe de sa maman. Un jour, grâce aux écoutes, Patience surprend une conversation téléphonique entre Khadija et son fils, qui transporte une grosse cargaison de cannabis. Ce dernier est arrêté mais la drogue a disparu. Grâce à ADN, un chien "renifleur" de drogue, Patience met la main sur les centaines de kilos de cannabis. Elle décide de les écouler pour son compte. Pour ce faire, elle s'habille en conséquence, djellaba et lunettes de soleil. Le film doit beaucoup à la présence d'Isabelle Huppert, très à l'aise dans son personnage. En revanche, j'ai trouvé que le film manquait parfois de rythme. A vous de juger.

2 septembre 2020

Effacer l'historique - Gustave Kervern et Benoît Delépine

Comme je n'ai rien compris ou presque à Tenet, je n'écrirai pas de billet dessus. Je préfère évoquer Effacer l'historique de Gustavec Kervern et Benoît Delépine qui ont aussi écrit le scénario. Quelque part, dans une zone pavillonnaire des Hauts-de-France, Marie (Blanche Gardin), Bertrand (Denis Podalydès) et Christine (Corinne Masiero) ne vont pas bien. La première loge dans un pavillon, vidé de ses meubles qu'elle vend au fur et mesure car elle n'a pas de travail. A l'occasion d'une sortie trop arrosée dans un bar, elle va se faire piéger, et sa prestation a été filmée sur une "sextape". Le "sextapeur" (Vincnt Lacoste) lui réclame de l'argent que, bien sûr, elle n'a pas. Par ailleurs, Marie va voir son fils la nuit venue en s'introduisant chez son ex qui en a la garde.
Bertrand, lui, vit avec sa grande fille adolescente qui est ne veut plus aller au lycée où elle est harcelée via une vidéo prise sur smartphone. Cherchant peut-être l'âme soeur, il fait durer des appels quand il est démarché au téléphone et que la voix est féminine et exotique. Cette voix le fera voyager jusqu'à l'Ile Maurice.
Quant à Christine, chauffeur VTC, elle attend désespérément que son nombre d'étoiles "données par les clients" augmente. Et malheureusement, rien n'arrive.
On a donc trois histoires séparées mais tortillées ensemble, avec comme points communs les réseaux sociaux et les nouvelles technologies numériques qui font partie de leur vie. Nos trois sujets ne contrôlent rien et ne peuvent pas revenir en arrière, à moins que "Dieu" (Bouli Lanners), installé dans une éolienne, puisse les tirer d'affaires. Le lien qui les unit est le fait qu'ils ont été, il n'y a pas si longtemps, des "gilets jaunes". Mais depuis, ils sont complètement largués. Le film dégage un humour souvent desespéré. Certains personnages ne font que passer, comme un livreur "Alimerzone" (Benoït Poelvoorde, irrésistible), ou bien Michel Houellebecq, un client dépressif qui entre dans la boutique où travaille Bertrand. L'humour n'est pas toujours très fin mais on passe un bon moment. Lire les billets d'Anne, Ffred, Pascale et Henri Golant.

5 août 2020

L'aventure des Marguerite - Pierre Coré

En lisant l'article très enthousiaste de Pascale, et après qu'une de mes collègues m'ait dit qu'elle avait passé un très bon moment, je me suis décidée à aller voir L'aventure des Marguerite de Pierre Coré, sorti le 14 juillet 2020. Marguerite vit en 1942 avec ses grand-parents et une tante dans une jolie demeure dans l'est de la France. Margot vit en 2020 entre sa mère divorcée et Laurent, le copain de sa mère, avec lequel elle se chamaille tout le temps. Margot voudrait bien retrouver son vrai père parti loin d'elle. Marguerite, quant à elle, ne se remet pas de l'absence de son père, parti au combat du jour au lendemain. Elle ne sait pas comment le retrouver. Margot est une fille de son époque avec son portable à la main, ses études au collège et un petit copain secrètement amoureux d'elle. C'est dans une malle magique que les deux ados vont se rencontrer et chacune va se retrouver tranportée dans l'époque de l'autre. Le film est une suite de scènes alternant passé et présent. Le spectateur n'est jamais perdu. C'est un film plein de fraîcheur avec des acteurs épatants, dont Clovis Cornillac, qui interprète un personnage dans chaque époque. Il est vraiment très bien. La jeune Lila Gueneau qui interprète les deux Marguerite s'en tire bien. Le film n'est pas mièvre et il comporte des scènes amusantes mais parfois grave. Je viens d'apprendre que le film était adapté d'une BD. Un film idéal à voir cet été.

15 juillet 2020

Eté 85 - François Ozon

Eté 85, le dernier film de François Ozon, m'a agréablement surprise même si je n'ai pas eu forcément beaucoup d'empathie pour les personnages et pourtant... Dans une station balnéaire normande pendant l'été 1985, Alexis (Alex), 16 ans, rencontre David, 18 ou 19 ans, lors d'un naufrage de bateau. Ils deviennent immédiatement amis et plus que des amis par la suite. Leur histoire va durer six semaines. Quand le film commence, Alex qui est le narrateur nous apprend que David est mort. Alex, lui, a été arrêté. On va apprendre pourquoi dans les dernières scènes. Les flashback nous permet de voir l'évolution des relations entre David Gorman qui a perdu son père un an plus tôt et Alex qui lui a des relations pas faciles avec son père. David est insouciant, il prend la vie comme elle vient. Il ne veut pas s'attacher alors qu'Alex ressent vraiment quelque chose pour David. J'ai aussi bien aimé Kate, le personnage féminin qui s'immisce entre les deux. C'est grâce à l'écriture qu'Alex va arriver à expliquer tout ce qui est arrivé. Les acteurs principaux, Benjamin Voisin et Felix Lefebvre, sont très bien dans leur rôle et plutôt mignons à regarder. C'est un film à voir cet été. Il aurait dû être en compétition au Festival de Cannes en 2020.

9 juillet 2020

Une étrange affaire - Pierre Granier-Deferre

Depuis la réouverture des cinémas le 22 juin dernier, concernant la programmation, il y a quelques nouveautés et beaucoup de reprises. Dans un cinéma du 5ème arrondissement à Paris, un hommage à Michel Piccoli permet de (re)voir quelques-uns de ses films et j'ai sauté sur l'occasion pour revoir Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre (une adaptation d'Affaires étrangères de Jean-Marc Roberts publié en 1979) que je n'avais pas revu depuis sa sortie fin 1981! Le film n'est plus disponible en DVD. C'est l'occasion de voir Gérard Lanvin et Nathalie Baye tout jeunes: ils avaient 30 ans. Et de reconnaître quelques seconds rôles que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître comme Dominique Blanchar, Madeleine Cheminat, Victor Garrivier ou Pierre Michaël. Le film fleure bon les années 80 avec les automobiles de l'époque et les téléphones à cadran. Louis Coline (Gérard Lanvin) travaille au service de la publicité (on ne disait pas encore marketing) d'un grand magasin parisien. Il est marié à Nina (Nathalie Baye). Tous les deux forment un joli couple qui s'entend bien. Bernard Malair, un homme d'affaires, est nommé comme nouveau directeur pour reprendre les rênes du grand magasin. Quand on le voit pour la première fois, il est assis au bureau de Louis dont il a vidé les tiroirs. Louis, fasciné par Bernard, prend du galon, travaille de plus en plus et délaisse Nina qui a éprouvé de l'aversion pour Malair au premier regard. Bernard Malair est en permanence accompagné par deux hommes, François Lingre (Jean-Pierre Kalfon, ambigu à souhait) qui sert de factotum et Paul Belais (Jean-François Balmer). Malair, sans rien faire ou presque, va provoquer le rupture de Nina et Louis. Malair est très fort dans la manipulation des gens qui sont sous sa coupe comme Louis. Piccoli dans le rôle de Malair est extraordinaire avec son petit sourire en coin. Il n'écrase pas ses partenaires. Un film que j'ai revu avec beaucoup de plaisir. C'était un cinéma "made in France" comme on n'en fait plus beaucoup avec des bons dialogues et des bons acteurs pour les dire.

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